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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 22:21


Sortie en 1989 Tango et Cash est un film réalisé par André Konchalovsky.

Fonctionnant selon la trame classique je t’aime moi non plus ce buddy movie confronte 2 policiers de LA au tempérament différent qui feront équipe malgré eux pour faire tomber un parrain.

 

 

Résumé

 

Ray Tango (Sylvester Stallone) et Gabriel Cash (Kurt Russell) sont policiers avec respectivement l’est et l’ouest de la ville. Ils font la une des journaux et des TV pour leurs arrestations. Le problème c’est qu’ils sont rivaux et ne s’aiment pas. Un parrain Perrey (Jack Palance) qui a perdu des millions sur les opérations des 2 policiers va mettre en place un subterfuge pour faire tomber les 2 flics qui se retrouveront en prison. Tango et Cash vont se venger ensemble.

 

 

 

 

 

Cela dit sur imdb on voit un autre réal. Il semblerait que le réal russe soit parti avant la fin du tournage.

 

Budgété à 55 millions de $ (ce qui est énorme, non ?) TANGO ET CASH fonctionne selon la trame classique d’un film de potes (pour faire plaisir à Jacques Toubon je traduis lol) comportant un humour bien gras mais qui fait rire, des scènes d’actions efficaces et des machos en marcel et des seconds rôles savoureux.

 

 

 

 

 

Commençons par la présentation des perso principaux.

 

Raymond Tango est un policier travaillant dans le secteur ouest dont el comissariat est situé à Beverly Hills (une anecdote à ce sujet Sly faillit joué le rôle d’Eddy Murphy de Beverly Hills Cop). Il porte des costumes de bonne coupe, bien coiffé, des lunettes, a des actions et vit dans une maison avec sa sœur qu’il protège comme un père poule. Comme Mike dans Bad Boys 2 il fait çà pour l’action.

 

 

 

 

 

Gabriel Cash est plus un policier casse-cou travaillant dans le secteur est et vivant dans un appartement. Grande gueule, cheveux longs, c’est aussi un vantard mais comme Cash les résultats sont là et les 2 policiers se battent pour le titre officieux du meilleur flic de la ville.

 

 

 

L’idée de mettre Kurt Russel et Sly dans un buddy movie est géniale. Déjà on sait que Kurt Russell peut tout interpréter : de l’anti héros au looser (voir ses collaborations avec John Carpenter). Sly qui venait de sortir de Rambo 3 se mit peu à peu de la fin des 80’s au début des 90’s se mit à la comédie d’action (Arrête ou ma mère va tirer), au drame carcéral (HAUTE SECURITE), au retour de Rocky (ROCKY 5) avant de revenir en forme pour CLIFFANGHER en 1993.

 

Pour la présentation des persos dans le film on voit en 1er Tango à une arrestation de trafiquants de drogue. Une arrestation musclée et qui laisse imaginer la suite du film. D’ailleurs cette scène d’ouverture est un clin d’œil au plus sérieux POLICE STORY.

 

 

 

De son côté Cash revient chez lui et se fait attaquer par un truand. Une course poursuite à pied puis en voiture s’engage qui finit dans un parking avec une SDF, un couple qui copule et un soviétique en colère.

 

Ils sont flics, ils sont rivaux et ça les tue de bosser ensemble. Voilà une accroche qui résume bien le film, non ?

D’ailleurs l’histoire du film n’est pas la meilleure du monde. Plus le film avance plus ça vire à un portnawak de plus en plus jouissif. La parenthèse dans la prison ou les 2 policiers se retrouvent sous la douche, dans le quartier des droits communs dans un vrai bordel. Pour couronner le tout Tango et Cash ont comme compagnon de cellule respectivement un givré et un gros balourd. Puis vient l’évasion plus spectaculaire que Prison Break (elle se déroule sous la pluie).

Et encore c’est pas fini avec le final ou les 2 policiers investissent le repaire de Perret. Final qui n’est pas sans rappeler celui d’un Bond old school (avec le pote de Cash cousin germain de Q). Bon les 2 policiers détruisent le complexe et sauvent leur peau avec l’aide d’une voiture toute équipée (comme un gadget de 007). Puis on tue les méchants et on sauve la gentille princesse qui n’est autre que la sœur de Tango (hé oui comme Mario Bros).

 

 

 

 

Excusez-moi c’est pas développé mais parlons des persos secondaires dont les visages vous seront familiers.

 

-          Teri Hatcher (la sœur de Tango) qui nous montre un numéro de danse exotique rythmée mais pas assez chaud.

 

-          Jack Palance (Yves Perret) qui tire les ficelles. Grand méchant cabotin qui compare ses ennemis à ses 2 rats. Attention c’est un adepte de la vidéo et des miroirs. Et en plus il corromp les fonctionnaires de la prison, les gardiens et les agents du FBI. C’est un vicieux comme budd. Lol

 

 

-          Brion James (Requin ou gueule de con). C’est un anglais sadique et l’homme de main de Perret. Attention il n’aime pas les grenades. Cet acteur joua dans bcp de films de Walter Hill dont 48 HEURES, sa suite et DOUBLE DETENTE.

 

-          James Hong (Quan). Responsable des opérations de Perret sur le quartier est. L’acteur a une immense carrière mais c’est surtout son rôle de Lo Pan dans JACK BURTON ou il excelle.

 

- Marc Alaimo (Lopez). Responsable des opérations de Perret pour le quartier ouest. L’acteur fut l’un des militaires dirigeant quand Quaid arrive sur Mars dans TOTAL RECALL.

Philip Tan (le tueur). Celui qui se fait arrêter par Cash. Ne parle le français qu’en cas d’extrême urgence.

 

- Michael Jeter (Skinner). L’expert des enregistrements. Pas inconnu cet acteur se fait dévorer par les raptors dans Jurassic Park 3.

- Roy Brocksmith (Agent Davis). C’est le gars qui se fait corrompre. Il joue le docteur qui se prend une bastos dans TOTAL RECALL.

 

-          Geoffrey Lewis (capitaine Schroeder) qui à l’époque ressemblait curieusement au William H Macy (un cousin ?). En plus il a une coupe de cheveux à la playmobile.

 

-          Edward Bunker (capitaine Holmes). Auteur de polars dont James Ellroy vanta les mérites dans le mad de juin 04. Il joua aussi un rôle dans RUNAWAY TRAIN et Mr Blue dans RESERVOIR DOGS…

 

 

-          Clint Howard (Slinky). Probablement l’une des gueules les plus reconnaissables au cinoche. Hilarant dans le film c’est le givré adepte du ressort.

 

 

 

 

Répliques (VF)

 

-          « Vous aimez les bijoux ? »

-          « On t’encule ! »

-          « Je préfère les blondes. »

 

-          « Nom de Dieu ! Pour qui tu te prends hein ? »

-          « Il se prend pour Rambo. »

-          « Rambo c’est une pédale. »

 

-          « Ray, c’est quoi une prise de garantie ? »

-          « Pourquoi ? »

-          « Y’a ton agent de change sur la 3 et il dit que c’est urgent. »

 

-          « Toi je ne te comprends pas. Tu te fais des couilles en or, tu es sapé comme un banquier. Pourquoi tu fais ça ?

-          « L’action ! »

-          « L’action ? »

-          « Le vieux hobby des américains. »

-          « Tu veux vraiment regarder la mort en face, je te conseille de te marier. »

-          «  Ah ah ! Pourquoi vous voulez m’épouser ? »

 

-          « Alors comprenez-vous pourquoi il ne faut pas les tuer ? »

-          « Non monsieur Perret, je ne comprends pas. »

-          «  Ce serait plus rapide. »

-          « Et plus facile. »

-          Plus rapide et plus facile. Oui, vite et facile c’est la façon de faire un gâteau, de nettoyer la cuvette des W.C., et d’acheter par correspondance. »

 

-          « Putain qu’est-ce que tu fous ici ? T’as failli te faire tuer mon pote ? »

-          « Ah bon ? Moi je dirais que c’est plutôt l’inverse. »

-          « Je vois pas ce que tu veux dire. J’appuie sur la détente et ta gorge va s’accrocher au mur d’accord. »

-          « Tu me connais ? »

-          « Oui on dit que t’es le 2ème meilleur flic de Los Angeles. »

-          «  C’est drôle on m’a dit la même chose de toi. »

   

-          « Quand ce sera fini, fais-moi penser à lui arracher la langue. »

-          « Avec une dépanneuse. »

 

-          « Quand ce sera fini, fais-moi penser à rendre visite à Jabba The Hutt. »

 

-          « Pourquoi t’as voulu me voir ? »

-          « D’abord je suis pas fou des types dans ton genre. »

-          « Ah bon et c’est quoi mon genre ? »

-          « ben t’es un frimeur, un casse-cou. »

-          « C’est agréable. Tu me diras quand la critique sera finie. »

 

 

-          « Je ferais la déposition. »

-          « Je ferais la déposition ! »

-          « Pas question ! »

-          « Comment ça ? Pourquoi ? »

-          « Tu feras tout foirer. »

-          «  C’est quand ton anniversaire ? »

-          «  Qu’est-ce que ça change ? Quand est-ce que t’es né ? »

-          «  Le jour et le mois c’est pas difficile. »

-          « Tu veux faire mon horoscope ? »

-          «  Raah. Je te demande pas l’année. Je veux pas te gêner. »

 

-          « On est arrivé. Bienvenue au club merde. »

 

-          « Ray il doit y avoir une erreur. Qu’est-ce que t’en dis ?

-          « J’ai le calcif qui me remonte à la gorge. »



 TANGO ET CASH est un bon buddy movie 80's grâce aux comédiens principaux et les excellents seconds couteaux. Agréable à regarder et surtout anti-prise de tête. Pourquoi se priver ?



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Trailer



Comparaison du film avec POLICE STORY



extraits VF

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 22:14


3ème volet de la tétralogie ramboiesque ce film sortie en 1988 est certainement le plus jouissif des 3 réunis. Traitant avec sérieux le conflit en Afghanistan et l’invasion des soviétiques, il traite des massacres, viols perpétrés par l’armée Rouge. On apprend aussi l’implication non officielle des USA avec ses opérations clandestines et la livraison des missiles stingers. Mais RAMBO 3 n’est pas un doc ; c’est un film d’action bourrin avec des répliques hilarantes et une VF de légende.

 

Résumé

 

Le Colonel Trautman (Richard Crenna) contacte Rambo (Sylvester Stallone) dans sa retraite en Thaïlande pour qu'il l'accompagne dans une mission périlleuse en Afghanistan. Mais l'ex-soldat refuse afin de se consacrer aux moines bouddhistes qui l'ont recueilli. Lorsque, quelques jours plus tard, l'agent Griggs (Kurtwood Smith) lui explique que Trautman a été capturé par le Colonel Zaysen (Marc de Jonge), Rambo décide de sauver son ami. Il s'infiltre dans les lignes ennemies et découvre toute l'horreur du conflit qui oppose les moudjahidin à l'armée soviétique. Déterminé, il s'attaque à toute une armée sans oublier son objectif premier : récupérer Trautman

 

 

Succés énorme (300 millions $) au box-office RAMBO 2 mit en route un troisième volet. Plus ambitieuse l’histoire est écrite tout d’abord par Sheldon Lettich (que les fans de JCVD connaissent) ainsi que Sly. Malheureusement le film se donne une bonne conscience humanitaire avec le peuple afghan (actualité ou quand le film sortit les soviétiques retiraient leurs troupes). Un côté sérieux. A l’inverse on a un joyeux portawak avec des méchants très méchants soviétiques (vive les 80’s), des répliques et des scènes d’actions gargantuesques (gunfights, explosions). David Morrel (écrivain du livre) participera à l’écriture ainsi que Sly.

 

La prod décide de filmer une partie du film en Israël avec 65 millions $ de budget (énorme pour l’époque). Sly et Richard Crenna rempilent, Kurtwood Smith (« salut l’ami alors ça gicle ? » (celui qui trouve de quel film provient cette réplique aura un verre de Kwak). Côté afghan on a Massoud (référence au Commandant) interprété par Spiro Focas, Sasson Gabai est le pote de Rambo qui le fait entrer en Afghanistan et le jeune guerrier Hamid (David Shoua). Mais le plus beau rôle revient au français Marc de Jonge (RIP man) pour le Colonel Zaysen. Un méchant détestable, un ogre interprété avec brio par l’acteur français (les sourcils bas, le regard plein de haine).

La musique de jerry Goldsmith glorifie les actes de Rambo et possède une touche locale (je crois) qui rappelle un peu certains passages de celle de Giorgio Moroder dans MIDNIGHT EXPRESS.

 

Drôle volontairement mais aussi involontairement (le script) mais c’est le doublage de MM (un ami de Marc de Jonge) qui donne du relief à ce personnage (on y croit à fond) avec son accent russe. A noter que Marc de Jonge s’en tire avec les honneurs en VO. RAMBO 3 vaut à lui seul sa vision grâce à ce méchant (moins ambigu que le shériff dans RAMBO, plus présent que le lieutenant Colonel dans RAMBO 2).

Mais les scènes d’actions sont dantesques avec plusieurs explosions énormes et des cascades de folie mis en scènes par Vic Amstrong. Et du courage il en a fallu puisque le 1er réal Russel Mucalhy fût congédié 2 semaines après le début du tournage et c’est Peter Mc Do (oui je sais c’est naze) qui hérita du projet. Devant les scènes épiques et un scénar prétexte pour faire tout exploser le réal fera ce qu’il peut. C’est vrai que le scénar ne tire pas à son avantage le film qui devient heureusement bien jouissif.

Ben ouais faire sortir Rambo de sa semi-retraite chez les moines (il est quasiment devenu non violent sauf le combat du début) mais il ne peut renier sa vraie nature comme le lui rappelle le Colonel « il faut boucler la boucle. »

La boucle parlons-en puisque ce 3ème volet rappelle un peu le 2 : des méchants coco, un combat corps à corps avec un colosse. Perso j’aime bien le look de la prison et sa merveilleuse photographie (on voit souvent le visage de Sly quand il s’y faufile telle une araignée)

 

Le look de John  Rambo est légèrement différent du 2 : cheveux plus longs mais il conserve son bandeau (raah superbe quand il le met avant le match) et finit torse nu (oui mesdames). Mais le must c’est que le guerrier devient un sauveur des afghans en tuant de toutes les manières possibles du coco. : flèches explosives, étranglement, couteau, combat corps à corps qui finit par un high kick retourné.

 

Répliques (VF)

 

-          « Vous êtes très difficile à retrouver. »

-          « Pourquoi ? Vous me cherchez ? »

 

-          « J’ai déjà donné. »

-          « Et qu’est-ce que ça veut dire ? »

-          « Que moi ma guerre est finie. »

 

-          « Je suis Moussa Rami. »

-          « Qu’est-ce que c’est que tu veux ? »

 

-          « Tu n’as pas l’air d’un militaire ? »

-          « Je le suis pas. »

-          « Tu es quoi ? Mercenaire ? »

-          « Non. »

-          « Tu n’es pas militaire, tu n’es pas mercenaire. Qu’est-ce que tu es ? Un touriste égaré ? »

Rambo s’avance l’air menaçant.

-          « J’ai l’air d’un touriste égaré ? »

 

-          « Et ça qu’est-ce que c’est que ça ?

-          « Une lumière bleue. »

-          « Et ça fait quoi ? »

-          « Du bleu. »

-           

-          « Ecoute je ne sais pas qui tu es mais avec l’allure que tu as tu n’as pas l’expérience de la guerre, non ? Répond tu en as ? »

-          « J’ai vidé quelques chargeurs. »

 

-          « Vous savez que vous êtes le 1er américain capture en Afghanistan. Mes félicitations.

 

-          « En fait ce que tout le monde veut. C’est la paix. »

-          « Le Kremlin a un sacrée sens de l’humour. »

-          « Voulez-vous expliquer ? »

 

- « Un ancien ennemi a fait une prière qui parle de ce peuple. Tu veux l’entendre ? »

- « Hum hum. »

- « Très bien. Elle dit Puisse Dieu nous priver du venin du cobra, des griffes du tigre et de la vengeance de l’afghan. »

Tu comprends ce que ça veut dire ?

- « Qu’il vaut mieux pas vous emmerder. »

 

- « Bon, vous voulez me mettre à l’épreuve. Bon ! »

 

Les collectors

 

-          « Une dernière fois. OÙ SONT LES MISSILES ? »

 

-          « Vous avez eu tout le temps de réfléchir. Maintenant il faut parler. Ou dans mon secteur les missiles doivent-ils être livrés ?

-          « Je ne sais pas. »

-          « Vous êtes un menteur. »

 

-          « Alors ou est-ce que les missiles sont localisés ? »

-          « Tout près ? »

-          « Ou çà ? »

-          « DANS TON CUL ! »

 

-          « Qui est ce terroriste ? »Pourquoi avez-vous tant de valeur pour lui ? Ce salopard a essayé de m’éliminer cette nuit mais il a échoué. Alors je vais le traquer comme un animal et j’accrocherais sa peau au mur. »

-          « Vous n’aurez pas à le traquer ? »

-     " Pourquoi ?"

-          « C’est lui qui vous trouvera. »

 

-          « Vous êtes fou ! Un homme seul contre des commandos d’élite. Mais pour qui prenez-vous cet homme ? Dieu ? »

-          « Non. Dieu aurait pitié, lui non. »

 

-          « Tu m’entends ? »

-          « Qui êtes vous ? »

-          « Ton pire cauchemar ! »

 

 

Le final de RAMBO 3 se termine par une scène épique façon Laurence d’Arabie. Sauf que d’un côté on a les russes supérieurs en puissance de feu et en technologie (bonne idée que cette allégorie de la supériorité des soviétiques avec leur hélicos lol) et de l’autre les afghans avec leur chevaux. Un grand moment aussi c’est le duel final façon chevalier au moyen-âge entre un tank et un hélico : j’adore !

 

Ce volet n’a pas fait un aussi bon score que RAMBO 2 (il n’a pas été rentabilisé aux USA) mais finit un peu plus de 100 millions $. Grand film pyrotechnique non numérique il marque la fin d’une période pour Sly mais aussi pour les acteurs musclés comme Scharwzie. C’est cette même année que Bruce Willis se fit connaître avec son marcel et ses pieds nus dans DIE HARD, JCVD, Steven Seagal mais aussi Chuck Norris commençaient à cartonner.

Mais il demeure un de ses films des 80’s plein de simplicité, de répliques tordantes, le film anti-prise de tête. La quasi fin du héros musclé, bourrin, un peu naïf représentant un idéal physiquement. Au fur et à mesure les héros d’action deviendront de plus en plus « normaux » (pas des surhommes physiquement) mais au passé ambiguë et secret.

Mais john Rambo est un symbole d'héroisme, de machisme, de résistance. Un gars, un vrai un dur à cuir !

 

Qu’on dise que les RAMBO sont des films réac, patriotiques, racistes, politiques. Je pense que non : le but surtout pour les 2 et le 3 est d’offrir au spectateur un spectacle jouissif symbole d’une époque cinématographique ou le mot « jouissif » y trouva ses lettres de noblesse. Et bordel de merde ça fait du bien.

 

A noter TUER N'EST PAS JOUER ou 007 aide les rebelles afghans et LA BETE DE GUERRE (il est bien ce film ?)


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Jesus 2 le retour



Arnie vs Sly par AMDS


ARNY versus SLY
envoyé par AMDS

Trailer



Vidéos des best of des répliques

 

Dans ton cul


Où sont les missiles ?
envoyé par lelombrik


Ton pire cauchemar


Rambo 3
envoyé par dante066


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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 22:05


Au cours des 20 dernières années le personnage de Rambo fût l’objet de nombreuses parodies aux US, en France et dans d’autres pays. Ainsi Rambo représente le guerrier solitaire incorruptible qui serait devenu un Demolition Man.

C’est cette image qui semble coller à la peau de l’acteur Sylvester Stallone : un bourrin sans cervelle. La parodie concerne aussi la préparation avant le combat avec les pectoraux et les biceps huilés ou le personnage charge ses armes (utilisé brillamment dans COMMANDO). Ainsi les meilleures parodies au ciné se trouvent dans HOT SHOTS 2 (habile mélange du 3ème volet mais surtout du second volet et la bonne idée d’engager Richard Crenna dans le rôle du Colonel), L’alarme Fatale ( quand Jack Colt se prépare au combat et tombe avec tout son équipement), GREMLINS 2 (quand Gizmo mate Rambo 2 à la TV et pendant le film met un bandeau et tire avec une flèche enflammée). Et la liste continue.

Côté français Les Inconnus proposent avec leur sketch JESUS 2 LE RETOUR une nouvelle lecture de la résurrection du Christ ; Les Nuls proposèrent aussi un sketch intitulé RAMBO 3 avec un personnage débile.

Ces dernières années on a pu voir que LES GUIGNOLS se moquaient de l’armée US et de la World Company avec M. Sylvestre « pardons aux familles tout ça ».

Je suppose aussi que des producteurs philippins hongkongais et US ont voulu aussi se faufiler dans ce genre. Ainsi Chuck Norris avec Delta Force. On peut dire que les Rambo 2 et 3 sont les représentants du film de Commando et de guerre.

Le côté négatif c’est d’avoir interprété l’image de Rambo avec celle du Pdt Reagan. Des propos que le Pdt utilisera avec ironie (je suppose) mais qui feront dates. On peut voir sur des articles que RAMBO 2 et 3 sont des œuvres interventionnistes, nationalistes voire réactionnaires. Mouais. A mon avis faut pas trop s’emballer les gars RAMBO 2 et 3 sont de pures films d’actions 80’s avec le body count et le corps musclé d’une vedette. Je ne pense pas que ces œuvres ont servis de portes-drapeau au gouvernement Reagan. Mais vu que j’étais trop jeune à l’époque je m’abstiendrais.

Non en revanche ce qu’on peut dire c’est que d’un côté on a les méchants communistes russes et vietnamiens d’un côté et de l’autre les américains représentaient par J. Rambo et le Colonel Trautman.

Le film mais surtout le 3 serait-il l’illustration de la fin de la guerre froide ? Je ne sais pas.

 

Résumé

 

John Rambo (sylvester Stallone) purge une peine de prison lorsque le Colonel Trautman (Richard Crenna) lui donne la possibilité de sortir pour une mission délicate : avoir la preuve qu'il reste bel et bien des prisonniers américains au Vietnam. Supposé n'être qu'un observateur, Rambo désobéit aux ordres et tente de sauver un prisonnier. Murdock (Charles Napier), le responsable de la mission, décide alors de l'abandonner en territoire ennemi. Rambo, seul, sans armes et face à l'ennemi, prépare sa vengeance et son retour au pays.

 

Le 1er RAMBO fût un grand succés public mais aussi critique qui exprimait ce que les vétérans du Vietnam avaient connu à leur retour du Vietnam : un autre pays mais avec une guerre différente. Un film intimiste, émouvant mais avec une partie de cache cache grandeur nature entre un shériff et un vétéran. Mais aussi un film d’action particulièrement intense. A noter que dans ce film John Rambo ne fait aucune victime intentionnellement ; il blesse.

 

Andrew Vajna et Mario Kassar producteurs exécutifs du 1er volet furent très satisfaits des résultats. Une suite vint le jour. C’est ainsi qu’ils démarchèrent des scénaristes dont James Cameron alors en stand-by pour le tournage de TERMINATOR. Le script que leur remis le réalisateur canadien semble avoir quelques similitudes avec ALIENS LE RETOUR : Le retour d’un vétéran sur le lieu des combats comme pour exorciser ses démons (comme la planète des colons) et les bureaucrates corrompus (comme la Compagnie). Peu satisfait Sly en réecrit une partie (à sa gloire ?).

Les producteurs de Carolco reprendront contact avec James Cameron pour T2. Mais pour RAMBO 2 il faut un réal : en ayant vu plusieurs de ces films les 2 producteurs font confiance à George Pan Cosmatos. Le réal souhaite tourner le film en Thailande pour donner de l’authenticité ; les repérages s’avèrent positifs mais la production opte pour Acapulco au Mexique. Le budget est assez important 44 millions $. Ce qui ne sera pas de trop suite aux problèmes rencontrées au Mexique. Dans le film il y a au moins 2 décors principaux : la jungle tournée non loin d’Acapulco et le centre des opérations qui est une base militaire mexicaine. Les producteurs devront graisser la patte du Commandant de la base afin de s’assurer une liberté et de ne pas avoir de problèmes. Les problèmes justement, la chaleur, un ouragan, des conditions de tournage difficiles dans la jungle et la necessité de donner un look de jungle vietnamienne à celle d’Acapulco. Pour cela des Bouddhas sont acheminés, des rizières de riz cultivés et des figurants asiatiques sont convoqués sur le plateau. De même il y aura des hélicoptères (dont un ressemblant à un soviétique). Et j’allais oublier les armes à feu nombreuses dans ce volet.

 A ce sujet Sly se musclera et aura un solide entraînement au tirc à l'arc, armes à feu, couteaux.

 

Le casting des seconds rôles est des plus intéressants. Bien sûr Sly et Richard Crenna reprennent leur rôles respectifs. Mais on a du côté des méchants :

 

-         Charles Napier (SUPER VIXENS yeah !) dans le rôle du bureaucrate Murdock

-         Steven Berkoff (OCTOPUSSY ou il jouait un Général russe mais aussi LE FLIC DE BEVERLY HILLS) qui interprète le Lieutenant Colonel Podovsky

-         Martin Kove dans le rôle d’un mercenaire

-         George Cheung (plusieurs fois dans des rôles de gentils ou méchants comme RUSH HOUR, L’ARME FATALE 4 mais surtout BIG TROUBLE IN LITTLE CHINA) qui interprète le Capitaine Vinh

-         Dana Lee (le Général dans L’ARME FATALE 4) qui joue le Capitaine du bateau

-         Voyo Goric (le balaise et j’aime bien son visage) est le Sergent Yushin

 

Côté gentils il y a les prisonniers de guerre US et l’agent Obao (oui je sais elle est facile mais à chaque fois je me fais avoir) joué par Julia Nickson-Soul.

 

 

 

RAMBO 2 se différencie habilement du 1er volet. Déjà le vétéran n’est pas dans son pays mais retourne au Vietnam afin de se renseigner sur les prisonniers US détenus dans un camp. Ainsi Rambo est davantage maître de ses actions mais comme on le voit dans le film aura l’occasion de réécrire l’histoire.

-         « Cette fois on y va pour gagner ? »

-         « Cette fois ça dépendra de toi. »

 

Outre ce thème intéressant le film traite aussi de la responsabilité des politiciens et bureaucrates dans la guerre du Vietnam. Quelle était l’utilité de cette guerre ? Et d’envoyer des milliers d’hommes combattre ?

De plus on voit 2 conceptions qui s’opposent : d’un côté Murdock avec ses mercenaires qui lui n’est pas du tout à son aise en Thailande, il transpire et a plein de ventilateurs dans son bureau ; et sa méthode couplée avec la technologie avec tout ce que cela implique. De l’autre côté c’est Rambo et Trautman avec leur méthodes musclés peu diplomates. Les 2 hommes sont des vétérans dont l’un d’eux est une parfaite machine de guerre.

 

L’autre point intéressant est lorsque Rambo et le prisonnier sont abandonnés par Murdock et son équipe. Ainsi Murdock (bel enfoiré joué avec panache par Charles Napier) qui reçoit ses ordres ne voit un intérêt à trouver des prisonniers US au Vietnam.

 

Bien sûr la corruption , la responsabilité des politiciens est intéressante dans ce film. Mais attention RAMBO 2 a ses scènes d’actions. Et quelles scènes amigos. Surtout à la dernière partie qui sonne comme une colère et un cri de douleur (la mort et la romance courte avec l’agent Co Bao ne sont en fait que l’étincelle). Le soldat se transforme en punisher et tue des russes et vietnamiens. Il utilise son arc et ses flèches explosives, son couteau, une AK 47, une mitrailleuse et un hélicoptère pour bombarder le camp ennemi. Ses scènes s’avèrent particulièrement jouissives (on est avec Rambo et on est en colère). L’acteur souvent filmé en contre plongée, les muscles saillants (des fois ça rappelle COMMANDO avec Scharwzie pour le body-count). J’aime bien aussi les scènes d’hélico quand le cap est détruit et la poursuite finale.

 

 

Répliques (VF)

 

-         « Vous avez roulé votre bosse. »

 

-         « Rambo vous serez en parfaite sécurité parce que nous allons mettre les meilleures armes à votre service. »

-         « J’ai toujours pensé que c’était l’esprit la meilleure arme. »

-         « Les temps changent. »

-         « Parle pour vous. »

 

-         « Ce que vous appelez l’enfer, il appelle ça chez lui. »

 

-         « Ce n’était pas ma guerre Colonel. J’étais juste là pour nettoyer la merde. »

 

-         « Tu n’attendais pas une femme n’est-ce pas ?

-         « On ferait mieux d’y aller. »

 

-         « Survivre à une guerre, c’est devenir la guerre. »

 

-         « Et toi qu’est-ce qui te porte chance ? »

John montrant son couteau.

-         « ça je crois. »

 

-         « Vous êtes un type très bien Trautman. »

 

-         «  A qui croyez-vous vous adresser Trautman ? »

-         « A une saleté de bureaucrate qui essaie de couvrir ses arrières. »

 

-         « Vous êtes un beau salaud. »

 

-         « C’est vous qui avez commis une erreur. »

-         « Et vous allez me dire laquelle ? »

-         « Rambo. »

 

-         « L’orgueil est un pauvre palliatif de l’intelligence. »

 

La collector

 

- « Murdock je vais revenir et j’aurais votre peau. »

 

 

Moins mélancolique et intellectuel (le producteur le dit) que RAMBO, ce 2ème volet (grand succés au box-office) s’avère plus jouissif mais intéressant aussi avec des acteurs excellents surtout pour les méchants. On peut dire que John Rambo à la fin de ce film a tourné la page du Vietnam (du moins pour lui). Il se sera en quelques sorte exorcisé.

Le film montre encore un héros avec bandeau et un marcel ou torse nu

HS l'accroche du film est bien non ?

 

Suite Partie 2 RAMBO 3

 

Sources

 

Documentaire « cette fois on y pour gagner » sur le dvd Studio Canal

 

http://www.mynameisrambo.com

 

http://www.imdb.com

Trailer

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 21:54





Ne pas lire si vous n’avez pas vu le film

 

Un casting solide, une histoire intéressante sur le voyage dans le temps, des punchlines savoureuses et de bonnes scènes d’actions (gunfights et combats corps à corps) ; TIMECOP demeure sympathique.

 

Résumé piqué sur la jaquette dvd

 

Octobre 1994. L’agent Max Walker intègre un nouveau corps de police. Le soir même, des inconnus détruisent sa maison et provoquent la mort de son épouse.

10 ans plus tard, le voyage dans le temps est devenu une réalité. Max appartient à la T.E.C., qui a pour mission d’empêcher des malfaiteurs dirigé par le sénateur Mc Comb (Ron Silver) de modifier le cours du temps. Envoyé en mission en 1929, Max découvre que l’un des membres influents de la T.EC. a décidé de transformer le passé à son profit. Une course poursuite s’engage, qui finira par ramener Max en 1994, dans son propre passé.

 

TIMECOP est l’adaptation d’un comic US crée par Mike Richardon et Mark Verheiden et publié chez Dark Horse. Les 2 auteurs ont aussi participé au film en tant qu’écrivains et producteurs exécutifs. Bon je dis plus rien sinon ber me cassera les cojones (un dossier sur les auteurs ber ?).

 

Plus sérieux que KICKBOXER TIMECOP fût produit et distribué par Universal. Le studio qui mit des bâtons dans les roues pour CHASSE A L’HOMME reprend une partie de l’équipe : à savoir l’acteur et les producteurs Sam Raimi et Robert Tapert. Les exécutifs se mettent d’accord pour un budget de 28 millions $. Un assez gros budget pour l’acteur mais le film est exigeant en effets visuels, direction artistique. Heureusement le film sera un succès.

 

Les débuts des 90’s marquent pour JCVD un nouvelle ère. Il n’est plus sous contrat avec Melahem Golan et ses films se différencient de ses prestations précédentes. Ses films rapportent de plus en plus et c’est ainsi que né l’ère Van Damme : DOUBLE IMPACT, UNIVERSAL SOLDIER, STREET FIGHTER…

A ce propos si Universal pouvait éditer un dvd collector de CHASSE A L’HOMME comprenant le director’s cut.

 

Le casting de TIMECOP possède de bons acteurs : Mia Sara (LA FOLLE JOURNEE DE FERRIS BUELLER), Ron Silver (inquiétant et férocement méchant), Bruce McGill (LE DERNIER SAMARITAIN)…

 

Revenons au film qui possède des particularités sur le voyage dans le temps : la machine très SF ressemble à une fusée avec une ouverture au bout. Le procédé rappelle celui de STARGATE. Second point pas de savant excentrique : les voyages sont contrôlés et effectués par des agents de police. Troisième point il n’y a que des voyages dans le passé. De plus le voyage dans le temps est utilisé à des fins politiques pour assurer la défense nationale des USA contre ses ennemis. Dans ce cas pourquoi ne pas aller supprimer Hitler  (qui est présente dans l’intro de Command and Conquer). Mais quelles en seraient les conséquences ?

 

TIMECOP est un mélange de film d’action et de SF et il faut dire qu’a certains moments il y a quelques problèmes au niveau de l’histoire. Pourquoi le directeur et les agents de la TEC ne sont pas au courant que le prototype n’a pas été produit ? Quel est l’intérêt de voyager dans le passé si ce n’est pour s’enrichir ou changer son passé ? Pourquoi les mêmes personnes ne peuvent être au même endroit au même moment ?

La seule envie de Mc Comb (candidat conservateur) est de devenir Président. Avec des sondages en baisse il a besoin d’argent pour remporter les élections.

Heureusement ces quelques problèmes ne gênent pas la vision du film puisqu’ils se rattrape sur les voyages dans le temps. L’un des meilleures scènes du fim est celle qui se déroule à Manhattan pendant le Krack boursier d’octobre 1929. Dans ce passage le collègue de Walker : Atwood arrive au bureau normal. Il éteint le poste radio et met des écouteurs pour écouter son MD. QUOI ? Puis il lit le USA Today. Mais la scène la plus jouissive est la première scène sous la pluie ou un homme mitraille une escouade de soldats confédérés.

Bien sûr le final (magnifiquement photographié sous la pluie) incluse Le Walker de 2004 et celui de 1994 contre les méchants. Une bonne idée je trouve.

 

D’autres scènes d’actions sont sacrément réussiées : la baston au couteau dans l’appart de Walker (avec en méchant James Lew « toi meilleur » dans HOT SHOTS 2). Cette bagarre se termine avec le grand écart de JCVD (j’adore).

Puis celle dans l’entrepôt avec le bras éclaté (brrr !)

 

 

 

Répliques (VF)

 

-         « Remonter le temps est le meilleur moyen de s’approprier de l’argent. »

 

-         « Hé toi ! »

-         « Lis ça. »

-         « Wolverine ? »

-         « Et si je te l’imprimais ? »

-         « Bon ben je crois que je vais me tirer. »

-         « C’est pas ton genre le sac à main, mais franchement pas. »

 

-         « Ce truc la TEC, c’est dangereux ? »

-         « Je ne vends pas de gâteaux pour vivre. »

 

-         « J’ai tenu 10 rounds contre John Sullivan en personne. »

-         « Hum hum. »

-         « Moi j’ai vu Tyson battre Spinks à la télé. »

 

-         « Quoiqu’il arrive la vie continue. J’ai lu cette belle phrase quelque part. »

 

-         « 50000 volts connard. Tu vas t’éclater ! »

 

-         « Il a bousillé mon appartement. Si vous voulez le tuer vous pouvez. »

 

-         « Vous n’êtes pas drôle. »

-         « Je ne suis pas là pour ça. »

 

-         « J’ai lu le dossier d’Atwood. »

-         « Vous savez lire mais vous savez écrire ? »

 

-         « A quoi vous pensez ? »

-         « A ne pas avaler ma langue. »

 

-         « Ne m’interromps pas quand je me parle à moi-même. »

 

-         « Y’avait un froid entre nous ? »

-         « L’expression est juste pour une fois. »

 

-         « Je ne bats pas contre une femme. »

-         « Ne le faîtes pas. »

-         « Je viens de changer d’avis. »

 

La collector

 

- « Vous ne serez jamais mon bras droit si à chaque fois que je vous envoie une chiquenaude vous pleurez comme un minus. »

 

 

 

Conclusion TIMECOP remplie honorablement son contrat : de bonnes scènes d’actions mais un histoire avec des incohérences (oui sûr pas facile de mettre en place tous ses paradoxes temporels). Ironique mais aussi intéressant avec un JCVD avec une coupe de cheveux moins « olé olé » que CHASSE A L’HOMME. Perso j’aime bien que le méchant soit un politicien. Tous des pourris ! lol

A noter que l’acteur qui double Max Walker est le même que dans CHASSE A L’HOMME.

 

KICKBOXER et TIMECOP font partie des films de JCVD que je préfère. Les 2 racontant une vengeance avec d’un côté un combattant et de l’autre un flic seul contre tous. Qu'on remette en cause le talent d'acteur de JCVD (je leur dirais mater IN HELL les gars), qu'on dise que c'est un idiot (je leur dirais mater Dans La Peau de Jean Claude Van Damme). Certes certains films de l'acteur respirent bon le nanar mais l'acteur malgrès certains de ses rôles sera tjs le gars sympathique.

Et que ces films sont les films de notre karatéka que j'ai maté en boucle sans me lasser. D'authentiques films de leur époques mais qui me rappelent une période de mon enfance adolescence: la VHS.

 

 

Liens

Critique de Klaatu sur OUTLAND

 

http://www.dvdrama.com/blog/KLAATU_2/3876/

BA en VO (réussie avec l’ancien logo d’Universal et l’image noir et blanc)

 

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 21:42


2 films (Kickboxer et Timecop) avec en vedette Jean-Claude Van Damme font partis de mes chouchous. Porque ?

First reason je les ai découverts juste avant ma période boutonneuse donc c’était comme faire disparaître mes boutons j’y tenais.

Second reason y’a JCVD en vedette qui dans ces 2 films. J’y suis attaché sentimentalement. Le 1er je l’avais enregistré sur M6 et c’est l’un des 1er Van Damme des 80’s que j’ai découvert (pas encore vu Bloodsport). Le 2ème j’avais fait chier ma grand mère pour qu’elle me l’offre (la BA frenchie me faisait tripper).

Third reason but it’s an ad to the 2 last reasons. I watch again and again these films in VHS. Tu t’en lasses pas.

 

Pinaise vl’a une intro que Meea me piquera. Plus sérieusement Kickboxer est le premier film que j’ai découvert avec l’acteur JCVD. Un film excellent sur fond de vengeance avec des séquences bluffantes (l’entraînement et le combat final) et si j’ose dire la VF (mais c’est comme OPERATION CONDOR ou les GOONIES impossible de le voir en VO). D’une part j’aurais pas envie et deuxio le dvd fr n’a pas la VO (excuse bidon ? de lessive). Oui celle là vous pouvez me lapider.

 

 

Résumé

 

Eric (Dennis Alexio) et Kurt Sloane (Jean Claude Van Damme) sont frères. Eric pratique le Kickboxing et son frère le soutient et l’assiste pour ses matchs. A la fin d’un championnat se déroulant aux USA Eric devient champion du monde des poids lourds de Kickboxing. Eric et Kurt savourent la victoire. Juste après le match un journaliste questionne Eric sur sa carrière

-         « A quand la Thailande ? »

-         « Comment ça ? »

-         « On dit que le kickboxing vient de là-bas et qu’ils sont meilleurs que nous. »

-         « Tiens donc ! »

 

 

Eric accompagné de Kurt décident de partir en Thailande affronter le champion national Tong Po (Michel Qissi). Malheureusement pendant ce combat Eric est paralysé et ne pourra plus marcher. Kurt désire se venger mais pour cela il doit s’entraîner.

 

 

Est-ce qu’il bouge comme moi ?

 

C’est avec BLOODSPORT que Jean-Claude Van Damme se fait connaître. Un film qui rentrera largement dans ses frais. Encore sous contrat pour 4 films avec le producteur Menahem Goulan ( Cannon Films) JCVD se voit offrir le script de KICKBOXER écrit par Mark Di Salle. L’histoire se déroule en Thailande et raconte une vengeance. Une histoire peu intéressante mais que l’acteur va étoffer notamment en incluant des scènes de combat qu’il va chorégraphié en partie (attention c’est une supposition je ne sais pas ce que l’acteur a modifié dans l’histoire et dans le scénar).

Mark Di Salle et JCVD n’étaient pas inconnus. Le réal fût en effet un des producteurs de BLOODSPORT. L’autre réal est David Worth qui officia directeur de la photo sur plusieurs films dont SHARK ATTACK 2 et 3 dont soundwave chroniqua dans son dossier sur les Shark Movies.

http://in.dvdrama.com/soundwave/blog/2300/

 

http://in.dvdrama.com/soundwave/blog/2301/

 

L’équipe part en Thailande tournée le film avec un budget riquiqui de 1,5 millions $. Côté casting JCVD demande à son pote Michel Qissi de participer au film en interprétant le méchant Tong Po. Dennis Alexio qui joue Kurt Sloane est un champion de kickboxing aux USA. Même son surnom « Eliminator » est mentionné dans le film. Puis Haskell V. Anderson interprète Winston Taylor vétéran du Vietnam qui aidera Kurt. Enfin sans oublier Dennis Chan et Rochelle Ashana interprétant respectivement Xian et Maylee.

L’équipe recrutera des cascadeurs et des seconds rôles.

 

Le tournage commence en 1988. 1 anecdote est intéressante à ce sujet. Michel Qissi dût subir plusieurs heures de maquillage pour son personnage. Et il faut dire que le résultat est stupéfiant. Il fait vraiment peur.

 

Mais parlons du film qui démarre vraiment quand Kurt et Eric vont en Thailande. Le film se focalise tout d’abord sur le parcours des 2 frères bien différents. Eric est ambitieux, sûr de lui, inconscient et égocentrique tandis que Kurt est peu sûr de lui mais il n’est pas aussi compétent que son frère. Ils vont apprendre que ce pays n’est pas comme aux USA. Il y a la mafia et le kickboxing US est différent du Muay Thai. Un choc des cultures qui aura lieu surtout pendant le combat.

 

 

Vainqueur le palmier

 

La seconde partie est probablement la meilleure du film tant par les scènes d’entraînement géniales que par la musique apaisante de Paul Herzog assez spirituelle. En fait Kurt décide de venger son frère en affrontant Tong Po sur le ring. Mais pour avoir une chance il doit suivre un entraînement dur. C’est à ce moment là qu’apparaît Xian l’ermite. Jouant à la fois un rôle de mentor et de maître ce personnage est le plus sympathique du film. Un curieux mélange de Tortue Géniale (sans le côté obsédé), Maître Miyagi (KARATE KID), Nori (NINJA KIDS), Maruyama (NORI TAKA).

 

L’entraînement comporte des séquences intéressantes comme l’apprentissage de la respiration, le footing avec un bout de viande, les jambes écartées, les enchaînements sous l’eau, les jambes écartées. Mais 2 séquences se démarquent par leur côté comique celle du baiser de la mort ou Kurt éméché danse puis se bat contre des clients d’un bar. Limite ridicule mais bien tordant surtout quand tu vois les vidéos sur internet de JCVD en train de danser. La 2ème séquence c’est la noix de coco utilisé pour voir comment Kurt encaisse les coups au ventre mais surtout pour voir s’il applique la respiration.

La magie opère pour Kurt quand il s’entraîne dans La Cité de Pierres (magnifiques décors dont un plan au coucher de soleil magnifique). Mais l’entraînement dans ce lieux magnifique est utile à Kurt pour comprendre l’art que lui enseigne Xian. L’occasion d’insérer des plans de guerriers combattants et celui d’un aigle.

 

-         « Pendant que tu t’entraîneras écoute avec ton esprit, ton cœur, tout ton être. »

 

Raahh pinaise j’allais oublier the séquence de la mort qui tue : celle du palmier ou Kurt fait tomber l’arbre avec des low kicks laissant libre cours à sa rage et son désir de vengeance avec l’aide d’un flash-back en noir et blanc montrant Tong Po achevant Eric.

 

 

 

Neutsuko

 

La dernière partie est certainement la plus hardcore. En effet on assiste au fameux combat opposant Kurt à Tong Po. NB le combat se déroule dans un ancien cimetière éclairé seulement par des torches. Les combattants ont les mains recouverts de chanvre et de résinet avec du verre pilée. Le passage ou Kurt et Tong Po recouvrent leur main de vert fût parodiée de façon hilarant dans HOT SHOTS 2 (remember Carambar Nouga !).

Le cadre est intéressant et ce n’est pas sans rappeler un ring façon MORTAL KOMBAT (le jeu).

Il y a une réalisation intéressante pour ce combat (ralenti et reprise en vitesse réelle et plusieurs plans montrant un coup). Perso je trouve que ce combat est particulièrement jouissif (Tong Po qui annonce avec quelle partie de son corps il va frapper) surtout quand la musique du compositeur réapparaît. Bon ok les corps semblent huilés mais voir JCVD foutre une raclée j’y résiste pas.

 

 

Répliques (VF)

 

-         « Mais ce colosse était en train de filer des coups de pied à un piler […] et le plâtre s’est effrité ! »

-         « Et alors ? »

 

-         « Ouais ouais ouais ! Cause toujours, ce con vous aurait sûrement conduit dans un bordel. »

 

-         « Allez dehors dehors ! Barrez-vous les pouffiasses ! Qu’est-ce que tu veux, elle peuvent pas se passer de moi. »

 

-         « T’es complètement dévissé comme mec. »

 

-         «  C’est ça que t’appelles une boîte pépère ? »

-         « Ah oui, je ne fréquente plus les gargotes du port. »

 

-         « Je t’aurais prévenu. Il est plus sonné qu’un serpent à sonnettes. »

 

-         «  Je sais pas qui vous êtes ni ce que vous voulez. »

-         « Je veux descendre et je veux que vous m’enseignez le Muay Thai. »

-         «  Ah oui ? Mais vous êtes américains. »

-         «  Et alors ? »

-         « Les américains ont la grosse tête surtout quand ils restent pendu la tête en bas trop longtemps. »

 

-         « Prendre des gens au piège m’ouvre l’appétit. »

 

-         « Je ne prends jamais de décisions quand j’ai le ventre vide. »

 

-         « Pourquoi vous êtes parti ? Et pourquoi il étaient en pétard contre moi ? »

-         « Parce que je leur ai dis que vous leur aviez dit qu’ils savaient pas se battre et que leur mère couchait avec un mulet. Ça les a rendu coléreux, bagarreurs. Bon entraînement. »

 

- « En gros ça veut dire bousille ce gros tas. »

 

Alors oui bien sûr le film a vieilli mais reste tjs sympathique. Le style JCVD fin des 80’s fût parodiée magistralement par les inconnus dans LES MISEROIDES et LES LIAISONS VACHEMENT DANGEREUSES (cri, grand écart, jeu d’acteurs).

 

Conclusion KICKBOXER est un bon film 80’s (ouah la zique !) mais qui possède des qualités (pas son scénar) mais l’entraînement et le combat final. A noter que Med Hondo a doublé Winston Taylor pour la VF et le voix de Xian (la même que celle de M. Weng dans LE LOTUS BLEU). Rien que pour ça. Bref une certaine idée du bonheur comme dirait Yannick Dahan.

 

 

 

Deuxième partie : TIMECOP

 

 

Merci à Vlad pour les photos.

 

 

Liens

BA française



Kickboxer
envoyé par stebzh

La scène de danse en VF


Kickboxer - Danse
envoyé par squall-08


Rambo 3 et Kickboxer avec les bonbons dans HOT SHOTS 2

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 21:31


Sortie en 1991 OUT FOR JUSTICE (bon titre) raconte l’histoire d’une vengeance policière dans le quartier de Brooklyn. Le film co-produit par Steven Seagal et réalisé par John Flynn metteur en scène de HAUTE SECURITE et ROLLING THUNDER entre autres. Mêlant enquête policière et vigilante light le film vaut le coup pour les punchlines croustillantes, ses seconds rôles. A noter aussi que le film est particulièrement violent.

 

 

 Résumé

 

Gino (Steven Seagal) et Bobby sont 2 flics de la police de NY. Potes depuis la maternelle ils ont grandi dans le quartier de Brooklyn. Ils connaissent parfaitement les coutûmes nottamment avec la mafia italienne avec le chef Don Vittorio. Mais ils ont choisi les forces de l’ordre. Un après-midi Bobby se fait descendre en pleine rue par Richie (William Forsythe) :truand local complètement félé accro au crack.

Gino va mettre tout en œuvre pour coincer Richie avant les flics et avant la mafia.

 

 

L’accroche du film pourrait faire penser à Dirty Harry. En effet Gino est un flic dur ; solitaire (en divorce) mais d’un autre côté il a toujours son côté loyal avec la « Familia », se bat à mains nues ou avec ce qui lui tombe dans les mains ou shoote au fusil à pompe.

Le film débute avec une citation d’Arthur Miller « Tandis que l’étranger ne distinguait pas une rue de l’autre, on savait ou notre quartier finissait. Au delà c’était l’étranger. Puis une musique pesante accompagnée par la suite d’un piano. La suite rompt de suite avec le sérieux du générique. On a un parçu d’une rue de Brooklyn avec des prostitués et au fond Gino et Bobby en planque. Ils attendent on ne sait quoi et discutent de la vie de couple de Bobby. Au même moment on voit un mac (habillé comme Huggy les bons tuyaux dans Starsky et Hutch le film) tabassait une prostituée parce qu’elle est enceinte. Gino décide d’intervenir, Bobby l’accompagne et le mac se prend une raclée avant de finir encastré dans le pare-brise d’une voiture. Gino passe devant le pare bris brisée, l’image s’arrête et le nom de l’acteur apparaît.

 Globalement le film n’est pas mauvais. Il y a beaucoup de scènes d’actions assez violentes mais le problème c’est l’histoire y’a rien. En gros S. Seagal se fait un Brooklyn by night and by day le tout entrecoupé de descente dans les tripots clandestins. Heureusement le réal John Flynn filme bien l’action et met en place une photographie sympathique (le film se passe quasiment de nuit). Le film est plutôt réussi du côté des fights et des scènes d’actions comportant une poursuite intéressante, une fight dans une boucherie avec une main en trophée, la descente dans le bar de Vinnie ou Steven fout une raclée à l’aide d’une boule et d’une queue de billard. Cette astuce sera repris habilement dans RUSH HOUR et des gunfights et fights dans des appartments dans une séquence surprenante de violence. Limite drôle ça ferait penser à BRAINDEAD.

 

JUSTICE SAUVAGE est involontairement drôle à commencer par le look de Steven Seagal avec sa queue de cheval et dans une scène un béret. Il recueille même un chiot qu’un automobiliste a balancé dans un sac poubelle. Si c’est pour rendre le perso attachant c’est rapé ca fait plus rire de voir Stven Seagal dans le rôle d’une brute au grand cœur. Mais les seconds rôles sont savoureux avec William Forsythe qui porte la moustache, Gina Gershon sexy, Jerry Orbach (le flic de Law and Order), Julia Margalies (Urgences)…

 

 

Répliques en VF

 

- Mais ça va pas la tête, vous n’avez pas le droit bande de pédés.

- C’est à moi que tu parles ?

- Pour qui tu te prends toi, hein ?

- Tu t’éclates à frapper les gonzesses, c’est ça hein ? Hé ben frappe-moi sale con.

 

- C’est une pourriture. Un dossier long comme le bras.

 

- Hé ben essaye d’imaginer que t’as buté un flic en pleine rue et devant 100 témoins. Il est condamné, il sait qu’il va mourir. Seulement il voudrait que ça lui arrive dans son quartier.

- Comme les chiens qui pissent pour marquer leur territoire. Vous êtes comme ça.

 

- Mais qu’est-ce que tu fous là connard ? T’as toujours ta coiffure de gonzesse ?

 

- J’te jure. Tu devrais pas me parler comme ça. On n’a pas élevés les cochons ensemble. Toi tu suçais encore ton pouce quand ton frère a commencé à sucer autre chose. T’es pas encore assez grand pour me parler comme ça.

 

- Si mon frangin était là, tu ramènerais moins ta grande gueule.

- Oui mais il est pas là. Et tu sais pourquoi il est pas là ?

- Pourquoi ?

- Parce que c’est un fils de pute et un trou du cul.

 

- Tu t’sens plus pissé hein Gino ?

 

- Je serais toi je me couperais la langue parce qu’un de ces quatre elle va t’attirait de sérieux emmerdements.

- E t’es né où Pinocchio ?

- A Attica pourquoi ?

- Je savais que t’étais pas de Brooklyn. On est cons ici mais pas à ce point là.

 

- Vinnie je commence à avoir les boules. C’est drôle je sais pas pourquoi c’est plus fort que moi ; j’arrive pas à me contrôler.  C’est peut être le besoin d’imposer ma volonté quoi.

 

 

- Dis à ton putain de frangin que je lui couperais la tête et que je lui pisserais dans la

 gorge.

 

-         Bon qu’est-ce qu’on fait Gino ? Je te fais une gaterie en douce et tu me fous la paix la nuit ?

-         Non ça fera pas mon affaire Patti. T’es pas assez douée.

 

- On dirait que t’as beaucoup pleuré ces temps ci ?

- Oui j’ai épluché des ognons.

 

 

En conclusion le film comporte énormément de répliques tordantes et une violence assez soutenue. Il se laisse regarder mais ne vaut pas PIEGE EN HAUTE MER qui lui avait une histoire plus intéressante. Bref sympa mais sans plus. A noter que le film comporte No Slick To Brooklyn des Beastie Boys, que Steven parle italien et que l’acteur doubleur de Steven Seagal est Michel Vigné (voix virile par excellence Chow Yun Fat dans A TOUTE EPREUVE). A voir en français mais la VO n'est pas si mal Steven Seagal a un bon accent italo-américain.

 

Trailer




Extrait en VF (la descente dans le bar sacré Steven !)



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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 21:22


La fin des 80’s pourrait être considérée comme l’apogée du buddy movie old school. Avant que les des réal plus jeunes reprennent le genre au cours des 90’s (Michael Bay, Brett Ratner,...).

Une des forces de ces films est la possibilité d’offrir aux spectateurs des suites (48 HEURES, BAD BOYS, RUSH HOUR) qui misent sur le concept « bigger and louder ». De 1988 à 1991 bcp de ses films sortiront au cinéma. Les studios voulaient rentabiliser sur le concept comique-action de 48 HEURES mais offrir aussi une étude des personnages intéressants (principalement les scénar. De Shane Black). Et le trio « demolition men » : Bruce Willis, Sylvester Stallone, Arnold Scharwzenegger auront chacun une prestation dans un buddy movie.

Sly pour TANGO ET CASH en 1989 avec Kurt Russel (une coupe de cheveux grandiose)

Brice Willous (merci Mozinor) pour LE DERNIER SAMARITAIN en 1991 avec Damon Wayans.

Arnie  dans DOUBLE DETENTE (la loi Miranda !) en 1988 avec James Belushi.

 

 

Mais revenons à nos moutons ; L’ARME FATALE 2 se distingue sensiblement du 1er volet en apportant plus d’humour et de comique de situation grâce à l’arrivée d’un personnnage ok ok ok : Leo Getz.

De plus il possède toujours ce côté noir : le film se termine comme une vengeance.

 

Résumé

 

Martin Riggs (Mel Gibson) et Roger Murtaugh (Danny Glover) sont maintenant partenaires. Riggs fait maintenant parti de la famille de Roger.

Après une double course poursuite spectaculaire les 2 policiers vont mettre la main sur une affaire de drogue impliquant le consulat d’Afrique du Sud de Los Angeles. Ils seront aidés par un indic très ok ok Leo Getz (Joe Pesci).

 

Warner Bros très satisfaite du succès critique mais surtout public (près de 100 Millions $) du 1er volet demandera aux producteurs une suite.

Richard Donner n’était pas très chaud pour réaliser cette suite : « Bien que je n’ai jamais été contre une suite à L’ARME FATALE, je voulais au début juste produite cette suiteavec Joel Silver. Ce qui s’est passé nous nous sommes de plus en plus impliqués sur la préparation du film, et nous avions un excellent script de Jeffrey Boam. Je me suis de plus en plus attachés à ces personnages, les acteurs et même l’équipe au point que je ne voulais personne d’autre pour le réaliser. »

Côté scénar justement il y aura quelques changements. Shane Black est crédité pour l’histoire mais pas pour le script. L’une des raisons étant que Riggs devait mourir à la fin de ce film (la Warner souhaitait faire des suites). Le scénariste regrettera ce changement et ne participera pas aux autres volets.

Quoiqu’il en soit le réal/ producteur et Joel Silver feront appel à la même équipe pour ce second volet : Michael Riva (Production Designer), Stephen Goldblatt (directeur de la photgraphie), Stuart Baird (éditeur), Marion Dougherty (casting). Du côté des cascades on retrouve Mic Rodgers et Charles Picerni en duo. Ce dernier a participé a pas mal de prod silveriennes comme DIE HARD 2 (la moto neige qui saute au dessus du camion).

 

Côté casting on a droit aussi à du lourd surtout pour les acteurs incarnant les diplomates sud-africains : 3 acteurs d’origines britanniques et irlandaises.

Joss Ackland (le redoudable Arjen Rudd), Derrick O’ Connor (Peter Vorstdet), Patsy Kensit (très jolie Rika Van Der Hass).

Côté flics on retrouve Steve Kahan dans le même rôle du Capitaine ainsi que Marie Ellen Trainor pour la psy. Mais c’est surtout dans les 2nds rôles qu’on a droit aux réjouissances : Jenette Goldstein (Shapiro) qui joua Vasquez dans ALIENS, LE RETOUR (merci imdb je l’ai pas reconnu) et la mère de John dans T2 ; Dean Norris (Cavanaugh) présent en leader SWAT dans T2 (celui qui découvre la bombe avant que l’immeuble explose) mais il était géant dans le rôle de Tony dans TOTAL RECALL ; Grand L. Bush (Collins) qui joue l’un des agents Johnson dans DIE HARD, agent de la DEA dans PERMIS DE TUER mais surtout il joue le jeune Zack Lamb (le pilote d’hélico) dans DEMILITION MAN sans oublier son rôle de Balrog dans STREET FIGHTER. Et puis c’est lui qui presentait Roger à Riggs dans le 1er volet. Enfin Nestor Serrano (Esteban) présent en tant que policier Sanchez dans BAD BOYS.

 

 

 

 

 

 

Pour la famille de Roger les mêmes acteurs reviennent. Mais l’élément intéressant est Joe Pesci (Leo Getz) qui interprète l’indic bavard, gaffeur dans ce film.

 

La prod négocie un budget de 20 millions de $ : majoritairement utilisé pour les cascades. Petite parenthèse pour parler de la destruction de la maison sur pilotis. Au moment de la lecture du scénar Richard Donner penserait que cette séquence serait impossible à réaliser. Mais aidés par Joel Silver, Mike Riva et Matt Sweeney (directeur des effets spéciaux), le quator se mirent à préparer la séquence pendant des mois. La première idée était de faire une miniature mais le réal était contre, il voulait un côté réaliste. La seule solution possible était de dupliquer la maison et de la détruire.

La maison qui existe réellement à Los Angeles fût dupliqué 2 fois. Une première fût construite sur un plateau des studios Burbank ou un système hydraulique permettait de faire trembler et bouger la maison avec les acteurs à l’intérieur. Le deuxième modèle fût construit à Newhall (à environ 32 km au nord de LA). Puis Joe Pesci, Danny Glover et Mel Gibson furent placés à un endroit stratégique près de la maison.

9 caméras seront nécessaires pour filmer cette séquence très explosive qui laisse éclater la rage de Riggs.

 

Enfin la musique rassemble toujours Eric Clapton, Mikael Kamen avec sur ce volet David Sanborn. Intéressant aussi pour les precussions utilisés pour décrire les diplomates sud-africains et aussi pour le combat final.

A noter aussi le superbe morceau CHEER DOWN de George Harrison sur le générique de fin.

 

Retour d’un duo de choc

 

L’affiche du film (en couleur) annonce clairement l’ambiance du film : les 2 policiers sont côte à côte, on aperçoit le flingue de Riggs à la différence de la 1ère qui montrait celle de Roger Murtaugh.

On voit bien l’évolution par rapport au 1er volet. Riggs n’est plus suicidaire. Il a fait le deuil de sa femme (à la fin du 1er film) et fait maintenant parti de la famille de Roger. Il lave même son linge chez eux. On voit aussi qu’il s’habille mieux, il fait moins négligé mais a toujours ses santiags, son jean mais une meilleure coupe de cheveux.

De son côté on découvre un Roger très papa poule surtout envers sa fille Ryan. Néanmoins ce volet aurait encore des connot homo mais c’est vraiment chercher une aiguille dans une botte de foin. Comme la fin ou Riggs est sur les genoux de Roger ou encore pendant tout le film ou l’on voit le duo se chamaillait comme un vieux couple (Riggs est l’homme prêt à partir sur tous les coups, Roger préfère la prudence féminime). Hé attention ce ne sont que des suppositions (manquerait plus que je me mette à dos tout le monde. Mais bon l’affiche est ambiguë, non ? On dirait que Roger a son bras autour de Riggs. Boh j’arrête.

Dans leur enquète ils seront aidés par Leo Getz (grandiose Joe Pesci) qui rêve de devenir policier. Tant est si bien que L’ARME FATALE 2 contient moins d’humour noir que le 1er mais plus un comique de situation comme les 3 STOOGES souvent référé dans la tétralogie.

 

 

 

 

 

End Of Apartheid

 

Engagé politiquement L’ARME FATALE 2 est un plaidoyer contre l’Apartheid en Afrique du Sud. Même dans le 1er on voyait un autocollant sur le frigo de Roger « End of Apartheid ». Et bien ici lieu de l’intrigue les policiers font face à des diplomates sans scrupules se servant de leur immunité pour le trafic de drogue.

On voit bien aussi que les méchants particulièrement féroces ne reculent devant rien pour que les policiers arrêtent leur enquêtes : introduction dans le domicile de Roger, Bombe sous les WC, assaut sur la maison de Riggs..). A ce sujet la perf de Joss Ackland est excellente (on le déteste).

A noter aussi les moments ou Riggs se déboite l’épaule (action qui reviendra dans le 3ème et 4ème volet).

 

Mais alors que vaut L’ARME FATALE 2 ? Le film se révèle sacrément efficace en termes d’actions (la double poursuite ou débute le film, la poursuite avec la dépanneuse qui se termine par une planche de surf dans le pare-brise, le final similaire à DIE HARD 3 selon Meea, il a pas tort….). Et ponctué d’humour (la bombe sous le siège des toilettes, Leo, la voiture familiale qui finit en piteux état). Il est intéressant aussi parce qu’il montre davantage les collègues de Riggs et Murtaugh ainsi que le commissariat

Il y a aussi quelques clins_d’oeils savoureux ou juste avant que passe la pub de Ryan on voit un extrait des CONTES DE LA CRYPTE « And all trough the house » de Robert Zemeckis avec Mary Ellen Trainor. Un hasard sûrement pas puisque R. Donner et Joel Silver sont producteurs de la série.

On voit aussi une photo du film dans DIE HARD 2 (produit par J. Silver) avec la voisine de siège de Hollie Mc Clane.

 

 

Les répliques (VF)

 

-         « C’est pas du japonais ? »

-         « Notre radio est déjà japonaise, ils ont p'tet aussi racheté la police. »

-         « Argh ils possèdent tout ici. »

 

-         « Chouette la tente à oxygène. Tu sais moi aussi j'crois que j'vais en prendre une. »

-         « Quelle tente à oxygène ? Tu trouves que j'ai l'air de Michael Jackson ? »

-         « Non mais t'es baaad ! »

 

-         « Mais qu'est-ce qui te prends Roger ? Elle était superbe ! Formidable ! »

-         « Ouais ça m'a plu ! Elle m'a donné envie de m'acheter tout de suite des capotes ! »

 

-         « Oh tu vas voir ça ! Les flics ne lâchent jamais prise tu sais ? J'vais avoir des capotes sur mon bureau, des capotes dans la boîte aux lettres, des capotes dans le café, des capotes et des capotes ! Tu devrais apprendre à fermer ta gueule ! Mais non ! Il fallait que tu le dise à tout le monde. J'vais faire un tour. »

-         « Faut faire confiance aux copains : Ça rentre par une oreille et ça ressort par la capote. »

 

 

 

-         « Tout le monde escroque un peu. Regardez le pentagone ! »

 

-         « Elle est un peu p’tite, hein Leon ?

-         « C’est pas Leon, c’est Leo."

 

 

-         « Bien sûr faites pas demi-tour, Bien sûr faites pas demi-tour ! Tant pis ! J'le relèverais de la note ! Laissez moi, je peux vous donner un conseil amical à tous les deux ? Il ne faut jamais accepter le service au volant ! Toujours consommer sur place ! Vous savez pourquoi ? Bon bah d'accord, j'vais vous dire pourquoi ! On vous baise toujours au service au volant ! On vous baise toujours au service au volant ! Ils savent que vous aurez fait des kilomètres avant de vous apercevoir que vous vous êtes fait baisé ! Ok ? Ils savent que vous ferez jamais demis tour alors ils s'en foutent et qui se fait baiser ? Hé ben Léo Getz !! Voyons bien sûr ! Mais j'en ai rien à foutre moi j'le mangerais pas ce thon ok ?! »

-         « LA FERME ! »

 

 

- « Si vous prenez racine je vous bourre le cul et je vous renvoie avec vos couilles dans un lance-pierre. »

 

 

 

 

Au final ce 2nd volet de la tétralogie est une suite réussi plus drôle mais avec un zeste de noirceur pour la fin ou l’on voit Riggs se vengeait des responsables de la mort de sa femme, de Rika et de ses collègues. Comme il le dit « Je suis pas un flic ce soir. C’est personnel » Et de son côté Roger qui range son insigne.

Riggs devenant plus agréable mais toujours aussi casse-cou et qui règle enfin les comptes avec son passé personnel. D’ailleurs à la fin quand on croit qu’il meurt on entend le morceau Knock Knock Heaven’s Door.

 

Pour une fois la version cut n’apporte pas grand chose (une scène avec Riggs draguant des jeunes femmes dans un jacousi et Leo recherchant l’adresse de la maison sur pilotis)

 

 Le film  est dédié à Jay Engel (responsable son) sur le 1er et 2ème.

Trailer


Lethal Weapon 2 (Theatrical Trailer)
envoyé par NakedBrotha2007

Cheer Down de George Harrisson (Musique du générique de fin)

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 21:11


1987, Sort sur les écrans l’un des meilleurs buddy movies. Réalisé par Richard Donner ce film fonctionne sur une alchimie parfaite avec les 2 acteurs Mel Gibson et Danny Glover. Un polar agrémenté d’action, d’humour noir : indémodable.

 

Résumé

Roger Murtaugh (Danny Glover), policier de la brigade criminelle vient d’avoir 50 ans. Père de famille et mari heureux il profite un maximum de sa vie de famille pénard. L’exact opposé de Martin Riggs policier de la brigade des stups (Mel Gibson) qui a perdu sa femme. Suicidaire, incontrôlable l’homme est un véritable danger pour son entourage professionnel. Personne ne veut bosser avec lui.

Les 2 hommes sont obligés de faire équipe pour une enquête sur le mort d’une jeune femme qui se révèle être la fille d’un des anciens pote du Vietnam de Roger.

 

 

AU COMMENCEMENT 

 

Avec un scénar de Shane Black (le parrain des buddy movies US, des répliques et des vannes géniales) l’histoire s’appuie sur la rencontre entre 2 extrêmes (base de tout buddy movie). De plus il ajoute un excellent élément : le passif du Vietnam.

 Mais vendre un scénar dans la jungle d’Hollywood n’a rien de facile. On peut tout  perdre ou presque comme l’insinue Roger Avary pour TRUE ROMANCE.

Bref, diplômé de l’UCLA S. Black écrivit ce scénar en 1985. Son agent le présenta au célèbre producteur Joel Silver. Les 2 hommes se connaissaient pour avoir travailler ensemble sur PREDATOR ou le scénariste y interprète un rôle (non pas moi !). Bref ce script emballa le producteur qui décida de le produire avec l’aide de la Warner. Nous sommes au début de l’année 1986 plusieurs de réal se présentent : le plus motivé sera Richard Donner qui déjà connu de la Major était une valeur sûre de part son expérience. Joel Silver n’était pas un bleu en buddy movie puisqu’il produisit au début des 80’s l’hilarant 48 HEURES.

Les 3 hommes développent l’histoire et commencent à démarcher l’équipe technique et le casting. A noter que le réal est aussi producteur du film.

 

LE CASTING

 

Pour les 2 rôles principaux ce sont Mel Gibson et Danny Glover qui sont pressentis. Excellents acteurs, les 2 comédiens sont peu connus à l’époque. D. Glover acteur de théâtre confirmé s’est fait connaître sur le grand écran grâce à ses prestations sur LA COULEUR POURPRE (pas vu) et dans le magnifique WITNESS. De son côté l’américano-australien Mel Gibson a fait son chemin depuis son pays d’adoption l’Australie grâce à ses perfs d’anti héros dans la trilogie MAD MAX (pas vu le 3). Mais les 2 acteurs ne sont pas encore des vedettes. Motivés par le script les 2 acteurs signeront au printemps 86. S’en suivra une préparation et un entraînement physique de 2 mois à LA.

Pendant ce temps les autres comédiens sont sélectionnés : Darlene Love (Trish Murtaugh) connu pour sa voix et ses perfs dans les comédies musicales de Broadway, Traci Wolfe (Ryan Murtaugh) mannequin qui fit ses débuts dans le COSBY SHOW ; Damon Hines (Nick Murtaugh) et Ebonie Smith (Carrie Murtaugh) sont les 2 autres enfants de Roger.

Enfin il y a Steve Kahan (capitaine Murphy) qui joua dans beaucoup de films de Richard Donner. Hasard ? non ils sont cousins. Puis sans oublier Mary Ellen Trainor (la psy Stephanie Woods) connu aussi pour ses presta dans les films de R. Zemeckis et puis souvenez-vous de son rôle dans DIE HARD.

Pour le plaisir notons aussi le rôle de Lycia Naff (Dixie). C’est elle qui interprète la femme à 3 seins dans l’indémodable TOTAL RECALL.

 

 

Passons aux méchants avec du lourd. Outre Mitchell Ryan (le Général Mc Allister), nous avons Ed O’ Ross (le dealer Mendez) dans un petit rôle mais qui présente bien les méchants. L’acteur est un habitué des prods de Walter Hill puisqu’il y incarnait entre autres le redoutable Viktor Rosta dans DOUBLE DETENTE. Puis il y aussi un Al Leong (Endo) le silencieux qui joue ici un expert dans la torture. Sa filmographie est impressionnante mais c’est tjs un plaisir de le voir dans ces films (bons ou moins bons). Notons aussi la presta de Tom Hatkins (Micheal hunsaker) présent en flic dans NEW YORK 1997, en père autoritaire dans CREEPSHOW…

Et le meilleur pour la fin avec ce taré de Gary Busey (l’un de ses meilleurs rôles, même dans DROP ZONE il est excellent). Motivé, l’acteur saisit l’opportunité d’interpréter un rôle de méchant. Il y interprète un sadique et psychopathe inoubliable.

 

 

L'EQUIPE TECHNIQUE

 

 

Avec un budget de 15 millions $, R. Donner et J. Silver démarcheront les meilleurs techniciens. Tout d’abord il s’agit de donné une couleur et un look au film.

« Ce que j’aimais, c’était l’opportunité de faire un film d’action ancré dans la réalité. Je ne supporte pas la violence gratuite alors nous avons mis en avant la trame de l’histoire sur les relations qui faisaient des étincelles à mesure que Mel et Danny travaillaient ensemble. La violence n’a rien de marrant alors que l’action oui » explique le réal.

 

Le 1er techniciens contactés furent le Production Designer Michael Riva (LA COULEUR POURPRE, LES GOONIES) et le directeur de la photographie Stephen Goldblatt (THE COTTON CLUB).

« Dick Donner est un réal étonnant. Nous avons toujours voulu suggérer la violence plutôt que de la montrer ce qui donne un résultat bien plus efficace. Nous voulions aussi que notre cameraman montre LA telle qu’elle est et non pas comme un documentaire touristique. » affirme M. Riva.

Cette collaboration permettra de donner une touche qui semble réelle (je n’ai jamais été à LA) mais qui par sa démarche pourrait être comparé à celle de TO LIVE AND DIE IN LA.

 

Puis M. Riva et la chef costumière Mary Malin effectueront des recherches sur la CIA, les policiers et les mercenaires ; visitant plusieurs magasins de surplus militaires mais aussi en interrogeant des hommes qui ont formé des « soldiers of fortunes ». Ces 2 personnes mettront aussi leur savoirs pour différencier le mode de vie des 2 policiers. Leur seul point commun c’est le Vietnam.

Autre souci du détail les costumes des mercenaires du Général Mc Allister. R. Donner souhaitait les voir dans des costars et non pas avec un uniforme ou un camouflage. Il voulait leur donner à chacun une touche personnalisée. Ce qui leur donne malgré leur actions une grande classe.

 

Puis R. Donner et J. Silver firent appel à des cascadeurs, armuriers et responsables FX.

Micheal Papac déjà armurier sur le génial PREDATOR mis tout son savoir faire pour concrétiser la vision du réal et du Production Designer : différencier les 2 policiers tout en donnant un côté authentique de leurs armes : un berreta et un smith 4 pouces ; sans oublier le fusil sniper et les armes automatiques.

 

 

Le coordinateur des cascades Bobby Pass supervisa tout l’entraînement de Mel Gibson et Danny Glover : conditionnement physique, poids, maniements des armes. Mais pour donner l’authenticité que souhaitait le réal les 2 acteurs collaborèrent avec des officiers de LAPD. Même pendant le tournage des consultants de la police seront présents.

 

Enfin le poste de responsable des FX revint à Chuck Gaspar (LE MAITRE DE GUERRE, SOS FANTOMES). Un boulot impressionnant sur les explosions, impacts de balles et crash. Le dernier ou la voiture du Général Mc Allister percute un bus le prouve.

Petite parenthèse pour parler du combat final entre Joshua et Riggs. Willie Simmons, assistant réal passionné d’arts martieux demanda à des experts de venir sur la production afin de faire une démonstration au réal et lui donner une idée.

3 experts vinrent sur le plateau : Cedric Adams (Capoera) ; Dennis Newsome (Jailhouse Rock, combat de rues développés par les esclaves aux US) ; Rorion Gracie (une forme de Jiu-jitsu développé par la famille Gracie au Brésil). Avec B. Pass ils mettront en place une chorégraphie. Pour plus de sécurité et pour voir son efficacité cette dernière sera testée avec les cascadeurs Mic Rogert et Shane Dixon.

Il faudra 4 nuits pour filmer cette séquence avec les acteurs. La raison : la nécessité d’avoir beaucoup de plans.

 

A mentionner aussi la collaboration entre Eric Clapton et Micheal Kamen qui elle aussi fait des étincelles. Le film se situant pendant la période de Noël, M. Kamen ajoutera des clochettes qu’on entend juste après la mort d’Amanda Hunsaker. Il utilisera ce même procédé pour l’arrivée de John Mc Clane dans l’aéroport de LA dans DIE HARD. De même à certains moments j’ai eu l’impression que son score avait des ressemblances avec le film de McTiernan. Mais globalement la musique est très efficace : les accords de guitare d’E. Clapton faisant preuve d’ironie, de tristesse et le suspense propre à M. Kamen. Bref pour être clair le travail de l’un ne prenant pas le pas sur l’autre.

 

2 FLICS.  GLOVER A UNE ARME, GIBSON EST UNE ARME.

 

Le film débute avec une musique tout ce qu’il y a de plus joyeux « Jingle Bells ». Le plan filmé depuis un hélicoptère nous montrant un LA de nuit jusqu'à ce qu’elle stoppe sur Amanda Hunsaker dans appartement. Et là on est de suite dans l’ambiance noire du film grâce à la musique suggestive de M. Kamen.

 

La fameuse tagline correspond parfaitement aux 2 personnalités de Riggs et Murtaugh. Comme tout buddy movie on voit bien sûr les différences caractérisées ici non pas par la couleur de peau ou le milieu social mais par le comportement. L’affiche aussi montrant bien comment bossent les 2 policiers.

 

HOME SWEET HOME

 

Roger Murtaugh 50 ans est tout ce qu’il y a de pus respectable et de respecté. Bon père de famille, mari aimant ; il vit dans une maison, porte des costards cravates, a les cheveux courts et une petite moustache (ce qu’il reste de sa barbe), a un range pistolet, une ford et un chat

Il commence sa journée par une scéance de tir (l’occasion de se faire la main et de se prouver qu’il tient encore la forme). Il a une vie bien réglée.

 

 

Martin Riggs est l’inverse. Vivant dans un mobil-home au bord de la mer. C’est un désordre. Sa première apparition est dans son lit la clope au bec et tout nu. Il commence par prendre une bière et aller pisser. Cheveux longs, t-shirt, jean et santiags, le flingue est rangé dans son pantalon, il a une vie faîte de hauts et de bas avec un instinct suicidaire : la mort ne lui fait pas peur. A tel point qu’il devient imprévisible et dangereux surtout pour ses collègues. Marqué par la mort de sa femme dont il n’a pas fait le deuil il tente tant bien que mal de ne pas se tirer une balle dans la tête. Sa seul compagnie c’est son chien Sam.

Et c’est vrai qu’on le voit quand il tente de se suicider avec son revolver dans son mobil-home (scène poignante bourrée de tension) ou quand Roger après le saut de l’immeuble lui propose son pistolet (the suspense).

De même la scène ou il flingue un tireur est très intéressante. Il arrive et lui vide son chargeur. Ce à quoi un collègue lui répondra : « Vous êtes complètement fêlé mon vieux mais efficace ! » Et puis la fameuse scène avec les dealers ou Riggs est pris en otage. Il demande de tirer à ses collègues et que son assaillant le tue (bon sang le regard de M. Gibson).

Mais d’un autre côté Riggs possède des qualités physiques (arts martiaux) et techniques (tireur d’élite). Il y a une scène touchante ou il dit à Roger « c’est la seule chose que j’ai jamais su faire. » Ce qu’on voit aussi dans la scène de tir. « Bonne journée quand même. »

 

Mais Roger a du mal à faire confiance à Martin sauf pour le sauvetage de Ryan : « Tu es vraiment fou ou tu es aussi bon que tu le prétends. » Il lui répond : « Il va falloir que tu me fasses confiance. »

 

Mais néanmoins les policiers finiront par s’apprécier mutuellement à la fin quand Roger proposera à Martin de venir manger la dinde. En fait les 2 trouveront chez l’autre ce qu’ils n’ont pas : Roger à la fin ne devenant plus un flic mais qui se venge pour sauver sa fille. Une trademark du perso qui reviendra dans les 3 autres films c’est quand avant de tirer il tourne sa tête : signe que là il vise et vise bien.

De son côté Martin trouvera la paix et la sérénité avec Roger et sa famille. Il finira par avoir une famille d’adoption et ne sera plus seul.

 

 

Puis le film baigne dans cette ambiance noire (la personnalité de Riggs) et ses scènes d’actions efficaces. L’évasion du QG du général avec son lot de bravoures : Riggs flinguant les mercenaires sans pitié. J’ai un petit faible pour la scène ou il poursuit Joshua à pied : un duel d’armes automatiques commençant sur Hollywood Boulevard et se terminant sur l’autoroute.

Mais le combat mano à mano « pour le titre » vaut son pesant d’or aussi.

Sans compter aussi un excellent montage rappelant les films de S. Peckinpah quand Riggs se fait shooté par Joshua et qu'il est projeté contre une vitre d'un magasin.

 

 

LE DIRECTOR'S CUT

Cette version présente davantage les 2 persos principaux (surtout Riggs montrant sa solitude et son attitude). Dommage que la présentation du perso initialement prévue soit coupée (scène du bar) mais on voit quelques images dans la BA.

 

 

 

LES REPLIQUES (VF)

 

-         « Oh merci ! J'suis morte vous savez c'que c'est ! »

-         « Oui bien sûr ! La pipe ça essouffle haha ! »

 

 

-         « Et toi tu te sers de quoi ? »

-         « Un Smith 4 pouces. » 

-         « Un six coups hein ? »

-         « humhum. »

-         « C'est l'arme préférée des grands-pères ça ! »

 

-         « Tu sais comme moi pourquoi j'ai été transféré : Ou on me croit suicidaire et j'suis baisé parce que personne ne veut travailler avec moi, ou on croit que je fais le dingue pour avoir la pension d'invalidité et j'suis baisé parce que personne ne veut bosser avec moi. De toute façon je suis baisé. »

-         « Tu sais quoi ? »

-         « Quoi ?! »

-         « J'veux pas bosser avec toi. »

-         « Te force pas ! »

-         « Si j'avais le choix mon vieux... On dirait qu'on est baisés tous les deux. »

-         « Oh formidable ! »

-         « La vérité c'est que Dieu me déteste. »

-         « Hé ben fais comme moi, rends lui la monnaie. »

 

-         « Tu veux que je prenne le volant ? »

-         « Non. Tu as la réputation d'être suicidaire rappelle toi. »

-         « Le simple fait de conduire à Los Angeles est suicidaire ! »

 

-         « Oups. »

-         « T'as déjà rencontré des gens que tu n'as pas tué ? »

-         « Ben j't'ai pas encore tué qu'je sache. »

-         « Ouais, mais j'te demande pas de faveur spéciale ! »

-         « T'inquiètes pas. »

 - " Hey c'est dramatiquement mince ! "

- " Ouais c'est très mince. "

- " Oh et puis après, mince c'est mon deuxième prénom. "

- " Ouais pas surprenant avec la bouffe de ta femme. "

 

-         « 5 plus haut et t’avais plus de tête !

-         « 5 cm plus bas et je terminais ma carrière comme castra ! »

 

- " Plutôt mince..."

- "Anorexique ! "

 

 

 

20 ans après sa sortie L’ARME FATALE conserve toujours un pêche d’enfer. Il permettra à Shane Black de se faire connaître et de faire ses débuts à Hollywood avec ses persos de looser qui remontent la pente. C’est aussi une métaphore sur le traumatisme du Vietnam : Martin et Roger ont exorcisé les démons et vont pouvoir aller de l’avant. Sans hésitation il est sur le podium des buddy movies et peut-être de celui de la décennie 80’s.

Richard Donner signe ici l'un de ses meilleurs films qui fera des émules dans les buddy movies fin 80's début 90's. Sans oublier le parodique L'ALARME FATALE.

Pas étonnant qu’E. Wright et S. Pegg lui aient rendu hommage dans HOT FUZZ (même musique que la BA reprise pour le trailer mais aussi pendant la scène ou il découvre les armes chez le fermier). Mais aussi le combat final sous la pluie et ou le méchant revient pour une dernière fois.

De plus on pourrait rajouter la connot homosexuelle (Riggs torse nu à la fin et Roger en marcel comme Mc Clane). Mais là je m'égare. lol

 

A noter que 2 répliques reviendront souvent dans la tétralogie : "j'ai passé l'âge de ses conneries" prononcées 3 fois par Roger dans ce film ou "je suis trop vieux pour ses conneries."

Et puis quand Riggs surnomme Roger "Cochise"; ce qu'il refera dans la scène d'explosion des wc dans le 2.

 

NB le film est dédié au cascadeur Dar Robinson (c'est lui qui saute avec Mic Roger de l'immeuble) mais on le voit aussi quand Riggs tire sur un blond après son évasion croyant que c'est Joshua.

Sorry pas une critique développée et la mise en page (hum hum) mais je l'avoue j'adore ce film.

 

 

Liens

Dossier de ohm sur le policier US

 

http://www.dvdrama.com/blog/ohm%20theater/6174/

 

 Dossier de Meea sur Mic Rogers

http://www.dvdrama.com/blog/MEEEA/5577/


Trailer

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 22:08

 




1993 sort ce film sur les écrans avec un immense succés 13 millions d’entrées (alors heureux le producteur ?). Et depuis un phénomène. Quoi vous ne récitiez jamais les dialogues au collège ou à l’école ?
Le film mélange de comédie et de fantastique montre des personnages du moyen âge qui se retrouvent en 1992 Et là ils perdent leur repère. Les gueux sont riches, il n’y a plus la taille et l’air est suffoquant…
Bien sûr le film est très rigolo mais il permet de montrer sous l’angle de la comédie (donc de l’exagération) la vie au moyen âge très différente de celle de 1992.

Résumé

En l’an de grâce 1123, Godefroy « Le Hardi », Comte de Montmirail, d’Appremont et de Papincourt sauve le Roi Louis VI « Le Gros » de l’épéee d’un anglois abominatif ». Pour le récompenser, le roi lui offre en « épousailles » sa bien aimée Frénégonde de Pouille, fille du Duc de Pouille. En se rendant au château afin d’épouser sa promise, Godefroy tue accidentellement le Duc (méchante sorcière de Malcombe).
Il fait appel à l’enchanteur Eusabius. Ce dernier lui fait boire ainsi qu’a son écuyer Jacqouille la Fripouille leur permettant de revenir dans le temps peu avant l’accident. Malheureusement l’enchanteur a oublié les œufs de caille dans la formule et les 2 hommes se retrouvent en 1992.

Oyé oyé !

C’est à 17 ans que Jean Marie Poiré eut l’idée du point de départ du film : des personnages du moyen-âge se retrouvant dans le futur. Avec peu de moyens il souhaitait en faire un court-métrage. Mais ce n’est que partie remise (faut que j’arrête d’utiliser cette expression) puisque le réal profitera de ses collaborations avec Georges Lautner et Michel Audiard pour parfaire son écriture avec des répliques qui font mouche. Pendant cette période il écrit une histoire « Le Chevalier » pour Robert Hossein avec en vedette Robert Alban. Les 3 hommes rencontrèrent Jean Gabin qui balança à Robert Alban « Quand tu te mouches t’as pas l’impression de serrer la main à un pote ? » rapport au gros nez de l’acteur. Jean-Marie poiré récupéra cette réplique qui pouvait tout dire sur le film : la différence physique entre les gens du moyen-âge et de l’époque contemporaine.

La bonne soupelette

Assez patient le réal profita de sa collaboration avec Christian Clavier sur LE PERE NOEL EST UNE ORDURE, PAPY FAIT DE LA RESISTANCE et L’OPERATION CORNED BEEF pour lui parler de son projet lors d’un déjeuner. Séduit par l’histoire qu’il restait à développer l’acteur du Spendid accepta d’aider le réal à l’écriture des l’histoire et des dialogues. Ils en profitèrent pour changer le titre initial « Les explorateurs de Louis 6 le Gros ».

Que je trépasse, si je faiblis !

Alain Terzian producteur de L’OPERATION CORNED BEEF retrouve le quatuor Jean-Marie Poiré, Christian Clavier, Jean Reno et Valérie Lemercier pour LES VISITEURS. Assez inquiet sur les films de moyen-âge quant à leur coûts et leur succès. Pas la même époque mais LA CHAIR ET LE SANG n’a pas été un grand succés commercial. Mais le producteur parviendra à convaincre plusieurs investisseurs de financer le film pour 6 millions d’Euros.
Alain Terzian s’inquiétait aussi que les 2 personnages principaux parlent le vieux français. Mais les 2 scénaristes insisteront pour imposer le vieux français.
Le vieux français justement sera le fruit d’une recherche par nos 2 compères . Voulant jouer sur les mots « souplette, merdasse.. » JM poiré et C. Clavier en sortiront des répliques inoubliables. Néanmoins il semble que ce vocabulaire est un mélange de vieux français et de délire des 2 scénaristes.

Qu’est-ce donc cette diablerie ?

De même que l’une des répliques les plus fendards est le mot okay prononcé par un Jacquouille jubilant sur ce mot. Ironie du sort le personnage croit que c’est un mot français moderne. Mais tout le secret réside dans le jeu de Christian Clavier qui en rajoute « c’est okayyyyyy » ou « dinnnnngue ». Et c’est pareil pour les autres acteurs qui semblent en faire des tonnes pimentant l’aspect le côté comédie du film. Les casting justement composé de grands acteurs : Valérie Lemercier (qui reçevra un césar pour le meilleur second rôle), Christian Clavier, Jean Reno Marie Anne Chazel, Christian Bujeau, Isabelle Nanty, Didier Bénureau, Didier Pain…
Et puis il faut saluer la perf. De V. Lemercier et de C. Clavier pour leur doubles rôles.

 

 

Il sait même pas qui est Michel Drucker.

Le film comporte malheureusement une incohérence de taille. Comment le Hardy peut-il voir sa descendance puisqu’il n’a pas épousé Dame Frénégonde ? et la même question se pose pour Jacquouille ? Mais bon c’est pas trop grave. L’un des points forts du film est de voir comment se comporte des personnages du moyen-âge à la fin du 20ème siècle. L'un recourt à violence et l'autre semble plus pacifique.
Les 2 personnages semblent voir les changements politiques et l’évolution des sociétés : abolition des privilèges par un fillot du Hardy, la pollution, les forêts qui disparaissent, les gueux qui possèdent des chateaux. Et c’est là que nos 2 visiteurs finiront par entrer en conflit. Jacquouille finira par s’habituer à cette époque et y restera (jusque dans la prochaine aventure). Il saluera Gonzac de Montmirail (« un saint homme ») et la révolution (« vive la révolution »). Pour Hubert aussi ce sera un choc puisqu’il souhaitera rentrer dans son époque mais aussi racheter le château à sa fillote. On s’aperçoit que chez les 2 visiteurs l’un veut garder ses privilèges et l’autre veut en posséder. Et ils sont même en conflit avec JH Jacquard : Jacquouille est fier de son « réussissement » et Godefroy déplore que ce soit un « gueu » qui possède Montmirail.
A noter que Godefroy très croyant fera une prière à 2 reprises pensant que c'est Dieu qui les a mis dans cette situation et qui pourra les aider.

Enfin le film fait son petit effet en opposant deux individus : l’un petit, nerveux, lâche mais malin et l’autre fort, grand, droit et sérieux. Comme ce fût le cas de plusieurs films de tandem avec Gérard Depardieu et Pierre Richard.

Les répliques

- « Quelle jouissance de se retrouver dans un corps de pucelle ! »

- « Du vin servante que je pisse à foisson. »

- « Mais tu es fou, dis ? »

- « Messire un sarrazin dans une chariotte du diable. C’est tout ferré. Y’a points de bœufs pour tirer. »

- « J’chante pas plus mal que Steph de Monac’. »

- « En tout cas j’amène pas la clocharde. Ma voiture c’est pas l’arche de Noé. »

- Qui est amnésique ? Ton cousin Hubert ou l’autre putois là ? »

- « J’EN AI MARRE QU’ON ME RELUQUE LE CUL ! »

Les collectors

- « Merci la gueuse tu es un laideron mais tu es bien bonne. »
- « T’as pas vu ton pif, hé ? Dis donc, qaund tu t’mouches t’as pas l’impression de serrer la main à un pote ? »

- « Et on lui pèlera le jonc comme au Bailli du Limousin… Qu’on a pendu un beau matin… Qu’on l’a pendu avec ses tripeeeees. »

 

 

Pour finir la mise en scène de Jean Marie Poiré est assez énergique avec des plans rapides rajoutant à la dynamique du film. Choix qu’il continuera à opter dans ses films suivants LES ANGES GARDIENS (hilarant) et LES VISITEURS 2. il faut aussi saluer les décors et les costumes du moyen-âge très réussis.
Certains moments pendant le film font penser à une pièce de théâtre (les intérieurs) et cela se ressent puisque certains acteurs sont issus du café théâtre.
Mais une question demeure le film est-il tjs aussi drôle aujourdh’ui ?
Oui et non parce que les répliques sont connues par cœur mais la nostalgie de ma période collégienne m’a permis de revoir ce film avec plaisir (les scènes dans la maison de Béatrice et l'indétronable Jour/ Nuit ). Il reste maintenant à laisser le temps faire son petit effet pour voir comment le public se souviendra de ce film, OKAY ?

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 22:05

J’avoue j’étais impatient de découvrir ce film sur grand écran. MEMOIRES DE NOS PERES qui s’interrogeait sur l’héroïsme et le patriotisme des marines et de la nation est un superbe film. Pour LETTRES D’IWO JIMA Clint Eastwood s’attache au point de vue japonais par le biais des soldats des officiers et des généraux présents à cette bataille.

Résumé

Début 1945, dépêché par l’Etat-major japonais le général Kuribayashi (Ken Watanabe) débarque sur l’île d’Iwo Jima pour défendre l’île face aux forces US. Saigo (Kazunari Ninomiya) un jeune soldat est présent sur cette île. La plupart de ces soldats et officiers écrivent des lettres à leur familles (épouses, mères, enfants) afin de leur donner des nouvelles. Malheureusement Iwo Jima se retrouve complètement isolé à cause des défaites des Iles Mariannes (la marine japonaise et l’aviation sont pratiquement anéanti) et de la perte d’îles comme Saipan. Les japonais présents sur cette île comprennent au fur et à mesure de cette bataille qu’ils ont peu de chance de retourner chez eux.

La stratégie japonaise

Le Général Kuribayashi comprend rapidement que l’île sera difficilement tenable compte tenu du manque de soutien logistique (munitions, hommes, aviation, canons et tanks). Mais néanmoins il décidera d’opter pour une stratégie différente de celles des tranchées. Il avait étudié le débarquement en Normandie et savait qu’un envoi de forces massives sur les plages pourrait difficilement être stoppées. Pour cela il se concentra sur la structure de l’île. Il demanda à ses officiers de reculer les troupes vers les terres et qu’elles creusent des galeries et des tunnels dans les monts. Ce qui permettrait aux japonais de limiter les pertes en combattant cachés dans les roches et en tentant des embuscades. Le réseau souterrain impressionnant comportait 1500 galeries connectées entre elles par un réseau de 25 kilomètres.
De plus le général avait bien averti ses soldats qu’il n’y aurait pas de survivants. Ajouté à cela un sens de l’honneur : 1 japonais tué pour 10 marines tués.
Enfin il savait pertinemment que cette île serait vitale aux bombardiers B29 compte tenu de sa position. Le but était de gagner du temps pour contrer l’invasion US sur le sol japonaise.
Or on le sait la résistance japonaise fût très intense. N’oublions pas aussi la propagande de l’empire japonais qui décrivait les américains comme des diables et des êtres mauvais.
Cette stratégie suicidaire comme un sacrifice, le général Kuribayashi le savait et ne l’avait pas caché à ses soldats. « Si les pertes US étaient élevées Washington y réfléchirait à 2 fois avant d’envahir le Japon. » dit-il.
L’invasion US commença par des bombardements aériens puis navals. Puis les marines débarquèrent et au pris de longs combats ils prirent le Mont Suribachi ou fût planté le drapeau US. Mais il restait encore beaucoup de résistance japonaise sur l’île malgré sa petite taille (1/3 de Manhattan). Les marines durent avancer prudemment en s’aidant des grenades, chars et lances-flammes. Mais après 36 jours de combats l’île fut conquise entièrement aux prix de lourdes pertes surtout japonaises.

Le général et le soldat

Mais revenons au film LETTES D’IWO JIMA. C. Eastwood nous décrit le quotidien des japonais présents sur cette île. Pour cela il choisit de s’intéresser à Saigo et au general Kuribayashi. Malgré leur différence de rang social et militaire les 2 hommes semblent avoir un point commun. Tout d’abord ils écrivent et pensent à leur familles (épouses et enfants). Ensuite de nombreux flash-backs sont intégrées pendant les scènes « calmes » permettant de voir le séjour du général aux USA avant-guerre et Saigo avec sa femme juste avant qu’il soit enrôlé.
Au fur et à mesure du film les 2 hommes vont finir par se rapprocher géographiquement et surtout intimement. Le général faisant confiance à Saigo en le traitant bien contrairement à certains officiers (le capitaine qui fait creuser les tranchées au début et celui qui ordonne à ses hommes de se suicider). On voit aussi que le général sauve Saigo plusieurs fois (le traitement du capitaine, un officier voulant décapiter Saigo et un des soldats survivant du Mont Suribachi et puis à la fin quand ils se retrouvent dans un bunker). Cette attitude noble et différente des autres officiers plus traditionnels et aveuglés par la propagande permet au général de traiter avec respect ses soldats. Ce qu’on verra aussi avec le colonel Ishi (bilingue lui aussi et proche du général). Ce dernier fait preuve de beaucoup de compassion et de respect même quand un jeune marine US est fait prisonnier. A la différence d’un autre prisonnier capturé et torturé par un autre officier. Le colonel Ishi semble se démarquer des autre officiers et des soldats par son passé sportif mais aussi son humanité. Il parle en anglais avec le prisonnier US et dans un scène très touchante traduit la lettre que la mère du jeune marine avait avec lui. Cette lecture permet de comprendre que les japonais sont comme les américains. Ils aspirent à rentrer chez eux et reprendre leur vie. Cette lettre est aussi celles qu’ils attendent tous leur permettant d’avoir un espoir et un moment de calme : ils se relèvent comme si cette lecture était une prière.

 

 

Autre personnage intéressant c’est le jeune soldat Shimizu. Ecarté de la section en raison de son ancien travail : police militaire ; cet homme idéaliste et aveugle changera puis comprendra lui aussi qu’il a peu de chance de s’en tirer. Tout d’abord quand il ne se dégoupille pas une grenade sur lui comme Saigo et puis quand il s’aperçoit que l’île bientôt conquise ne laissera que peu de prisonniers japonais. Avec un des soldats il décide de se rendre à une unité américaine. Mais cet acte sera vain puisqu’il sera exécuté par un marine ne voulant pas le surveiller. Sa perte attristera Saigo qui s’était rapprocher de lui quand Shimizu lui avait confié ses débuts dans la police militaire.
Saigo justement sait pertinemment que les lettres écrites ne doivent pas être détruites et c’est pour cela qu’il prend la décision de les cacher pour ne pas oublier mais surtout pour dire que tous ces soldats ne sont pas morts en vain. Ils se battaient pour leur pays mais surtout pour leur familles.
Un point fort du film est aussi l’incroyable photographie (proche du noir et blanc) pour les scènes de jour et les scènes nocturnes et se déroulant dans les cavernes.

Une vision neutre

Avec MEMOIRES DE NOS PERES C. Eastwood et son équipe proposait un point de vue entièrement US. Si bien que les japonais ne sont pratiquement jamais montrés. On voit presque un ennemi déshumanisé. Dans LETTRES D’IWO JIMA c’est le contraire qui se produit et l’on voit à quelques reprises des marines (le jeune marine US prisonnier et soigné, le marine torturé, la section qui capture Shimizu et un soldat et puis à la fin quand on voit Saigo rare survivant qui sera capturé puis soigné par les marines). Pendant le film le réal et son directeur de le photographie ont insisté en montrant davantage les visages japonais sous la lumière des lampes ou naturelles. Au contraire des marines qui semblent presque déshumanisés (on voit rarement leur visage sauf à la fin).
Le cinéaste n’oublie pas de faire le lien avec MEMOIRES DE NOS PERES grâce aux scènes clés comme le débarquement, le drapeau, les embuscades de nuit. Avec ces 2 films, il livre une œuvre complète sur cette bataille et rend clairement hommage aux soldats US et japonais. La musique aussi très douce de K. Eastwood apparaît de manière répétitive jusqu'à ce qu’elle se dévoile à la fin du film comme un signe de paix. L’image finale (un plan pris de la plage vers le Mont Suribachi) veut tout dire et comme dans certains moments du film « un long silence vaut mieux qu’un long discours. Une manière pour le cinéaste de conclure son œuvre sur la bataille d’Iwo Jima.

 

 

En conclusion LETTRES D’IWO JIMA complète parfaitement MEMOIRES DE NOS PERES en adoptant un point de vue double et permettant de voir les américains et les japonais d’égal à égal. Malgré le fait qu’ils soient ennemis je pense que le cinéaste a bien sûr montrer son dégoût pour cette guerre interminable mais surtout le fait que les 2 camps au travers de cette bataille ont eu des valeurs communes comme le sacrifice et le patriotisme.

Ah oui méga oubli le film est scénarisé par Paul Haggis et Iris Yamashita et inspiré de LETTERS FROM COMMANDER IN CHIEF d’après les lettres du général Kuribayashi.

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