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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 20:32


ah ça fait plaisir que Metro ait édité plusieurs films de Jackie nottament celui-là : indémodable.


Diffusé sur M6 le 23/01/96 en prime time, ce film de Jackie Chan sortie sur les écrans en 1991 est l'un des films les plus funs du réalisateur/acteur/ chorégraphe de Hong Kong. "Opération Condor" est aussi la suite du premier « Armour of God » sortie en 1985.

Je m'explique.
C'est le film de Jackie que j'ai le plus regardé et sans jamais me lasser.

L'histoire:
Un aventurier est chargé par une organisation de retrouver l'or volé par les nazis pendant les seconde guerre mondiale. Cet or est entreposé dans une base secrète du Sahara. Jackie : nom de code Le Condor sera aidé plus ou moins par trois femmes (Ada, Elsa, Momoko) ou fur et à mesure qu'ils les rencontrent. Ils feront équipe dans la seconde partie du film.

En se référant aux classiques du serial moderne Indiana Jones, Jackie s'inspire de la quête de l'aventurier pour les trésors. Une introduction en prégénérique nous présente le Condor en Amazonie. Il est chargé de retrouver des pierres. Il cherchera ces pierres dans une grotte ou vivent des indiens avec une hospitalité très particulière. En buvant de l'eau il s'apercevra qu'il est tombé dans un traquenard. Toute la tribu accoure.

un aventurier âgé vient lui faire la morale.

-Quelle folie tu as fais ! Avec toutes ces pierres qui valent une fortune tu bois de cette eau sucrée.

-De l'eau sucrée ?

-Non sacré le malheureux tu vois cette eau est pour ainsi dire foutue.

-Pourquoi je me suis empoisonné ?

-Non mais il aurait mieux valu parce que tu vas devoir épouser épouser la fille du chef.

-Euh. C'est une punition trop dure pour un peu d'eau sacrée.

-Si tu refuses de l'épouser, tu finiras écarteler.
Jackie s'enfuyant.

-Non ne t'en vas pas. j'en peux plus de la satisfaire toute seul.

L'intro. du film rappelle la même situation qu'Indy voulant échapper au indiens dans "Les aventuriers de l'arche Perdu" mais aussi les prologues de 007. A la fin de cette intro Jackie réussissant à s'échapper recevra son nouvel ordre de mission. Il dira:
-Finis les vacances on dirait ?

L'action se déroulera en Espagne à Aranjuez au Sud de Madrid et dans le Sahara. La rencontre avec son supérieur se référera aux pré-missions de l'agent de sa majesté. Un "Rien que pour vos yeux" en quelque sorte. Les autres réf. concerneront les différents lieux mais aussi les gadgets (voiture, lampe) même si ils peuvent sembler plus rudimentaires que ceux de James. Notre héros deavant se servir de ses poings-pieds, de son agilité et de sa ruse pour échapper à ses ennemis

Le film très exotique est aussi un summum d'un genre dont Jackie est le meilleur ambassadeur: la Kung-Fu Comedy. Ce sont des bagarres contres des adversaires très déterminés voir collants. Les collants ce sont deux frères arabes aussi bêtes que méchants.
En Espagne Jackie s'introduit chez la petite fille (Elsa) du général qui avait commandé la base secrète afin de récupérer des infos. En se cachant (assez hilarant ce passage) il sauvera Elsa d'un des 2 frères. L'autre frère arrive avec une arme et menace Elsa et Jackie. S'en suit des dialogues très très drôles.

Le petit frère Amon:
-Hé arrête on avait dit pas de violence, hein ?

Le grand frère :
-Mais tais-toi! Qu'ils me répondent et après j'aviserais. Je ne reculerais devant rien pour les faire parler, tu comprends ?

-En agissant comme ça, hé bien tu lui fais peur et on passe pour des méchants terroristes.

-Mais tais-toi. ça fait pas sérieux de s'engueuler devant eux. Bon tu vas me dire ou il est. Tu vas parler ou je tue ton fiancé. Tu as compris ?

Elsa:
-Oh mais c'est pas mon fiancé.
Jackie:

-J'aimerais bien. Mais c'est vrai je passais par là par hasard. Vos histoires ça me regardent pas. Bye Bye.
[...]
S'en suivra le coup de la serviette. :-)

Jackie et Ada sont retenus par des mercenaires dans leur chambre d'hôtel. S'en suite une scène d'interrogatoire. Les mercenaires veulent récupérer la clé et la carte de la base.

Ada:
-Bon je vais parler. Il les a caché dans son caleçon.

Jackie:
Mais j'en ai pas moi de caleçon.

Un des mercenaires:
Ou tu parles ou je retire la serviette.

Ada regardant Jackie:
MAis s'ils me font ça vous me verrez toute nue, vous n'y songez pas ?

Jackie:
Oh que si!

Ada:
Oh que non !

Les dialogues et les situations sont burlesques et à certains moments j'ai l'impression qu'on assiste à une pièce de théâtre. Ces moments calmes mais ô combien hilarants seront appuyés par des combats aussi spectaculaires que marrants.
L'utilisation des décors (ah le final dans la base) est un summum d'action presque non stop ou Jackie et les trois femmes devront échapper aux mercenaires. Et c'est toujours un plaisir de suivre ses combats évoluant dans le décor.

Je sais que j'ai du mal à parler de ce film. J'ai mis bcp de photos. Mais si vous ne l'avez pas vu

COUREZ LE VOIR !!!

C'est l'un des meilleurs films de et avec Jackie avec "Le marin des mers de Chine" et "Drunker Master 2".
Demandez à Pacboy et à Jérémie.

Préférez la VF avec ses répliques hilarantes. A noter que c'est Marie-Chritine Darah (Monica dans Friends entre autre et de beaucoup de films) qui double Ada.

Je fantasme sur l'ed. DVD francais des 2 "Amour Of God" avec des bonus intéressants (interviews des acteurs et de l'équipe, BA, interview des acteurs doubleurs français comme sur le DVD "OTAGE").

Il faudra que je voie le 1er « Armour Of God » fissa.

Message pour dire que je regrette l'époque pas si lointaine ou M6 diffusait les films de Jackie en prime time. Le dernier (je crois) était MR Cool de Sammo Hung.
:-(

musique du générique des 2 films chantés par Jackie

Le monstueux dossier de pAcboy sur Jackie Chan



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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 15:51



Imaginez. Vous voyez un film étant jeune. Vous gardez en souvenir le visage d'un acteur. Or dans ce film c'est l'image finale de Walter Matthau qui était restée dans ma mémoire. Mais ce film outre son histoire et son lieu original est connu pour être l'une des nombreuses influences de Cuentin pour reservoir Dogs (hé oui Tib)

Petit résumé piqué sur allocine
"Quatre hommes armés prennent d'assaut un train du métro de New York et demandent un million de dollars de rançon pour la vie des passagers. Le lieutenant Garber est en charge de l'affaire."

Le film de Joseph Sargeant sorti en 1974 est une adaptation du roman de John Godey. Un best-seller (j'avoue je ne l'ai pas lu).

L'action se déroule en grande majorité dans le métro de New York. Le début du film nous présente un générique avec une musique de David Shire (mix de funk et de jazz). puis vue d'une rue de New York. Nous suivons un homme se dirigeant vers la station de métro de la 39ème rue. Il monte dans le métro. Il sera rejoint par 3 autre hommes dans les arrêts suivant soit la 51ème rue, Grand Central Station et la 28ème rue. A noter que les hommes sont habillés de la même façon (impers, lunettes, moustaches, portent un paquet) et que les hommes ont un surnom M. Vert, M. Gris, M. Brown et M. Bleu.

Souvenez-vous la scène dans reservoir Dogs quand Laurence Tierney prononce:
"Here your names :
Mr Brown, Mr White, M Blonde, Mr Blue, Mr Orange ,Mr Pink.
Why am I Mr Pink ?
Because you're a faggot allright ?

En fait après le départ de la station 28ème rue les pirates forceront le conducteur à s'arrêter entre 2 stations et détacheront les rames arrières. Ils prendront en otage 18 passagers.
Dans les otages un rien cliché maintenant il y aura entre autres une femme et ses 2 enfants , un vieux, une prostituée, un noir homosexuel, une bourrée, des hispaniques...

Après avoir énoncés leur intentions plus ou moins crédibles aux passagers, les pirates annonceront leur intention aux responsables du métro.

M. Blue:
"Vous restez tous assis. Je tirerai qur quiconcque esaie de se lever"
Rires des passagers.

M. Grey
"L ferme".

M. Blue (vue en contre plongée)
"Mesdames et Messieurs, voyez cette arme. Puissance de tir : 750 balles de 9 millimètres par minutes. En d'autres mots, si vous vous jetez sur moi en même temps, aucun d'entre vous n'aurait le temps d'avancer d'un centimètre.

Un gosse souriant:
"Maman, c'est des vrais fusils ?"

M. Blue (gros plan sur le visage)
"J'éspère m'être bien fait comprendre."

L'un des forces de ce film c'est qu'il jongle admirablement dans le tragique et le comique. Avec un casting prestigieux et des second rôles inoubliables.
Robert Shaw en M. Blue
Walther Matthau le Ltd Garber
Hector Elizondo en M. Grey
Martin Balsam en M. Green
Earl Hindman en M. Brown
Jerry Stiller en Rico Patrone
Julius Harris en inspecteur Daniels (que les fans de James reconnaitront, il a joué le gars avec la pince dans "Vivre et Laisser Mourir")

Le film est tragique par la mort d'innocents et détemination des pirates (le regard froid de M. Blue) et comique grâce aux dialogues et un Walter Matthau dépassé.
Il faut dire aussi que son look est assez marrant (voir la photo avec sa cravate jaune).

La saga des répliques (excuse Klatuu je te l'emprunte)

Après avoir libérer les passagers des rames arrière la femme avec les enfants demande:
"Je pense qu'il n'y a pas d'inconvénient à ce que les enfants aillent à l'école."

Le petit vieux :
Excusez-moi Monsieur. Ne pensez-vous que nous pourrions être mis au courant de la situation suivante ?"
M. Blue:
La situation est la suivante : vous êtes détenu par 4 individus très dangereux armés de mitraillettes."
Le petit vieux:
"Quand on pose une question idiote."

M. Blue :
"Il ne vous sera fait aucun mal tant que vous obéirez".

Le noir homosexuel :
"C'est ce qu'on m'a dit au Viet-Nam et j'ai encore le cul plombé."

Ce qui est aussi intéressant dans ce film c'est de voir la difficile collaboration entre les forces de police, la police du métro, le poste de commande, la mairie.
Avec un bon suspense (peu de temps morts), une petite critique de la bureaucratie de New York, une excellente photographie (les scènes dans le noir),une musique cool, des persos convaincants "Les pirates du métro est un film qui lorgne aussi bien vers le comique (genre des persos qui s'en foutent mais qui vont se révéler) que le tragique.

A voir en VO mais aussi en VF pour les répliques (le DVD UK proposes des sous-titres peu convaicants pour certaines répliques).
A noter que le film a quelques similarités pour la situation de crise avec "Super Express 109". A noter aussi que le titre du film Pelham one two three indique la station et l'heure de départ et que cette ligne existe toujours.

J'en dévoile pas trop mais bon je trouve l'affiche ciné géniale et que le film se passe à New York (j'adore cette ville). Pour mieux vous convaincre de découvrir ou redécouvrir ce film voici la BA tirée du site mgm. (les autres BA de la catégorie action sont intéressantes aussi, ah la nostalgie)

 

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 15:47

A nous de vous faire préférer le train aurait dit la SNCF. (que c’est drôle). Ce cher Zeke dans sa critique de Speed avait parlé de ce film japonais sorti en 1975 soit 20 ans avant le film de Jan de Bont.

En partant de la même histoire une bombe est plantée dans un train à grande vitesse le Shikansen. Si le train passe au dessus de 80 km/h elle est actionnée et si le train repasse en dessous elle explose sauf si une rançon de 5 millions de dollars est reversée aux ravisseurs.

L’histoire est très proche du film Speed. Il y a bien sûr la différence de véhicule, le pays, l’époque mais surtout le nombre et le mobile des ravisseurs.

Mais la force de ce film est son originalité. Habile mélange de film catastrophe, de polar mais surtout de drame social.

Le film de Junya Sato s’inscrit parfaitement dans son époque. Je m’explique. Le film peut semblait avoir un look kitsh (merci la musique) et dépassé (les clichés) mais c’est surtout la sympathie que l’on éprouve pour les poseurs de bombe qui fait qu’il ne paraît pas vieux.
La réalisation permet de suivre chacun des protagonistes aussi bien les poseurs de bombe, les policiers, les hommes de Compagnie ferroviaire Japan Railways, les politiques. Et les tensions arriveront du fait des intérêts différents surtout pour les policiers et politiques (arrêter les poseurs de bombe) et les hommes du centre de commande (sauver la vie des passagers). On suppose aussi que la notoriété et l’image de la Japan Railways est en jeu : le Shikansen est une fierté nationale depuis 1964. et puis on n’oubliera pas les passagers (passage assez marrant avec l’équipe TV et les scènes de panique.

Il y aura plusieurs scènes d’émotion notamment lors qu’une passagère accouchera et surtout les scènes avec les poseurs de bombe. Rien ne se déroulant comme prévu les poseurs dont le mobile n’est pas une cause politique ni social mais le désir de s’en sortir pour vivre leur rêves dans une société ou l’échec n’est pas permis. J’aurais entendu dire que le déshonneur est très dur à vivre au Japon. En fait les poseurs sont des hommes normaux anciennement chefs d’entreprise, 1 marginal, 1 étudiant ou lus tard ouvrier. Ils sont quatre (l’un étant un frimeur et fournisseur du matériel), les trois autres soudés par une rencontre (le chef a recueilli les 2 jeunes).
Leur solidarité s'oppose à l'individualisme de la société. en gros c'est ensemble q'on peut réussir et c'est aussi valable pour les autres protagonistes (politiques, police, Compagnie ferroviaire).

[ Attention spolier ]

Leur rencontre des 3 hommes est justement évoqué sous forme de flash-back assez poignant il faut dire cela rend plus triste leur morts.



[ Fin du spolier ]

L’autre atout de Bullet Train outre son aspect divertissant et de suspense est de critiquer le Shikansen et l’invulnérabilité de son système de protection. Ce que reconnaîtra le chef du centre de commandes. Il y aussi une critique des médias et de leur usage pour attraper les poseurs de bombe. Mais c’est aussi une photographie du culte de la réussite à la japonaise. Certains passagers perdant leur sang-froid. Les hommes d’affaires ratant le rendez-vous. Les scènes de panique sont crédibles (ah le téléphone). Mais ce qui est frappant c’est de voir la cupidité et l’égoïsme de l’équipe TV présente dans le train et des politiques et responsables du réseau ferroviaire. Cette équipe TV partie pour tourner un documentaire sur des stars de la chanson en filmant les vedettes durant le voyage changera de sujet pour filmer les scènes de panique.
Le manager du groupe qui leur demande :
« Where are you going ? »
“Documentary of Horror Train. This is a real chance.”
Le même journaliste dira en filmant les scènes de cohue devant le téléphone « It will make a good film. »

Le film est présenté dans sa version uncut. Les sorties cinés (US en particulier) et les ressorties récentes (l’étrange festival en France) diffuseront la version charcutée d’1 h (à rajouter dans ton blog Jérémie). Le parti pris est de présenter tous les protagonistes de cette affaire aussi bien les chefs que les subalternes. Le suspense est bien dosé, et les scènes d’action (poursuite en auto, à pied, cache cache, vitesse du train) nous montre un Japon réaliste (je veux dire loin de la carte postale). Le casting génial avec Eiji Go (poseur de bombe), Kei Yamamoto (poseur de bombe), Ken Utsui (chef du centre de commande), Tetsuro Tamba (en commissaire mais il a joué le chef des services secrets dans « On ne vit que 2 fois »).
Il y aussi 2 autres acteurs. Sonny Chiba (le conducteur de train) qui a un petit rôle mais surtout Ken Takakura (en leader des poseurs de bombe). Il a joué dans "Yakusa" de Sydney Pollack avec entre autres Robert Mitchum mais aussi dans le superbe « Black Rain » de Ridley Scott.
A noter aussi que le film de Junya Sato est un film de la Toei. J'avoue je ne ne connais pas le cinéma japonais c'est pour ça que je n'ai pas parlé du reste du casting et de leur filmographie.

Le film possède plusieurs titres « Bullet Train » (surnom du train à grande vitesse japonais), « Super Express 109 » (le titre anglophone et francophone qui montre la vitesse du train et son numéro) et « Shinkansen daibakuha »(titre japonais).

En conclusion je dirais que « Super Express 109 » est un efficace mélange de genres mais offre aussi un portrait émouvant des poseurs de bombe. Et rien que pour cela il mérite d’être connu.

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 15:37



Le film hommage au genre action peut être comparé (et je vais me faire des ennemis) au western italien « Mon nom est personne » dans le sens ou il souligne on peut dire la fin du genre incarné par l’un des seigneurs de l’action Arnold Scharwenegger : l’oraison funèbre du film d’action pou reprendre l’expression donné par le réal Tonino Valerii dans les bonus de « Mon nom est personne »

Mais l’un des points forts de « Last Action Hero » est le second degré du aux répliques mais aussi à l’auto dérision de A. Scharwzenegger aussi bien dans le rôle de Jack Slater que dans sa vraie vie.

La rencontre de 4 grands :

Il ne faut pas oublier que ce film marque la collaboration entre John Mc Tiernan (réalisateur et producteur), Michael Kamen (compositeur), Shane Black(scénariste) et Arnold Scharwzenegger(acteur et producteur).
Mc T et M. Kamen collaborent sur Die Hard 1 et 3
M. Kamen et S. Black indirectement sur le génial « L’arme Fatale »
Mc T, S. Black et Scharwzi sur « Predator ».

Au final le quatuor nous proposera un film inédit, critique sur le cinéma, des caméos, et un humour inoubliable. Ils proposeront aussi des clin-d’œils à leur travaux respectifs.

Résumé pris sur la jaquette du DVD (en même temps qui ne connaît pas ce film, lol) :

« Le jeune Danny est passionné de cinéma. Son idole est le grand Jack Slater, super flic interprété par Arnold Schwarzenegger. Grâce à un ticket magique, Danny est projeté dans l’univers imaginaire de Slater et va vire à ses côtés les aventures les plis folles.

Le cinéma

Tout commence par la première image du film un zoom rapide sur un écran de cinéma puis on se retrouve au beau milieu d’une prise d’otage. Ce sera la première transition réalité/film dans ce sens, mais la transition existera aussi dans le sens film/réalité. Mais il faut avouer que le fameux retour à la réalité à la fin de chaque film est pénible la première fois, ce qui arrive pour certaines séances. Le réal joue avec nous. Au moment de la mort de l’éventreur et du fils de Jack Slater l’image devient floue. On revient de suite sur Danny qui demande de faire le point. On peut supposer que le cinéma représente le monde merveilleux ou les normes du réel sont quasi-inexistantes. Le spectateur y voit un monde fantasmé.
La deuxième transition réalité vers film arrivera quand Danny regardera un extrait de Hamlet. Passionné par l’action il se mettra à fantasmer sur son héros préféré dans le rôle tenu par Laurence Olivier dans un teaser maîtrisé au niveau de la photographie. Une référence aux films en noirs et blancs mais avec la mise en place de couleurs (le cigare, la cape, les vitraux). A la fin du film Hamlet prononcera la réplique inoubliable le cigare à la bouche (Arnold reprendrait-il sa posture « cigarienne » de Predator ?) :
« Etre ou ne pas être ? Ne pas être ». Puis un giga explosion du château amènera à une transition sur le coyote. De là la caméra reculera (encore un dur retour à la réalité). Cette petite manipulation représente ce qu’un spectateur ressent pour un héros (sûrement quand on est jeune) mais elle marque surtout l’obsession de Danny pour son héros (il se retrouve partout).Ce qui peut on le suppose être dangereux. Le fan peut devenir exigeant.
Une des meilleures transitions est celle du ticket d’Houdini qui fonctionne pour la première fois. Lors de la gunfight/poursuite entre Jack Slater et les truands un bâton de dynamite traverse l’écran. Danny, effrayé se dirigera vers l’écran et sera propulsé dans le film. Son arrivé dans le film se déroulera comme un rêve (on voit des palmiers).
La transition Film/réalité de Jack Slater et de Danny sera brutale : une chute.

L’opposition New York et Hollywood

La ville des cinéphiles contre la ville du cinéma (un bon blogomatch, non ?)
Le réal oppose ses 2 villes (l’une à l’Est, l’autre à l’Ouest). En fin de compte l’une représente la réalité guère rejouissante et l’autre le monde merveilleux ou quasiment tout est possible (saut d’auto, explosions gigantesques, femmes sexy, décors pas très solides, situations télephonées et aberrantes…). Or dans « Last Action Hero » le monde vu dans les films est ici encore plus exagéré. Ce qui est une énorme différence par rapport à la vie réelle. Danny tentera de convaincre Jack qu’il est dans un film par divers moyens (les décors au moment de à la dégonfle, film tout public (pas de gros mot, pas de mort d’enfant),pas de sang. Danny connaît la vie de Jack par cœur. Il rappellera aussi qu’il faut recharger son arme.

Ce qui frappe surtout dans la différence de ces 2 villes c’est surtout quand Benedict tue un innocent et que tout le monde s’en fout :
« Hé ho, je viens de tuer quelqu’un et c’était complètement prémédité ». Il prononcera à la fin « un monde ou les méchants peuvent gagner. ». Il y aussi le look des 2 villes qui n’est pas sans rappeler le triste retour à la réalité (quand Danny rêve de Whitney en sortant du cinéma, il passe la porte et se retrouve dans la rue il pleut, tout le contraire du monde coloré du cinéma).

L’autodérision d’Arnold

L’acteur se moque de lui-même et de son image (héros des films d’action). Last Action Hero avec le titre du film sur l’affiche rappelle les serials d’antan. Mais c’est aussi une façon d’annoncer l’immersion des spectateurs dans un film. Arnold sort de l’écran. On a l’impression d’assister à un film en 3D. C’est plus une affiche pour une spectacle de parc d’attraction. Les spectateurs en bas semblent prendre leur pied un peu d’après ce que je l’ai lu pour les premiers films des Frères Lumière.
Scharwzenneger fait une référence dans son rôle de T2 puisque à sa place c’est Sylvester Stallone. Rambo lui renverra la pareil dans une réplique qui si à l’époque faisait rire est à prendre très au sérieux maintenant « la fondation Scharwzenegger » dans le jouissif « Demolition Man ».
L’acteur se moquera de lui-même en tant qu’homme d’affaire. Au moment ou il donnera l’interview et que sa femme le raménera quand il parlera de Planet Hollywood. Mais ce n’est pas tout il y aura aussi le moment ou Jack rencontrera Arnold « je ne t’aime pas. Tu ne m’a fait que du mal ».
Arnold se moquera de Jack Slater considéré comme un super héros (il n’a pas de vie en dehors de celle de flic) quand il est viré il se rend chez lui dans le placard il y plein de costumes neufs.

La saga des répliques (dignes de figurer dans l’article de Klatuu)

D’un second degré assumé. Roger Moore dans les 007 a du souci à se faire. Vous avez du vous en rendre compte mais à la fin d’une séquence d’action le « héros » balance une réplique cinglante. Danny le rappelera à Jack quand ce dernier lui dira « je reviendrais ».
Dans le désordre mes préférés :
« Je fais juste mon boulot, c’est pas toujours simple »
« Monumentale erreur »
«C’est pas évident, il faut beaucoup s’entraîner et éviter autant que possible les embouteillages »
« Pour qui sonne la glace, celui je l’ai refroidi »
« Y’a toujours quelqu’un dans le placard »
« C’était un homme bien, d’une flatulence émouvante »
« ça s’appelait la blonde de mes rêves, c’était avec vous »
«C’est exquis »

Les toons

Incarné par le chat moustache dont la voix originale est celle de Danny de Vito (il a joué avec Arnold dans « Jumeaux »), ce chat est hilarant le cigare au lèvre et c’est un obsédé. Danny fera la remarque à Jack en lui disant « ouh un chat de dessin animé ».
Une autre référence aux toons apparaît plusieurs fois dans le film « Acme » avec d’abord la caisse de bâton de dynamite « Acme Dynamite », les vitres du bureau du Ltd Dekker et quand Jack et Danny sont menottés par Persevers il y une affiche « Acme Engineering ».

La musique classique

F. Murray Abraham qui en 1984 avait interprété Salieri dans Amadeus de Milos Forman sera remarqué par Danny « Il a tué Mozart ». Dans « Last Action Hero on entendra des extraits de Mozart. Jack Slater en viendra même à apprécier cette musique quand il discutera avec la mère de Danny.
Le nom du truand Tony Vivaldi interprété par Anthony Quinn n’est pas anodin. Je crois qu’on entend les «4 saisons » après que Jack se soir fait viré de son travail quand il se rend à son appartement.
On aura aussi la célèbre musique de « The Twilight Zone » quand Benedict s’apercevra que le ticket fonctionne.

Les caméos

Je pense qu’il y a deux types de caméos. L’acteur dans son propre rôle (JCVD, n’est pas Zeke ?) et les rôles des acteurs.
Dans la première catégorie de caméo on notera la présence Humphrey Bogart en hologramme, l’apparition de Catherine Tramell, le T-1000 pour les + visibles. Mais c’est aussi le Ltd Dekker (PTDR quand il hurle, la vitre qui explose), un rôle quasi similaire dans le parodique « L’alarme Fatale », Tina Turner interprétera le maire de la ville.
Tom Noonan reviendra à la fin deux fois en tant qu’acteur et dans son rôle de l’éventreur.
Au moment de la première de Jack Slater 4 à Brodway le nombre de guests qui apparaissent sont impressionnants (et il faut avoir l’œil, je ne les pas tous vu, heureusement le générique est là).
Jean-Claude Van Damme, Little Richard, Jim Belushi dont il était le partenaire d’Arnold dans Double Détente de…. (Mr Park le sait, lol). MC Hammer qui propose d’écrire la musique de Jack Slater 5. Et j’en oublie beaucoup.

Le quatuor réuni

Outre les références aux autres films d’Arnold, le réal fait référence à ses propres films mais aussi sur ceux auxquels ont participé M. Kamen et S. Black.
Souvenez dans le premier « Die Hard » quand J. Mc Clane explique la situation à Al Powell « ils ont suffisamment d’explosifs pour envoyer Scharwzenegger sur orbite ».
Quand le vieux policier noir meurt après l’explosion de la maison de Frank il prononcera :
« A 2 jours de la retraite » avec un petit extrait musicale de « L’arme Fatale » rappelant le rôle tenu par Danny Glover.
Quand notre duo se retrouvera dans New York juste après à la dégonfle Danny fera une référence au premier « Die Hard ». La même musique du film sera utilisée. Après la première explosion au bâton de dynamite la couleur du ciel change pou passer en orange comme la mêm photographie que "Die Hard" quand J. Mc Clane arrive à LA.
Le réal aura eu des problèmes avec le Studio Columbia (sur le montage trop court et la campagne marketing). IL considère son film "comme un conte de fées comme Cendrillon sauf que à la place d'une fille c'est un garçon".

J. Mc Tiernan n'hésitera pas à parler de films considérés comme des classiques (un poster du « Roma » de Frederico Fellini (qu'il a étudiait ,j'en ai un peu parlé sur Die Hard), D'Ingmar Bergman avec la mort joué par Ian Mc Kellen.

Le réalisateur tournera des plans superbes (après que Benedict ait tiré il y un zoom sur le canon et l’œil de verre, puis le plan qui dure 20's à la fin qui part de l’œil de Ltd Dekker et qui recule jusqu'au couloir ou se séparent Jack et Danny. A noter aussi que Benedict utilise plusieurs oeils de verre avec un smiley et qu'il est en totale opposition avec son patron inculte ("j’ai peur de faire pastisserie").

Pour finir je dirais que ce film est excellent. C'est une parodie, un hommage, une histoire d'amour pour le cinéma. J'ai découvert ce film grâce à la BO (Big Gun de ACDC)
C'est un film sur les fantasmes des jeunes spectateurs qui souhaitent se retrouver dans le film de leur héros. Imaginez si Tib se retrouvait dans le film « ET », si Jeremie participait au sacre de la tondeuse dans « Braindead », si Geouf traqué les réplicants , si Mr Park dissertait avec le colonel Kurtz, lol). On en a tous rêvé plus jeune, non ?

« Last action Hero » dont le titre est explicite marque aussi la fin d'un genre (voir le blog de Mathius sur les héros des films d'action). Mais n'a t'on pas une des fin de films les plus merveilleuses (Jack Slater/Arnold saluant son public dans la dernière image)

Dans le film "Bienvenue dans la jungle" le passage de témoin entre Arnold et The Rock sera un clin d'oeil à la fin de carrière (j'espère que non) de l'acteur. Il y a aussi un message sur le fait de grandir et de s'épanouir. Jack demandera à Danny de profiter de la vie parce que lui en a une vraie. Ce qui suppose aussi d'un autre côté que Hollywood mène la danse. Les films Jack Slater se répétant et se répétant sans renouveler le genre. Et puis le casting est hallucinant.

Message pour dire que la VF est excellente (hein Zeke ?) grâce à l'acteur Daniel Berreta qui double Arnold Scharwzenegger.
Souvenez-vous dans T2 "Je veux tes vêtements, tes bottes et ta moto".
Dans « Un flic à la Maternelle » "Oh, excusez-moi j'ai oublié de me présenter, je m'appelle John Gimble et j'aime ma voiture"
Dans “Total Recall” "Benny Salaud".


Liens

http://shin.over-blog.org/article-16142661.html


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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 15:26

 évoquant la terrible journée du "dimanche sanglant" le cinéaste Paul Grengrass réouvre les plaies mal cicatrisées de cette journée qui marque le début de la guerre civile en Irlande du Nord.

Filmé comme un reportage d'époque avec les techniques documentaires (caméra à l'épaule, pas d'éclairage, grain, zooms), le réalisateur apporte un regard objectif et neuf sur cette journée. La caméra est présente avec tous les acteurs concernés.

Petit résumé pris sur la jaquette du DVD:

30 janvier 1972 Dans les rues de Derry, jour qui marqua le début de la guerre civile en Irlande du Nord. Ivan Cooper est un dirigeant des droits civiques et un protestant dans le camp des catholiques. Ce jour-là, il chante à la tête d'une marche pacifique "We shall overcome", l'hymne de Martin Luther King, lorsque l'armée britannique ouvre le feu, tuant 13 personnes.

La situation déjà tendue explosera et cette journée sanglante (13 morts et 13 bléssés); permettra à l'IRA de "justifier sa cause et ses actes".

Mais revenons au film. En fait, il était important pour le cinéaste et les familles des victimes de revenir sur cet évènement. D'une part pour rendre hommage et d'autre part rétablir la vérité des actes commis. Il faut avouer que la réalisation documentaire (Paul Grengrass est un acien reporter) se démarque des docus-fictions. On est présent sur les lieux. La caméra filme comme un reportage mais s'efface comme dans un film laissant au spectateur un sentiment de gêne du au vécu (nous sommes les témoins silencieux).
On ressent la tension parcequ'on connait la tragédie mais on ne connait pas les circonstances de l'époque (pour les jeunes spectateurs comme moi je pense). En fait le spectateur peut se faire un point de vue grâce à la mise en scène.
Cette mise en scène utilise aussi la technique documentaire de la confrontation indirecte des acteurs principaux et secondaires.
Ainsi au début du film Ivan Cooper et le général Ford arrive dans leur QG pour une conférence de presse. Derrière Le leader des droits civiques une banderole est accrochée (Comité pour les droits civiques de Derry). Derrière le militaire on voit une carte.
On voit bien à ce moment-là que les 2 leaders ont un point de vue opposé. Chaque arguement prononcé par l'un est réfuté par l'autre. Cette conférence de presse se tranforme peu à peu en débat dont les médias se font les portes paroles si l'on peut dire.

Ex.
Ivan Cooper :
"Nous disons donc au gouvernement britannique : nous défilerons pacifiquement dimanche.
Nous marcherons encore et encore, jusqu'a que l'unionisme soit broyé en Ulster et qu'un système respectueux des droits de tous soit mis en place".

Général Ford :
"Je m'adresse au Comité pour les droits civiques. La responsablité de toute violence qui pourrait éclater reposera de fait exclusivement sur vous".

Ce dialogue de sourd si on peut dire montrera et c'est ce qu'on voit dans le reste du film que les personnages ne se comprennent pas. La confrontation était-elle inévitable ? Les acteurs campent sur leur position : d'une part veut des résultats en arrêtant les hooligans et d'autre part les organisateurs de la marche veulent une meilleure égalité et un respect des droits de l'homme. Je pense que dans ce film on sent que les 2 côtés que la stratégie employée est proche d'un conflit. Mais dans ce cas qu'elle aurait été la solution à cette situation ?

La panique, la confusion, le nombre, la sourde-oreille... amèneront le bataillon de parachutistes de la 1ère armée à commettre une tuerie faisant de ce dimanche 30 janvier le "Bloody Sunday".
En conclusion de ces évènements l'armée s'en tire avec les honneurs (pas d'inculpation suite à l'enquète dirigée par le chef de la Cour Suprême de Grande-Bretagne le 18 avril 1972) et le mouvement des droits civiques est dissout. La lueur d'espoir pour la paix semblait révolu.
En apportant un regard neuf sur cette journée le réalisateur et son équipe ont refait l'histoire en apportant je suppose la réalité des faits de cette journée.

La fin du film fera le parralèlle entre la fiction et la réalité avec les conséquences et la musique live de "Sunday Bloody Sunday" de U2. Cette musique (une des plus célèbres du groupe) mettra en évidence la tragédie pour sa durée.

Dans le film de Paul Greengrass le devoir de journaliste d'informer se transforme en devoir de mémoire.
Un grand film. A regarder en VO.






Réalisé par Pete Travis en 2004 ce film relate l'explosion qui survint dans la ville D'Omagh en Irlande du Nord tuant 29 personnes et blessant 250 personnes.

Cet événement est très récent (15 aout 1998) et on comprend la difficulté de filmer cet évènement. Comme pour son grand-frère "Bloody Sunday" ce film est filmé comme un documentaire mais reconstitué.
Ce film raconte "le combat pour la vérité et contre l'impunité mené par les familles des victimes".

Nous suivons le parcours de M. Gallagher dont le fils a été tué dans cet attentat; incarné par Gerard Mc Sorley (natif d'Omagh). L'acteur incarnait le chef de la police de Derry dans "Bloody Sunday". Tout comme deux autres acteurs : Kathy Kiera Clarke qui jouait le rôle de Frances et Gerard Crossman qui interprétait Eamonn Mc Cann.

M. Gallagher tente de traduire en justice les resposables de cet attentat survenue qaund le processus de paix faisait un pas. Grâce à la réalisation discrète mais proche à la fois j'ai été ému, puis choqué par cette tragédie. En effet le chagrin des familles et des proches des victimes est mis en image sans tricherie (si je puis dire). Mais on apprend surtout l'incapacité voir la complicité passive des forces de l'ordre et la langue de bois (promesses pas tenues) des politiciens (Gerry Adams et Tony Blair entre autre en prennent pour leur grade).

Pour conclure je citerais la phrase finale de Ivan Cooper dans "Bloody Sunday" qui malheureusement fait le lien entre ces 2 tragédies:
"Vous avez déclenché un ouragan".

A noter que Jim Sheridan d'origine irlandaise est un des producteurs de "Bloody Sunday" et que Paul Grengrass a écrit et produit "Omagh". Ce sont des productions irlandaises et britanniques. Dans Bloody Sunday à la 11'34 on voit sur le mur d'un cinéma que le film "Sunday Bloody Sunday" est diffusé.

 

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 15:21



Le dernier film d'Ang Lee est bouleversant et intime à la fois. Une histoire d'amour aux pays des cow boys ou des sheep boys (pour être plus précis). Un film qui tente de remettre en cause les préjugés et la culture liées à la religion, à la famille.

L'histoire se déroule dans le Wyoming (soit le même endroit rude que La porte du paradis de M. Cimino). Rude pour son climat et pour les relations.
Comme le dit Ang Lee :
« Les cow-boys sont tellement timides […], ils ne savent pas quoi faire de leur mains. Ils parlent peu […]. »

Les 2 cow-boys ne se parlent pas quand ils se rencontrent.
D’abord distants, ils se rapprocheront grâce à la rudesse de dame nature. Les rapports deviendront peu à peu amicaux surtout quand Jack dit à Ennis :
"T'as pas autant parler en 15 jours". et Ennis "J'ai pas autant parler en 1 an".
ce qui nous ramène à la solitude éprouvé par Ennis et Jack avant de se connaître. En fait la relation de départ me rappelle l'esprit de camaraderie propre aux films de guerre. Des frères d'armes, on peut dire.

On sent Jack plus attentionné et moins froid qu' Ennis (surtout quand il lui soigne sa blessure)
Leur relation deviendra plus proche. Les 2 hommes ayant on le sent besoin d'amour dans ce monde si rude. Mais les préjugés ont la vie dure surtout dans l'Ouest des US. Et comme le titre français l'indique cette relation sera un secret que seule la montagne gardera en secret avec Jack et Ennis. "ça ne regarde que nous" dira Jack.

Le paysage de la montagne est une métaphore de la relation entre Jack et Ennis. Elle est là pour rappeler que même entourés Jack et Ennis veulent être ensemble, seule la montagne les autorise à se retrouver. Ils la qualifieront de paradis.
Une des répliques illustre ce avre de paix : « Peut-être un endroit imaginaire ou chante le rouge gorge bleu et ou coule le whisky ».
Au moment de leur retrouvailles ils se cachent. Ce qui semble supposer que le fait qu'ils se revoient si peu les amènera à refouler leur sentiments; surtout pour Ennis. Du fait de leur situations et des attentes liés à leur milieu (la peur du regard des autres) ils ne peuvent vivre leur amour pleinement. Et même quand chacun de leur côté ils ont une aventure sentimentale ou sexuelle elle ne sera jamais aussi intense que leur coup de foudre dans la montagne. La serveuse reprochera à Ennis de ne pas le comprendre.

A 1000 lieux de l’image traditionnelle de cow-boy qu’est J. Wayne ce film démontre que ces hommes ont avant tout un cœur. Ce film dénonce aussi la discrimination (quand Jack retourne voir Aguirre pour se faire embaucher).
Avec discrétion mais dignité le réalisateur filme de superbes paysages et une histoire d’amour poignante mais incomprise.

L’un des messages du film à la fin viendra rappeler une phrase célèbre du film de P. Weir « Le cercle des poêtes disparus » Carpe diem.
L’image finale des chemises enfilées et entachées de sang avec la carte postale est inoubliable.

La rudesse du paysage et aussi de l'homme envers ces semblables ne doit pas être un frein à une histoire d'amour. Doit-on se cacher pour profiter de son amour ?

 

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 15:18


Sorti en 1996 ce film représente toujours une part de mon enfance (j'avais 12 ans au moment de la sortie au cinéma). C'est l'envie de voyager dans le monde merveilleux. Le rêve de voir ses jouets s'animer et bouger comme SMALL SOLDIERS, L'INDIEN DU PLACARD, ou d'un autre point de vue HARRY POTTER, L'HISTOIRE SANS FIN, LAST ACTION HERO, LES GOONIES, BIG,E.T, CHERI J'AI RETRECI LES GOSSES... Le tout est ancré dans une réalité qui n'est pas toujours rose (les enfants se sentent différent; les parents sont absents; ils ne font pas je suppose ce que font les autres enfants).

Dans JUMANJI Seuls les enfants entendent les tambours du jeu. C'est un appel, chaque enfant a envie de jouer, non ? Ce qui veut peut-être dire aussi que les adultes auraient perdu leur âme d'enfant ?

Voir des animaux se baladaient est un rêve qui est superbement transposé à l'écran. J'ai eu l'impression de retrouver le monde merveilleux un peu comme celui de Disney et des parcs à thème (ce que les publicités vantent bien). Bien sûr le film est je pense un divertissement très réussi pour tout public. Mais c'est aussi un jeu de société vivant qui comporte des règles et donc des responsabilités.
"Jumanji un jeu pour tous ceux qui espèrent laisser derrière eux leur univers".
"Aventuriers attention ne commencez que si vous avez l'intention de finir le jeu".

L'équipe

Robin Williams un des meilleurs acteurs comiques et sympathiques (POPEYE, LE CERCLE DES POETES DISPARUS),mais qui change son image avec des rôles à l'opposé (récemment INSOMNIA, WILL HUNTING et PHOTO OBCESSION). Mais dans certains de ses rôles précédents il interprétait un grand enfant (au sens propre et figuré) comme JACK, le père dans MME DOUBTFIRE.

Les autres acteurs sont sympas et j'ai eu l'impression qu'ils se sont amusés pendant le tournage : Kirsten Dunst, Bradley Pierce, Bonnie Hunt, Bebe Neuwirth que Tib connait bien, souvenez-vous de FACULTY et de SUMMER OF SAM); Davis Alan Grier alias "semelle de tout"; Patrica Clarkson, et Jonathan Hyde qui joue le père d'Alan et le serial killer Van Belt (un style so british, non ? le rôle de majordome dans RICHIE RICH, M. Ismay dans TITANIC).
Le réal est Joe Johnston et l'un des scénristes est Jonathan Hensleigh.

Le livre

Il faut préciser et ce n'est pas Tib qui dira le contraire que JUMANJI est l'adaptation d'un roman de Chris Van Allbursg. Le livre a été publié en 1981. Il a aussi écrit POLE EXPRESS (1985), WIDOW'S BROOM (1992), ZATHURA (2002). D'après le site officiel l'auteur aurait écrit 19 livres.

Quand je l'ai revu hier les FX surtout visuels (singes et élephants) semblaient vieillis mais ils conservent leur charme. Sans être négatif on dirait qu'ils sont tirés d'un jeu vidéo. Or dans les bonus c'est ce que souhaitait Joe Johnston (un côté réel et fantastique).

Je trouve que l'histoire se déroule bien comme dans une partie. Il faudrait que j'écoute le commentaire audio du responsable des FX pour savoir qui a fait la boîte.
Il y a plein de moments sympas dans JUMANJI.
Le perso de Van Belt poursuivant le malheureux Alan Parrish (Robin Williams) est tjs aussi fendard (le costume y est pour beaucoup non ?). Les autres moments de bravoure (je ne les mets pas tous) sont la plante carnivore voulant dévorer Peter (un comportement proche d'un chien quand elle tire et après qu'elle se soit faite tranchée),le combat de Alan contre le crocodile ( Paul Hogan le fait-il ?lol ).

Pour finir je vais dire que JUMANJI conserve son charme d'il y a 10 ans mais que les FX commençent a vieillir, dommage.
Le succés de ce film engendrera des produits dérivés (jeux vidéo, série animée).

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 15:12


Certains films arrivent à dénoncer des sujets sensibles.Hotel Rwanda est de ceux-là.

Lorsque j'ai découvert ce film au cinéma en avant-première je ne connaissais rien du génocide qui a eu lieu au Rwanda en 1994. Et l'une des principales qualités de ce film c'est qu'il amène à se poser des questions sur les faits qui se sont déroulés dans ce pays.
Hotel Rwanda possède les avantages du documentaire mais conserve une histoire linéaire et romancée. Cette histoire est celle de Paul Rusesabagina gérant d'un hôtel 4 étoiles dans la capital Kigali qui sauvera plus d'un millier de personnes en les abritant dans son hôtel. Ce qui est glaçant c'est la mention "d'après une histoire vraie". Paul Rusesabagina dira que 90 % de ce qui se trouve dans le film est vraie. C'est grâce à la persévérance de Terry Georges le réalisateur, et des acteurs qui se joints au projet d'adaptation de cette histoire : Don Cheadle, Sophie Okonedo, Nick Nolte, Joaquin Phoenix, Fana Mokoena, Hakim Kae-Kazim et j'en oublie.
Mais force est de constater que les acteurs impliqués dans leur rôle sont vraiment persuasifs. Je connaissais Don Cheadle pour Hamburger Hill, Mission to Mars et les 2 Ocean's. Il suffit de regarder son visage de la jaquette du DVD édité par Metropolitan pour se faire une idée de sa performance d'acteur.

C'est avec pudeur que le réalisateur et aussi scénariste avec Keir Person) a filmé l'horreur en préférant suggérer plutôt que montrer.
Je l'avoue, le fait de ne pas voir de massacres m'avait intrigué à la sortie du cinéma. Quel con ! Don Cheadle l'explique dans le denier numéro des Années Laser.
"le but Hotel Rwanda n'est pas de choquer le regard, mais de toucher les consciences. S'il avait visualisé les décapitations d'enfants, les viols et les éxécutions sommaires, le public n'en aurait retenu que des images révoltantes. Or l'essentiel était de faire ressentir l'horreur de la situation plutôt que de la montrer. Grâce à ce parti pris de suggestion, le spectateur comprend dabord l'épouvantable mécanisme des événements, puis laisse son imagination faire le reste."

Tout commence par un zapping radio en langue étrangère qui présente la situation au Rwanda. Ces inforamtion sont interrompues par un message qui met de suite dans le bain si l'on peut dire.
"Quand on me demande pourquoi je hais tous les tutsis, je réponds : lisez notre histoire. ILs ont collaboré avec les colons belges. Ils nous ont volé notre hutu. Les rebelles tutsis sont revenus. Ce sont des cafards, des assasins. Le Rwanda est notre terre hutu, nous sommes la majorité. Ils sont une minorité de traîtres, d'envahisseurs. Nous écraserons cette invasion. Nous anéantirons les rebelles du FPR. Vous écoutez RTLM, la radio de la force hutu. Soyez vigilants, suveillez vos voisins."

La suite nous présente Paul avec une musique agréable se dirigeant à l'aéroport avec son employé Dube. On y découvrira les méthodes de corruption sur gardien de l'aéroport et quand Dube donne glisse un billet au bagagiste. Ce qui frappe c'est de voir comment Paul entretient son réseau de connaissances hauts placées. C'est plus tard que l'on saura pourquoi. Bien qu'étant hutu Paul semble se désintéresser de la politique quand il discutera avec Georges Rutaganda la voix de la radio Hutu et son fournisseur qui combie la politique et le businness. En fait durant les premières minutes du film il est évident que tout semble noraml alors que 2 évènements intrigueront Paul. C'est la chute de 2 caisses remplies de machette lors de sa visite chez son fournisseur et son beau frère tutsi qui lui fait une révalation d'un de ses connaissance de son travail. La phrase "Coupez les grands arbres".

L'immense qualité de Paul est d'avoir protéger des personnes (qualités humanistes et altruistes et conserver son hôtel jusqu'a son départ (mission remplie pour le patron de la Sabena).

En fait pendant le début du film tous les acteurs secondaires sontt présentés: la famille de Paul,ses employés, les journalistes, les forces de l'ONU, la croix rouge, l'armée rwandaise et la milice interhamwe.

Avec une conversation du perso. J. Phoenix avec Don Cheadle après qu'il est filmé des meurtres.
"A mon avis, les gens qui verront ces images se diront que c'est affreux et poursuivront le dîner."
Les européens dans l'hotel seront secourus et rapatriés par l'armée française et belge sans que les rwandais réfgiés dans l'hôtel ne soient secourus. Triste sort. Comme le dit Paul ils devront se démerder par eux-mêmes. J. Phoenix ajoutera lors de son trajet vers le bus "Ce que j'ai honte."

Une des scènes dures est celle de la camiotte avec à l'intérieur Paul et un de ses employés qui découvriront une route pleine de cadavres. D'autres scènes sont dures à voir mais cette scène est une des plus choquantes elle est inattendue.

Le film montre la responsablilité des puissances occidentales qui qaund elles le veulent peuvent faire bouger les choses (quand le directeur de la Sabena secoure Paul). Ah cette foutue diplomatie. On en apprend pas mal. La France qui a fournie des armes, l'impuissance de l'ONU (pas d'implication dans un conflit, pas de moyens), les images des journalistes (le regret du personnage Joaquin Phoenix).

Quand j'ai revu "Hotel Rwanda" qui fout le coup de blues j'en ressorti honteux. Hotel Rwanda fait partie des films à sujet sensible comme "La liste de Shindler", "Amen", "Salvador", "La déchirure" (si vosu en connaissez d'autres, vous pouvez me le dire svp ?).
Sans montrer des images horribles mais en réfléchissant sur les pourquoi ce film est une leçon d'histoire, d'information et un message je pense sur les pays africains regardés de haut par les occidentaux. Qu'avons-nous fait ?

Je rejoins l'avis du journaliste A.A. dans les Années Laser.
"Colère, révolte, amertume, honte, impuissance et incompréhension saisissent le spectateur à la vision de ce film majeur qio dénonce la lacheté des grandes puissances mondiales face ua massacre volontairement occulté d'un million de personnes. Les acteurs sont admirables et la réalisation, limpide et digne, évite tout voyeurisme."

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 11:14




Ben oui ce petit bijou explosif est le film que je ne me lasse pas de redécouvrir.
Pourquoi ?

l'histoire

Adapté du roman de Roderick Thorp le film conserve la relation de John Mc Clane et de sa femme.
Les changements se feront sur le temps (une nuit et les terroristes voleurs).
Le film est avant tout un divertissement. C'était la condition qu'a imposée john Mc Tiernan pour la réalisation. Dans le Ciné Live n°69 le réal. a dit:
"J'ai refusé plusieurs fois de faire ce film : le scénario ne me plaisait pas, il n'y avait que des bagarres entre de méchants flics et de vilains terroristes dans un immeuble appartenanant à une société corrompue détenant de l'argent sale. Tout le monde était mauvais et on me demandait de faire un film de divertissement! J'aimerais qu'on m'explique ce que des terroristes ont de comique! Il fallait que ce soit réaliste et sérieux et je n'avais aucune envie de réaliser ce genre de film, ou bien en changeant tout. J'ai fini par accepter de le tourner à condition que le scénario soir modifié, que les personnages soient bons ou drôles d'une façon ou d'une autre."

 

Heureusement que Mc T a conservé cette intrigue (le film se bonifie d'années en années).
Le fait que les terro. soient en réalité des cambrioleurs est plus amusant qu'un film avec une cause politique critiquant par exemple la politique étrangère des USA. Dans Guerres secrètes CIA(film documentaire) on en apprend pas mal sur le nb de pays victimes ou acteurs de la politique étrangère des Etats-Unis. A l'époque de la sortie du film je crois que c'était les pays d'Amérique Centrale et du Moyen-Orient qui étaient concernés. Donc un film avec des terro. européens fait passer la pilule et rend le film + sympathique. D'ailleurs je pense que True Lies est aussi un film divertissant (moins que Die hard) et drôle avec des terro. arabes.
POur en revenir à Die Hard il est aussi dans l'air du temps comme le rappelle le réal. dans le commentaire audio avec la croissance des entreprises japonaises et leur implantation aux Etats-Unis (Vive le toyotisme).

Deuxième point fort de l'histoire : le jour et le lieu. L'action se déroule dans un building
le Nakatomi Plaza (fox plaza en réalité) dans un quartier résidentiel de L.A. la veille de Noêl. Et les clins d'oeils musicaux seront nombreux ( sons de cloche, Let it snow repris par Al Powell avant que Mc Clane lui éjecte un cadavre sur son véhicule et à la fin au moment du générique). Ajoutez la déco. dans l'aéroport , les rues en face du Nakatomi, le Hall d'entré, le 30ème étage, le bureau de Hollie et la blague "Now I have a machine gun. Ho Ho Ho".
Même Hans ironisera avec Théo demandant un miracle pour que la dernière sécurité du coffre saute. "It's christmas Theo. It's time for miracle."

 

 

L'humour et l'ironie

Grâce au talent d'un des acteurs préférés de Tib on rit beaucoup dans ce film avec des répliques dignes de figurer dans "You talking to me" de Klatuu. Un exemple quand John Mc Clane parle à Hans en lui disant.
"RRR. Wrong guess Hans. Would to like to go for a double jeopardy when the score can really change ?"
Les policiers en prendront pour leur grade surtout Dwayne Robinson (l'adjoint au chef) et le FBI.
Tout repose sur le fait que ce film n'est pas sérieux mais conserve une part de sérieux et de réalisme.
L'ironie est flagrante pour le groupe de Hans qui font croire qu'ils sont des terro. pour pouvoir commettre ce cambriolage.
Quand Takagi lui demande : "What kind of terrorists are you ?"
Hans: "Who said we were terrorists?"
On peut supposer que Hans et ses hommes utilisent leur compétences acquises au mouvement radical Ouest allemand Volkfrei pour semer la terreur, prendre des otages et ne reculer devant rien. Tout leur arsenal n'est en fait qu'un leurre.
Hans le confimera quand il demandera à Dwayne Robinson de de libérer ses frères d'armes.

L'astuce des terro. de se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas sont pas est similaire à Oean's Eleven au moment de l'évasion.

L'action

Sans jamais faire dans la surenchère (comme Bad Boys 2) les gunfights, bagarres, cascades, explosions sont impressionnantes et sont utilisés pour faire avancer l'histoire et non le contraire.

La musique

Michael Kamen a composé une musique inoubliable avec 2 thèmes l'un reposant sur le suspense et qui sera repris dans les 2 suites (et même dans Last Action Hero mais très discret).
Le deuxième est la 9ème symphonie de Beethoven qui fait office de fond sonore pour les terro. qui commence par l'arrivée du camion, Hans et Théo qui le fredonne et puis au momnet de l'ouverture du coffre ou la musique prend toute son ampleur exprimant la joie des terro pour l'ouverture du coffre. Le fait d'avoir mis ce thème montre de la gaieté et un capital sympathie pour les terro. (comme le dit Mc T dans le commentaire audio).

Les décors

L'art japonais est illustré par Jackon Da Govia et son équipe qui du Bureau surélevé dans le Hall d'entrée au logo Nakatomi nous montre une société japonaise très crédible. Et les décors dans les étages sont sublimes aussi. Un des meilleurs est la table des négociations entre Hans et Takagi réutilisée lors de la gunfight entre Mc Clane et Marco. J'allais oublier le fameux rocher ou coule l'eau au 30 ème étage.

La photographie

Jan de Bont (qui ne le connait pas ?) se sert de l'architecture des lieux et propose des éclairages sur les murs, sur les sols permettant au différentes leiux d'avoir de la gueule. Son passé européen et sa collaboration avec Paul Verhoeven permettra à Mc T de faire des plans + européens avec des mouvements inédits (contre plongée, travelling descendant). la caméra ne fait pas que suivre le perso mais permet de décrire les pensées des persos ( c. f. commentaire audio). et puis vous avez la photographie avec cette lumière rouge surtout présente à la fin (après que Mc Clane saute du toit).

 

 

La mise en scène

Mc T nous fait des plans magnifiques (inspirés de plans à l'européenne) grâce à son chef opérateur et son directeur de la photo. Dans le bonus de Predator il dit:
"Mon apprentissage a principalement consisté à monter des films de toutes pièces dans ma tête bien avant de les tourner.
Au début de mes études, je pouvais visionner un film entier dans ma tête, plan par plan. J'ai travaillé deux ans pour Jan Kadard quand j'étais à l'American Film Institute. Il me testait. Il me donnait du Fellini ou un autre film européen bien compliqué et me disait Apprends-le. Il n'entendait pas par là que je lui raconte l'intrigue, mais que j'apprenne le film. Il me testait. Il m'installait à un bureau, me donnait du papier et me disait : Ecris les plans. Pas certains plans ni les passages exceptionnels. Non chaque plan du film dans l'ordre, là ou il se trouvait, en disant si c'était un travelling avant ou un gros plan."
Dans le commentaire Mc T avouera s'être inspiré des films européens pour Predator et Piège de Cristal; ce qui était inédit à l'époque.
Et aussi le fait que les terro. parlent allemands et français sans les sous-titres (jeunesse de Mc T qui regardait les films étrangers sans les sous-titres)

Le film est devenu un classique

Die Hard s'est imposé comme standard avec les codes que tout le monde connait. Un flic enfermé avec des terro. et qui ne doit compter que sur lui-même.
Dans le doc. A l'épreuve du temps sur le DVD d'A Toute Epreuve dans la partie Le style John Woo ce dernier dit :
"A toute épreuve est assez proche de l'univers visuel de Piège de Cristal. parce que tout se déroule dans un immeuble."

Et David Wu
"Je pense que Piège de Cristal a donné au cinéma d'action une nouvelle ampleur. parce que après ce film tout le monde a imité ce style. Même à Hollywood ou Hong-Kong. On a eu Piège de Cristal à bord d'un bateau, dans un train, dans un ascenceur, sous l'eau, sur une falaise. Bref à toutes les sauces."

et le film s'attache à ses persos et leur rapports pour John Mc Clane et sa femme. Mc Clane veut juste renouer des liens avec elle et il y arrivera (pour le moment) grâce à cette situation extraordianaire.

Re David Wu :
"Evidemment, John pensait à Piège de Cristal, en cherchant à combiner ce type de situation pour renouer les liens entre le policier et sa femme. C'est toujours dans ces contextes critiques qu'on peut développer une intrigue sentimentale.
Toute notre jeunesse a été berçée par ces grands films. Etant gamins, nous avons vu beaucoup de grandes épopées, ou la guerre ou une situation de crise sont une simple toile de fond, pour l'intrigue centrale consistant à sauver une relation, une histoire d'amour rompue. C'est probablement ce que cherchait John en instaurant un climat à la Piège de Cristal pour recoller les morceaux entre Chow et sa femme Teresa."

 

Liens

http://rafik.blog.toutlecine.com/2746/Un-realisateur-surestime-Die-Hard/

BA

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 11:05



Attention si vous n'avez pas vu ce film !!!

C'est en regardant les bonus du Zone 2 français que les intervenants abordaient un point intéressant à ce merveilleux film qu'est Dog Soldiers.

Film au combien jouissif. Buter des lycanthropes avec des MP5, Shotgun, beretta, casserole, poing. Faut bien faire avec ce qu'on a (rappelez-vous Shaun of the dead lorsque Shaun et Ed défonçent 2 zombards avec des ustensiles de cuisine). MAis rien ne vaut un vinyle de Sade, pas vrai ?

MAis revenons à nos loup-garous avec un petit résumé.
(merci devildead)
"Une petite troupe de soldats anglais est héliportée dans les highlands écossaises pour une mission d'entraînement. Ce qui ne devait être qu'un jeu de guerre grandeur nature se transforme rapidement en carnage avec l'intrusion inopinée de lycanthropes qui n'aiment vraiment pas voir débarquer des intrus sur leur territoire !"

Le film de Neil Marshall peut se décomposer en 3 parties comme le dit l'acteur San Pertwee dans l'interview du DVD.
"Le film commençe avec des militaires en manoeuvre puis se transforme en une poursuite pour finir comme Zoulous".

Dog Soldiers nous plonge dans un décor nous montrant les spendides Highlands d'Ecosse et du Luxembourg pour les plans rapprochés.

Avec 2 scènes alléchantes qui mettent tout de suite dans le bain. L'attaque d'un couple urbain dans leur tente. La femme se faisant aspirer comme dans Jaws. Il ne faut pas empiéter sur le territoire des "prédateurs". Non mais ces gens de la ville se croient tout permis. Et qu'est-ce qui leur prend de s'isoler dans une forêt ? Ce genre scène est devenu maintenant un passage obligatoire pour tout slasher qui se respecte.

La 2ème scène présente le soldat Cooper joué par Kevin McKidd. Il doit passer un entretien de sélection pour passer dans les forces spéciales. Cette scène est bien réalisée quand on l'a voit pour la première fois. Serait-ce une évasion ? Une chasse à l'homme comme dans le film du même nom de John Woo ?
Cooper réussi à échapper à ses assaillants mais se fait rattraper à cause d'un chien et tombe avec le capitaine Ryan en charge de cet entretien. Après les félicitations du capitaine. Ce dernier demande à Cooper de tuer le chien signe d'intégration et dernier test pour cette sélection. Cooper refusera et se défendra. malheureusement (ou heureusement) il perdra sa place dans les forces spéciales. Il réintégrera sa section.

Ces 2 scènes qui ne rentrent pas directement dans l'histoire mettent en place le danger, les lieux (présence de loup-garous), et la nature des persos.

Après ces 2 scènes de présentation, on retrouve donc la section de Cooper commandé par le sergent Wells. La section se compose de 6 soldats.


1. Les militaires en manoeuvre

Cette première partie présente les soldats devant faire un exercice d'entraînement (avec balles à blanc) dans les Highlands d'Ecosse (ce qui rapelle la même situation que "Sans Retour" de Walter Hill, le lieu différent; n'est-pas PArk ?). L'avantage c'est de montrer des soldats guère motivés par cet exercice surtout Joe Kirkley. Looper le match Angleterre-Allemagne, quand même ?
On retrouve l'esprit de camaraderie propre à "Saving Private Ryan" (hein Tib). Pourquoi faire cette mission alors qu'on pourrait être tranquille chez soi au chaud. Bien sûr film british oblige le 2nd degré est présent. L'avantage de cette première partie est d'avoir des dialogues qui font mouche (language militaire). La partie Légendes urbaines nous rappelle chaque conte que l'on entend (des rumeurs en gros). Cooper raconte l'histoire des loups-garous qui se termine par un beuglement de zombard par tous les soldats. Chacun des soldats est brillament présenté durant la séquence au coin du feu. Un passage rappelle la séquence ou Quint dans "Jaws" raconte son histoire su l'USS Indianapolis. Le sergent raconte son passé dans la Guerre du Golfe (histoire dure). Cette première partie se termine juste après qu'une vache écharpée s'écrase sur le feu de camp.



2.La poursuite


Cette partie devient plus inquiétante. Certains soldats se posent des questions. L'isolement commençe à se faire sentir. La section rejoint le camp des forces spéciales. Oh surprise il ne reste que les armes et les entrailles des défunts soldats. Là, les questions font place à l'inquiétude. On se retrouve dans la situation similaire à "Prédator". L'exercice laissant la place à une mission de sauvetage. La section du sergent Wells s'empare des armes chargées à balles réelles. Ils retrouvent le seul survivant :le capitaine Ryan dans un rôle similaire à celui du général trouvé Starship Troopers foutant la trouille aux soldats dans le fort. Mais Bad News la radio est H.S.

La nuit commençant à venir les soldats cherchent un moyen de fuir ces lieux. C'est l'attaque des loups-garous. Les soldats se replient et parviennent à échapper dans une magnifique scène de poursuite en forêt qui se termine par la mort d'un des soldats et l'eviscération du sergent. Ce dernier sera sauvé par Cooper qui lui remettra ses tripes dans le ventre (scène quasi similaire au Soldat Ryan dans le débarquement). Beurk.
Les soldats seront sauvés par l'arrivée de Megan (une zoologiste étudiant les loup-garous). IL faut bien une présence scientifique.


3. Le siège

La section, Megan et le Cap. Ryan se retrouvent dans une maison isolée. On connait la suite. Les références sont + flagrantes Et l'humour aussi. (voir la scène de vomi et la fight au poing de Spoon contre un loup garou, ou les gars qui prennent leur aise en mangeant et buvant du thé).
Dans cette dernière partie c'est la défense contre un envahisseur invincible (ou sont les balles en argent ?) qui revient sans cesse. On peut parler de 2 références croisées : Assaut ( le lieu isolé sans téléphone, l'électricité vacillante, les assauts répétés et organisées)
La nuit des morts vivants (maison de campagne isolée, les loups garous qui veulent dévorer les humains, la contamination après une morsure).

Le résultat se teminera par des pertes et des trahisons (2). le Cap. Ryan avouera qu'il souhaitait capturer un des loups-garous pour en faire une arme de guerre. Il sacrifie ses propres hommes :ceux des forces spéciales (d'ailleurs on ne voit jamais leur visages). C'est la même situation que ce salaud de Burke dans "Aliens".
Il ne faut pas oublier la référence évidentes dailleurs cité par le soldat Spoon "Zoulous" de Cy Enfield (avec M. Caine) Film très populaire En G-B(d'après le DVD et rediffusait autant de fois que La grande Vadrouille en France).
L'autre référence vient aussi de Evil Dead (la cabane dans les bois, la caméra faisant des accélérés, le cache-cache dans la maison) et la fight au corps à corps entre Spoon et un loup-garou (assez marrante d'ailleurs). Les munitions et les hommes se faisant de plus en plus rares Un des hommes tentera une sortie similaire à Assault mais plus drôle puisqu'on voit le souffle du loup-garou dans son dos). J-F Richet reprendra cette séquence pour la fuite de la psy. et la voleuse dans Assaut version 2005. Sans oublier bien sûr une explosion: celle de la grange (c'est radicale et ça rappelle une certain Assaut de J. Carpenter, non ?
Vient ensuite une référence à "Une nuit en enfer "avec la scène d'un corps décapité et une giclée de sang sur un pare-brise (idem que dans Versus). La scène de pousuite dans la maison est assez référentiel à "New York 1997" quand Snake veut échapper aux cannibales en traversant les murs d'un immeuble (brillament repris dans Dog Soldiers). Sans oublier bien sûr "Braveheart" avec l'évocation de William Wallace et l'utilisation de l'épée.

Le film se termine avec la survie de Cooper et de Sam le chien après une explosion. Les dernières images sont marrantes. On voit une première page d'un journal avec le score du match de football et Cooper faisant une déclaration (on se croirait dans un pure tabloid anglais). Sans oublier les photos prises pour se défendre qui maintenant constituent des preuves.

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