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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 22:18
THE TIGER

Synopsis pris sur le site du FFCP :

 « Corée, 1925. Man-duk vit sur le Mont Jirisan avec son fils de 16 ans. Il fût un temps où il était le meilleur chasseur du pays, mais depuis la mort de sa femme, ces jours sont derrière lui. Le gouvernement japonais fait systématiquement abattre tous les tigres de la région, animal symbole de la rébellion coréenne, à tel point qu’il n’en reste plus qu’un dans la montagne, craint et respecté de tous. Pour le chasser, les Japonais engagent un groupe de chasseurs coréens, qui aimeraient que Man-duk se joignent à eux… »

Pour sa onzième édition, le Festival Français du Film Coréen (FFCP pour les intimes) nous ont offert une superbe sélection comme les années précédentes. Je vais vous parler un peu du festival avant puis je reviendrais au film THE TIGER après. ;-)

C’est un succès grandissant pour ce festival ou le public vient de plus en plus nombreux au cinéma Le Publicis à Paris découvrir les films coréens. Fans, curieux, les lecteurs de Pariscope (RIP, le magazine pas les lecteurs).

 J’en veux pour preuve car cette année il y avait plusieurs vedettes (réalisateurs, réalisatrices, acteurs, actrices). Il suffisait de voir les photos de files d’attente pour les films évènements comme TUNNEL, INSIDE MEN, ASURA : THE CITY OF MADNESS , THE AGE OF SHADOWS… Mais le festival proposait une « section paysage » avec l’intéressant COLLECTIVE INVENTION, SEOUL STATION (film d’animation se passant avant LE DERNIER TRAIN POUR BUSAN), OLD DAYS (documentaire revenant sur la fabrication de OLD BOY et son impact aujourd’hui ; le film qui méritait le Palme D’or du Festival de Cannes 2004). D’ailleurs OLD BOY était diffusé au FFCP cette année. Une bonne idée. D’autres films comme REACH FOR THE SKY (documentaire sur les examens d’entrée dans des prestigieuses universités coréennes) étaient proposés. Enfin, une « section portrait » proposait plusieurs films de la réalisatrice Yoon Ga-Eun ainsi qu’une masterclass. J

 

Curieux de découvrir certains films et de voir les invités prestigieux, je souhaitais voir un maximum de films évènements et en bonus les autres films sélectionnés. Telle ne fût pas ma surprise de voir en arrivant devant la caisse pou ASURA, THE AGE OF SHADOWS beaucoup de personnes attendant d’entrer dans la salle. Wow ! Un succés mérité.

Le festival avait mis en place un système de prévente (soit un pass de 33 EUR permettant de voir tous les films ou des places à 7 EUR vendues à l’unité). Pour les détenteurs de cartes illimitées UGC ou Gaumont comme votre serviteur, il y avait un quota de place. L’avantage de ces cartes est de payer un abonnement mensuel qui peut garantir une place si il en reste des disponibles. Je m’explique. Sur les sites web UGC/MK2 et Gaumont le détenteur de la carte peut réserver sa place et ainsi aller retirer sa place tranquillement une heure avant la séance. Or, dans les cinémas partenaires comme le Publicis, la réservation par carte n’est pas possible. Il faut donc soit payer plein tarif ou faire la queue dans la file d’attente pour les possesseurs de cartes illimitées. C’est un coup de poker d’attendre dans cette file car comme le dit le dicton : « premier arrivé, premier servi ». Pour ASURA j’ai attendu avec d’autres spectateurs 1h30 en espérant avoir ma place ; pour THE AGE OF SHADOWS, j’ai attendu 20 minutes. Malheureusement, je n’ai pas pu entrer et obtenir les précieux tickets. Les organisateurs proposaient malgré tout de voir un autre film mais j’avoue que je n’étais pas intéressé. Après cette mésaventure, j’ai contacté les organisateurs pour leur faire part de mon mécontentement sur le fait que je n’avais pas pu avoir de ticket. Réactifs et compréhensifs, ils m’ont dit qu’ils étaient désolés mais que le système mis en place par UGC et Gaumont ne permettait pas de réserver sa place. Content de leur retour mais déçus de ne pas avoir vu les films cités surtout que on ne sait pas quand ils sortiront en France. Un peu de patience.

Après cet intermède parlons un peu de THE TIGER, film sorti en 2015 en Corée du Sud. Ce film marque le retour de Choi Min-Sik avec le réalisateur Park Hoon-Jeong depuis NEW WORLD sorti en 2013. Park Hoon-Jeong est aussi le scénariste du glaçant et malsain J’AI RENCONTRE LE DIABLE avec Choi Min-Sik

J’avoue que le pitch du film m’attirait moyennement au départ, par peur de m’ennuyer. Il faut dire que sa vision sur grand écran fût un surprise tant THE TIGER adopte un point de vue animal ou l’empathie, la douleur, la colère, la tristesse sont des émotions montrées. Une façon de se rapprocher et de s’identifier au tigre.  

Privilégiant les décors en naturel, le film de Park Hoon-Jeong s’attache à montrer une Corée pauvre, sous le joug des japonais profitant des richesses naturelles, de la population pour s’enrichir et étendre son empire. Mais surtout, les dirigeants japonais incarnés par Maezono (Ren Osugi) s’acharnent à détruire tout symbole de résistance de la Corée dont le Tigre est le symbole. Une humiliation peut-on dire pour le peuple coréen. Et doublement délicat quand ce sont les chasseurs coréens qui doivent chasser le dernier tigre de Corée pour les japonais. Ce qui reviendrait à dire que les coréens perdraient leur identité et leur résistance si le tigre mourait. Mais en ces temps difficiles (pauvreté, rareté de la nourriture, climat difficile), certains n’ont pas le choix. Mais il n’y a pas que les humains dans ce film, il y aussi Le Tigre : surnommé le Seigneur de la montagne. Ce personnage montrait le plus tard possible est d’abord présenté comme un prédateur et un seigneur (sanglant), ce qu’il est mais plus le film avance et plus on comprend son comportement face aux humains qui le chassent. Il sait faire preuve d’empathie mais sait se montrer cruel aussi comme les êtres humains. Je vous rassure. Je ne vais pas résumer le film mais je tenais à parler de cet aspect-là que j’ai adoré dans ce film : le rapprochement et les liens entre le chasseur et le Tigre. J

 

Pour la réalisation Park Hoon-jeong nous offre de superbes images d’automne et d’hiver. Il fait preuve d’une mise en scène tantôt calme, tantôt dynamique (les scènes d’attaque avec une superbe gestion de l’espace. Le film, qui prend son temps sans être trop lent dévoile peu à peu le tigre. Il est souvent filmé caché, derrière les arbres, les branches. On ne le voit que lors de la première grande attaque (une scène violente et brutale). C’est un peu comme si le réalisateur avait su faire monter la sauce pour dévoiler un monstre mais qui n’en est pas un. Son imposante force et taille et son look en font un redoutable adversaire pour les chasseurs coréens et les militaires japonais. On pourrait presque dire que le tigre est un mix entre le requin de JAWS et l’orque d’ORCA. Le film a aussi une vision écologique avec l’impact de l’homme sur l’environnement animal. Le massacre des animaux et du territoire du Seigneur est touchant. La musique est épique et je vous conseille de vous accrocher à votre siège lors des attaques sanglantes.

 

Par prudence, je ne préfère pas dévoiler la fin du film sinon je recevrais un coup de batte. Mais sachez que THE TIGER est un film bouleversant parlant de résistance et des liens entre l’homme et l’animal : deux adversaires différents mais proches dans leur émotions.

Je remercie les organisateurs du FFCP. :-)

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Published by Oreo33
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Angeline 20/05/2017 21:34

j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog (cliquez sur pseudo) merci.

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