
1er film réalisé par David Schwimmer COURS TOUJOURS DENNIS est une comédie romantique sympathique drôle et touchante. Pinaise cette intro de mierda. Mais ce film rassemble un casting avec des acteurs US, anglais et irlandais. Et en plus ça se passe à Londres.
Résumé piqué sur allociné
Cinq ans après avoir abandonné Libby (Thandie Newton) , sa fiancée enceinte, en pleine cérémonie de mariage, Dennis (Simon Pegg) réalise qu'il est toujours amoureux d'elle et qu'il a fait
l'erreur de sa vie. Grâce à Jake, leur petit garçon, il continue de la voir très fréquemment.
Quand il rencontre le nouveau fiancé de Libby, Whit (Hank Azaria), un beau et riche golden boy de la City, Dennis comprend qu'avec sa bedaine et son modeste salaire de vigile, son idée de la
reconquérir ne s'annonce pas vraiment bien.
Ecrasé par la réussite de Whit et ne sachant plus quoi faire pour le concurrencer, Dennis annonce sur un coup de tête qu'il va courir le marathon de Londres. Pour tenir 42 km et tenter de séduire
à nouveau celle qu'il aime, Dennis va commencer un entraînement aussi long que douloureux...
Scénarisé par Michael Ian Black et Simon Pegg (yeaahh) le film de Ross trouve justement une bon compromis entre la pure comédie et la romance (mais sans le côté lourdingue et gnagnan).
Le film commence gentiment avec l’avant mariage entre Libby et Dennis. Tour de la maison et puis on arrive dans la chambre de Dennis (cheveux longs donc ça vaut le coup d’œil) stressé comme c’est pas permis et doutant de son engagement. Ce doute lui fera prendre la fuite juste avant la cérémonie. Cette fuite qui rappelle le titre représente l’état d’esprit de Dennis. C’est une personne immature qui pratique la politique de l’autruche. De plus Dennis est négligent (il fume comme un pompier, a un sérieux embonpoint). Ce qui le rend peu efficace pour courser les voleurs ou voleuses de la boutique de lingérie dans laquelle il est « analyste de la sécurité » dit-il pour frimer.
A l’opposé se trouve Whit (excellent Hank Azaria) : propre sur lui, musclé, une bonne situation et qui représente le trouduc dans le film. C’est l’amant parfait. Mais au fur et à mesure on s’aperçoit que Whit est un arriviste et mesquin.
Côté seconds rôles c’est du lourd avec Thandie Newton (moins sexy que dans MI2), Dylan Moran en pote de Dennis et un petit rôle du client 49 pour David Walliams.
Petite parenthèse sur ces comédiens. Simon Pegg, Dylan Moran et David Walliams se connaissent puisqu’ils ont travaillé ensemble sur des séries et un film.
David Walliams (vedette de LITLLE BRITAIN) jouait Vulva « oh Brian you came. » dans SPACED (avec Simon Pegg). Ici c’est le client 49 véritable tête de con.
Dylan Moran ou Harry Potter (vedette de BLACK BOOKS) interprète le pote de Dennis Gordon : un personnage antipathique au 1er abord avec des relations zarbis. L’acteur irlandais est célèbre en Irlande pour son one-man Show. Mais SHAUN OF THE DEAD c’est David l’écolo traitre. Notons aussi que Simon Pegg a joué dans la série BLACK BOOKS.
Revenons au film. RUN FATBOY RUN comporte 3 parties : la description de la vie monotone de Dennis qui vit dans un ancien garage d’un immeuble londonien, son désir de reconquérir sa belle avec un entraînement solide (la meilleure partie du film) et la course avec un finish hommage aux CHARIOTS DE FEU et FORREST GUMP. Sans oublier que Dennis court pour un oeuvre caritative "les troubles de l'érection".
A noter aussi la séquence de l’ampoule qui ne manque d’efficacité. L’humour aussi est bien présent que ce soit par les situations (un doigt d’honneur par un gamin) ou des répliques cinglantes.
Conclusion RUN FABOY RUN est une bonne comédie romantique qui ne pète pas plsu haut que son coup mais dont il manque le petit truc pour avoir une excellente comédie. C’est bien filmé mais c’est en dessous de l’excellent BIG NOTHING (avec David Schwimmer et Simon Pegg) plus réussi visuellement.
Enfin La BO pop-rock accompagne bien le film. Les persos sont attachants surtout le proprio indien avec un nom imprononçable beurré.
Et puis rien que pour Simon Pegg qui passe du looser au héros mature (drôle, triste, beurré) ça doit se voir.
Une comédie plus trashouille que 4 MARIAGES ET UN ENTERREMENT
Trailer en VO
Les fils de l'homme
Sans honte j’avoue j’ai revu ce film 2 fois (plutôt rare je l’avoue). J’ai même vu TAXI 2 trois fois au ciné. Hé oui quand on aime on ne compte pas. Mais reparlons des FILS DE L’HOMME.
Fin septembre 2006
Geouf nous sort une exclue qu’il venait de découvrir au ciné. Un film de SF qui semble très
réel et un constat pessimiste de l’humanité mais qui conserve une touche d’espoir. Moyen de dire que le pardon est possible et que tout n’est pas perdu.
Attention aux spoilers !
Résumé
Londres, 2027. Cela fait 18 ans qu’il n’y as plus eu de naissance sur Terre. Le monde est au bord de l’apocalypse et tous les pays n’ont plus de gouvernement et d’institutions. Seul subsiste
la Grande-Bretagne. Une terrible nouvelle est annoncée la mort du plus jeune humain.
Théo (Clive Owen) partage son temps entre son travail monotone à Londres et les visites à son ami Jasper (Michael Caine)plus réjouissantes. Un jour il est enlevé par un groupe militants pour
l’égalité des réfugiés. Son ex-femme (Julianne Moore leader de ce groupe lui demande d’escorter une jeune femme enceinte pour qu’elle soit pris en charge par le Projet Humanité.
Avec ce pitch tiré du roman de PD James Alfonso Cuaron et son équipe ont récrée une Grande-Bretagne misérable, sale et sans avenir. Dans le film la GB est le seul pays à ne pas avoir sombré dans
l’apocalypse après l’arrêt des naissances. Sous couvert d’idéologie bien pensante se cache dans cet Etat une dictature qui parque les réfugiés dans des camps. L’idéologie justement est présenté
par le biais d’une pub vue dans les TV d’un métro qui ramènent Théo à son ami Jasper. Cette pub propagandiste indique que la GB est le seul pays qui est resté encore debout, ou les institutions
tiennent encore debout (si l’on puit dire). Mais c’est caché la terrible vérité dans ce pays au bord d’une guerre civile. A l’opposé de cette pub colorisée la caméra recule de l’écran et
s’oriente en plongé vers Théo. Et c’est à ce moment que des passants arrosent le train de pierres. Signe que malgré toutes le bonnes paroles tout va mal.
Et c’est là que les nombreux plans-séquences (quelle maîtrise !) montrent une situation à priori tranquille et silencieuse mais interrompue à chaque fois par une action soudaine (cris, coup de
feux, embuscades, explosion…). Ces plans sont souvent utilisées de manière circulaire permettant de montrer une situation à priori calme pour nos protagonistes. Comme celui du début ou Théo va
dans un commerce acheter son café. La caméra le suit quand il sort, tourne autour de lui et là boum ! Même chose lorsque les protagonistes sont dans la voiture qui les conduit à la ferme : ça
commence gentiment avec le réveil de Théo, la caméra se met à tourner doucement jusqu'à ce qu’on voit l’embuscade et la tragédie qui s’en suit. Mais cette fois le mouvement de caméra poétique
s’oppose totalement au désordre qui se déroule dans la voiture et autour de la voiture.
Un autre plan est celui de la naissance de l’enfant ou la caméra se rapproche tout doucement de Théo et de Kee et après la naissance s’éloigne petit à petit.
Mais reparlons un peu de l’histoire. A partir du moment ou il n’y a plus eu de naissances, il n’y a plus d’espoir et plus d’avenir. L’humanité se voyant contrainte à disparaître. Seul les animaux
survivent et commencent à récupérer leur territoire (une biche se balade dans les couloirs d’une école) : un peu comme l’arche de Noé. Lol
Or l’espoir renaît pour toutes les personnes lorsqu’ils verront Kee enceinte et lorsqu’ils auront vu son bébé. Espoir pour les Poissons à des causes politiques ; mais à grande échelle pour les
réfugiés et les soldats croient au miracle (ils s’agenouillent et ne parlent plus).
Il n’y a que 3 persos qui se sacrifient à la cause du bébé et de Kee pour qu’ils s’enfuient, Julian (c’est un accident par le coup de feu), Jasper et Miriam. Eux seuls semblaient vraiment croire
au Projet Humanité. Julian savait qu’elle pouvait avoir confiance en Théo en raison de leur passé mais surtout le fait que ce soit un ancien militant devenu bureaucrate blasé. Théo, fatigué par
cette vie et n’ayant pas encaissé la mort de son jeune fils se réfugie dans l’alcool et les cigarettes. Il ne prend plus soin de lui (barbe hirsute). Heureusement son rôle d’ange gardien lui
permettra de se révéler dans cette mission sacrée en sauvant l’espoir de ce monde.
Autre point du film les décors (grandioses !) qui montrent une GB crasse : les murs sont sales et couverts de graffitis, des vaches incinérées (souvenez-vous des cadavres de bovins calcinés
pendant la crise de la vache folle), des usines polluantes qui déversent leur déchets dans la nature (bon ok c’est pas un scoop).
Puis les costumes très sombres.
Le réalisateur se permet de faire de nombreux clins d’œil à l’actualité comme les images de camp, les prisonniers enfermés dans des cages, les exactions commises par les gardiens, l’enterrement
d’un leader islamiste et bien sûr ces images de batailles de rue qu’on voit au 20 heures ou dans les documentaires.
Le sauvetage de Kee par Théo (incroyable plan-séquence !) colle aux basques de Théo (il a bien fait de troquer ses tongues contre les tennis) nous permettant de saisir toute l’intensité de
l’action. Théo dans ce sauvetage est autant acteur que spectateur. Un plan à mi chemin entre la virtuosité de celui d’A toute Epreuve de John Woo et de l’intensite de Ryan pendant le
débarquement.
J’ai oublié un tas de chose sur ce film comme de parler de la perf. des comédiens, la zique. Et je m’en excuse comme pour cette fausse critique mais je voulais en parler parce que ce film m’a
vraiment impressionné quand je l’ai vu au cinéma. Un film intensif qui dénonce les dérives extrèmistes (gauche et droite) et la fragilité de l’humanité.
Un film beau et triste. Muchas Gracias M. Cuaron.
Merci l’Utopia (VOSTF) et merci Geouf.
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