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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 21:59





L’association Clint Eastwood / Steven Spielberg ne pouvait donner que du bon. 2 cinéastes doués pour frapper au cœur. Mais à la différence de S. Spielberg Clint nous sert une reconstitution de l’époque pour comprendre et interpréter avec le recul un symbole de la WW2.

Résumé

19 février 1945 des milliers de marines débarquent sur l’île japonaise d’Iwo Jima. Face à des combattants opposés à la réédition, les forces aéronavales ont pilonné cette île pendant de nombreux jours. Symbole pour les japonais dans un conflit qui semble interminable, les troupes US débarquent tant bien que mal sur cet île austère et volcanique avec en 1er objectif de prendre le mont Suribachi sur la partie Sud de l’île. Après 5 jours de combats interminables les alliés parviennent à prendre ce Mont et à planter le drapeau US au sommet. Le film se base sur l’histoire des survivants qui ont planté ce drapeau devenu symbole d’espoir pour les USA.

Génèse

MEMOIRES DE NOS PERES est une adaptation du roman « Flags of our Fathers : Heroes of Iwo Jima » de John Bradley ; fils de John « doc » Bradley qui a planté le second drapeau. Ce livre fût un grand succès. Intéressé par ce livre Clint Eastwood s’aperçu que les droits appartenaient à Steven Spielberg. Ce dernier laissa à Clint la réalisation et lui le produirait avec sa société Dreamworks. Mais les 2 hommes n’en sont pas à leur première collaboration producteur / réalisateur puisqu’en 1995 Clint réalisa SUR LA ROUTE DE MADISON. A noter que le scénario a été écrit par Paul Haggis (responsable de MILLION DOLLAR BABY) et William Boyles Jr (JARHEAD)

La reconstitution

En pleine préparation de son film en avril 2005 le réalisateur visita l’île d’Iwo Jima afin de s’imprégner et de voir à quoi ressemblait cette île. Mais il lui parût difficile de tourner sur les lieux mêmes de cette bataille. Il choisit avec son équipe de tourner en Islande près de la capitale Reykjavik qui ressemble beaucoup à l’île volcanique d’Iwo Jima. Il s’entoura de son équipe habituelle avec le producteur Robert Lorenz, Michael Owens responsable des FX et réal. de seconde équipe, Tom Stern directeur de la photographie, la chef costumière Deborah Hopper, le chef monteur Joel Cox, le responsable artistique Henry Bumstead et Phyllis Huffman directrice de casting. Pour les scènes « calmes » aux USA l’équipe se déplacera dans tous les Etats-Unis à Los Angeles, Arlington (connu pour son cimetière), Chicago (on voit le mythique Drake Hotel) et Houston. Quelques plans seront tournés sur Iwo Jima (plan final avec le cérémonial).

Sur le tournage de la bataille magnifiquement reconstitué (comparez les photos et vous verrez) le réal utilisera la même astuce que Steven Spielberg sur le soldat Ryan ; il ne prévint pas les acteurs du lieu de l’explosion ce qui donna un effet de surprise et de réaction efficace.

Des vétérans des films de bataille

Le casting comporte bcp d’acteurs ayant déjà fait leur armes sur plusieurs films de batailles (WW1, WW2, Vietnam). Tout dabord Barry Pepper présent dans IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN, NOUS ETIONS SOLDATS ; Adam Beach présent sur le WINDTALKERS de John Woo interprète aussi un indien, Jamie Bell soldat dans LA TRANCHE, Neal McDonough sergent dans la Easy Company dans BAND OF BROTHERS. Le reste du casting comporte des acteurs comme Jesse Bradford (un des perso principaux), Paul Walker, Robert Patrick ; David Patrick Kelly…

La bataille d’Iwo Jima

Petite parenthèse pour parler de cette bataille opposant les forces US et japonaises. En même temps bcp de batailles de la WW2 sont célèbres et ont été portées à l’écran par des cinéastes US, anglais, français, allemands, russes sous l’angle de la comédie, de la reconstitution pure, sous un aspect réaliste, comme LE JOUR LE PLUS LONG, UN PONT TROP LOIN, LA BATAILLE DES ARDENNES,AU DELA DE LA GLOIRE IWO JIMA, STALINGRAD (le film français et allemand) ou des films de commandos LES DOUZE SALOPARDS,…
Mais la liste serait longue (ohm tu nous prépares un dossier ?). D’ailleurs pendant les décennies ces films montrés surtout une aspect stratégique (surtout pour LE JOUR LE PLUS LONG) ou chaque star faisait son apparition (encore LE JOUR LE PLUS LONG). Certes ils étaient plein de charisme et avec tous ces noms sur une affiche ça laissait rêveur. Mais d’un point de vue dramatique et réaliste il faudra attendre que les producteurs surtout US ne servent plus de propagande à l’armée en montrant des défaites et le côté gris des forces US (il y a sûrement eu des bavures et l’ennemi n’était pas tjs plus méchant que le gentil). Et c’est justement cette vision unique qui a du faire défaut à force de montrer le héros US militaire parfait. Heureusement AU DELA DE LA GLOIRE de Samuel Fuller changera la donne tout en respectant d’après le réalisateur la mémoire des vétérans en montrant cette dure réalité (boyaux, cri, la peur, …). Mais il faudra surtout attendre l’année 1998 avec la sortie de RYAN de Steven Spielberg, LA LIGNE ROUGE de Terence Malick pour montrer si je puis dire l’envers du décor. Des faits certes pas politiquement corrects mais réalistes d’après les témoignages des vétérans et sûrement un public prêt à voir ces images. D’autres cinéastes continueront sur cette lancée ouvert par Steven Spielberg avec STALINGRAD de J-J Annaud sorti en 2001, WINDTALKERS de John Woo sorti en 2002 qui montre la bataille de Saipan en 1943 en mettant en avant les code talkers navajos et surtout la série BAND OF BROTHERS sortie en 2001 et co-produit par Steven Spielberg et Tom Hanks. Bien sûr ce côté réaliste et dur connaîtra son heure de gloire sur jeux vidéo MEDAL OF HONOR, CALL OF DUTY…

 

 

Mais revenons sur la bataille d’Iwo Jima. L’avantage a changé en 1943 pour les alliés leur permettant de passer à la contre offensive après les coups d’arrêts des conquêtes allemandes, italiennes, japonaises. En fait les américains vont davantage s’occuper de reconquérir les nombreuses îles du Pacifique, les britanniques, chinois, français puis russes s’occuperont du continent asiatique.
L’état major US utilisera la technique de saut de moutons afin de reprendre chaque île aux japonais. Une île conquise devenant ainsi un avant-poste stratégique pour un piste d’aviation par exemple. C’est justement ce que décident les dirigeants. Iwo Jima devra devenir un terrain d’aviation pour les bombardiers B 29. Mais il reste un grand problème l’île est japonaise et l’ennemi réputé pour sa résistance ne la laissera pas facilement. Les dirigeants de l’armé nippone basée sur l’île imposèrent au soldats japonais 1 tué pour 10 morts américains. Ajoutez à cela un sens de l’honneur qui devenait presque une religion (kamikaze, interdiction de se rendre) et vous voyez dans quelle situation se retrouvait les Marines US. De plus la guerre semblait interminable et les dirigeants se demandaient si un débarquement au Japon avec la prise de Tokyo serait une bonne idée.
Sur Iwo Jima donc l’armée US prévoit un bombardement aérien et navale avant le débarquement. Le 1er objectif de ce débarquement est de s’emparer du Mont Suribachi au Sud de l’île qui offre une bonne défense aux défenseurs japonais grâce aux souterrains et aux pièges.
Le 19 février les marines débarquent sur l’île après un bombardement de 3 jours. Mais les japonais massivement cachés dans les grottes, souterrains et sur le Mont Suribachi donnent du fil à retordre au Marines. Mais les Marines parviennent à occuper le Mont Suribachi le 23 février 1945. C’est ce jour là qu’ils planteront le(s) drapeaux US. C’est à ce moment que sera prise la célèbre photo.
La conquête de l’île durera plus d’un mois au prix de lourdes pertes pour les 2 camps :
- 21 000 morts sur 22 000 japonais
- 7000 morts sur 70 000 américains

Il y aura beaucoup de médailles d’honneur offerts aux combattants d’Iwo Jima. Cette bataille deviendra encore plus célèbre par la suite avec le film du même nom avec John Wayne sorti 4 ans seulement après cette bataille. Mais la photo servira à redresser le moral des troupes et des citoyens US en leur faisant acheter des bons de trésor afin de financer la guerre.

La mémoire et la réflexion

Au sommet du mont Suribachi 2 drapeaux ont été plantés le 23 février 1945. Le 1er de petite taille par Hank Hensen, John Bradley, Phil Ward, Jim Michaels et Chuck Lindberg. Un colonel souhaitant garder ce drapeau comme souvenir de guerre demandera à ses gradés de planter un autre drapeau. C’est le Sergent Mickael Strank (Barry Pepper) et son escouade Ira Hayes (Adam Beach), Franklin Sousley (Joseph Cross), John Bradley (Ryan Philippe), Harlon Block (Benjamin Walker) et Rene Gagnon (Jesse Bradford) qui le plantèrent. On voit aussi d’autres soldats de l’escouade Ralph Ignatowski (Jamie Bell) et Hank Hensen (Paul Walker).

 

 

Dans MEMOIRES DE NOS PERES, Clint Eastwood se démarque des autres films de bataille en utilisant 3 points de vue : celui du fils de John Bradley (actuel dans les 80’s ou 90’s), la bataille d’Iwo Jima (préparatifs sur le bateau, débarquement, combats de nuit) puis le retour des 3 survivants John Bradley, Ira Kayes, Rene Gagnon et leur tournée aux US. Et pourtant au début j’avais peur de retrouver la même structure que RYAN avec un homme âgé se remémorant le passé et ses camarades. Au contraire le réalisateur préfère opter dabord par un flask back pendant la bataille d’Iwo Jima montrant John Bradley secourir un soldat pendant la nuit. En revenant dans sa tranché il s’apercevra que son compagnon Ralph Ignatowski ne sera pas là. Paf on se retrouve avec un homme âgé décrivant sa vision de la guerre (ça en balance plein sur ceux qui n’ont jamais été à la guerre et qui croit la connaître). Dans son enquête le fils de John Bradley tente de comprendre pourquoi son père ne lui jamais parlé de cette période, de sa tournée aux USA. En quoi sa célébrité et le fait d’être considéré comme un héros le gênait ? De son vivant son père ne lui a jamais dit. Son fils décide donc d’intérroger des vétérans ayant connu son père sur le front.

En fait le film s’interroge sur le sens d’un héros. La difficulté pour les 3 survivants de vivre une popularité alors que leur frères d’armes sont morts. En quoi sont-ils plus importants ou meilleurs qu’eux ?
C’est lors de leur retour aux Etats-Unis que les 3 survivants seront « engagés » en tant que « commercial » pour convaincre les citoyens US d’acheter des bons de trésor. La photo de Joe Rosenthal quant à elle deviendra un symbole d’espoir, de courage et d’héroïsme. En pleine action on voit des soldats plantés péniblement un drapeau US sur le haut d’une montagne, signe que tout n’est pas perdu. Et cette affiche sera utilisée par le gouvernement US en guise de propagande.
Dans sa réalisation Clint nous montre la pensée de ses 3 survivants. Chacun le vivant différemment. Ira (alcoolique ne se sent pas du tout à sa place, il ne veut pas qu’on appelle héros, il pleurera lors d’une réception dans les bras d’une mère d’un soldat qu’il a connu), Rene (tente de se faire des contacts et profiter de sa popularité avec sa compagne, c’est un portrait assez ambigu parce qu’il semble manquer d’empathie), John (est sans doute le plus introverti mais il semble se trouver entre les 2 personnalités de ses compagnons). Mais tous ne semblent pas fiers de représenter ces héros aux yeux de l’opinion américaine. Ils sont traités comme des stars et participent même à une reconstitution rappelant le champ de bataille.

 

 

En résumé le cinéaste se questionne sur le sens d’une photo en montrant les soldats qui ont planté ce drapeau et la signifiaction d’un héros. C’est l’envers du décor qui est ici démontré avec la reconstitution d’une époque. D’ailleurs les principaux acteurs s’en tirent très bien surtout Adam Beach plus nuancé que dans WINDALKERS. La bataille d’Iwo Jima n’est que la patrie émergée de l’iceberg du film. Que dire justement de cette bataille filmé en plans moyens, steady-cam, à l’épaule et dans un cockpit d’avion. Elles sont vraiment intensives et bien reconstituées (quels décors !). Un magnifique plan mais douloureux (moins on n’en montre mieux c’est) c’est John Bradley qui entre dans une maison et trouve son camarade Ralph Ignatowski torturé à mort (une superbe photographie comme celle de l’affiche). Et mention spéciale pour la musique (douce et triste : accords de guitare et piano).
Clint Eastwood film son sujet avec pudeur et honnêteté en faisant un film patriotique (mais pas gonflant) et en soutenant la mémoire des combattants (générique de fin ou sont montrés des photos des vrais soldats et de combats et mémorial sur l’île). Mais ou s’arrêtera-t-il ?

Prochaine mission découvrir l’Iwo Jima avec John Wayne, lire le livre et revoir ce film.

 

Sources

Allociné
www.iwojima.com

Trailer

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 14:49



Comment traiter de l’occupation allemande en France ? Sujet sensible car pleins de points de vues différents. C’est ce que choisit le cinéaste Claude Autant Lara dans ce film. LA TRAVERSEE DE PARIS est l’adaptation d’une des nouvelles du romancier Marcel Aymé publiée en 1947 dans le recueil « Le vin de Paris ». L’occupation justement fût traitée par des cinéastes français sur les thèmes de la résistance : L’ARMEE DES OMBRES, PARIS BRULE-T-IL ? (pas vu), puis il y a d’autres films comme LE DERNIER METRO, LA GRANDE VADROUILLE dans un autre registre (liste longue) ... Mais revenons au film de C. A. Lara. Le thème du film traite d’un passé réaliste comme dans toute guerre ; le marché noir. L’occasion pour nous de bûcher nos bouquins d’histoire. LA TRAVERSEE DE PARIS est pourtant un film très drôle grâce au jeu des comédiens et un scénario béton permettant de livrer un portrait qui semble réaliste sans pudeur. Le réalisateur dira d’ailleurs sur le film : « Je voulais démontrer que cette période a été fascinante car elle a été une sorte de révélateur de la lâcheté et de l’égoïsme de certains humains. »

Résumé

Paris, 1943 Marcel Martin (Bourvil) est un ancien chauffeur de taxi qui travaille maintenant pour des clients utilisant le marché noir. Son boulot consiste à livrer des marchandises surtout des aliments. Son complice Léthambo se fait piquer par la police. Malgré tout il doit livrer su cochon ce soir. C’est dans un brasserie qu’il rencontre Grandgil, un peintre vivant bien (Jean Gabin) et le convaint de l’aider à livrer le cochon ce soir. Pour cela ils se rendent chez l’épicier Jambier (Louis de Funés). Une traversée de Paris dangereuse. Ils doivent se rendre de la rue Poliveau à la rue Lepic.

Ce film qui est une comédie dramatique permet de découvrir cette période peu glorieuse et encore pleine de tabous de l’époque. Et c’était un pari risqué de sortir ce film plus de 10 ans après la libération de la France. Heureusement le film aborde surtout plusieurs aspects de l’occupation sous un angle cynique et humoristique.

Les 2 personnages principaux sont totalement différents. Martin est un homme peureux, qui prend des risques pour les autres, mais c’est un diplomate et un homme charmant. L’inconvénient c’est qu’il est prisonnier du système du marché noir. A l’inverse Grandgil porte un regard cynique et critique sur le marché noir et sur l’occupation quand il fait cracher à Jambier les 2000 F (dans l’une des scènes les plus drôles), il est brutal aussi. Néanmoins les 2 hommes qui ont du mal à s’entendre au début forment un tandem redoutable afin d’échapper aux contrôles. Pendant l’une des scènes Grandgil parle allemand afin de se débarrasser de 2 policier en vélo. Ils se font interpellés par un policier qui avait remarqués leur démarche mais surtout des chiens qui les suivaient. Martin commence à embobiner le policier mais alors que ce dernier demande les papiers à Grandgil il l’assomme.

 

 

Le thème du film le marché noir permet aussi de dresser un portrait de cette période. On assiste au rationnement (une boulangerie en rupture de stock), les couvre feu, les abris, les risques de bombardements, les patrouilles allemandes. A cela s’ajoute les prostitués, les gendarmes, l’entraide d’une femme qui cache Martin et Grandgil croyant que ce sont des parachutés., les anciens combattants, le risque de STO… C’est bien simple on découvre la vie quotidienne sous l’occupation dans une grande ville. Chacun essayant de vivre sa vie en survivant comme il peut. Une des scènes dans le bar au début montre des personnes regrettant de ne pas manger des rognons de porc. Un privilège qui profite aux 2 compères qui ne se soucient guère des autres clients. Cette faible différence entre les riches et les pauvres est aussi démontré par Grandgil qui n’hésite pas à critiquer quand Martin lui demande pourquoi il a décidé de le suivre. Ce dernier lui répond « t’as vu jusqu’ou on peut aller en temps d’occupation ? T’as vu ce qu’on peut se permettre avec ces foireux là ? Aussi bien les riches comme Jambier qui se déculottent pour qu’on les dénonce pas qu’avec les pauvres qui se déculottent eux aussi. Alors eux on se demande bien pourquoi ? C’est probablement que c’est la mode en ce moment de se déculotter. » Dans son discours cela démontre bien la peur de se faire piquer par les allemands mais aussi l’absurdité de la guerre.

Désabusés et en ayant marre (ils hurlent devant la fenêtre du boucher Marchando) de marcher les 2 hommes se feront arrêter par une patrouille allemande devant la maison du boucher. Cette scène illustre parfaitement le point de vue de Marchandot et de se femme. La caméra n’est plus à l’extérieur mais à l’intérieur de la maison. Ce n’est que l’éclairage et le son qui permet de suivre cette scène parfaitement photographiée qui ressemble à un spectacle malheureux d’ombres chinoises.

Spoilers
Heureusement le film se termine bien. Grandgil se fait libérer par les allemands grâce à sa renommé mais Martin est emmené on ne sait ou. Puis juste à la fin les 2 hommes se revoit sur le quai de la gare après la libération de la France.
Fin des spoilers

Dialogues

- T’en ferais pas autant toi ?
- Seulement moi je demande pas la charité je l’a fais.

- Ah il se croyait malin Léthambo. Ca a pas traîné l’autre l’a embarqué tout de suite.
- Hé ben quoi ? La police c’est la police. Ils font leur métier.
- Allons Dédé reste tranquille.
- Un sale métier.
- Et le marché noir aussi alors ? C’est pas une honte ?
- S’il y en avait pas de marché noir, avec quoi tu te laverais ?
- J’me lave pas Madame depuis que la France a été vaincue. Et si personne se lavait la France serait plus propre.

- 2 bouillants. Il fait pas chaud, hein ?
- Il fait plus chaud au poste ?
- On te demande rien toi ? Tu veux y aller voir ?
- Oh je connais…
- Montre un peu tes mains. C’est pas du charbon ça ?
- Oh y’a un peu de tout.

- 50 ans chacun. 100 ans pour le lot. 100 ans de conneries !

- Mauvais français !

- Vous avez du feu ?
- Vous voyez bien qu’on pas de main.
- Saleté d’occupation, va !

 

 

Le collector (mais celui du bar est pas mal aussi)

- oh !
- Qu’est-ce qu’il y a encore ?
- Rien mais c’est plus lourd que je ne pensais. Je crois qu’il va me falloir 2000 F de plus.
- C’est sérieux ?

- Comment si c’est sérieux !
- RIEN DU TOUT, VOUS M’ENTENDEZ RIEN DU TOUT !
- JE VEUX 2000 F NOM DE DIEU JAMBIER ! JAMBIER 2000 F !
- RIEN DU TOUT !
- Je lui casse la gueule !
- JAMBIER JE VEUX 2000 F ! JAMBIER 45 RUE POLIVEAU !
- OUI OUI ON LE SAIT ! PLUS UN FRANC, PLUS UN SOU !
- Mais laissez-moi le descendre !
- JAMBIER, JAMBIER, JAMBIER, JAMBIER !

LA TRAVERSEE DE PARIS est un film qui ne vieillit pas. Tout simplement grâce au charisme des comédiens, aux dialogues hilarants et l’envie de montrer une période que des personnes souhaiterait oublié ; c’est une comédie dramatique satirique. Un classique. A noter que ce film a fait 4 millions d’entrées lors de sa sortie en France en 1956, Bourvil a gagné le prix d’interprétation masculine au Festival de Venise. Il permit aussi à Bourvil de se faire connaître tout comme Louis de Funés. Le choix de Bourvil fût désapprouvé par les producteurs et l’auteur. Le budget sera diminué, et la durée du film raccourci. De plus le film sera tourné en noir et blanc. Le réalisateur en profitera pour proposé la version couleur qui permet d’illustrer cette période sombre. Perso je trouve que même en noir et blanc la photographie est très réussie surtout pour les extérieurs illuminés par les lampadaires. Les passant devenant quasiment des ombres. Le film aussi montre un certain optimisme puisqu’au début on voit les allemands défilés sur Paris et qu’a la fin ce sont les alliés.

 

Extrait dans le café

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 14:38


L’association Joel Silver et Renny Harlin a permis à la fox d’engranger d’immenses bénéfices pour le DIE HARD 2. L’heureux producteur proposa donc au réal finlandais le script de Ford Fairlane en 1990.
Rectification ce film fût tourné avant DIE HARD 2.
Un film avec une sacré réputation en partie à cause de l’acteur principal Andrew Dice Clay qui ferait passer JM Bigard pour un enfant de chœur (ok j’ai pas trouvé mieux). Le film pas raté pour un sou raconte ce que dit le titre. Mais le film est aussi diablement sympathique grâce au casting secondaire et à l’ambiance ultra cool.

Résumé piqué sur la jaquette du DVD


A Los Angeles, cité du luxe et des vices, se déroulent les aventures mouvementés de Ford Fairlane, détective privé extravagant qui laisse derrière lui un parfum de scandale. Sa clientèle appartient exclusivement à l’univers de la musique. Son enquête sur la mort mystérieuse d’un chanteur de hard rock va l’amener à suivre une superbe jeune femme dans les coulisses de ce monde de corruption, de chantage et de meurtre.

C’est tout curieux que je découvre déjà parce que j’aime les films de Renny Harlin et puis surtout à cause de sa réputation : film maudit, film c----e, flop au box-office.

Le film comporte un casting jouissif de seconds rôles que n’oublient pas de citer la BA.

Ed O’ Neil dans le rôle du Ltd Amos (plutôt sympa la moustache et ancien leader d’un groupe de disco)

Priscilla Presley qui joue Collen Sutton une riche héritière

Wayne Newton interprète Julian Grendel directeur d’une maison de disque



Gilbert Gottfried est Johnny Grunch un animateur radio vulgaire (ne serait-il pas un disciple d’Howard Stern ?)

David Patrick Kelly (un fan hardore des Pussycat). Je l’aime bien cet acteur surtout dans COMMANDO (le marrant Sully) et FunBoy dans THE CROW.

Brandon Call joue le kid (ce nom doit vous rappeler celui de JT dans las série NOTRE BELLE FAMILLE)

Kari Wuhrer qui joue Melody une étudiante fan de Ford

Lauren Holly est l’assistante de Ford Jazz

Robert Englund (encore un clin d’œil à Freddy) joue un tueur psychopathe au rire asthmatique « salut salut »

 

 

Mais parlons du reste du film une enquête sur le milieu de la zique à Los Angeles. En fait Ford est surnommé Rocker Détective rapport à sa voiture du même nom et surtout son look Fonzie avec santiags, brushing, blouson noir. Non ce n’est pas un T-Bird. Le personnage est un ancien leader d’un groupe de rock originaire de Brooklyn. Son souhait était de devenir une rock star à LA. Manque de pot pour lui il sera l’ami des stars. La majorité de ces enquêtes est des résoudre les affaires autour des groupes de musique. Et c’est là que le problème arrive il se fait toujours payer en disque de platine, dédicaces, koalas (merci INXS). Ses relations avec les stars ne l’empêchent pas d’avoir ses entrées dans les studios et les boîtes. Il en arrive que Ford est un frimeur aux répliques bien meilleures que les miennes et presque personne ne le prend au sérieux surtout pas la police. Pour se consoler rien de tel qu’un milk shake rhum et la guitare de Jimmy Hendrix (le bonhomme est archi fan).

L’enquête de Ford L’amènera d’abord à retrouver une jeune femme du nom de Zouzou les Pétales. Laquelle serait recherché par plusieurs clients du détective. Son enquête le conduira dans les Garden parties, les bas-fonds, les enterrements.

La réalisation bien ficelée du réal et son directeur de la photo Oliver Wood comporte des séquences bien funs comme l’entrée dans la boîte et ses néons et aussi une séquence de poursuite sur la corniche du Capitol Records (très marrante d’ailleurs)

Les répliques (en VF)

« Tellement de connards et si peu de balles. »

« Clint Eastwood. J’lui fous une trampe. » (Geouf c’est pas moi qui l’ai dit)

« Je viens de passer la nuit à bouffer des moules marinières. »

« J’ai confiance en toi. T’es le meilleur. T’es le genre de héros qu’on turlute dans les waters. »

« Sois heureux et suce-moi la queue. »

- « Jolie cravate Lieutenant Anus. Très jolie. »
- « Vas-y traite-moi de trou du cul. »
- « J’ai parlé d’un anus. »

« Vous êtes un îlot de bons sens dans un océan de diarrhée. »

 

 

Bref LES AVENTURES DE FORD FAIRLANE est une comédie d’action comportant des poursuites light, gunfights et explosions. Le métrage reste quand même une comédie/ parodie des privés. On voit aussi que le milieu de la zic n’est pas tout rose. Ce n’est pas le meilleur Renny Harlin. Le directeur avouera sur ce film : « J’aime bien ce film et son côté décalé. Je sais que si certains le trouvent nul, d’autres l’apprécient réellement. C’était ma première expérience dans la comédie conjuguée à des séquences d’action, et j’aimerais bien refaire une tentative dans le genre, histoire de m’amuser un peu. Le tournage fût sympathique mais l’accueil catastrophique. De plus, il est sorti en plein milieu des controverses avec Andrew Dice Clay, sa vulgarité, ses propos racistes, sexistes, tout cela aussi desservi la carrière du film. »
Certes c’est pas le chef-d’œuvre mais l'ambiance rétro (look de Ford) et les nombreux guests permettent de passer un bon moment comme les morceaux présents dans le film. Ca pourrait être le bon film du samedi soir, non ?

Sorry je peux pas tout dire (les répliques, l’histoire) mais on passe un très bon moment si on ne prend pas le film au sérieux. Et la VF est plutôt bien.

Trailer

Source Mad Movies Juillet Août 2005 interview carrière Renny Harlin

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 14:13

3 buddy movies différents des 90’s : du moyen, du bon et de l’excellent mais qui ont un autre point commun. Le coordinateur des cascades Terry J. Leonard. Sauf pour MONEY TRAIN ou il a géré l’équipe de LA.

SHOWDOWN IN LITTLE TOKYO

Réalisé par Mark L. Lester (COMMANDO) en 1991 DANS LES GRIFFES DU DRAGON ROUGE est un buddy movie se déroulant dans le quartier de Little Tokyo de LA. Mais ce film vaut le détour grâce à la rencontre de 2 acteurs : Brandon Lee et Dolph Lungdren. Il est aussi très marrant sans le vouloir (jeu de Dolph, cascades, répliques). C’est le cocktail réussi d’action, d’humour, de filles sexy et de méchants très méchants.

Résumé

Le détective Kenner (Dolph Lungdren) est un flic coriace qui travaille dans la Asian Task Force de LA. Ces méthodes, sa carrure en font une personne redoutée surtout pour ses collègues. Mais il connaît bien le milieu des Yakusas puisqu’il a grandit au Japon. Son nouveau partenaire Johnny Murata (Brandon Lee) né d’un père US et d’une mère japonaise est un flic bourgeois n’ayant pas de liens avec le Japon : il déteste le poisson. Mais c’est un flic droit qui ne commet aucune bavure et préfère travailler selon les règles du 20ème siècle et non comme celles des samourais.
Les 2 flics devront faire équipe pour arrêter Yoshida (Cary -Hiroyuki Tagawa) le leader de « La griffe de fer ». Ce dernier veut diffuser aux USA une drogue japonaise. Mais Kenner et Yoshida se connaissaient-ils avant ?

La charte des buddy movies est respectée ici. D’un côté on a Kenner avec son éducation japonaise, son blouson en cuir et son passé (ses parents ont été assassinés par un yakusa) et J. Murata (yuppie des 80’s kiffant MTV, les centres commerciaux,les belles voitures) vêtu en costard.
Ce film regorge de seconds rôles habitués dans les films d’action ou il y a des asiatiques. C’est dommage de les cataloguer et on voit rarement leur jeu surtout aux USA. Néanmoins certains sont cascadeurs ou coordinateurs. Mais on peut dire que ce sont des visages inoubliables.

Sato (Obata Kaiso) présent aussi dans THE SHADOW, SOLEIL LEVANT, LES TORTUES NINJA (je peux mettre une option pour ce film ?), BLACK RAIN

Tanaka (Philip Tan) c’est le serveur qui se fait course dans L’ARME FATALE 4, a joué aussi dans TANGO & CASH, BATMAN et INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT


Hagata, le bourreau (Gérald Okamura) Champion de la gâchette avec ses 2 colts dans BTLC, l’arbitre de Kickboxing dans HOT SHOTS 2.

Simon Rhee (Ito) GR 61 dans UNIVERSAL SOLDIER, Thug dans L’ARME FATALE 4.


Un yakusa (Al Leong) très souvent 2nd rôle qui se fait tuer dans BTLC, DIE HARD, RAPID FIRE, LE FLIC DE BEVERLY HILLS 3 et LAST ACTION HERO ( merci MEEA )...

SHOWDOWN IN LITTLE TOKYO comporte aussi des scènes d’action bien ficelées par le coordinateur des cascades Terry J. Leonard (un CV impressionnant dont DIE HARD WITH A VEANGEANCE) et les scènes de fight surtout celles avec Brandon Lee. Le look des yakusas est réussi aussi surtout pour les tatouages sur le corps qui ont été crées par Patrick Tatopoulos.

Mais revenons aux scènes d’action elles demeurent très efficaces et jouissives (les 2 flics prennent d’assault une brasserie avec des M16. Il y a aussi un combat aux sabres bien réussi et une séquence de fight dans un hammam (bain chaud). Néanmoins il y a quelques petites touches comiques Doph sautant au dessus d’une voiture et en soulevant à la force des bras. Comme on dit Baléze !

Les répliques (VF)

- « Pas de ça ! Je vais me foutre en rogne et ça vous plaira pas. »

- « T’es trop balèze. Ca te ralentit. »
- « Non. »
- « Tu m’as pas touché. »
- « Tu serais plus là. »
- « Je dis pas le contraire. Mais t’as pas pu. »

- « Avec elle, je prendrais bien un bain culturel. »

- « Il te plait pas ce mec ? Je comprends qu’il te plaise pas. »

- « ça me fait drôle de bosser à Little Tokyo. C’est du racisme à l’envers. J’aurais préféré bosser à Malibu. »
- « ça t’arrivera jamais. »
- « Merci de m’encourager. Je t’aide à te venger. Toi tu me fusilles mes rêves. »

- « L’enfoiré. Quelle prétention ! »

- « Il te reste une main pour te torcher. Tu la veux ? »

- « T’as la sale manie de tout filmer. Et tu bandes mou ! »

- « Minako ? »
- Chez moi.
- « Je savais que ça arriverait ».
- « Elle a eu peur. »
- « Je la comprends : elle t’a vu dans ton bain. »

La collector :

- « Avant de crever je te le dis : t’as une bite géante. »
- « Merci. »

En résumé SHOWDOWN IN LITTLE TOKYO est un film divertissant et drôle qui ne prend pas la tête. Il comporte ses moments de bravoure et de fights et nous montre les coutumes des japonais (sushis sur canapé) et des yakusas (code d’honneur) vivant à LA. Mais néanmoins il n’offre pas des rôles mémorables pour les 2 acteurs vedettes. Brandon Lee fera un solo dans le sympa RAPID FIRE produit par la Fox et puis en 1997 dans THE CROW d’Alex Proyas que je n’ai pas vu. J’aimerais bien voir L’HERITIER DE LA VEANGENCE de Ronny Yu.
Et puis ce film marque les débuts de Tia Carrere (que l’on voit nue pour les amateurs, lol) à l’écran mais elle fait un peu potiche. A noter que la durée du film est courte 1h 15. Si M6 pouvait le diffuser.


Trailer

MONEY TRAIN

Wesley Snipes a débuté sa carrière dans des films de Abel Ferrara, Mario Van Peebles et Spike Lee dans des rôles dramatiques, il nous montre ici davantage ses compétences en arts martiaux comme il l’avait fait dans PASSAGER 57. C’est un peu dommage que ça reste un peu limité mais il démontrera tout son talent dans les BLADE (oui même le 3, lol). Il fait un tandem avec Woody Harrelson (bien connu des instances Tibiennes pour TUEURS NES). A la différence des 2 autres films les personnages se connaissent déjà et qu’il n’y a pas un méchant bandit à coffrer quoique ?
MONEY TRAIN offre des séquences d’action bien ficelés (poursuites à pied, moto dans le métro, fights, sauts). Le film demeure très sympa grâce au duo je veux dire trio d’acteurs.

Résumé

John (Wesley Snipes) et Charlie (Woody Harrelson) font partie de la police du métro de New York. Bien qu’étant demi-frères ils sont différents. L’un a la passion du jeu et l’autre reste plus calme mais au niveau boulot ils assurent. Ils seront rejoints par une nouvelle équipière Santiago (Jennifer Lopez). Le job étant un tantinet routinier et peu rémunéré, Charlie a l’idée de braquer le métro dollar pour se faire de l’argent et parce qu’il déteste son patron raciste, le Chef Patterson (Robert Blake).

Le Money Train est le métro de New York qui récupère les recettes de la journée. Il s’arrête à chaque station. Le moins que l’on puisse dire c’est que ça fait bcp d’argent. Dans le film ce métro blindé a une team de tireurs délite. Mais l’équipe n’a pas eu l’autorisation de filmer le vrai métro (le braquage pourrait donner de mauvaises idées). La production des PIRATES DU METRO avaient eu des problèmes du même genre pour le tournage du film. Contrairement à son illustre prédécesseur MONEY TRAIN comporte une scène de collision et de déraillement spectaculaire. Cette scène fut tournée à LA. Enfin la production filmera le fameux centre de contrôles du métro.

La réalisation de Joseph Ruben offre des plans compliquées (éclairages différents dans le métro, les stations). Il faut ajouter des plans bien ficelées comme cette poursuite à pied ou le film débute. Les décors sont bien faits et on est bien présent dans l’action grâce aussi à la musique.

Mais MONEY TRAIN en fin de compte semble souffrir d’une histoire pas assez étoffée et continue. Il y a bien l’intrigue secondaire avec le pyromane et le chef Patterson. Mais il n’y a pas un méchant classique à attraper. On a des fois l’impression de tourner en rond. Heureusement les scènes d’action sont réussies.

Les répliques

- « Mon train, mes gens, mon pognon ».

- « Moi tu me traites de foireux ? »
- « Je te traite pas de foireux, je dis que tu foires. »

- « Non tu vas pas le frapper, c’est moi qui vais le frapper. »

La collector :

« C’est toi le démon du jeu coco, t’as plus de dettes que de poils de cul. »

Bref MONEY TRAIN est un film très réussi pour ses cascades et son duo. Woody Harrelson et Wesley Snipes qui s’engueulent et surtout Robert Blake et son sourire vicieux, c’est bien marrant. A noter que c’est ce film qui fera connaître J. Lopez au cinéma et que l’un des 2 scénaristes s’appelle Doug Richardson (DIE HARD 2, BAD BOYS, OTAGE et DIE HARD 4).


Trailer

LA RELEVE

En 1990 Clint Eastwood réalise ce buddy movie très efficace et furieusement drôle. Je l’avais découvert petit et il m’avait bien marqué surtout pour sa violence (je me souvenais des chiens). Ce film fonctionne sur la confrontation jeune/ vieux.

Résumé

Nick Pulovski (Clint Eastwood) est un flic de la brigade des vols de voitures de LA. Au cours d’une tentative d’arrestation son équipier se fait descendre par Strom (Raul Julia) un trafiquant de voitures volés d’origine allemand. Remis sur pied Nick se voit attribuer un nouveau partenaire David Ackerman (Charlie Sheen) : un bleu. Les 2 flics devront faire équipe pour coincer Strom et son équipe.

LA RELEVE n’est peut être pas un film profond mais c’est un excellent film d’action. Inspiré du personnage Dirty Harry (repliques, indépendance, caractère) Clint Eastwood campe un policier accro au cigare, au wisky et aux répliques qui tuent. Bien que n’ayant pas eu de succés dans sa vie passé (ancien pilote puis flic) l’affaire Strom constitue une aubaine pour ce vieux policier désireux de venger son partenaire et de finir sa carrière en beauté. Et c’est là qu’arrive son nouveau partenaire David Ackerman (décidement Charlie Sheen aime les rôles de bleu, lol). Traumatisé par la mort accidentelle de son frère c’est un enfant qui a grandi dans une bulle aisée. Et il le dit il n’a jamais mis les pieds dans le East LA (Geouf, Zeke vous connaissez ?). De plus il cherche à se rebeller face aux désirs de ses parents qui préfèrent le voir occuper un poste offrant plus de « garantie » (la meilleure réplique du film). C’est en se faisant tirer dans le dos (le déshonneur ?) qu’il prendra confiance en lui (scène du bar et de fight contre Loco) en allant sauver Nick. On pourra dire qu’après il aura couper le cordon.

A l’inverse les bad guys Strom et Liesl sont des méchants bien cruels vivant dans le luxe (scène du restau) et le luxure (scène de sexe). Et puis ils sont liés par une balle en argent.
Raul Julia et Sonia Braga sont géniaux.

Pour les scènes de fights le réal utilisera la caméra à l’épaule, ce qui lui donne un côté punchy et entraînant avec la musique très jazzy.

Le scénario co-écrit par B. Yakin (PUNISHER avec Dolph) et Scott Spiegel (compagnon de route de Sam Raimi) outre ses réplique fera plein de clin d’œil répétitifs.
« Tu verras au fur et à mesure »
David flingue Liesl en disant amateur
La rencontre des nouveaux partenaires à la fin et au début

Clint Eastwood retrouve son coordinateur des cascades Buddy Van Horn. Le travail de ce dernier est impressionnant. Les séquences d’action n’accusent pas le coup : la poursuite et l’évasion de l’atelier de Strom. C’est bizarre parce que dans le générique de fin il est crédité Réal de seconde équipe et c’est Terry Leonard qui est le coordinateur des cascades (si quelqu’un a la réponse, merci)

Les répliques

- « Tu as du feu ? »
- « Il doit y avoir 100 raisons de ne pas fumer ces trucs. »
- « Oui, mais là, j’en vois pas une. »

- « Et il va falloir changer la sape. Tu as l’air d’un blaireau. On travaille incognito. Fringue toi utile et branché. Ce que tu mets d’habitude. »
- « C’est ce que je mets d’habitude. »

- « Tu veux savoir qui est le vrai criminel ? Le fils de pute qui a peint cette voiture. Oui c’est çà un vrai criminel. »

- « Faute de casser le traffic, on peut faire mal à certains enculés… qui font chier le monde. Je connais justement l’enfoiré responsable de toute la combine. Ce fils de pute a mal, et moi, ça me plait. »

- Tu crois que j’aime te coller au train ? Je déteste ça ! Et ta façon de conduire ! Et ton haleine au whisky !
- « Et moi tes façons de boy-scout débitant le manuel ! Je déteste les plis de tes pantalons. Et je déteste tes beignets à la con avec la saloperie rose dessus ! Personne bouffe cette merde !

La collector

- « Si vous voulez une garantie, achetez un grille-pain. »

Au final LA RELEVE est un film d’action musclé bien sympa et divertissant.

Trailer

PS Tous ces films sont à déguster une bibine à la main

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 14:07


Le dossier de Zeke sur Mario Kassar et Andrew Vejna m’avait intrigué

http://www.dvdrama.com/blog/zekesky/4118/"

En effet directeurs du studio Carolco ils ont produits des perles comme la trilogie RAMBO (vivement le 4ème volet), TOTAL RECALL, TERMINATOR 2 mais aussi des films qui ont connu moins de succés comme L’ILE AUX PIRATES de Renny Harlin.(j’en parle bientôt).
En 1988 Carolco produit DOUBLE DETENTE de Walter Hill : un buddy movie sur fond de guerre froide.

Résumé

Ivan Danko (Arnold Scharwezenegger) est le flic le plus coriace de Moscou. Au cours d’une descente dans 1 bar son partenaire se fait tuer par Viktor Roska (Ed O’ Ross) : un dealer très dangereux et n’ayant aucune pitié. Il réussit à s’enfuir aux Etats-Unis dans la ville de Chicago. Les autorités soviétiques voulant venger la mort du partenaire de Danko mais aussi empêcher que le poison orientale infecte l’URSS ils envoient l’homme de fer aux Etats-Unis afin de ramener Viktor. Il fera équipe avec les sergents Art Ridzik (James Belushi) et Gallagher (Richard Bright) qui ne connaissent pas les véritables motifs du policier soviétique. Le partenaire de Ridzik se fera tuer par les complices de Viktor lorsque Danko voudra le ramener.

Walter Hill réal, producteur(ALIEN et ses suites…), scénariste (GUET APENS…) signe ici un très bon buddy movie : testotéroné, violent mais drôle aussi.

I need cooperation

Les relations USA-URSS étant assez délicates à l’époque la production a du redoubler d’efforts auprès des autorités soviétique pour filmer à Moscou. Après 6 mois de négociation l’équipe US obtiendra l’autorisation de filmer avec une caméra sur la place rouge. La raison étant que le policier Ivan Danko est considéré comme un héros. Cette propagande réelle a été transposée dans le film lorsque le chef d’Ivan souhaite qu’il ne dise pas les problèmes intérieurs du pays.
Pour les scènes de rue et de descente la production ira à Budapest. La baston dans la neige sera filmée en Autriche. Cette délicate collaboration permettra néanmoins de filmer des scènes géniales comme la descente dans le bar mais aussi celle mélancolique de l’enterrement du partenaire de Danko.

Le buddy movie

Mix entre la comédie et l’action ce genre a eu son âge d’or pendant les 80’s surtout aux USA. Des films comme 48 HEURES, 48 HEURES DE PLUS, L’ARME FATALE, TANGO ET CASH mais aussi pendant les 90’s avec LA RELEVE, MONEY TRAIN, BAD BOYS, COMME UN OISEAU SUR UNE BRANCHE, LE DERNIER SAMARITAIN ARGENT COMPTANT, RUSH HOUR et les années 2000 avec les suites BAD BOYS 2 et RUSH HOUR 2. Mais le tandem avait été mis en avant dans des séries comme STARSKY ET HUTCH et DEUX FLICS A MIAMI pour les plus connus. (j’oublie de nombreux Buddy movies).

L’histoire est quasiment la même : un tandem se forme entre deux partenaires que tout oppose (CSP, sexe, âge, couleurs de peau). Ils devront mettre de côté leur conflits d’intérêts et faire équipe a afin de résoudre l’enquête. A noter qu’un buddy movie ne concerne pas toujours des flics. LAST ACTION HERO n’était-il pas un hommage aux buddy movies et les partenaires improbables (assignation des équipes et partenariat Danny / Jack).

Mais revenons sur DOUBLE DETENTE ; Walter Hill déjà réal du premier 48 HEURES en 1982 mettra en avant les différences culturelles et surtout politiques d’un policier US et soviétique. Il décrit les valeurs de chaque pays : le libéralisme et le communisme. C’est Ivan Danko qui découvre les USA par le biais d’Art Ridzick. Et la ville de Chicago n’a sûrement pas été choisie au hasard pour les besoins de l’histoire (lien entre l’est et l’ouest, proximité avec la frontière, passé pendant la prohibition) et puis c’est aussi la ville d’ou est originaire James Belushi. Cette ville a aussi servi de cadre pour BLUES BROTHERS, LA FOLLE JOURNEE DE FERRIS BUELLER.

Situé vers la fin de la guerre froide DOUBLE DETENTE parle déjà de la mafia russe qui s’enrichira davantage pendant les 90’s. Il y a aussi le problème de la cocaine.

Les répliques (VO)

- « Hate to break up the romance but I’m park in a red zone. No offence !

- “What did he do ? Piss against the Kremlin wall ?”

- “Danko”
- “You’re welcome”

- “Look, just out of curiosity and because cops are cops the world over, how do you Soviets deal with tension and stress ?”
- “Vodka.

- ”Where is the locker that this key opens ?”
- Viktor lui répond en russe
- « What did he say? »
- “He said go and kiss your mother’s behind.”

-“Take it easy !”
-“I’m fine ! Everyday someone tells me I Should fuck my mother’s ass.”
-“Have you already seen your mother’s ass ?”
-“Then you ‘d want to fuck it.”

- “I know work undercover.”
- “Undercover ? You look like Gumby.”

- “Take me to the same hotel”.
- “Do I look like a fucking cab”?
- “Yes”.

- “In this country we try to protect the rights of the individuals. According to Miranda Act you can’t touch his ass.”
- “I don’t want to touch his ass. I want to make him talk.”

-“Who is Dirty Harry” ?

En résumé DOUBLE DÉTENTE est un film drôle avec des scènes d’actions bien filmées (gunfights, bagarres, poursuites) et des méchants cruels. Il conserve son charme 80’s (look d’Arnold) avec le portrait de ses 2 policiers que tout oppose mais qui réussiront à coopérer en se comprenant et en usant des méthodes de chaque pays (le magnum 44). Et puis le Podbyrin d’arnol lui donne de la gueule aussi : Imaginez si il avait le walter PPK, c’est comme si on lui donnait le criquet infernal de MIB. Et je trouve le titre français génial.
A noter en second rôle Gina Gershon et Laurence Fishburne.

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 21:54


En 1986 sort PLATOON d'Oliver Stone ;un film autobiographique sur la guerre du Vietnam. Un jeune idéaliste se rebellant face au futur que lui proposent ses parents découvre le bourbier vietminh. Dans ce film l’interventionnisme US est critiqué mais semble moins virulent que SALVADOR sorti un an plus tôt. En fait Dans PLATOON,O. Stone s’attache plus aux rapports et aux émotions des personnes pour nous montrer la réalité. L’ennemi se trouve peut-être dans son propre camp ? D’ailleurs Taylor partait la fleur au fusil il en ressortira métamorphosé mais il aura mûri. L’accroche du film “The first casualty of war is innocence” est parfaite. On pourrait penser que ce film parle des désillusions dus à notre entourage mais aussi de son pays sûrement traité dans NE UN 4 JUILLET que je n’ai pas vu.

Mais revenons sur WALL STREET. Après avoir obtenu l’ oscar du meilleur réalisateur et bien d’autres récompenses début 1987 pour PLATOON le réal se penche sur le monde des finances. La trame semble être la même que celui de son film précédent. Il propose aussi une analyse du rêve américain avec sa ville symbole New York.

Résumé

Un jeune courtier en bourse Bud Fox, ambitieux, arrive à convaincre le magnat des finances Gordon Gekko d’être son client. Le prenant sous son aile le maître apprendra à son élève les secrets du système et notamment l’importance de l’information privilégiée et de l’espionnage industriel.

La génèse

Après les oscars de 1987 Oliver Stone cherchait à retourner vers ses racines et aussi New York d’ou il est originaire. Son père Louis Stone était un courtier en bourse. Il travailla toute sa vie à Wall Street. Même le réal. a connu l’effervescence des marchés boursiers. Grâce à son père il travailla à 18 ans à la bourse de Paris ou il vendait / achetait du sucre et du cacao. Cette expérience sera bénéfique pour la préparation du film. En plus de proposer un thriller financier, le réal nous montre l’évolution de Wall Street : ce sont les jeunes loups qui commencent à apparaître et ils viennent d’horizons différents. Cette époque est aussi très bien décrite dans AMERICAN PSYCHO. D’un autre Il n’hésite pas à parler des relations père/ fils tout en rendant un hommage à son père.

Le scénario

C’est en rencontrant Stanley Weiser qu’Oliver Stone co-écrira le brillant scénario du film. Il s’informera sur le nouveau Wall Street et ses techniques. C’est bien simple on est projeté dans le monde des finances comme un touriste. Le message est clair : voilà comment ça se passe.
De plus les 2 scénaristes ont donné une touche très new-yorkaise avec des répliques géniales « Knicks and Chips » mais aussi l’intensité et le rythme frénétique des conversations : comme un direct en boxe. Tout doit aller vite. Un ami aux USA m’avait raconté une anecdote sur les horaires de travail dans Manhattan. Des personnes travaillaient comme des bœufs (pas loin de 100 h par semaine voir plus) pendant plusieurs années pour amasser du pognon et travailler plus tranquillement. Et la phrase est connue si tu réussis à New York, tu peux réussir partout.

Dans WALL STREET il y a aussi des passages de L’ART DE LA GUERRE de Sun Tze « Every battle is won before is even fought ». La guerre économique a remplacé la guerre traditionnel. Chacun se bat en utilisant l’intelligence, la ruse, la fermeté et la ténacité comme le rappelle Gérard Chaliand dans la préface du livre.
De plus en situant l’histoire en 1985 le film se déroule en plein période de reaganisme, période de récession économique et début des coups de poker à la bourse. Ce qui ne fait qu’anticiper ce qui se passera plus tard avec les fusions, rachats et malheureusement les licenciements. On est passé au capitalisme patrimonial ou ce sont les actionnaires qui détiennent le pouvoir. Cette période sera marqué par les délits d’initiés et dans la décennie suivante des détournements de fonds.

Petite définition du délit d’initié :
« Est défini par l’article 10.1 de l’ordonnance de 1967 comme le fait pour les dirigeants d’une société et pour les personnes disposant , à l’occasion de leur fonctions, d’informations privilégiées sur les perspectives ou la situation (de la société), de réaliser ou de permettre sciemment de réaliser, soit directement ou par tiers interposé, une ou plusieurs opérations avant que le public ait connaissance de ses informations. »

Le casting

Charlie Sheen reprend son rôle de jeune similaire à PLATOON sauf qu’il se bat dans une jungle urbaine. Il doit se faire un nom aussi bien pour lui, pour ses collègues et son père.
Oliver Stone demandera à C. Sheen de choisir entre 2 acteurs pour jouer son père Carl Fox. Ce sera soit Jack Lemmon ou Martin Sheen. Il choisira son vrai père. Ce qui amènera des scènes poignantes.
Pour interpréter Gordon Gekko le réalisateur choisira en premier Richard Gere que l’acteur refusera. Un regret que l’acteur exprimera au réal des années plus tard. La Fox proposera Micheal Douglas contre Warren Beatty pour Oliver Stone. La connaissance de Michael Douglas sur les marchés financiers et ses contacts lui permettra d’obtenir l’un de se meilleurs rôles et de montrer tout son talent grâce au réalisateur qui le poussera. Ce rôle sera un tournant dans la carrière de l’acteur (oscar du meilleur acteur) puisqu’il enchaînera des personnages dramatiques et imprévisibles comme la même année OBCESSION, puis BLACK RAIN, BASIC INSTINCT, CHUTE LIBRE, THE GAME…

Darryl Hannah Martin et Charlie Sheen

Le reste du casting est complété par Darryl Hannah (assez mimie) mais dont le rôle semble avoir été le moins développé et qui manque peut être de profondeur. Mais bon elle ne fait pas potiche non plus. Je me souviens de son rôle de sirène dans SPASH. Cuentin lui permettra d’interpréter la redoutable Elle Driver dans KILL BILL. Sean Young interprète la femme de Gordon Gekko : Kate. L’actrice n’a pas hésité à dire qu’elle jouait le rôle de Darren. Bonjour l’ambiance. Le tout jeune James Spader interprète Roger Barnes : avocat d’une grande compagnie et ancien camarade de promo de Bud Fox. Terence Stamp est Sir Larry Wildman : adversaire de Gordon Gekko. Puis nous avons Hal Holbrook qui interprète Lou Manheim : hommage au père d’Oliver Stone aux conseils avisés. Enfin il ne faut pas oublier l’éternel second rôle de beaucoup de films d’O. Stone : John C Mc Ginley : connu des aficionados de SCRUBS (Pacboy, Zeke, Tib) mais aussi du Sgt O’ Neal dans PLATOON avec la VF de Patrick Poivey qui balancera le mythique « Les prétextes c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un ». Dans WALL STREET il est Marvin le collègue de Bud. Il jouera dans TALK RADIO, NE UN 4 JUILLET, NIXON, L’ENFER DU DIMANCHE. Il donnera un rôle de courtier au vétéran du Vietnam Chuck Pfeifer.

L’équipe

En s’entourant de ses fidèles collaborateurs dont il n’hésite pas à féliciter leur travail dans le commentaire audio, Oliver Stone retrouve son directeur de la photographie Robert Richardson. Ils seront ensemble de SALVADOR à U-TURN. Et on peut dire que son boulot a été grandiose. Avec son équipe il élaborera des plans séquences géniaux (l’arrivée de Bud au bureau, la lever de soleil, la fin) permettant de saisir la frénésie des échanges boursiers (filmer dans le NYSE, les plans dans les bureaux) et de la ville mais aussi les scènes les plus intimes ou sensibles (hôpital, dialogues dans l’ascenceur). Le producteur du film Eward R. Pressman permettra au réalisateur de construire des décors (le bureau Jackson & Stein) mais aussi de donner une vision réaliste (cours de la bourse qui défilent). Et puis que dire des costumes surtout ceux de Gordon Gekko très classes d’Ellen Mirojnick. Les costumes différenciant chaque personnage et montrant leur évolution dans l’histoire. On pourrait opposer les 2 acteurs Martin Sheen / Michael Douglas : cols bleus contre cols blancs.

Buddy Fox : 3 pères

C’est Charlie Sheen qui conseilla à O. Stone de choisir ce prénom. Le prénom et le nom résume bien la personnalité du jeune homme. Buddy signifie sympa et veut dire pote. Fox veut dire renard : donc malin.
Bud est en fait un jeune courtier issu du Queens. Son père travaille au service maintenance d’une compagnie aérienne. Il fera face à 3 visions paternels : Carl Fox, Gordon Gekko et Lou Mannheim. Il trahira son père 2 fois quand il révélera l’information et quand Gordon voudra revendre en petite pièce la compagnie faisant une plus value énorme. Son but était-il de détruire Bluestar dés le début ?

Le rêve américain

Bud Fox veut tout faire comme son modèle Gordon Gekko. Il part de rien pour arriver a voir grand. Mais il ne peut y arriver aussi facilement. En donnant un coup de pouce à son destin il révèle une information confidentielle et c’est à partir de ce moment qu’il vend son âme au diable. Gordon Gekko est un vendeur né avec un instinc de tueur mais ses techniques sont illégales : espionnage, récupération d’informations confidentielles, chantage Le rêve est à ce prix semble t-il.

Gordon et Bud

Oliver Stone parvient à montrer l’envers du décor de Manhattan. Il met en avant l’envie de réussir (photographie dorée pour les levers et couchers de soleil : la fortune sourit-elle à celui qui se lève le plus tôt ?). et là ou il est excelle c’est durant les premières minutes. En mettant FLY ME TO THE MOON de F. Sinatra. Il oppose la vision romantique (touristes et immigrants) que nous avons de New York et donc du rêve américain face à la dure réalité. Au fûr et à mesure le rythme s’accélère. Nous suivons Bud Fox partant au boulot, compressé dans le métro, les élévators, l’ascenceur etsurtout un plan en contre plongée ou la caméra est posée par terre montrant une vue vertigineuse des buildings. Rien ne le distingue des autres. Il doit réussir pour devenir comme son modèle Gordon Gekko afin de se faire un nom et donc gagner une plus grande place (bureau perso.).
Le réal n’hésite pas à montrer la différence du niveau de vie : quqnd il film des clochard (Bud lisant le Wall Street jouranl annonçant que Bluestar est exonéré, quan il quite le bureau de Roger Barnes)

Cols bleus contre blancs

Bud Fox doit faire face à 2 visions paternels : son père mécanicien et syndicaliste (tendance démocrate) et Godron Gekko investisseur (capitaliste). Au moment ou Bud révèle l’info sur Bluestar on sent que les 2 pères peuvent difficilement s’entendre (Gordon hait les syndicats) et Carl Fox s’inquiète pour son fils (il fume quand il le voit) et ne comprend pas son choix de métier même si il aime son fils. Il n’approuve pas son métier (dialogue dans le bar). Néanmoins les 2 pères s’opposent aussi à leur motivation. Godron cherche le pouvoir, ou une ascencion infinie qui ne peut s’arrêter « je n’ai rien crée je possède » contre « crée au lieu de vivre sur la vente et l’achat des autres » pour son père.

If you're not inside you're outside

A l’opposé il y a la 3ème figure paternelle Lou Mannheim prodiguant des conseils que n’écoutent pas Bud. Lou a une expérience, bien que froid et sérieux il prodigue des conseils à Bud «Le problème avec l’argent c’est que ça te fait faire des choses que tu ne veux pas faire. » comme un père donnant des conseils à un fils qui ne l’écoute pas. Si bien que quand il se fera arrêter par la SEC Bud s’en rendra compte trop tard.
Bud trahira ses 2 pères. Tiraillé par ses liens familiaux et son ascension il ne sera plus dans un rêve lorsque Gordon le trahira et que son père fera une crise cardiaque. Ces 2 actes peuvent être interpréter comme un rappel l’ordre de Lou.

On en sort grandit

L’aventure de Wall Street permettra à Bud d’avoir une expérience sur sa propre personnalité. Se posant la question qui est-il ? Etait-il prête à trahir son père et ruiner une compagnie pour suivre Gordon ? Je pense comme le rappelle O. Stone que Bud savait vers quoi il s’engageait quand il a révélé l’info sur Bluestar. Il s’est laissé emporté. Pour être aller trop loin il devra aller en prison, le prix à payer comme le dit Carl Fox. Il sait qu’il s’est fait utiliser. En fin de compte le début et la fin du film se ressemble : Bud reste une personne qui fait parti du système capitaliste. Comme disait Tyler Durden « Ce n’est qu’après avoir tout perdu que tu es libre de recommencer ».

Gordon Gekko : modèle ou vilain ?

L’influence de WALL STREET est énorme. Même si le film a eu un petit succès, il s’est forgé une réputation au fil des années. Dans LES INITIES les jeunes loups citent les passages de leur modèles G. Gekko (« greed si good »). La performance de M. Douglas poussait par son réal lui permettra de gagner l’oscar du meilleur acteur en 1988.

Greed is good

La personnalité du requin est assez ambiguë comme le rappelle O. Stone on admire mais on déteste Gordon Gekko. En appliquant les principes de Sun Tse sur l’art des affaires face à ses ennemis, Gordon pourrait être une métaphore du système capitaliste US. Ce système pourrait fonctionner un certain temps mais son hégémonie ne serait pas intemporelle. Si je faisais de « l’anti-américanisme secondaire » je dirais que les « états-uniens » seraient tous motivés par le pouvoir et le contrôle. Oliver Stone n’avait-il pas écrit pour SCARFACE « Dans ce pays il faut de l’argent. Une fois que t’as l’argent t’as le pouvoir. Une fois que t’as le pouvoir t’as les femmes. ». Le pouvoir ou plutôt le contrôle n’est-ce pas le souhait de Gordon ? Ce ne sont plus les lois qui régulent le monde mais le jeu de l’offre et de la demande.

Mais Gordon n’est pas immortel. A 2 reprises Oliver Stone fera baisser la lumière sur Gordon pour d’une part faire apparaître son côté sombre quand il encourage Bud à le rejoindre en lui demandant de lui apporter des infos et de ne pas la deviner. Puis à la fin quand il rachète les actions Bluestar on ne voit plus son visage ni son corps, il devient tout noir : son heure de gloire est terminée.

Avec WALL STREET Oliver Stone démontre qu’il peut faire un film prenant, une critique du système et un thriller financier. Un classique 3 films brillants. Je trouve dommage que ce film n’est pas été nominé pour d’autres catégories (meilleur scénario entre autres).

A noter que Martin et Charlie Sheen se renverront la balle de leur films sur le Vietnam dans l’hilarant HOT SHOTS 2 « tu étais épatant dans Wall Street » et qu’ils ont joué dans un autre film les rôles père/fils dans ONDE DE CHOC édité chez Metro Tib

Le réal fait aussi une petite apparition au moment ou l'écran se disie en plusieurs parties.
J’avoue de O. Stone je n’ai vu que SALVADOR, PLATOON, TUEURS NES : du pain sur la planche.

Et pardon pour les oublis

Sources : Commentaire et documentaire du DVD WALL STREET
L’ART DE LA GUERRE de Sun Tze, éditions. pocket

Lien

très bon site de fan en anglais

Musique du générique de fin

 


talking heads
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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 21:31

 

Joe Dante le génial réal des GREMLINS, de L’AVENTURE INTERIEURE, de SMALL SOLDIERS a réalisé des films osés, hilarants et critiques sur la société US. Mais il a aussi réalisé 2 films d’horreur épouvante PIRANHAS et HURLEMENTS.

A ce jour son plus grand succès est GREMLINS sorti en 1984 et produit par S. Spielberg. En 1985 sort EXPLORERS un film plus intimiste et tranquille que ses autres longs.

Mais pourquoi parler de ce film ? C'est parce que c’était l’un des mes préférés étant jeune (cad il n’y a pas si longtemps). Mais ce film m’a marqué parce qu’il semble être le plus personnel du réal montrant son amour pour le cinéma de SF, les toons et l’enfance mais sans renier pour autant son esprit critique sur les US. Comme si c’était une autobiographie

A noter que ce film marque les débuts de E. Hawke et de R. Phoenix

Résumé piqué sur les Années Laser :
« Trois jeunes garçons construisent une navette, persuadés que quelqu’un, dans l’espace, les encourage et les guide ».

L’imaginaire

Le film commence par l’extrait du film de Byron Haskins diffusé sur une TV : LA GUERRE DES MONDES (diffusé ce dimanche soir sur Arte). L’extrait nous montre les vaisseaux ET détruisant les bâtiments. C’est là que la caméra fait un zoom arrière puis tourne vers la gauche pour nous montrer Ben endormi. Il rêve. Ce dernier se retrouve dans les nuages en train de voler. Il arrivera sur un gigantesque circuit imprimé (sorry Geouf c’est le seul mot que j’ai retenu de mes cours de techno) puis arrivera sur un schéma juste avant de se réveiller. On comprend peu à peu l’envie de Ben de voyager dans l’espace.

3 garçons dans le vent

Le contact des ET passera d’abord par Ben le plus rêveur et romantique du trio. Il dessinera le schéma de son rêve puis le passera au scientifique Wolfgang. Darren, quant à lui sauvera Ben d’une bagarre au lycée.
Il faut souligner les 3 caractères bien distincts des garçons qui semblent ne pas rentrer dans le moule au lycée.
Ben est un geek fan de SF, de l’espace, il rêve de devenir cosmonaute. On peut dire que c’est lui qui est souvent dans la lune parce qu’il est amoureux de Laurie et qu’il se passionne pour les rencontres du 3ème type.
Wolfgang est un scientifique très terre à terre voir anxieux. Il préfère se reposer sur des calculs et sur la confiance de la science.
Darren est un marginal roulant en bécane. Il a la cool attitude et son père est au chomdu.

En fait les 3 garçons sont des ados qui semblent ne pas être intégrés du fait de leur caractères puis au fur et à mesure de leur passions pour l’espace alors que leur camarades semblent plus se soucier de la vie locale. Ben, complètement à l’ouest sur une question de sa prof pour la gaz carbonique qui nous ressort des anecdotes sur Mars ou le bad guy Steve Jackson complètement inculte se faisant traiter d’éléphantite par Ben et qui comprendra que dalle à ce mot.
On peut faire un parallèle sur le protectionnisme (en gros se soucier que de ses affaires et ne pas être ouvert) des Etats centraux aux USA pour les 3 garçons qui semblent s’épanouir grâce aux voyages dans l’espace.
Quant aux 3 ados c’est l’âge de la puberté, des relations amoureuses, de l’alcool (bière qu’apporte Darren pour baptiser la capsule)

La conquête de l’espace

Le schéma dessiné par Ben et conceptualisé par Wolfgang leur permettra de faire une bulle étanche afin d’y mettre une capsule. La bulle renvoie à l’expression du même mot.
La préparation du voyage et des tests ressemble à une comparaison de la conquête de l’espace dans les 60’s programme Apollo. Le parallèle est frappant entre le film et la réalité c’est l’envie pour Wolfgang de garder le secret. Il y a aussi un autre parallèle avec les explorateurs du 15ème siècle quand les garçons rencontrent un hélico de la police lors de leur voyages. Le but est de partir vers l’inconnu et donc toutes les superstitions et clichés du monde pour faire des découvertes mais aussi apprendre à mieux connaître ce monde. Le but est de dépasser les limites comme C. Colomb et de revenir prêcher la bonne parole aux ignorants (allégorie de la Caverne, pfou enfin placé la touche philosophique , lol).

Vous l’aurez compris les ET sont on ne peut plus amicaux. C’est eux qui lancent l’invitation à Ben, Wolfgang et Darren. On peut dire que les 3 garçons sont des élus privilégiés.

L’hommage aux films de SF

Que ce soit Ben ou les ET chacun des 2 parties a appris à se connaître par le biais des films. Ce qui on peut dire n’est guère rassurant pour les ET désirant l’amitié des humains.

Les films, les romans, les comics… qu’a visionné Ben lui donnera une opinion et une image de sa rencontre avec les aliens. Ce qui au début le désenchantera un peu.
Mais la citation et la diffusion des films montrent aussi la peur des aliens d’aller sur Terre. Des extraits du Kaiju ou du JOUR OU LA TERRE S’ARRETA entre autres montrant ces êtres considérés comme dangereux se faire tuer. Le peuple humain détruit tout comme le dira l’ET Wax. Je pense que la diffusion de ces films ont là pour montrer que l’état d’esprit sur la peur de l’étranger n’ a pas changé. D’ailleurs quand Wax entonne la chanson Rock n’ Roll is here to stay, cela prouve que lui aussi est encore focalisé sur l’état d’esprit des 50’s et 60’s du moins pour ses bons côtés.

Dick Miller’s touch

En observant les films de Joe Dante on ne peut que s’enthousiasmer de revoir son acteur fétiche Dick Miller dans des second rôles et cela depuis PIRANHAS (1978) jusqu’au LOONEY TUNES PASSENT A L’ACTION (2003). Ce que notait Cuentin dans une scène malheureusement coupée sur PULP FICTION : Monster Joe et Rachel.
« Monster Joe est joué par Dick Miller, 1 des mes seconds rôles préférés. Il est dans tous les Joe Dante. Il a fait au moins 72 films avec Roger Corman. C’était un honneur de le filmer avec Harvey Keitel. »

Les FX

On retrouve les pointures ILM pour les effets visuels qui vieillissent et surtout le génial Rob Bottin. Ce maquilleur et son équipe sont à l’origine des make-ups très réussis de THE THING , ROBOCOP.
Mais Rob Bottin a noué une relation avec l’acteur Robert Picardo (souvenez-vous de Johnny Cab dans TOTAL RECALL, tellement bien fait que je croyais que c’était un acteur). L’acteur originaire de Phillie a endossé des costumes sur HURLEMENTS et EXPLORERS, L’AVENTURE INTERIEURE de Joe Dante. Le réal lui laissera joué à l’air libre si on peut dire dans ce dernier film en jouant le cow-boy. Dans EXPLORERS il joue STAR KILLER (série Z aux FX très visibles et aux dialogues risibles hilarants). Mais dans ce film il interprète deux ET Wax et son père. Le comédien dira de son expérience :
« Ce maquillage a été un cauchemar pour moi. Je crois que le jour ou j’ai dû revêtir le corps du père extraterrestre fait partie de mes pires souvenirs. Il y avait des mécanismes en fer et des câbles partout autour de mon corps. Ça pesait une tonne. Puis, il a fallu me maquiller pendant presque une nuit pour pouvoir être prêt, le lendemain, à travailler toute la journée dans cet instrument de torture. Je ne pourrai jamais recommencer un truc pareil ! »

La musique

Le compositeur Jerry Goldsmith composa des morceau aussi bien conquérants que plus intimes, voir mélancoliques appuyant la performance des comédiens. A certains moments j’ai eu l’impression de reconnaître son formidable travail sur TOTAL RECALL (J'ai fumé ?)

 

Pour finir EXPLORERS est un pur film 80’s mélancolique mais aussi hommageux. En espérant vous avoir donné envie de (re)découvrir ce très beau film. Le perso de Dick Miller est là pour rappeler le grand enfant qu’est Joe Dante et la part de rêve que nous conservons en chacun de nous tout au long de notre vie.

Et je m’excuse encore du style brouillon (pourquoi j’ai pas écouté ma prof de français ?)

DVD dispo dans une bonne édition
Son 5.1 pour VO et Mono pour VF, VE, VA
Image correcte qui montre le superbe boulot de la photographie le film se passe presque entièrement la nuit ou dans des endroits sombres.
Suppléments là c’est l’incompréhension il y a 2 scènes coupées qui étaient présentes dans le film sur la VHS.
La 1ère scène montre l’arrivée de Ben et Wolfgang au lycée et qui précède la bagarre avec Steve Jackson (une éléphantite)
La 2nde scène montre les 3 boys remontaient la capsule de la décharge pour la cacher. Arrivés au sommet, tout en s’engueulant ils la laisseront dévaler dans la rue.
C’est dommage qu’il n’y ait pas la BA, un doc. (similaire à celui de THE THING de J. Carpenter) et un commentaire audio. Mais bon j’en demande beaucoup.

Sources :
Les années Laser déc-janvier 05

DVD collector PULP FICTION édité chez Wild Tib (voir la scène coupée de Monster Joe)

Mad Movies HS n°7 EFFETS SPECIAUX : numéro monstres p 84 à 86


Extrait la BO

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 20:52


Sorti en 1998 HARD RAIN est un jeu de chat et de la souris sur fond de film catastrophe (pluie torrentielle) et d’action (gunfights, explosions) réunis.

Des pluies torrentielles s’abattent sur la ville de Huntinburg dans l’Indiana. Face à cette montée des eaux la ville est évacuée et le shériff organise le départ des derniers habitants. Non loin de là passent Tom et Charlie 2 convoyeurs de fond qui finissent leur journée de travail. Et la journée a été bonne (3 millions de $). Malheureusement le camion tombera en panne aux abords de Huntinburg. Cette opportunité sera saisi par Jim et ses complices pour dérober le précieux magot. 1 des 2 convoyeurs ne s’en sortira pas (devinez qui ?) au cours d’une fusillade. Réussissant à s’enfuir avec l’argent Tom tentera d’échapper à ces hommes sans scrupules dans une ville inondée.

Mon dossier de presse terminé passons aux choses sérieuses. HARD RAIN est réalisé par un technicien ayant fait largement ses preuves sur des films spectaculaires. Originaire du Danemark Mikael Salomon a été directeur de la photographie sur beaucoup de films dans son pays natal. Puis au début des années 90 il s’exilera aux USA. Sa longue expérience lui sera bénéfique puisqu’il travaillera encore sur la photographie de plusieurs films spectaculaires ou fantastiques (BACKDRAFT, THE ABYSS) mais aussi pour les autres genres sur ARACHNOPHOBIA et ALWAYS. M. Salomon est maintenant réalisateur et il a dirigé plusieurs épisodes de série TV : ALIAS, puis pour HBO : ROME et BAND OF BROTHERS sur les épisodes 3 et 10 (raaah quelle putain de série !!).

L’histoire est écrite par Graham Yost (SPEED, BROKEN ARROW, MISSION TO MARS, LE DERNIER CHATEAU et 2 épisodes sur DE LA TERRE A LA LUNE et BAND OF BROTHERS)
HARD RAIN représente un défi de taille sur le plan logistique (filmer une pluie de nuit et des inondations). Le but est de trouver un endroit ou filmer les scènes d’une ville inondée. Plusieurs scènes seront filmés en studio en Californie et au Canada. Pour conserver le réalisme des destructions mais aussi la sécurité de l’équipe le réal utilisera les maquettes (dont la destruction du barrage qui ressemble à celle de DANTE’S PEAK), les effets visuels et les cascadeurs.

Le réal sera aidé par un casting des plus croustillants :
Christian SLATER (aussi producteur exécutif) qui interprète Tom
Morgan FREEMAN qui interprète Jim (superbe chapeau)
Minnie DRIVER qui interprète Karen (elle cherche à protéger l’église)
Randy QUAID qui interprète le shérif (ah l’accent !)

Mais revenons à l’histoire. En terme d’action le film propose plusieurs poursuites dont une en jet ski dans les couloirs d’une école, des gunfights dont un très réussi dans un cimetière et une église, des explosions. L’autre point fort est qu’il conserve son suspense tout le long même si on sent la fin venir (qui s’en sortira). L’originalité vient aussi du retournement de situation (pas des plus réussis d’ailleurs).

Attention spoilers

Randy Quaid qui s’empare de l’argent et qui veut tuer Tom et Jim. Matez son regard. Attiré par l’appat du gain il retournera sa veste. Les gentils deviennent méchants et vice versa. Il utilisera les techniques de chasse (contournement, feu dans l’église).
Et il faut souligner l'alliance Tom/Jim.

Fin des spoilers

HARD RAIN jongle parfaitement avec les 2 genres : action et catastrophe (l’un ne prenant pas l’avantage sur l’autre).
D’un autre côté il y a quelques situations comiques bibliques (non Tib pas Ezekiel 25 verset 17) et un hommage à la chanson RIVER de B. SPINGTEEN et religieuses (se faire assommer par un crucifix). Le film est réussi grâce à l’approche du réal de filmer des scènes très difficiles (on en ressort mouillé) mais aussi grâce à un photographie très efficace (jaune ambrée et bleu) rappelant par moment celle de BLADE 2 pour le contraste nuit/jour. Mais il ne faut pas le prendre au sérieux. Ç’est un très bon divertissement et mention spéciale pour les acteurs R. QUAID et M. FREEMAN. A noter aussi la séquence d’ouverture de plus de 3 min qui va du mont Paramount jusqu’au visage du shérif dans la ville. Et le réal n’oublie pas de nous indiquer le niveau d’eau (la statue du centre-ville). Lol

Sources
Imdb

 

Trailer

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 20:48


Résumé
Un groupe de terroristes prennent en otage l’USS Missouri et ses marins dans le but de revendre son armement (missiles Tomahawk et nucléaires) à d’autres terroristes. Malheureusement pour eux leur projets seront contrecarrés par un chef cuisinier ex-Seal spécialiste en ars martiaux, explosifs, armes et tactiques ( ça me fait penser qu’il faudrait que je revoie le film NAVY SEALS avec Charlie Sheen).

Histoire

L’USS MISSOURI représente à l’époque de la sortie du film une fierté pour l’histoire militaire US des 50 dernières années. Ce bâtiment de guerre construit après l’attaque de Pearl Harbor (Zeke quelle année ? lol) a connu les batailles navales du Pacifique opposant les marines aux forces impériales japonaises (au passage vivement les prochains Clint) mais c’est sur ce navire qu’a été signés la réédition du Japon le 2 septembre 1945 mettant fin à la WW2 . Il a aussi participé à la guerre de Corée et a tiré les premiers obus sur Bagdad au début de la 1ère guerre du golfe. C’est donc tout un symbole.

UNDER SIEGE rend hommage aux années de service de L’USS Missouri au moment de la cérémonie pour les 50 ans de l’attaque de Pearl Harbor. Les images d’archive montrent G. Bush Sr, son épouse et Dick Cheney présents à cette cérémonie. Il y a donc un parallèle entre l’histoire et la fiction. De plus les plans larges et rapprochés nous montrent parfaitement le navire. L’équipe ayant eu les autorisations de filmer une fois le navire à quai à San Francisco et donc inoffensif. Ce qui d’ailleurs montre une petite incohérence. A certains moments l’océan est calme et plat. Mais bon je vais pas faire mon chieur de service.

L’équipe

En bon gestionnaire Steven est un des producteurs . Son passé chez les marsouins lui aurait –il permis d’avoir des autorisations ? UNDER SIEGE est signé Andrew Davis un bon réal calé en suspense et en traque avec LE FUGITIF et POURSUITE. D’ailleurs il s’était échauffé avec Steven dans NICO.
Mais le réal a aussi un excellent directeur de la photographie pour la nuit (splendides gunfights et explosions) souvenez-vous des explosions dans POURSUITE. Dans UNDER SIEGE le réal. s’appuiera sur une photographie bleutée pour les extérieurs du bateau et orangée pour l’intérieur (surtout quand le courant est coupé). Andrew Davi retrouvera son directeur de la photo sur POURSUITE. Quand au scénariste c’est JF Lawton il s’est chargé de la comédie romantique PRETTY WOWAN avec mon cauchemar sur le jeu du week-end Richard Jouir (la joke est pas drôle mais bon De Caunes / Garcia j’adore). Il a participé à l’histoire de la suite PIEGE A GRANDE VITESSE et a pris sa correspondance pour les airs dans UNDER SIEGE 3 (en projet mais annoncé dixie imdb).

Du côté du casting on retrouve des têtes connus mais surtout des méchants complètement allumés.
Tommy Lee Jones en chef des terro (ancien agent de la CIA nommé Stranix) imprévible et psychopathe et fan des looney toons (ce qui amènera des discussions très houleuses avec le conseiller du président et le chef de la CIA).
Garay Busey (commandant en second) traitre et grosse enflure n’en n’ayant rien a ciré de ses hommes.
Colm Meaney en vrai bad guy (second de Stranix et spécialiste en soudure) assez hérissant. Souvenez-vous du Duncan Malloy sur LES AILES DE L’ENFER mais aussi du malheureux pilote du Windsor 114 sur DIE HARD 2.

Dans les situations un brin clichés, on retrouve les exécutifs derrière leur bureaux. D’ailleurs 3 d’entre eux reprendront leur poste dans PIEGE A GRANDE VITESSE :
Nick Mancuso est Tom Breaker : ancien chef de Stranix bonne capacité au stress mais il sera barbu et enchaînera clope sur clope dans la suite.
Andy Romano est l’amiral Bates
Dale Dye est le capitaine Garza soutien de Ryback. Mais D. Dye ancien officier ayant combattu au Viet-Nam est reconnaissable dans pleins de second rôles (PLATOON, TUEURS NES, JFK,ALERTE, ALWAYS, MISSION IMPOSSIBLE, STARSHIP TROOPERS, SAVING PRIVATE RYAN, BAND OF BROTHERS). Sur plusieurs des ces films il était aussi conseiller militaire tout comme la série de jeux vidéo MOH.

Du côté du soutien affectif (je sais elle est pas drôle) on retrouve Miss Juillet 1989 (faudrait que je retrouve les anciens playboys) et je vais dire qu’elle est très mimi. Pour les alliés on retrouve Damian Chapa (qui c’est celui-là ?). mais écoutez-Zeke il a la réponse c’est le Ken du STREETFIGHTER avec Jean-Claude. A noter aussi Patrick O’Neal dans le rôle du commandant qui adore les plats du cuisinier.

Un DIE HARD like

Pourquoi le cacher le jeu du chat et de la souris avec David contre Goliath sur un bateau s’inspire du chef-d’œuvre de J. Mc Tiernan. Le film se sépare en 3 parties (c’est toi qui a dit encore Tib ?). On fait la connaissance avec Steven en cuisinier (pas très crédible même avec ou sans sa toque, ce qui donnera lieu à l’une des répliques les plus hilarantes du film (calme toi Tib j’y vais mollo sur mes répliques). Casey Ryback cuisinier sur l’USS Missouri ne s’entend pas du tout avec le commandant en second Krill. Pour coup et blessures sur son supérieur il se fera enfermé dans le frigo comme un garnement. Mais bon en même temps tu peux dire à Steven de se coller au fond de la classe ? il réussira à s’échapper et à affronter seul ou presque tous les terro. Et c’est là ou le film est réussi on retrouve ce jeu de cache-cache ou un emmerdeur fait capoter les plans. Il ne faut pas sous-estimer un cuisinier comme le rappelera Stranix à Krill : « ce n’est pas l’œuvre d’un simple cuisinier ».

Autre réf. A DIE HARD les scènes d’action mais plus variées (corps à corps, combats aux couteaux, beretta, 45, MP5, UZI) et des explosions bien foutus sauf les explosions vu de loin (missiles, avion de chasse, hélicoptère de l’équipe SEAL). Enfin que serait DIE HARD sans le 2nd degré des répliques cinglantes de John Mc Clane. Dans UNDER SIEGE les répliques fusent mais elles sont hilarantes (c’est un one man show). Casey Ryback se permettra de donner un cours particulier à Miss Juillet sur le MP5 tout comme le serveur à … pour le 45

Les répliques (en VF)

- « Hé Ryback ! Qu’est-ce que t’as fais de ta tenue ? »
- « Le pauvre petit, il a pas de tenue »
- « Hé oui je manque de tenue, c’est bien connu. »

- « C’est affreux les mecs ! Je tremble comme une feuille. Je sens que je vais avoir la chiasse tellement j’ai peur en pensant à M. Krill et à toutes les horribles choses qu’il va me faire. »

- « Je comprend pourquoi vous êtes cuistot, vous frappez comme une gonzesse. »

- « Franchement, est-ce que j’ai l’air d’avoir besoin de tests psychologiques ? »
- « Absolument pas ».

- « Le second m’a prévenu, vous êtes givré. Ch’uis pas givré, ch’uis frigorifié. »

La collector
- « Et vous vous êtes qui ? Un type des forces spéciales ou quelque chose comme ça ? »
- « Non, moi je suis cuisinier. »
- « Cuisinier ? »
- « Un tout petit cuisinier ».
- « C’est pas vrai ? alors on a aucune chance. »

- « J’ai deux principes : primo je ne sors pas avec les musiciens et secondo je ne tue pas mon prochain. »
- « C’est bien. Je suis ravi d’entendre ça. Ouais c’est vrai ça laisse des possibilités. »

Maintenant que Tib a envoyé un contrat sur moi pour cause de citations et de répliques abusives (bientôt cire pompes, non ? lol), je peux parler un peu des moments savoureux et qui font la marque de Steven sur plusieurs de ces films. C’est son visage statique qui traduit un manque de jeu et donc d’émotions sur les scènes intimes, je veux dire tranquilles mais aussi de castagnes. Et puis Steven est un insensible. Se faire harponner (c’est le terme exact ?) par une encre sans pleurer et presque sans saigner ben chapeau. Le pauvre John Mc Clane fini quand même avec un marcel en chiffon ensanglanté et les pieds couverts de verre alors qu’il a affronté 10 terro, un journaliste arriviste et un chef de la police incompétent. Et il arrive à reconquérir sa femme. Bravo, non ?

Au final PIEGE EN HAUTE MER est un des meilleurs films de Steven Seagal doté de méchants géniaux, un suspense et une bonne zik d’accompagnement et des scènes noctures bien photographiées. Il marque surtout l’apparition d’un des cuisiniers les + célèbres au cinéma.
Mathius l’avait dit pour DIE HARD : souvent copié jamais égalé.
Bref c’est le film qui ne prend pas la tête et qui se regarde avec plaisir. Steven le punisher ?

Private joke pour le duel au couteau final Tommy Lee Jones prendra sa revanche dans TRAQUE de William Friedkin.

Sources
imdb


Un très bon site de fan avec des liens hilarants allez checker sur la rubrique SPOOF puis aller sur Toilet cartoons (ce sont des cartoons faits par des fans avec des guests dont les fans de Cuentin apprécieront surtout pour le dernier)

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 20:44

Le film de Phil Aleden Anderson est un bon mélange de thriller, de suspense, de politique, d'ironie et de film de casse. La jaquette du DVD m'avait intrigué. Un peu comme la série Mission Impossible.
Avec un casting prestigieux :

Robert Redford
Sydney Poitier
david Strathairn
Dan Aykroyd
River Phoenix
Mary Mc Donnel
Ben Kingsley
Stephen oelovsky
James Earl Jones

Petit résumé

Martin Bishop (Robert Redford) et son équipe forme un groupe de pirateurs hétérogènes chargés de vérifier les systèmes de sécurité des grandes entreprises(multinationales, banques d'affaires...).
Un jour deux agents de la NSA leur demanderont de piquer une boîte noire au procédé révolutionnaire. (les hackers apprécieront)

Un créneau assez porteur. Ce sont des consultants qui donnent leur avis en pénétrant et en volant dans les bâtiments étudiés mais ils rendent la monnaie.
On peut dire que ce qu'ils font est assez original. Tout comme les compétences hétéroclites (5 syllabes je suis bon , lol) des différents membres.
Nous avons :
un ancien membre de la CIA (Sydney Poitier)
un as des gadgets (dan Aykroyd)
un jeune génie (River Phoenix)
un ingénieur du son aveugle (David Strathraim)
une prof de piano (Mary Mc Donnel)
Un leader ancien pirates informatique idéaliste de la fin des 60's (Robert Redford).

Je pense que le film est divisé en 3 parties:

la présentation des persos

En commençant par un flash-back se déroulant en 1969 dans une université par un temps ennigé la nuit.
le réal nous présente deux étudiants voulant pirater le système pour changer le monde. Avec une réplique qui tue "Pouvoir au peuple"
Il y a Martin (Robert Redford) et Cosmo (Ben Kingsley). Cosmo sera capturé par la police et Martin s'en sortira mais il sera traumatisé par la capture de son ami. A signaler que la transition vers le présent est très bien réalisée. En fait au début du film, l'image est présenté comme 4:3 (ceci n'est pas un défaut de votre téléviseur aurait dit la voix d'AU DELA DU REEL). A la fin de la capture la neige recouvre l'image, cette dernière se fond pour devenir un écran TV enneigé, l'image redevient normal.
La caméra recule et tourne vers la droite: on découvre l'équipe.
Cette partie s'arrête quand l'équipe découvre les ecrets de la boîte noire.

Le deal et la capture

Après une première partie glamour et de bonne humeur
le vol de la boîte noire se déroule sans problème. Arrivera le blème ou notre équipe découvrira ce qu'est cette boîte noire. Elle a la capacité de décoder les systèmes codés des organisations ou institutions.
Ce que résume l'ingénieur du son:
"La cryptographie se base sur des problèmes mathématique si complexes qu'on ne peut résoudre sans décodage."
D. Grease (Syndney Poitier) assez inquiet résumera bien la situation:
"Il n'y a pas un Etat sur cette terre qui ne tuerait pour avoir ce truc". Et c'est là que la musique très jazzy passe à une musique plus angoissante (sons aigus et répititifs). Au moment du transfert Martin et son équipe s'aperçevront de la gravité de la découverte en se faisant pourchasser. Martin se fera rattraper par ses commanditaires ou pendant qu'il sera enfermé il fera une découverte fracassante.

Martin est finalement relaché. il décide de retrouver la boîte noire avec l'aide de son équipe. Il doit donc retrouver son lieu de détention et organise un casse avec son équipe. Cette partie sera un mix entre la première et la deuxième des plus réussies.

Je ne vous dis pas la fin sinon on m'enverra les chinois du FBI. (je sais elle est pas drôle cette vanne, il faudrait que je revoie d'anciens Jackie, lol)

LES EXPERTS / SNEAKERS est un film bien sympathique qui se laisse découvrir pour ne serait-ce que son casting et son humour. Même si ce ne sont pas de grands rôles, chacun des comédiens fait preuve d'un grand sens de l'humour (même Robert).

Dialogues:
Quand Martin vient chercher son chèque auprès d'une employée de la banque testée
"Des gens vous payent pour entrer chez eux par effraction afin de s'assurer que personne pourra le faire ?

Martin :
"Il faut bien gagner sa vie"

L'employé
"Ce n'est pas très reluisant".

Martin et les employés de la NSA au sujet du deal

Martin:
"C'est vous que j'entends respirer à l'autre bout du fil".

le gars de la NSA:
"Non c'est le FBI. Nous ne faisons pas de surveillance".

Martin:
"Vous renversez des gouvernements pour mettre en place des dicateurs alliés".

Le gars de la NSA:
"Non c'est la CIA. Nous protégeons les communications de l'Etat, déchiffrons les codes ennemis. On est le gentils Marty".

Martin:
"Vous ne savez pas à quel point ça me soulage"

Pour finir je dirais que ce film est un mélange d'OCEAN'S TWELVE, de MISSION IMPOSSIBLE et de A-TEAM.
Mais il conserve un petit message politique. Le film est sorti en 1992 (fin de la guerre froide et pauvreté aux US).
C'est un discours sur la transition des stratégies politiques mondiales. Nous sommes passés de la course aux armements aux technologies de l'information.

Je suppose que la conséquence des technologies, des moyens de surveillance a été mis en avant dans le genial ENNEMI d'ETAT de T. Scott.

test DVD par Christof 13

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