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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 19:46

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Mélant les genres avec aisance : films de bataille, SF et histoire d'amour,l'adaptation « All you Need is Kill » offre un spectacle fun. Et le film s'inspire autant d'un JOUR SANS FIN que des jeux vidéos.

 

Résumé :

"Dans un futur proche, des hordes d'extraterrestres ont livré une bataille acharnée contre la Terre et semblent désormais invincibles: aucune armée au monde n'a réussi à les vaincre. Le commandant William Cage, qui n'a jamais combattu de sa vie, est envoyé, sans la moindre explication, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt en l'espace de quelques minutes et se retrouve projeté dans une boucle temporelle, condamné à revivre le même combat et à mourir de nouveau indéfiniment…"


Depuis quelques années la SF revient en force. Rien que l'année dernière avec l'incontournable PACIFIC RIM. Un genre à déguster sur grand écran. Ce qui est le cas pour EDGE OF TOMORROW.

 Sortie judicieuse aux USA en ce jour du 6 juin 2014 : le dernier film de Doug Liman avec ses 2 vedettes Tom Cruise et Emily Blunt propose une relecture  du débarquement en Normandie matinée de sauce SF.

Lors du Comic Con 2013 les premières images du film étaient diffusées. Nous voyons Tom Cruise avec son exosquelette courir face à la caméra. Derrière lui une boule de feu. Une image saisissante dés le départ. En distillant peu à peu leur infos.

Réalisateur de LA MEMOIRE DANS LA PEAU, MR AND MRS SMITH et de JUMPER (pas vu il est bien ?), Doug Liman s'est solidement investi pour proposer avec Edge of Tomorrow un solide film fun, malin et sans temps mort.

En résulte un film fun, malin et sans temps mort. Bref un film de S.F. Généreux comme de récentes oeuvres sorties ces 3 dernières années.

« Les gens ont envie de voir ce genre d'histoires parce que notre époque est anxiogène. La science-fiction leur permet à la fois de se divertir, de s'évader en voyageant très loin, et de réfléchir aux nombreux problèmes de la vie réelle. Mon point de vue est celui d'un citoyen américain, mon pays fait face à d'énormes difficultés. Et quand on va voir un film comme GRAVITY, on se retrouve loin de la la Terre. » 

 

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Je ne serais dire les différences entre le manga et le film (pas lu le roman, puis le manga édité chez Kazé en France). Mais les scénaristes dont Doug Liman ont changé le lieu des combats et les ont situé en Europe. C'est bien simple les forces extra-terrestres dont on ne connait pas les motivations on envahi toute l'Europe. Les forces terrestres n'ont plus que la Grande-Bretagne qui résiste. Une situation qui rappelle celle de seconde guerre mondiale entre les forces de l'axe et les alliés. Ce qui est marrant aussi puisque les forces de l'UDF (forces terrestres) pourraient un peu être considérées comme l'ancêtre de la Fédération de Starship Troopers.

Pour Edge of Tomorrow, l'équipe offrira de spectaculaires images d'un débarquement sur les plages de Normandie. Un rendu réaliste ou l'on sent les influences de Saving Private Ryan et ce chaos.

« J'ai eu la chance de travailler depuis le tournage de MR AND MRS SMITH avec un réalisateur de seconde équipe très brillant, Simon Crane. Simon a tenu les mêmes fonctions sur IL FAUT SAUVER SOLDAT RYAN, c'est lui qui a tourné la plus grande partie des scènes de débarquement de ce film. Il a également travaillé sur les grandes batailles de TROIE. Je dois dire que j'avais largement sous-estimé la complexité du tournage de la scène du débarquement de notre film. Au départ, nous étions censés la filmer sur la plage de Sauton Sands, qui se trouve à cinq heures de Londres. C'est sur cette plage qu'a eu lieu la répétition des manoeuvres du débarquement en 1944. »

Malgré la motivation et la bonne volonté de l'équipe du film, le tournage ne pût se faire sur ce lieu en raison des caprices de la météo. Plus judicieusement la reconstitution de la plage aura lieu aux studios de Leavesden.

 

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Sur grand écran le résultat s'avère jouissif grâce au soin apporté aux véhicules et aériens, aux costumes et aux effets sonores. Rien que de voir les soldats courir avec l'exosquelette. ;-)

 

Mais passons plutôt aux personnages. Au tout début, le lieutenant-Colonel William Cage interprété par Tom Cruise est un planqué se retrouvant sur le front malgré lui. Un personnage plus à l'aise dans les bureaux que sur le théâtre des opérations. Or, cruel ironie, il va se faire rétrograder pour devenir un soldat. Ce dernier aura beau expliquer à son sergent Farrel joué par le génial Bill Paxton (clin d'oeil à Aliens ?) qu'il ne doit pas être ici, son personnage embarquera et participera aux opérations.

Quand le personange de W. Cage meurt sa réapparation donnera lieu à des moments drôles quand il dévoilera des secrets à ses camarades.

Quand au personnage d'Emily Blunt (Rita Vrataski) courageuse, sexy et charismatique elle le pendant féminin de W. Cage. Héroine de Verdun, elle deviendra un symbole de la propagande terrienne pour ses actes de bravoure. Dans l'histoire, nous comprendrons pourquoi ces 2 personnages sont liés et comment fait W. Cage pour sauver sa peau, celle de ses camarades et de Rita Vrataski. Il est intéressant de voir comment un col blanc militaire va devenir une redoutable machine de guerre au fûr et à mesure.

 

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Enfin les mimics sont de redoutables adversaires se déplaçant sur terre et sur mer avec une rapidité et une cruauté flippante comme arachnides.

 

Film efficace EDGE OF TOMORROW est un film réussi à tel point qu'on pourrait dire qu'il adopte la structure du jeu vidéo (FPS ou TPS). Le personnage du joueur ne doit-il pas être tué et réapparaître pour finir le niveau ?

Du côté de l'influence majeur il y bien sûr UN JOUR SANS FIN même si dans le film de Doug Liman on nous explique comment naît le faculté à réapparaître.

Enfin en influence indirecte, il y a bien sûr la production design HALO, DOOM, GEARS OF WAR, les exosquelettes MATRIX REVOLUTIONS, ELYSIUM, ALIENS, TERMINATOR. Dommage que pour EDGE OF TOMORROW les personnages secondaires soient lisses. Dans ALIENS, tous les marines avaient une personnalité. Ici, la vedette c'est Tom Cruise. Attention , je en dis pas qu'il joue mal mais disons que j'aurais aimé que l'on s'attache aux autres personnages aussi.

 

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D'aucun dirait que ce film est sympa mais divertissant je préfère le terme de fun. Et puis on dirait presque l'adaptation du roman ETOILES, GARDES A VOUS mais sans le mordant, l'ironie, le gore du film de Paul Verhoeven.

 

 

Ah oui, et WORLD INVASION BATTLE LOS ANGELES est un film réussi. Oups.

 

Sources : L'écran Fantastique n°353

 

 

 

 

 

 

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 00:05

 

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En mai ce sera bien. Profitant d'une courte alcamie dans les grêves de transport, jonglant avec les vacances scolaires pour éviter la foule, Paris acceuille en ce moment 3 expositions dédiées aux super-héros.

 

L'art des super-héros Marvel aux Arts Ludiques

La super expo ou le côté obscur des super-héros à la galerie Sakura

Super-héros : l'art d'Alex Ross au Mona Bismark Center

 

Bref, 3 découvertes aux thématiques différentes. Photos plus ou moins autorisées. ;-)

 

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Samedi 3 mai 10h30, rendez-vous avec Pacboy au Mona Bismarck Center dans le 8ème arrondissement. Nous avons eu du mal à nous retrouver. Heureusement, après plusieurs coups de fil, nous avons pu nous retrouver à l'avenue de New York. Remontant l'avenue, quelques minutes de marches furent nécessaires pour arriver au Mona Bismark. Impossible de louper l'entrée. Une grande affiche horizontale nous présente plusieurs super héros protégeant fièrement l'entrée du bâtiment. Le temps de mitrailler l'entrée et de prendre la pose avec Pacboy, nous pénétrons dans le magnifique bâtiment qui pourrait accueillir les prochaines soirée de l'ambassadeur. ;-)

 

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La première fois que j'ai entendu parler d'Alex Ross ce fût dans le H.S. Mad Movies n°4 spécial Comics réalisé par l'équipe du magazine Comic Box. Ces illustrations m'avaient impressionnées. Peu après lorsque j'ai rencontré Pacboy, ce super fan qui, non content d'être l'agent de Bruce Timm et de Johnny To réunis me vantait souvent sur les oeuvres du dessinateur. Un geek on vous dit. ^^

 

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Billets pris auprès de la charmante hôtesse / caissière et zou direction la première salle. En pénétrant dans la première pièce, nous fûmes (purée je n'ai pas utiliser ce temps depuis le lycée) accueillis par une grande fresque rappelant les différents âges des comics books mais aussi de certaines bandes-dessinées. Une idée très sympa, permettant de se repérer pour les béotiens comme votre serviteur.

 

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Ah oui, une autre précision, Pacboy fait aussi guide. ;-) Ce qu'il confirmera puisque Monsieur y est retourné la semaine d'après. Vladdy, Stéphane, si vous avez besoin d'un guide ? ;-) Oui, pas de jaloux Alex Ross a dessiné pour DC Comics et Marvel. Alors, plus d'excuses.

Poursuivons la visite. Ce qui frappe lors de la découverte des oeuvres, ce sont leur photoréalisme.

 

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Cette impression d'avoir non plus devant soi un dessin mais une photo. D'autres explications viendront nous confirmer cette impression avec sur un mur une biographie de l'artiste. Nous y apprenons son enfance et son adolescence et comment est née sa passion pour le dessin.

Ses parents, mais aussi d'autres artistes comme Norman Rockwell influenceront Alex Ross qui peu à peu deviendra une légende vivante.

 

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Quand nous entrons dans la deuxième pièce (la plus grande), nous pouvions voir des concept-art sur Batman, Superman, les Avengers, Justice League et pleins de personnages dont j'ai appris leur existence. ^^ Passionnant de voir que l'artiste jongle avec les époques et les costumes des super-héros. Il parvient toujours à donner un côté épique et mythologique. Raah les planches sur Batmec et le joker (mes préférées de l'artiste).

Ainsi chaque oeuvre originale donc collector (on touche avec les yeux) avait sa date de publication et une explication en français et en anglais siouplait. La grande fresque de Superman nous regardant d'un air méfiant pendant que nous observions admiratif les premiers dessins du dessinateur.

 

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Enfin, dans la dernière salle nous voyons ses créations récentes sur Marvel et DC. Il faut noter aussi que des planches de Norman Rockwell sont mis à côté de celle d' Alex Ross nous permettant grâce à des propos rapportés de l'auteur l'influence du génie du Saturday Evening Post. Sous une glace solide, nous avons vu des couvertures de comic magnifiques. Pour l'artiste Alex Ross, Les personnages semblent si réels avec leur atouts (pouvoirs, corps) et leur faiblesses (doute, vie privée difficile)

La visite se termine par un passage dans une pièce avec des dessins d'enfants sur des super-héros crées de leur imaginaire ou existants. La classe ! ^^

En tournant vers le jardin, une TV diffuse des épisodes de Challenge of the Super Friends de Hanna et Barbara que Alex Ross regardait beaucoup. Cette série revient souvent dans les propos explicatifs de chaque oeuvre disposée dans le centre.

 

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Conclusion : 7 euros l'entrée, mais pas de photos autorisées (oui, je sais pardon).

Une petit coin propose la vente de badges et les monumentaux livres sur Marvel et le dessinateur (ne pas craquer mais je demanderais à Pacboy de me le prêter) Le Mona Bismark Center est parvenu à rendre attrayant l'art d'Alex Ross. La visite est passionnante et qu'en en bonus tu as un guide comme Pacboy aussi passionné que Kevin Smith, tu en ressors le sourire en coin et tu as eu l'occasion d'apprendre plein de choses sur super-héros en général mais sur le génial Alex Ross en particulier. Et merci David pour cette aprèm. ;-)

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 10:32

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Depuis 4 ans, une équipe dynamique sous la houlette du maestro David aka Misteur D dévergonde le paisible 9ème arrondissement de Paris. Comment ?

 

Environ tous les mois sauf pendant les grandes vacances, il faut souffler un peu, non ? Misteur D et son équipe proposent une sélection de trois films ayant une thématique commune. La plupart du temps ces soirées sont en raccord avec l'actualité ciné ou vidéos. Mais pas que.

Comment ça se passe ? 3 films sont diffusés sur grand écran. La soirée commence vers 23h30 pour se terminer vers 7h-8h du matin. C'est l'occasion de revoir ou découvrir des chef-d'œuvres, des films rares, des classiques, de vrais films cultes... Bref,autant d'appellations pour une soirée ou bonne ambiance rime avec partage.

Ces nuits proposent des versions de qualité issus des derniers master HD. J'en veux pour preuve la vision de DIE HARD en 4K. Car en plus de cela, l'écran grand anoblit ces grands films. Imaginez une seconde de voir Pacific Rim sur ce superbe écran ? ^^

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Avec Lord Shin, nous avons fait la nuit Free John Mc Tiernan le 25 mai 2013. Une super ambiance avec la possibilité d'écouter les membres de Free John Mc Tiernan dont Arnaud Bordas, Julien Dupuy, Stéphane Moissakis, Rafik Djoumi... Nous avons pu voir aussi Paul Sutton, scénariste britannique et proche du cinéaste qui venait spécialement de Londres pour cette soirée et soutien de John Mc Tiernan. Florent Emilio-Siri était présent aussi. L'amour et la passion pour le cinéaste libéré depuis transparaissait dans les propos des intervenants. La soirée avait débutée plus tard que prévu mais nous avons beaucoup appris sur cette affaire judiciaire. Le spectateur pouvait se faire son opinion sur ce sujet. Mais plus que tout, cette soirée fut la première au monde à apporter son soutien à John Mc Tiernan. Plusieurs soirées se dérouleront en Europe et aux USA. Les personnalités courageuses apporteront aussi leur soutien au cinéaste. Au cours de la soirée, nous avons vu en exclusivité un message de Gail McTiernan, son épouse. Emouvant. Snif. Mais le public pouvait écrire un mot ou une lettre au cinéaste grâce à un cahier mis à disposition.

Pour les films, cela fût magique. Surtout pour Die Hard et Le 13ème Guerrier. Un peu moins fan d'A la poursuite d'Octobre Rouge que je trouvais un peu long. Désolé.

Même si mon compagnon d'arme partit pour cause de fatigue avant la diffusion du 13ème Guerrier, nous gardons un excellent souvenir de cette soirée chaleureuse et en soutien à un grand cinéaste dont le retour sur les écrans est patiemment attendu : John McTiernan.

 

A noter que Misteur D anime un excellent Podcast sur la plaforme Freepod : L'agence tous geeks. ^^

 

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Le 15 mars 2014 se tenait une excellente nuit, toujours au Max Linder consacré à un cinéaste que Sir Vladdy adore : John Carpenter. Il aurait pu venir l'escroc (je parle de Vladdy, hein ).

3 films et quels films : Assaut sur le central 13, The Thing et L'antre de la folie. Arrivés tout juste avec le professeur Shin, L'ami Pacboy (merci encore David) nous attendait dans cette immense fille d'attente. Grâce à la ponctualité de David, nous avons pu avoir de bonnes places : celle du 1er balcon. ^^

La redécouverte de Assault en qualité topissime fut un grande claque. J'aime encore plus ce film. The Thing fut magistrale aussi (comme la projection de New York 1997 pour la nuit des 40 ans de Mad Movies). Silence et respect. Concernant L'antre de la folie, j'avoue être moins fan. La fatigue commençant à se faire sentir. Faut dire que je n'avais qu'une fois ce film mais le trouillomètre était à zéro pendant certaines scènes. Glup.

 

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Au cours de cette soirée, nous avons pu rencontrer Arnaud Bordas et lui faire dédicacer son livre «  De Chair et de Sang ». Grand merci à lui. IL a pris le temps entre les 2 premiers films de signer, écrire un mot et même dessiner.

 

Lors de cette soirée, Mister D et son équipe ont présenté les 2 prochaines nuits au Max :

 

le 26 avril 2014 : la nuit Space Opéra avec Outland, 2001 l'odyssée de l'espace, Moon. Pas pu aller pour cause de chut... j'avais peur d'y aller seul et de m'endormir. lol

 

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Le 24 mai 2014 : la nuit Paul Verhoeven : La Chair et le Sang, Robocop et Starship Troopers. Oh boy. ^^

 

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Pour la 3ème nuit que je ferais, je l'attends avec beaucoup d'impatience celle sur Paul Verhoeven. Autant les nuits au Champo étaient sympathiques mais manquaient d'ambiance (pas d'animation mais bon public), les nuits au Nouveau Latina restent avec celle du Max les meilleures sur la capitale.

Les Nuits au Max sont fait par des passionnés pour des passionnés. Le partage, l'ambiance chaleureuse, taquine... L'occasion aussi de croiser des gens sympathiques et de  rapporter un petit souvenir pour ceux et celles qui n'étaient pas là. et les affiches sont superbes.

En plus pour 16 euros, tu as 3 films diffusés sur un des plus beaux écrans de Paris, le café offert et un ptit déj. Que demande le peuple ?

Rien, être présent et soutenir ces soirées. « J'en prendrais pour un dollar ».

 

 

 

Liens

Affiches de soirées Les nuits au Max

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.733599970013909.1073741835.717891724918067&type=1

 

L'agence tous geeks : émission sur John McTiernan

http://www.agencetousgeeks.com/2013/05/mission-38/


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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:05

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Pur film d'exploitation, cette oeuvre de Jack Starret se déroule pendant la guerre du Vietnam. Mélange de genres : films de bikers, de commandos et de vietnam movie qui feront en partie la gloire de la Cannon dans les années 80. Oh, mais attendez, The Losers est sorti en 1970. Ultra classe, non ?

 

C'est aussi un mix entre les douze salopards et la horde sauvage comme le rappelle l'affiche.

 

Résumé :

 

«  En plein guerre du Vietnam, l'armée américaine recrute cing Hell's Angeles pour une mission suicide : aller délivrer un important agent de la CIA (Jack Starrett) détenu prisonnier dans un camp à la frontière du Cambodge. Pour cela, les cinq Hell's Angels-anciens héros de l'armée-transforment et customisent cinq motos en véritables « machines du diable ».

 

C'est en achetant le numéro 14 du fanzine Videostopsie dans la boutique Hors-Circuits à Paris que j'ai connu le nom de Jack Starrett. La couverture attirante reprenant des scènes du film le plus connu de son réalisateur : THE RACE WITH THE DEVIL / LA COURSE CONTRE L'ENFER. En le lisant j'appris beaucoup sur cet acteur / réalisateur / cascadeur / scénariste. Ainsi après une introduction rappelant son influence sur des cinéastes actuels et son passage devant et derrière la caméra pour des séries, courts et longs, le gros du dossier s'attarde dans la deuxième partie à présenter et analyser chaque film réalisé par Jack Starrett. Cerise sur le gâteau, un encadré fait un état des lieux sur le ou les dvd, copies disponibles de ces films. Un peu comme chez Nanarland avec leur côte de rareté quand tu cherches à te procurer un film.A noter que Jack Starret interprète l'adjoint du shériff dans le 1er Rambo.

 

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Mais revenons au film. Série B aux personnages attachants et aux scènes de bastons comprenant aussi un final explosif ou les balles sifflent et les bâtiments explosent. Le film est sorti dabord sous le titre Nam's Angels avant de changer pour THE LOSERS. Curieusement Nam's Angels est aussi le titre d'un film de Cirio H. Santiago sorti pendant les années 80 avec une histoire proche.

 

Après une introduction rapide nous rappelant le danger permanent pour les troupes U.S. Face aux troupes nord-vietnamiennes et leur alliés, les 5 personnages principaux nous sont présentés. Look extravagant, attitude rebelle, cheveux longs, boucle d'oreille soit l'opposé de la rigueur et de l'ordre des marines. On se demande même pourquoi les 5 Hell's Angels ont été embauchés pour faire cette mission. En cherchant sur le web, il apparaît que Sonny Barger aurait écrit une lettre au président Lyndon Johnson en 1965 pour lui proposer les services du club. Il n'y aura pas de réponse mais cette anecdote sera conservée pour en faire le sujet d'un film par l'écrivain / scénariste Alan Caillou.

D'ailleurs l'homme fera une apparition à la fin du film en tant qu'officier soviétique.

Jack Starrett paufinera aussi le script. Le tournage aura lieu aux Philippines pour un modeste budget de 350 000 dollars. Ce qui est peut vu les ambitions nottament lors du final avec la prise du camp. Pour autant le film ne fait pas cheap que ce soit dans les costumes, les impacts de balles, les explosions. On peut regretter qu'il manque des hélicoptères, des avions mais vu la mission secrète on peut comprendre la discrétion des marines qui d'ailleurs n'ont pas la permission d'entrer au Cambodge pour libérer le prisonnier politique. Ils sont là en soutien logistique et en appui en cas de retraite. Preuve en est dans la dangerosité de la mission, elle n'est même pas classée. Un peu comme le début d'un épisode de Mission Impossible.

 

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Chaque personnage est reconnaissable grâce à son look et sa motivation dans la mission. Certains n'y sont que par pur envie de se faire de l'argent et de se battre à main nue, profiter des plaisirs locaux (alcool et femmes). :-(

D'autres sont là pour retrouver leur amour perdue pendant la guerre, se venger, ou même trouver l'amour malgré eux. Cette présentation arrive pendant la moitié du film (partie la plus longuette hélas) mais nécessaire pour s'attacher à leur sort.

Côté casting William Smith interprète le leader des Hell's Angels. Charismatique, il arrive à se faire respecter de ses hommes et des militaires. De l'autre côté nous avons dans le rôle du capitaine qui couvre les motards le génial Bernie Hamilton (le chef dans la série Starsky et Hutch). Même le reste du casting n'est pas en reste : Adam Roarke, Paul Koslo, Houston Savage, Eugene Cronelius.A noter que la plupart des acteurs effectueront les cascades. Signe d'authenticité mais dangereux quand même. Les explosions ont lieu près des acteurs.

 

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La cerise sur le gâteau revient au rôle délectable de Chet Davis interprété par Jack Starret. Incarnant un «pourri de première » ce bureaucrate fourbe, cynique est détestable et ses répliques cinglantes. Heureusement il y a tout de même un peu de douceur dans ce film grâce à la parenthèse (réapprovisionnement et plaisirs lors de la halte dans la ville). Une fois les motos Yamaha terminées (« moitié Harley-moitié Volkswagen ») le film prend un peu plus des allures de B-movie. Ce qui rend le film original. Voir des mitraillettes montées sur une moto customisée vaut son pensant d'or. Mais le clou du film reste l'attaque du camp. Tourné en caméra à l'épaule (pour les scènes de panique) et en plans rapprochés cette séquences parfaitement montée et chorégraphiée est très réussi. A tel point qu'on ressent le danger autant pour les vietnamiens ou les Hell's Angels.

 

En combinant le film de motards et le film de guerre du Vietnam, Jack Starrett signe un film original. Il fallait oser sortir le film à cette époque. Volontiers crtique envers les politiciens et la hiérarchie militaire, le film s'attache aux soldats et aux Hell's Angels. Notons aussi l'usage du ralenti rappelant La Horde Sauvage de Sam Peckinpah sorti un an avant ce film. Il y a des scènes dures aussi. Enfin la chanson The Losers reprenant le titre du film présente 2 fois dans le film vient présenter et conclure et de quelle manière. La fin est cinglante. A noter que le film a été diffusé à la Cinémathèque pour les soirées bis.

 

Je me permets de citer l'excellent article de Vidéotopsie sur ce film :

 

« Pur film d'exploitation jouissif, calibré pour les drive-in, Les Machines du Diable n'en demeure pas moins l'oeuvre d'un cinéaste engagé et visionnaire. Et toute série B qu'il est, son importance dans l'histoire du cinéma de genre et des Vietnam movies est capitale. Quentin Tarantino ne se trompera pas d'ailleurs lorsqu'il lui rendra un vibrant hommage dans cette scène de Pulp Fiction, ou Maria de Madeiros et Bruce Willis regardent le film de Starret sur la télévision de leur motel... Ajoutons pour finir que THE LOSERS eut les honneurs des écrans français, en 1972 sous le titre « Les Machines du Diable ».

 

Sources :

Vidéotopsie numéro 14

imdb

 

BA

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 10:38

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Première réalisation du BG Keanu Reeves , ce long-métrage est un hommage parfois naîf mais sincère et passioné au cinéma hongkongais voir chinois. Un film sympa, bourré de combats jouissifs avec cerise sur le gâteau un film tourné en Chine, HK en langue cantonaise, mandarin et anglaise. La classe, non ?

 

 

Résumé piqué sur allociné

"Tiger, un talentueux combattant de Tai Chi, livreur en dehors du ring, se voit offrir des combats excessivement rémunérés par un riche entrepreneur à Hong-Kong. Pour sauver le temple de son maître et faire reconnaître le Tai Chi comme discipline de combat, le jeune Tiger ferme les yeux sur la légalité de ces rencontres et tombe sous le joug de Donaka Mark, son étrange et mystérieux bienfaiteur."

 

En 2000, Canal + avait diffusé le documentaire « De Hong-Kong à Hollywood »lors du soirée spéciale avec Il était une fois en Chine 1, une interview de Jet Li et la première diffusion de l'Arme Fatale 4. Signé Frédéric Bénudis et Jean-Pierre Dionnet ce documentaire dressait un état des lieux sur les 2 cinémas. Et notamment le fait que les acteurs, actrices, réalisateurs, réalisatrices, cascadeurs, cascadeuses commençaient à s'installer ou à tourner pour les Majors hollywoodiennes.

 En 1999, Jean-Pierre Dionnet avait présenté une soirée spéciale dédiée à Yuen Woo-Ping : diffusion de La Secte du Lotus Blanc et de Matrix. Cette soirée avait pour but de défendre le cinéma HK mais vanter le travail et l'apport des chorégraphies et réalisations du maitre. Une influence considérable puisque les apports du cinéma HK au film d'actions U.S. Et plus largement européens se ressentent encore aujourdh'ui. On parle des opéras, des polars, des wu-xia pians... Peu à peu le travail du maitre sera mis en avant dans la promo des films sortis après Matrix et Tigre et Dragon (un Wu Xia Pian produit et distribué par une major).Souvenez-vous les bandes-annonces et affiches « par le chorégraphe de Matrix et de Tigre et Dragon » ou le chorégraphe avait travaillé.Il y aura même une ressortie de ces films grâce à Metropolitan puis en dvd / Blu-ray : Fist of Legend et Tai-Chi Master.

 Le 4 juillet 2012, Le maitre a présenté une master-class au 3 Luxembourg. Sympathique, franc et aimable, Yuen Woo Ping sera d'une rare disponibilité et gentillesse. J'aurais du prendre une photo avec lui. Grr.

 

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Mais revenons en 2014 avec la sortie du Man of Tai-Chi. Durant le tournage des Matrix Keanu Reeves va se lier d'amitié avec le cascadeur et artiste martial Tiger Chen. S'inspirant de la vie réelle de l'homme, Keanu Reeves commencera à monter le projet en 2006. Il sera aidé pour le scénario par le compositeur / scénariste Michael G. Cooney. Autant dire que le souhait de réaliser un premier film en Chine et Hong-Kong avec peu de dialogues en langue anglaise aura de quoi laisser pantois les compagnies de production. A force de patience, de préparation, de volonté, Keanu Reeves y arrivera. Co-production sino-américaine, The Man of Tai Chi est un film réussi pour une première oeuvre. Les scènes de combats nombreuses et différentes sont les meilleures filmés et chorégraphies depuis The Raid de Gareth Evans (vivement The Raid 2 tiens). A une différence de taille, ce qui pénalise un peu le film c'est que ces scènes sont moins bourrines et sanglantes que d'autres films de fights dits réalistes. Ainsi le combats utilisant des cables semblent ici moins impressionnants que dans d'autres films de Yuen Woo-Ping. Le film reste tout de même impressionnant; on met en avant les forces des combatttants. La plupart des scènes sont filmés en contre-plongée et tournent autour des combattants. Il peut y avoir des plans d'ensemble nottament lorsque le lieu le permet. Filmé en steady cam dans un endroit confiné donne une dynamique aux combats. Rien que les premieres se déroulant dans une pièce d'un grand immeuble HK sont spectaculaires.

 

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The Man of Tai Chi n'est pas qu'un film de combats comme le jouissif Bloodsport, Opération Dragon ou Fist of Legend pour ne citer qu'eux. Il y a une dimension sociale et philosophique (le travail de Tiger dans une société de livraison express, son désir d'être le meilleur, son envie de défendre et promouvoir l'enseignement de son Sifu. Tiger participe aux combats pour sauver le temple ou son maitre lui enseigne le Tai-Chi. D'ailleurs Hai Yu qui joue le maitre reprend un rôle similaire à celui du génial Tai-Chi Master, Shaolin Temple (à quand le dvd zone 2 fr) et Les Arts Martiaux de Shaolin. Ce film montrant la dualité entre 2 frères moines ne partageant pas la même philosophie sur le Tai-Chi. 
En devenant un combattant et non plus un artiste martial, Tiger ne va plus devenir qu'une bête féroce et impressionnante. Il se perdra entre le fragile équilibre force et méditation quand lors d'un tournoi officiel il portera un coup interdit à un adversaire en le blessant. Sans trop en dévoiler, l'intrigue se dévoile petit à petit et on devine les sombres dessins de Donaka joué par l'impressionnant Keanu Reeves. Il s'en tire toujours bien dans les scènes de combats.
Même son rôle plein de mystère est efficace (lol il répète souvent « tu me dois une vie ») Seul frustration, ne pas voir vu Iko Uwais (vedette de The Raid) combattre Tiger Chen. A noter aussi les apparitions sympas de Simon Yam et le rôle de la jolie Karen Mok ( 2 vedettes HK).

 

 

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Pour une première oeuvre, Keanu Reeves réalisateur s'en tire avec les honneurs. Tout n'est pas parfait mais la passion et la sincérité de l'acteur finissent par rendre le film attachant dans ses intentions. En rendant hommage au cinéma HK, l'homme en fait remercie l'apport des arts martiaux et des artistes, chorégraphes dans le cinéma d'action depuis 1998. Une belle leçon d'humilité.

Je ne suis pas sûr mais y-a-t-il un caméo de Yuen Woo-Ping dans le film ?

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 18:50

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Au vu du mastodonte franchisé Fast And Furious, la sortie du film de Scott Waugh aurait pu se révéler quasi-suicidaire. Pour autant ce long-métrage, adaptation du jeu vidéo du même nom, tente de se démarquer de son concurrent en privilégiant les cascades à l'ancienne (sans trucages numériques). Ainsi, les pensées sont un chouilla plus privilégiées que les actes. Les paysages sont magnifiés, les cadres et les plans lisibles, le rythme posé.

Purée une intro Shinienne ; enfin, j'essaie. ;-)

 

 

Résumé piqué sur allociné.

« Tobey Marshall et Dino Brewster partagent la passion des bolides et des courses, mais pas de la même façon… Parce qu’il a fait confiance à Dino, Tobey s’est retrouvé derrière les barreaux. Lorsqu’il sort enfin, il ne rêve que de vengeance. La course des courses, la De Leon – légendaire épreuve automobile clandestine – va lui en donner l’occasion. Mais pour courir, Tobey va devoir échapper aux flics qui lui collent aux roues, tout en évitant le chasseur de primes que Dino a lancé à ses trousses. Pas question de freiner… »

 

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Conscient d'être vite comparé à la poule aux œufs d'or de Fast And Furious, le réalisateur et son équipe ont privilégié le réalisme au "cinéma du chaos" de la célèbre franchise d'Universal. Le film commence d'abord par une présentation du personnage principal (interprété par Aaron Paul). Il travaille dans un garage en banlieue. On apprend que l'entreprise a des dettes et que l'affaire familiale est en difficulté (l'image du père et son héritage revient souvent dans le film). Ainsi, la participation à une course clandestine va lui permettre de toucher la cagnotte en gagnant les voitures et de se renflouer.

 

La première course se passe pendant la nuit. Superbement filmé et lisible, cette scène nous permet de découvrir l'équipe de Tobey ainsi que ses relations avec Dino.

 

Et les autres courses seront tout aussi superbement filmées dans des décors splendides et très immersives aussi. Un choix pertinent et judicieux, car le film veut absolument s'affranchir de la franchise de Neil Moritz, que ce soit par les courses poursuites, mais aussi le découpage des scènes.

Alors que Fast and Furious s'oriente de plus en plus en action pur (raah le 5ème et le 6ème volets jouissifs), ce qui d'un côté est mieux, la franchise faisant de la concurrence aux Expandables de Sly.

 

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Scott Waugh, de son côté, préfère un tournage à l'ancienne. Comment s'y prendra t-il ? Tout d'abord, en rendant hommage aux célèbres films incluants des voitures et coureurs automobiles par des citations ou des clins-d'oeils subtils.

Il y aura même un clin d'oeil au bus de Speed (un film à revoir, tiens). Hommage soutenu à la Fureur de Vivre avec James Dean, à Point Limite Zéro de Richard Sarifian avec le personnage de Michael Keaton qui s'amuse comme un fou derrière le micro et son pc en grand manitou. Puis, juste avant la première course, il y a Bullitt qui est diffusé. Y aurait-il un peu de Sugarland Express aussi ?

Démarcation aussi : les scènes de poursuites se situent en périphérie, dans les grands espaces et non dans les villes (en grande majorité)

Autre point sensiblement différent des Rapides et Dangereux, le fait que le drame (la mort d'un membre de l'équipe entrainant l'emprisonnement et après la vengeance du personnage principal) reste toujours en toile du fond. Manière de rappeler que la route est toujours dangereuse. Ce danger permanent est souligné par le fait que Tobey est quasiment seul et se retrouve traqué par les polices d'Etat et un chasseur de primes entre New York et la course de Leon en Californie.

Il y aurait deux ambiances différentes. D'un côté, un road movie classique dans le forme, mais pas dans le fond, et de l'autre, des scènes de poursuites et des crashs spectaculaires avant et pendant la course finale.

Need for Speed n'oublie pas pour autant ses origines au jeu vidéo. Que ce soit par des effets d'accélération (moyens), la vue subjective (les mains au volant rappelant les différentes vues possibles lorsque l'on joue au jeu), le bruit du moteur et les différents véhicules (classes) et les circuits clandestins. Il y a même un joli clin-d'oeil au replay ou l'on peut mettre en scène sa poursuite (un peu à la manière de Drive)

 

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Pour autant, je trouve dommage que l'équipe du film et son professionnalisme rappelle ceux des Fast and Furious. Snif. Sans oublier le rythme : entre les poursuites, c'est un peu le passage à vide. On ressent de l'ennui. C'est dommage, car le film se démarque des films bourrins du cinéma du chaos mais en le rendant longuet au lieu qu'il en devienne passionnant ou jouissif.

CARS de Pixar était plus émouvant je trouve. :-(

 

 

Need for Speed reste un film atypique dans les films automobiles. Mi-figue, mi-raisin, ça reste une sacrée expérience au ciné ou les scènes de poursuites filmées sous tous les angles sont très immersives, l'humour bon enfant fonctionne (il y a même une scène olé à la « Au revoir président »).
Le casting est solide et semble à l'aise : Rami Malek, Dominic Cooper et même Imogen Poots (un peu relou au début).

Mais le gros atout (surtout pour la promo) demeure Aaron Paul. Tout juste sorti de la série Breaking Bad (faudrait que je la finisse un jour). L'acteur est crédible en pilote et parvient à montrer les tourmants et la rage de son personnage.

Film attachant mais bancal, Need for Speed a beaucoup misé sur l'adaptation , la ressemblance avec Fast and Furious et Aaron Paul mais semble mu pour une énergie rebelle un peu comme Gone in 60 seconds de Henry Blight Halicki.

 

 

 

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 00:02

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Imaginez un film sur une grande école de commerce présentant les clubs, les réseaux, la vie de débauche des futurs élites ? Comme les Lois de l'Attraction ? Un peu, oui. Même si le film s'inspirant des modèles de films de campus U.S.

 

 

Résumé :

« Dan, Kelliah et Louis sont trois étudiants d'une des meilleures écoles de commerce de France. Ils sont formés pour devenir l’élite de demain et sont bien décidés à passer rapidement de la théorie à la pratique. 
Alors que les lois du marché semblent s’appliquer jusqu’aux relations entre garçons et filles, ils vont transformer leur campus en lieu d’étude et d’expérimentation.
La crème de la crème de la jeunesse française s'amuse et profite pleinement de ses privilèges : tout se vend car tout s’achète… mais dans quelle limite ? »

 

Peu avant que le film, Canal + précise qu'ils ont aimé. Symbole de qualité ou copinage ? Lol

Un peu des deux je dirais. ;-) Si on regarde les débuts du collectif kourtrajmé. J'avoue, je n'ai pas vu Sheitan, le premier long de Kim Shapiron mais Dog Pound son précédent long était une pure réussite. Un film d'une dureté qui se déroule dans centre de détention et qui suit le parcours de trois nouveaux détenus mineurs incarcénés.

 

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La crème de la crème marque le retour du cinéaste en France après l'expérience U.S. De Dog Pound.

Avec le scénariste Noé Debré, Kim Shapiron vont écrire un le scénario et les dialogues du film. L'idée est de présenter une vision contemporaine des élites.

« Les Grandes Ecoles sont des univers clos, qui obéissent à leurs propres règles, leur langage, leurs codes, et un folklore unique : un terreau parfait pour faire du cinéma. (...) La Crème de la Crème est un film sur la génération Y (...) le film parle plus de misère sexuelle que de prostitution et il parle plus de misère affective que de misère sexuelle. Tout ça n'est qu'une manière d'aborder la difficulté de l'amour pour cette génération. Quand à mes héros, qu'ils fassent partie de l'élite ne les met pas à l'abri d'une certaine forme d'errance. « 

Filmant à nouveau un trio, le film promettait une ambiance de débauche, de sexe sur la future élite. Le résultat ? Un début brillant mais qui pêche dans le dernier tiers du film quand les 3 personnages ont des remords et qu'on ne comprend pas trop ou le film veut en finir surtout à la dernière scène, maladroite je trouve. Tu as l'impression de rester en suspens. :-( Comme si on tentait de pardonner aux personnages ce qu'ils ont fait.

 

Pourtant le début très prometteur nous montre le discours du directeur de l'école qui demandera aux étudiants de se regarder parce qu'ils vont changer en cours d'année. S'en suit une présentation de Jaffar et de Dan qui vont à une soirée pour pécho. Ils y feront la connaissance de la mystérieuse Kelly puis à une autre soirée du charismatique Louis. Brillamment photographié et filmé (les scènes de boite de nuit sont superbes). On n'avait pas vu cela depuis les épisodes de Misfits ou Spaced en immersion. Et voir les étudiants reprendrent le Connemara de Michel Sardouille devrait faire mousser ce cher Vladdy ou plus tard quand le trio chante Les gentils / Les méchants de Michel Fugain ou quand Jaffar après avoir fait crac crac cantonne Ecoute-moi Camarade 2 fois (hilarant !^^). Mais Kim Shapiron a su s'entourer avec les guest de Justice, Kavinsky et Mouloud Achour (pote du réal.). Un caméo mieux fait que celui de l'animateur dans le CHOC DES TITANS.

 

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Au début du film, tu penses que tu suivras le parcours de Dan et Jaffar (un peu comme ceux d'American College); mais le film va s'attacher à Louis, Dan et Kelly et leur plan pour satisfaire leur client. Car leur business repose avant tout sur la loi du marché. Ils proposent à la fois l'offre et la demande dans leur école puis dans les écoles proches de la leur. La mise en place du deal, les contacts sont la partie la plus réussie. On se croirait dans un film de gangster ou de finance.

Là ou lle film baisse un peu; c'est quand les personnages commenceront à avoir des remords (surtout Dan) et ou Kelly et Louis commenceront à se rapprocher (peu crédible). Cela arrive au moment ou Dan tombe amoureux d'une fille qui s'offre aux autres et quand des élèves vont déconcer le deal à la direction. C'est dommage car à ce moment-là tu as l'impression que le film cherche à justifier les actes, comme si on n'assumait plus ce qu'ils ont fait. Un point intéressant sont les cours passages avec les familles respectives

 

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La crème de la crème demeure tout de même un film intéressant surtout au vu des personnages attachants : Jean-Baptiste Lafarge en impose grave, les musiques, les scènes de boite de nuit et la description du milieu étudiant des grandes écoles semble crédible (le castes avec les clubs et peu flatteur. C'est dommage que la fin soit ratée (devant le conseil de discipline) et que le film n'aille pas au bout des prometteuses idées du départ (que deviennent les futures élites ? Pourquoi ne pas avoir pousser plus loin les parallèles entre la loi du marché et les rapports entre les étudiants ?). On attendait de la folie. Dommage, le film aurait pu se hisser sans problème au côté des réussites comme Les Lois de l'attraction, Harvard Story et Skulls...

 

 

Sources : allociné

 

 

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 11:46

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Dernier volet du tandem Marvel / Disney, le second volet du « first avenger » vient de sortir sur les écrans français. L'occasion de retrouver le BG Chris Evans, un peu effacé dans les AVENGERS mais surtout de savourer un film spectaculaire enchainant les moments spectaculaires, les coups de théâtres. On en redemande.

 

 

Résumé :

« Après les événements cataclysmiques qui ont ravagé New York dans AVENGERS, Steve Rogers vit désormais à Washington, où il s’efforce de s'adapter au monde moderne. Mais lorsqu’un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un labyrinthe de complots et d’intrigues qui menace le monde entier. Avec Natasha Romanoff – Black Widow –, il va tenter de déjouer une conspiration de plus en plus tentaculaire, et d’échapper aux tueurs envoyés pour le faire taire. Quand l’étendue du complot maléfique est enfin révélée, Captain America et Black Widow sollicitent l'aide d’un nouvel allié, le Faucon. Ils sont bientôt confrontés à un ennemi aussi redoutable qu’inattendu : le Soldat de l’Hiver. « 

 

 

Avant toute chose, je précise que je n'ai pas vu les adaptations sortis en 1979 et 1990 et encore moins lu les comics, désolé.

Avant de découvrir le film du sous-estimé Joe Johnston, le personnage de CAPTAIN AMERICA me paraissait peu intéressant, tout juste bon à porter fièrement la bannière étoilée avec son bouclier.

A la sortie du film de Captain America , le 1er Avenger, tu apprenais la naissance de ce personnage attachant, faible, naif. Utilisé pour vendre des bons porteurs pendant la seconde guerre mondiale mais aussi combattre les redoutables sbires de l'HYDRA et son leader CRANE ROUGE interprété par l'excellent Hugo Weaving. Et autant dire que la transformation de Steve Roger en Captain America est bluffante nottament sur les effets visuels (discrets mais efficaces comme ceux de Benjamin Button) mais aussi la photographie terne et la patte Joe Johnston nous donnant un direction artistique « rétro-futuriste » (ca y est je l'ai dis) réussie. Au passage, les pisse-froids, rematez les films du réalisteur et les métrages auxquels il a participé en tant que directeur artistique des effets visuels. ;-)

 

Mais revenons en 2014 avec le nouveau CAPTAIN AMERICA réalisé par les frères Russo. Plus dynamique, plus nerveux voir plus bourri. La formule gagnante du manitou Kevin Feige marque des points dans ce volet. Certes, ce qu'on perd en émotion, direction artistique, regard sur le passé, on le gagne en intensité voir en humour pour ce volet.

 

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Les permières minutes du film montrent l'assaut d'un bateau par Steve Rogers, Black Widow et la Strike Team du S.H.I.E.L.D (très présent dans ce film). L'impression d'être dans un volet de METAL GEAR SOLID est là. Les forces spéciales ainsi que le CAPTAIN prenant d'assault le bateau aux pirates mais sans Casey Ryback. ;-) Une introduction qui ne manque bourrin comme l'affrontement façon free fight (un clin-d'oeil le rappelera plus tard dans le film) entre le chef des pirates et Steve Rogers. Seul bémol, si vous voyez le film en VO, le doublage des pirates français ou québécois) aux répliques narnardesques.

Pour la suite, le film enchaine les scènes d'actions spectaculaires en donnant dans le thriller paranoique volontiers suggéré. Ainsi, et c'est là que CAPTAIN AMERICA est intéressant, c'est de voir comment le monde a changé en 60 ans. Comment les ennemis visibles et maniquéens du passé ont été remplacés par des ennemis intérieurs et cyniques. Ou comment sous pretexte de la sécurité internationale, les technologies peuvent accuser des conspirateurs, des pseudos-ennemis en sacrifiant ou en limitant la liberté ?

Cette question revient constamment dans le film interrogeant sur la responsabilité du S.H.I.E.L.D, de ses agents. Le film rappelle les intrigues d'ENNEMI D'ETAT ou quand trahis par les siens les héros doivent faire cavalier seul comme dans MISSION IMPOSSIBLE PROTOCOLE FANTOME.

Pour les scènes d'actions nombreuses, le film rappelle l'intensité du précédent AVENGERS, voir de FAST 5. Elles sont lisibles, bourrines combinant le combat à mano, les poursuites (raah Nick Fury), les gunfights et les explosions. Un plaisir pour les yeux voir pour les oreilles.

 

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Du côté des acteurs, Chris Evans est toujours convaincant en Steve Rogers. Un personnage tentant de s'intégrer, perdu dans un monde compliqué mais aidé par Nick Fury, Maria Hill, Black Widow et surtout FALCON. Un ancien des troupes aéroportés qui aidera CAPTAIN AMERICA. Anthony Mackie incarne avec beaucoup de classe et de coolitude ce personnage. Ne manquant pas d'ironie (« je suis comme lui mais en plus lent » ou de références (Trouble Man de Marvin Gaye qu'il recommande à Steve Rogers). Le charisme de l'acteur faisant le reste. C'est lui qui tire son épingle du jeu à de nombreux moments, devenant un précieux allié. ;-)

Souvenez-vous de l'acteur qui incarnait Papa Doc dans 8 MILE, le sergent Sanborn dans DEMINEURS. Faudrait que je vois ses autres performances dont le NO PAIN NO GAIN de Michael Bay.

Robert Redford joue toujours avec un plaisir non dissimulé un bureaucrate. Même si le soldat de l'hiver incarné par Sebastian Stan est aussi flippant qu'un Terminator, dés que l'acteur enlève le masque on perd en charisme. :-(

 

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Sinon , RAS pour le seconds rôles, Cobie Smulders, Samuel L. Jackson, Scarlett Johansson donnant un appui à Stee Rogers. Ce sont surtout la Strike Team avec le charismatique Frank Grillo et Callan Mulvey (Hartley !!!!) qui font plaisir à voir. Discrets, mais présents.

 

 

 

En sortant de la salle, l'impression d'avoir assisté à la renaissance d'un héros est là. Mal aimé, mal compris. Le film fait le lien entre le passé et le présent (la scène au musée Smithsonian avec le caméo de Stan Lee avec le vol de la tenue) et montre un ennemi plus redoutable que jamais (voir la classique scène de post-générique). Pari réussi pour Marvel qui construit peu à peu une oeuvre cohérente depuis le IRON MAN de 2008. 

 

 

 


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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 18:00

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Le dernier film de Benjamin Rocher et Thierry Poiraud est une oeuvre folle, original dans le cinéma français. En effet, mélanger le foot et les zombies tout en situant le l'histoire en France il fallait oser. Car le le film aurait peut-être manqué d'authenticité et de saveur. En sortant de la salle, tu as eu enfin de l'occasion de voir un vrai bon film, drôle, généreux, gore avec des personnages attachants comme SHAUN OF THE DEAD comme un bon double programme.

La distribution aussi est originale : diffusée dans les festival, le film est actuellement diffusé au cinéma Les 3 Luxembourg pendant 1 mois tous les jeudis soir et avec la présence de l'équipe du film svp. Une démarche audacieuse quand on connaît l'accueil des films de genre français en France, mais cette diffusion exclusive tente de faire bouger les choses.

 

Projet atypique de part sa production et sa distribution GOAL OF THE DEAD est une oeuvre attachante, généreuse, bourrine, drôle.

 

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Jeudi 7 mars, je retrouve le professeur Shin au cinéma. Heureusement, le maestro pré-commandé les billets sur la FNAC. Il a bien eu raison le bougre encore une fois car la séance fut complète. 20H15, les portes s'ouvrent et nous nous faufilons dans la salle. Le public commence à s'installer. A 20h30, la lumière s'éteint et 2 bandes-annonces sont diffusées : FEED TO KILL et TOURIST-A. 2 programmes réalisés par le talentueux Mathieu Berthon. Procurez-vous LE RERSERVISTE un moyen-métrage du même réalisateur super-jouissif. ^^

M. Berthon anime avec son équipe « Pas de pitié pour les navets », on l'a vu aussi en guest au Panic Cinéma. Tout dabord le choix de diffuser les 2 BA permet aussi de faire connaître le travail de M. Berthon mais aussi de rentrer dans l'ambiance du film. En effet le mode de contamination est le même entre TOURIST-A et GOAL OF THE DEAD.

S'en suit une rapide présentation de Benjamin Rocher. Et paf le film commence. Et là, purée, plaisir immédiat à la fin de la première mi-temps. Devant une salle enthousiaste, le second film commence. A la fin, applause et Q&A avec le public.

 

 

Première mi-temps

Pour l’Olympique de Paris, aller disputer ce match amical à Capelongue aurait dû être une simple corvée de fin de saison. Personne n’aurait pu anticiper qu’une infection très semblable à la rage allait se propager, et transformer les habitants du petit village en créatures ultra-violentes et hautement contagieuses. Pour Samuel – l’ancienne gloire près de la retraite, Idriss-le prodige arrogant, Coubert - l’entraîneur dépressif, ou Solène - la journaliste ambitieuse, c’est l’heure de l’affrontement le plus important de leur vie.

 

Deuxième mi-temps

Alors que les supporters enragés rodent dans le village dévasté de Capelongue, pour Sam, un tout autre cauchemar commence. Barricadé aucommissariat avec d'autres survivants, il doit affronter la jeune Cléo,son bourru de père, et Solène qui ne l'a pas oublié. Pendant ce temps, Idriss et Marco, planqués au stade, cherchent às'échapper, et règlent eux aussi quelques comptes avec leur passé.

 

C'est bien simple voir un film d'horreur français qui s'assume et s'amuse est assez rare. Les meilleurs dans ce domaine sont les peloches anglo-saxonnes. Même les récents métrages comme LA HORDE, MUTANTS, DJINNS... pourtant réussi dans l'horreur ne parvenaient à rendre les personnages sympathiques. GOAL OF THE DEAD y parvient avec brio. Tu crois à cette apocalypse parce que les acteurs y croient aussi (solide jeu des comédiens) Aidé par une talentueuse équipe de scénariste dont Tristan Schulmann (co-réalisateur avec Xavier Sayanoff de SUCK MY GEEK, VIANDES D'ORIGINES FRANCAISE).

 

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A la découverte du film, c'est un plaisir de voir une photographie soignée et une ambiance de fou donnant la part belle aux seconds rôles savoureux : géniaux Alexandre Philip et Vincent Debost et les guests aussi (Anthony Pho acteur-cascadeur connu dans de plusieurs courts de genre). Et Pacboy le connait. Tous les acteurs et actrices s'amusent sur ce film. Surprise sur les guests de luxe. ;-) Un film français d'horreur (raah ces maquillages !) marrant aussi jouissif que TUCKER ET DALE et SHAUN OF THE DEAD. Un mélange de RESIDENT EVIL 2, THE CRAZIES mais avec un background français : et ça marche ! ^^

 

Les 2 films sont complémentaires (première et deuxième mi-temps); la première mi-temps réalisé par Benjamin Rocher et la seconde mi-temps par Thierry Poiraud. En plus d'avoir la vraie durée d'un match de foot, le film a aussi une pause / entracte entre les 2 parties

 

 

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Avec un budget serré de 2 millions l'équipe des 2 films sont parvenus à créer 2 métrages de qualité, complémentaires, furieux, drôles et collectifs. En plus, nous avons pu discuter avec les acteurs, les actrices, le réalisateur et prendre la pose avec Alban Lenoir. ^^

Un grand merci à tous et à toutes pour cette sortie atypique en attendant le tour de France et la future sortie du blu-ray / dvd en juin prochain. Un pur film grindhouse, « j'en prendrais pour un dollar. « 

 

BA

 

 

 

Liens 

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 01:45

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Présenté en avant première française lors de la soirée d’ouverture du PIIFF devant un public conquis et enthousiastes pendant la séance, le réalisateur avait le déplacement pour présenter sa dernière œuvre. Un personnage drôle, impertinent, touchant, mordant comme ses films.

 

Résumé piqué sur allociné :

 

En plein jour, un groupe d’hommes braque un magasin d’or de la Puerta del Sol à Madrid. José, père divorcé en plein conflit avec son ex-femme, Tony, son complice, sex-symbol malgré lui, Manuel, chauffeur de taxi embarqué contre son gré dans l’aventure, et Sergio, le fils de José, partent en cavale. Objectif : atteindre la France en échappant à la police… Mais arrivé près de la frontière française, dans le village millénaire de Zugarramurdi, le groupe va faire la rencontre d’une famille de sorcières, bien décidées à user de leurs pouvoirs maléfiques pour se venger des hommes…

 

3 ans et quelque mois avec Balada Triste de Trompeta sorti en 2010 (un chef d’œuvre ou un malsain ?). En sortant de la salle pour ce film, tu avais l’impression d’avoir souffert presque autant pour le personnage. L’empathie ne marchant pas. Mais peut-être que le professeur pourra confirmer ?

Pourtant j’adore quasiment tous les films de Alex de la Iglesia mais BALADE TRISTE ne passe. Trop triste sans jeu de mots. LA CHISPA DE LA VIDA / UN JOUR DE CHANCE sorti en 2012 fût une excellente surprise. Un film beaucoup plus attachant que son précédent. Il te questionnait la place d’un homme dans la société ultra-médiathique et cynique actuelle. Glaçant et qui te met la larme à l’œil.

Faudrait que je vois LA CHAMBRE DE L’ENFANT qui vient de la série « Peliculas para no dormir », PERDITA DURANGO et CRIMES A OXFORD (tournée en langue anglaise avec acteurs anglo-saxons)

 

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Pour les sorcières de Zugarramurdi le cinéaste s’inspire des légendes urbaines lié à ce village ; berceau de la sorcellerie mais tout en faisant un film de féministe (on sent une relation amour-haine pour les femmes).Et le film est une réussite sur les thèmes invoqués (la place de l’Homme dans une société féminisme voir féministe)

 Le film commence doucement par la présentation des 3 personnages principaux féminins : la mère Graciana joué par Carmen Maura, la grand-mère Marichu joué par Terele Pavez et la fille Eve joué par la sexy Carolina Bang. Nous assistons à une prémonitions autour d'un chaudron avec cartes. Afin que la prophétie (laquelle nous sera présentée plus tard dans le film) il devra y avoir un soldat, le christ, un chauffeur et l'élu. Curieux mélange. Lol A ce sujet la photographie du début du film est à tomber : des sources de lumière passant entre les branches d'arbres donnant déjà le ton fantastique du film qui viendra dans la 2ème partie du film.

La suite se passe à la Puerta Del Sol de Madrid. Nous assistons au braquage d'une boutique revendant de l'or (bagues, croix, pendentifs...) par une équipe motivée mais pas professionnelle. Avec des déguisements rigolos : un Jésus Christ, un soldat vert, un homme invisible, une Minnie, Bob L'Eponge et cerise sur le gâteau le fils du leader des braqueurs. Ce dernier étant au centre du récit tiraillé entre son amour pour son père et sa mère. Lors du braquage, on assiste apprend aussi que José le fait pour son fils et qu’il ne peut joindre les 2 bouts (un client braqué évoque les mêmes soucis) Après s’être fait pincé par un convoyeur le braquage se transformera en fusillade puis course poursuite rappelant les grandes œuvres de Michael Mann. Dans leur course poursuite, les braqueurs aidés par le gamin qui n’hésitera pas à utiliser les pistolets pour tirer, ces derniers seront rejoints dans leur échappée malgré eux par le chauffeur de taxi et son passager qui doit aller à Badajoz.

D’un début masculin et se déroulant en plein jour, le film va basculer peu à peu vers le fantastique (la nuit et la réputation du village du Zuggarmurdi faisant le reste). Les 4 hommes vont vivre une nuit d’enfer : le film rappelant la trame du film de QT et Robert Rodriguez.

 

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Mais le film est réussi dans le changement d’ambiance ou les femmes supposés sorcières montrent leur pouvoir et leur contrôle sur les hommes :

La mère Silvia (renommé l’armageddon sur le téléphone de José) voulant à tout prix retrouver son fils mais faire payer encore à son ex-mari son incapacité). Elle sera suivi par 2 inspecteurs dans la recherche de son fils.

La femme de Manuel (le chauffeur ayant une peur de sa femme et flippe en ne l’ayant pas prévenu qu’il ne viendra plus pour diner)

ALa copine d'Antonio (il a un complexe d’infériorité et a peur d’être un objet sexuel).

 

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Sans trop en dévoiler, le sort des hommes à Zuggamurdi est beaucoup plus pire que ceux que subiront les braqueurs. D’ailleurs peu avant la cérémonie les sorcières se rassemblent autour d’une table pour parler de leur vie et manger les parties du corps d’un homme.

Plus le film avance, plus les humiliations, les coups subis par ces hommes perdus sont dures. Les sorcières s’en servant comme jouet mais aussi de garde manger. Nous apprendrons plus tard que ces derniers loin d’être parfaits sont considérés comme les boucs émissaires de la condition de la sorcière et de la femme.

 

Le dernier acte montrera une cérémonie basée sur un sacrifice pour faire renaitre la déesse considérée comme la mère supérieure. Le grand moment du film avec en fond « Baga Higa Baga ». Imaginez une femme grosse avec la démarche de King Kong et le monstre final de BRAINDEAD.

Le métrage de Alex de la Iglesia montre des rapports amour-haine sur les femmes. Pourtant, l’homme se moque de tout le monde et en particulier de la religion, du culte païen et des symboles des sorcières (le balai ; le crapeau, les disparations et chapeau font plus office de clin d’œil complice). Chaque personnage est traité de la même manière (ses bons et ses mauvais côtés). Les maquillages (les lentilles rappelant les zombies de Shaun of the Dead…), la direction artistique est grandiose tout comme le découpage et l’ambiance fantastico-gore surprenante. La symbolique de l'anneau est importante aussi.

Le final mi-figue mi raisin ne manquera pas de trotter dans la tête. Enfin c’est un plaisir de voir le cinéaste entouré des ses fidèles acteurs et actrices et son équipe comme le scénariste Jorge Guerricaechevarria. L’actrice Terele Pavez a remporté le prix Goya de la meilleur actrice comme second rôle.

 

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La deuxième vision au cinéma Le Vauban à Saint-Jean Pied de Port m’a encore plus plus que la première fois lors du PIFFF. Le fait d’être au Pays Basque prês du village y est peut-être pour quelque chose. lol

Pour un film qui parle de castration masculine mais qui arrive à être drôle, iconoclaste, pertinent, décomplexé, il fallait oser. Rock N’ Roll.

Rien que voir Santiago Segura et Carlos Areces en femme vaut le coup de découvrir ce film. ^^

 

 

Compte-rendu du festival PIFFF 2013 par Robby.

http://laseancearoggy.jimdo.com/festivals/pifff-2013/

 

 

 

La présentation du film par Alex de La Iglesia au PIFFF

 

 

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