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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 15:37



Le film hommage au genre action peut être comparé (et je vais me faire des ennemis) au western italien « Mon nom est personne » dans le sens ou il souligne on peut dire la fin du genre incarné par l’un des seigneurs de l’action Arnold Scharwenegger : l’oraison funèbre du film d’action pou reprendre l’expression donné par le réal Tonino Valerii dans les bonus de « Mon nom est personne »

Mais l’un des points forts de « Last Action Hero » est le second degré du aux répliques mais aussi à l’auto dérision de A. Scharwzenegger aussi bien dans le rôle de Jack Slater que dans sa vraie vie.

La rencontre de 4 grands :

Il ne faut pas oublier que ce film marque la collaboration entre John Mc Tiernan (réalisateur et producteur), Michael Kamen (compositeur), Shane Black(scénariste) et Arnold Scharwzenegger(acteur et producteur).
Mc T et M. Kamen collaborent sur Die Hard 1 et 3
M. Kamen et S. Black indirectement sur le génial « L’arme Fatale »
Mc T, S. Black et Scharwzi sur « Predator ».

Au final le quatuor nous proposera un film inédit, critique sur le cinéma, des caméos, et un humour inoubliable. Ils proposeront aussi des clin-d’œils à leur travaux respectifs.

Résumé pris sur la jaquette du DVD (en même temps qui ne connaît pas ce film, lol) :

« Le jeune Danny est passionné de cinéma. Son idole est le grand Jack Slater, super flic interprété par Arnold Schwarzenegger. Grâce à un ticket magique, Danny est projeté dans l’univers imaginaire de Slater et va vire à ses côtés les aventures les plis folles.

Le cinéma

Tout commence par la première image du film un zoom rapide sur un écran de cinéma puis on se retrouve au beau milieu d’une prise d’otage. Ce sera la première transition réalité/film dans ce sens, mais la transition existera aussi dans le sens film/réalité. Mais il faut avouer que le fameux retour à la réalité à la fin de chaque film est pénible la première fois, ce qui arrive pour certaines séances. Le réal joue avec nous. Au moment de la mort de l’éventreur et du fils de Jack Slater l’image devient floue. On revient de suite sur Danny qui demande de faire le point. On peut supposer que le cinéma représente le monde merveilleux ou les normes du réel sont quasi-inexistantes. Le spectateur y voit un monde fantasmé.
La deuxième transition réalité vers film arrivera quand Danny regardera un extrait de Hamlet. Passionné par l’action il se mettra à fantasmer sur son héros préféré dans le rôle tenu par Laurence Olivier dans un teaser maîtrisé au niveau de la photographie. Une référence aux films en noirs et blancs mais avec la mise en place de couleurs (le cigare, la cape, les vitraux). A la fin du film Hamlet prononcera la réplique inoubliable le cigare à la bouche (Arnold reprendrait-il sa posture « cigarienne » de Predator ?) :
« Etre ou ne pas être ? Ne pas être ». Puis un giga explosion du château amènera à une transition sur le coyote. De là la caméra reculera (encore un dur retour à la réalité). Cette petite manipulation représente ce qu’un spectateur ressent pour un héros (sûrement quand on est jeune) mais elle marque surtout l’obsession de Danny pour son héros (il se retrouve partout).Ce qui peut on le suppose être dangereux. Le fan peut devenir exigeant.
Une des meilleures transitions est celle du ticket d’Houdini qui fonctionne pour la première fois. Lors de la gunfight/poursuite entre Jack Slater et les truands un bâton de dynamite traverse l’écran. Danny, effrayé se dirigera vers l’écran et sera propulsé dans le film. Son arrivé dans le film se déroulera comme un rêve (on voit des palmiers).
La transition Film/réalité de Jack Slater et de Danny sera brutale : une chute.

L’opposition New York et Hollywood

La ville des cinéphiles contre la ville du cinéma (un bon blogomatch, non ?)
Le réal oppose ses 2 villes (l’une à l’Est, l’autre à l’Ouest). En fin de compte l’une représente la réalité guère rejouissante et l’autre le monde merveilleux ou quasiment tout est possible (saut d’auto, explosions gigantesques, femmes sexy, décors pas très solides, situations télephonées et aberrantes…). Or dans « Last Action Hero » le monde vu dans les films est ici encore plus exagéré. Ce qui est une énorme différence par rapport à la vie réelle. Danny tentera de convaincre Jack qu’il est dans un film par divers moyens (les décors au moment de à la dégonfle, film tout public (pas de gros mot, pas de mort d’enfant),pas de sang. Danny connaît la vie de Jack par cœur. Il rappellera aussi qu’il faut recharger son arme.

Ce qui frappe surtout dans la différence de ces 2 villes c’est surtout quand Benedict tue un innocent et que tout le monde s’en fout :
« Hé ho, je viens de tuer quelqu’un et c’était complètement prémédité ». Il prononcera à la fin « un monde ou les méchants peuvent gagner. ». Il y aussi le look des 2 villes qui n’est pas sans rappeler le triste retour à la réalité (quand Danny rêve de Whitney en sortant du cinéma, il passe la porte et se retrouve dans la rue il pleut, tout le contraire du monde coloré du cinéma).

L’autodérision d’Arnold

L’acteur se moque de lui-même et de son image (héros des films d’action). Last Action Hero avec le titre du film sur l’affiche rappelle les serials d’antan. Mais c’est aussi une façon d’annoncer l’immersion des spectateurs dans un film. Arnold sort de l’écran. On a l’impression d’assister à un film en 3D. C’est plus une affiche pour une spectacle de parc d’attraction. Les spectateurs en bas semblent prendre leur pied un peu d’après ce que je l’ai lu pour les premiers films des Frères Lumière.
Scharwzenneger fait une référence dans son rôle de T2 puisque à sa place c’est Sylvester Stallone. Rambo lui renverra la pareil dans une réplique qui si à l’époque faisait rire est à prendre très au sérieux maintenant « la fondation Scharwzenegger » dans le jouissif « Demolition Man ».
L’acteur se moquera de lui-même en tant qu’homme d’affaire. Au moment ou il donnera l’interview et que sa femme le raménera quand il parlera de Planet Hollywood. Mais ce n’est pas tout il y aura aussi le moment ou Jack rencontrera Arnold « je ne t’aime pas. Tu ne m’a fait que du mal ».
Arnold se moquera de Jack Slater considéré comme un super héros (il n’a pas de vie en dehors de celle de flic) quand il est viré il se rend chez lui dans le placard il y plein de costumes neufs.

La saga des répliques (dignes de figurer dans l’article de Klatuu)

D’un second degré assumé. Roger Moore dans les 007 a du souci à se faire. Vous avez du vous en rendre compte mais à la fin d’une séquence d’action le « héros » balance une réplique cinglante. Danny le rappelera à Jack quand ce dernier lui dira « je reviendrais ».
Dans le désordre mes préférés :
« Je fais juste mon boulot, c’est pas toujours simple »
« Monumentale erreur »
«C’est pas évident, il faut beaucoup s’entraîner et éviter autant que possible les embouteillages »
« Pour qui sonne la glace, celui je l’ai refroidi »
« Y’a toujours quelqu’un dans le placard »
« C’était un homme bien, d’une flatulence émouvante »
« ça s’appelait la blonde de mes rêves, c’était avec vous »
«C’est exquis »

Les toons

Incarné par le chat moustache dont la voix originale est celle de Danny de Vito (il a joué avec Arnold dans « Jumeaux »), ce chat est hilarant le cigare au lèvre et c’est un obsédé. Danny fera la remarque à Jack en lui disant « ouh un chat de dessin animé ».
Une autre référence aux toons apparaît plusieurs fois dans le film « Acme » avec d’abord la caisse de bâton de dynamite « Acme Dynamite », les vitres du bureau du Ltd Dekker et quand Jack et Danny sont menottés par Persevers il y une affiche « Acme Engineering ».

La musique classique

F. Murray Abraham qui en 1984 avait interprété Salieri dans Amadeus de Milos Forman sera remarqué par Danny « Il a tué Mozart ». Dans « Last Action Hero on entendra des extraits de Mozart. Jack Slater en viendra même à apprécier cette musique quand il discutera avec la mère de Danny.
Le nom du truand Tony Vivaldi interprété par Anthony Quinn n’est pas anodin. Je crois qu’on entend les «4 saisons » après que Jack se soir fait viré de son travail quand il se rend à son appartement.
On aura aussi la célèbre musique de « The Twilight Zone » quand Benedict s’apercevra que le ticket fonctionne.

Les caméos

Je pense qu’il y a deux types de caméos. L’acteur dans son propre rôle (JCVD, n’est pas Zeke ?) et les rôles des acteurs.
Dans la première catégorie de caméo on notera la présence Humphrey Bogart en hologramme, l’apparition de Catherine Tramell, le T-1000 pour les + visibles. Mais c’est aussi le Ltd Dekker (PTDR quand il hurle, la vitre qui explose), un rôle quasi similaire dans le parodique « L’alarme Fatale », Tina Turner interprétera le maire de la ville.
Tom Noonan reviendra à la fin deux fois en tant qu’acteur et dans son rôle de l’éventreur.
Au moment de la première de Jack Slater 4 à Brodway le nombre de guests qui apparaissent sont impressionnants (et il faut avoir l’œil, je ne les pas tous vu, heureusement le générique est là).
Jean-Claude Van Damme, Little Richard, Jim Belushi dont il était le partenaire d’Arnold dans Double Détente de…. (Mr Park le sait, lol). MC Hammer qui propose d’écrire la musique de Jack Slater 5. Et j’en oublie beaucoup.

Le quatuor réuni

Outre les références aux autres films d’Arnold, le réal fait référence à ses propres films mais aussi sur ceux auxquels ont participé M. Kamen et S. Black.
Souvenez dans le premier « Die Hard » quand J. Mc Clane explique la situation à Al Powell « ils ont suffisamment d’explosifs pour envoyer Scharwzenegger sur orbite ».
Quand le vieux policier noir meurt après l’explosion de la maison de Frank il prononcera :
« A 2 jours de la retraite » avec un petit extrait musicale de « L’arme Fatale » rappelant le rôle tenu par Danny Glover.
Quand notre duo se retrouvera dans New York juste après à la dégonfle Danny fera une référence au premier « Die Hard ». La même musique du film sera utilisée. Après la première explosion au bâton de dynamite la couleur du ciel change pou passer en orange comme la mêm photographie que "Die Hard" quand J. Mc Clane arrive à LA.
Le réal aura eu des problèmes avec le Studio Columbia (sur le montage trop court et la campagne marketing). IL considère son film "comme un conte de fées comme Cendrillon sauf que à la place d'une fille c'est un garçon".

J. Mc Tiernan n'hésitera pas à parler de films considérés comme des classiques (un poster du « Roma » de Frederico Fellini (qu'il a étudiait ,j'en ai un peu parlé sur Die Hard), D'Ingmar Bergman avec la mort joué par Ian Mc Kellen.

Le réalisateur tournera des plans superbes (après que Benedict ait tiré il y un zoom sur le canon et l’œil de verre, puis le plan qui dure 20's à la fin qui part de l’œil de Ltd Dekker et qui recule jusqu'au couloir ou se séparent Jack et Danny. A noter aussi que Benedict utilise plusieurs oeils de verre avec un smiley et qu'il est en totale opposition avec son patron inculte ("j’ai peur de faire pastisserie").

Pour finir je dirais que ce film est excellent. C'est une parodie, un hommage, une histoire d'amour pour le cinéma. J'ai découvert ce film grâce à la BO (Big Gun de ACDC)
C'est un film sur les fantasmes des jeunes spectateurs qui souhaitent se retrouver dans le film de leur héros. Imaginez si Tib se retrouvait dans le film « ET », si Jeremie participait au sacre de la tondeuse dans « Braindead », si Geouf traqué les réplicants , si Mr Park dissertait avec le colonel Kurtz, lol). On en a tous rêvé plus jeune, non ?

« Last action Hero » dont le titre est explicite marque aussi la fin d'un genre (voir le blog de Mathius sur les héros des films d'action). Mais n'a t'on pas une des fin de films les plus merveilleuses (Jack Slater/Arnold saluant son public dans la dernière image)

Dans le film "Bienvenue dans la jungle" le passage de témoin entre Arnold et The Rock sera un clin d'oeil à la fin de carrière (j'espère que non) de l'acteur. Il y a aussi un message sur le fait de grandir et de s'épanouir. Jack demandera à Danny de profiter de la vie parce que lui en a une vraie. Ce qui suppose aussi d'un autre côté que Hollywood mène la danse. Les films Jack Slater se répétant et se répétant sans renouveler le genre. Et puis le casting est hallucinant.

Message pour dire que la VF est excellente (hein Zeke ?) grâce à l'acteur Daniel Berreta qui double Arnold Scharwzenegger.
Souvenez-vous dans T2 "Je veux tes vêtements, tes bottes et ta moto".
Dans « Un flic à la Maternelle » "Oh, excusez-moi j'ai oublié de me présenter, je m'appelle John Gimble et j'aime ma voiture"
Dans “Total Recall” "Benny Salaud".


Liens

http://shin.over-blog.org/article-16142661.html


Trailer

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Published by Oreo33
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commentaires

Shin 15/06/2008 21:12

Bonjour Oreo,

C'est super gentil d'avoir mis un lien vers mon blog !

En tout cas, j'ai quelques heures de lecture avec le tien car tu parles d'un certain nombre de films que je connais mal...

Amicalement,

Shin.

Oreo33 12/07/2013 19:51



Mais de rien. ;-)



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