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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 11:00



Habile mélange de sexe et de violence ce film de Paul Verhoeven surnommé le fou hollandais est un des meilleurs d'époque. Pourquoi ? En fait ce film démontre avec une ironie les actes des hommes contres et avec leur semblables.
L'histoire se déroule au début du 16ème siècle en Europe de l'Ouest. Cette époque se trouve entre la fin du moyen-âge et le siècle des Lumières. C'est La Renaissance.
Souvenez-vous des cours au collège et aux lycée : c’es le siècle des guerres de religion avec en France la nuit de la Saint-Barthélemy en 1572, le siècle de François 1er, l'avancée des universités, l'imprimerie, les découvertes de nouveaux continents, les travaux de rénovation... Mais c'est surtout la science appuyée par les universités et les livres qui vont remettre en question les superstitions religieuses propres au Moyen-Age. Ce pouvoir de la religion était conservé par le Clergé soucieux de garder ses privilèges.

mais revenons au film LA CHAIR ET LE SANG. Ce film démontre le côté réaliste (sur la nature humaine) qui curieusement ou malheureusement semble similaire sur quelques points à notre époque contemporaine.
L'histoire est celle de Martin leader d'un groupe de mercenaires œuvrant pour le capitaine Hawkwood lui même militaire au service d'un seigneur nommé Arnolfini. C'est au cours de la reconquête du château du seigneur que ce dernier par le biais de Hawkwood trahira les mercenaires. Pour se venger Martin et son groupe pilleront un convoi dans lequel se trouve la future épouse de Steven (le fils d'Arnolfini). Les mercenaires kidnapperont Agnès la promise de Steven.

Sorti en 1985,ce film devait s'appeler à l'origine "Les Bouchers de Dieu". Devant les difficultés pour Paul Verhoeven d'avoir des subventions de l'Etat hollandais pour financer ce film il se tourna vers les capitaux étrangers et notamment Orion Pictures : productrice de Platoon, Robocop, Terminator. Le studio versera 7,5 millions de $ au réalisateur. En contrepartie de ce budget modeste le réalisateur choisit de tourner en Espagne. Le film sera tourné dans les autonomies d’Alava, de Castilla La Mancha, d’Extremadura et de Castilla y Leon. Et c’est là que commenceront les problèmes. Deux autre sociétés de production viendront embarquer sur le navire : une espagnole, une néerlandaise. Les trois boîtes voudront imposer leur conditions notamment sur le casting et l ‘équipe technique. Imaginez les difficultés pour le réalisateur de se faire comprendre. Heureusement ces fidèles collaborateurs seront là. Gerard Soeteman : scénariste de la série TV Floris (1969), Busines is Business (1971), TURKISH DELIGHT (1973), KATIE TIPPEL (1975), SOLDIER OF ORANGE (1977), All THINGS PASS (1979), SPETTERS (1980), LE QUATRIEME HOMME (1983), et les retrouvailles 20 ans après dans ZWARTBOECK (2005). Son autre fidèle collaborateur est son directeur de la photographie Jan de Bont : TURKISH DELIGHT, ), KATIE TIPPEL , LE QUATRIEME HOMME , BASIC INSTINCT et bien sûr DIE HARD, BLACK RAIN, A LA POURSUITE D’OCTOBRE ROUGE. Mais c’est aussi le réalisateur de SPEED, SPEED 2, TWISTER. (j’ai pas mis ces autres films sorry). Son monteur Ine Schenkkan sur SPETTERS et LE QUATRIEME HOMME.
L’équipe acceuillera le directeur artistique Felix Murcia et la créatrice des costumes Yvonne Blake.

Soufflons un peu. On peut aller pisser. Lol

Dans les précédents films de Paul Verhoeven le réalisateur a engagé à plusieurs reprises son acteur fétiche Rudger Haueur (le gars qui fait peur). Souvenez-vous de HITCHER (brr rien que d’y penser) et aussi dans tHE OSSTERMAN WEEKEND dont on attend l’analyse du réalisateur par Mr Park, dans le film préféré de Geouf et le film en 6ème position du Top 20 de Tib (1 indice le réal. s’appelle R. Rodriguez).

L’acteur voulant changer ses rôles de méchants (il veut interpréter un héros traditionnel et non un personnage complexe) pour pouvoir avancer dans sa carrière. Le réal. ne l’entendra pas de cette oreille.
L’actrice qui interprète Agnès (une jeune femme découvrant les choses de la vie si je peux dire) est Jennifer Jason Leigh. Elle retrouvera Rudger Hauer 1 an plus tard dans HITCHER. C’est un rôle assez dur (jouer nue). A l’époque elle avait 23 ans. L’autre acteur est Tom Burlison qui interprète l’érudit Steven qui tombera amoureux d’Agnès.

le générique 


Bon après les présentations je vais parler du film et des thèmes de ses films

L’un des problèmes de Paul Verhoeven sont ces créanciers et surtout Orion qui lui imposera de modifier l’histoire pour en faire un trio (c’est pour ça que j’ai parlé que des 3 acteurs principaux). En fait Hawkwood et Martin était 2 vieux amis qui deviendront rivaux. Le studio voulait rajouter une histoire d’amour. Le réalisateur regrettera ce choix.. « L’échec de La chair et le sang m’a appris une leçon : ne jamais faire de concessions sur l’intrigue principale ».

Le film

Le film commence sur un générique avec une musique douce. Les lettres sont en rouge sur un fond noir. Juste après la musique se soulève et le fond rouge devient une croix qui se retrouve au milieu de Flesh et Blood. Une belle transition.

Le 1er plan du film (et le dernier) s’ouvre sur un brouillard qui sera en fait de la fumée. La fumée est l’image des relations entre la terre et le ciel, elle élève vers Dieu la prière et l’hommage (rigolez pas j’ai trouvé cette phrase dans un bouquin des symboles), c’est peut-être un signe d’incertitude et d’ambiguïté (le gris est le mélange du blanc et du noir). Le plan se poursuit et on aperçoit l’indication de l’époque et du lieu « Western Europe 1501 ». Une précision importante parce qu’on perd tout repère géographique. Le cinéaste voulait sans doute dénoncer les guerres entre seigneurs qui se déroulaient en Europe Occidentale. La caméra recule et on aperçoit un château avec des troupes en mouvement qui pataugent devant ce qui ressemble à un siège ou à un assaut de reconquête comme on l’apprendra plus tard (ce plan rappelle le débarquement sur les plages de Normandie un peu comme Omaha Beach dans Le jour le plus long). La caméra descend et on aperçoit une croix qui est tenu par le Cardinal (attention c’est un surnom). Ce dernier bénira des soldats en leur donnant l’ostie. Les soldats mercenaires seront tentés par la bière offerte par Céline. Ce qui rendra le Cardinal furieux puisqu’il surnommera cet alcool « la pisse païenne ». Il veut être soucieux de dire à ses fidèles de se communier pour éviter de brûler en enfer.
Martin, quant à lui n’étant pas dupe sur la religion (il n’est pas croyant, il engloutira un ostie et la bière).

Au moment du pillage le seigneur Arnolfini motivera ses troupes grâce à l’appât du gain en promettant aux mercenaires de piller les maisons pendant 24 heures.

Dans ces premières minutes du film on apprend que le groupe de mercenaires comporte un cardinal, une putain , Céline la femme enceinte, un enfant , etc… Dans ce même groupe il y a deux homosexuels ce qui ne semble pas dérangé les autres. (osé pour un film historique, non ?). Mais c’est ici qu’on apprend les vraies intentions des personnages. Le seigneur Arnolfini empêchera son fils Steven de se battre en lui disant :
- « Steven reste ici avec Père George ».
- « Pourquoi ? »
- « Seuls les idiots se battent ».
Dans ces propos on comprend que Steven a envie de voir à quoi ressemble le combat (il le dira plus tard à Martin). Il a étudié et se sert de ses connaissances en science pour faire remporter la victoire (il y a peut-être un parallèle avec les bombes atomiques ou les dernières armes de guerre, mais des tests sont toujours nécessaires pour que son utilisation soit validé. Malheureusement pour Steven son invention se retournera contre lui. Ce qui prouve qu’il n’en avait pas le contrôle (il aurait du la breveter, lol).

une bonne motivation 


Dans la suite du film, la religion ne sera épargnée avec le Cardinal (annonciateur de Signes qui commence par le nœud coulant en feu : signe du destin une mort dans d’horribles souffrances). Lors de la découverte de Saint-Martin, le leader Martin se servira de la statue pour contrôler ses troupes. Le viol d’Agnès sera commis sous les yeux du Cardinal.
Lors de leur rencontre à côté de pendus Agnès demandera à Steven de manger une mandragore. Dans cette scène les superstitions et la science s’opposent.

Agnès : une personnalité complexe

Difficile de saisir les motivations d’Agnès. Est-elle vraiment amoureuse de son violeur et de son « dépuceleur » ? Je pense qu’en fait elle est toujours amoureuse de Steven autant que de Martin. Mais les 2 hommes lui demanderont de faire un choix.
Elle semble accepter la découvert de la sexualité en se servant de son corps pour séduire Martin et se protéger des autres mercenaires. Marin n’est pas dupe, il le verra.

- « Tu n’es qu’une petite hypocrite ».
- « Pourquoi » ?
- « Tu as un visage innocent mais des pieds coquins ».
- « Ce n’est pas un pêché si personne ne voit ».



La peste


Une des nombreuse scènes dures sera l’arrivée de la peste bubonique (une paranoïa et un peur s’installera chez les mercenaires) dont il est clair ici que c’est l’homme responsable ; Lorsque Hawkwood sera contaminé la science et la religion s’opposeront encore. Steven s’opposera aux méthodes du Père Georges en proposant d’autres solutions pour lui ouvrir l’esprit. Il semble vouloir dire que l’Europe n’est pas le centre du monde et que nous pouvons apprendre beaucoup de nos voisins. Il ne faut pas être ignorant.

- « Le saigner ne sert à rien ».
- « C’est une pratique du temps de romains. Cette méthode a fait ses preuves ».
- « Les cimetières sont remplis de méthodes qui ont fait leur preuve. Pourquoi ne pas essayer autre chose ? Selon des textes arabes il faut percer les bubons ».
- « Aucun charabia arabe ne me dira comment soigner mes malades ».
- « Espèce d’idiot vieux jeu » !
- Hawkwood : « Fais ce qu’il dit ».
- « Les païens n’ont rien à m’apprendre. Percer les bubons n’est pas chrétien ».


Il y a des foules de thèmes dans ce film : la cruauté, la vengeance, le racisme, l’homosexualité, la cupidité, les bébés morts-nés, les mariages forcés, la trahison , l’ignorance, la religion… Tous ces thèmes parcourent le film avec pour chacun soit le sexe ou la violence. L’homme n’est ni bon, ni mauvais. ça fait cliché de dire cela mais nous avons tous notre part d’ombre.

l'image finale 



Le réalisateur dira sur LA CHAIR ET LE SANG :

« Gerard Soeteman, mon scénariste pensait que le Mal avait gagné. Moi je pensais que c’était le bine. Il m’a dit que les deux avaient peut-être gagné, comme dans la dernière scène du Bal des Vampires de Roman Polanski, ou les deux protagonistes s’enfuient en charrette en emportant un morceau du diable. »

J’avoue j’ai beaucoup regardé les films de Paul Verhoeven période USA. Des films comme ROBOCOP, TOTAL RECALL et STARSHIP TROOPERS m’attirait par leur violence assez dure. Je pense que maintenant j’arrive à mieux comprendre ces films (le 2nd degré). Prochaine mission découvrir les films de sa période hollandaise.
J’ai découvert assez tard LA CHAIR ET LE SANG (l’année dernière sur M6).
Le point de vue du réalisateur est de nous monter les choses qu’on ne veut pas voir, que la réalité est comme ça.

Seul défaut du DVD pas de commentaire audio, pas de documentaire. Merci MGM (comme pour TO LIVE AND DIE IN LA et BRING ME THE HEAD OF ALFREDO GARCIA).

Je pense que après la deuxième vision (Tib tu avais raison) ce film montre toutes ces qualités visuelles et un très bon scénario. Paul Verhoeven est un artiste.

Bon là je vais me prendre une aspirine. C’est ma tournée ?



Sources : Paul Verhoeven aux éditions Taschen
IMDB
Les bouquins d’histoire du lycée
Dictionnaire des symboles chez Robert Laffont
Ecran Large pour les photo


Trailer

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 14:32



Peu après la sortie de l’ILE AUX PIRATES sort en 1996 un film génial THE LONG KISS GOODNIGHT. Un film d’action, d’espionnage et un thriller. Mais ce n’est pas un quelconque film d’action qui passe sur M6, le scénario dont l’auteur est mon idole (hein Mr Park) comporte des répliques biens senties mais une étude profonde sur des personnages remontant la pente.

Résumé

Samantha Caine (Geena Davis) est une institutrice d’une petite ville du New Jersey. Amnésique depuis 8 ans, elle tente de retrouver son passé avec plus ou moins de volonté en engageant des détectives au rabais. L’un d’eux se nomme Mitch Hennessy (Samuel L. Jackson) : un ancien flic magouilleur qui va l’aider à retrouver son passé. Les 2 personnes s’apercevront que Samantha Caine fut auparavant la redoutable Charlene Elisabeth Baltimore tueuse d’élite au service du gouvernement.

La génèse

L’échec commercial de L’ILE AUX PIRATES a failli mettre un terme à la carrière de Renny Harlin. Même THE LONG KISS GOODNIGHT ne fût pas un success comme DIE HARD 2 ou CLLIFHANGHER. Mais le finlandais a de la hargne. Pour son prochain film il reçoit le script d’un scénariste nommé Shane Black (mon idole ?). Une personne assez connue pour avoir rédigé les scénarios de L’ARME FATALE, LE DERNIER SAMARITAIN, une partie de LAST ACTION HERO et réecrit les répliques du vagin (mais pas que ça) dans PREDATOR. Voyant le potentiel énorme du scénario Renny Harlin achète ce dernier pour 2 millions de dollars. Il décidera de le produire par le biais de sa société de production Forge Films mais aussi avec Stephanie Austin et Shane Black. Ce qui lui garantit une certaine indépendance et un contrôle de son film.
Budget estimé 65 millions de dollars. La prod décidera de tourner en majorité au Canada.

Samantha ou Charlene ?

La force de ce film est d’offrir un rôle de femme tourmentée par son présent (l’amnésie) et son passé (agent secret) ce qui peut paraître difficile d’envisager un avenir. Lors du repas de Noêl on apprend que Samantha Caine s’interroge sur son passé (qui attend l’opportunité pour réapparaître) mais ne cherche pas à le retrouver. La femme qu’elle était avant elle lui dit au revoir à jamais.
Le retour de son passé reviendra après un accident de voiture. Lors de cet accident les démons du passé ressurgiront quand elle achèvera le cerf qu’elle a percuté. Ce passé très chargé apparaîtra lors de flashs après l’accident, puis en rêve quand elle est à l’hôpital et puis en gestes (la découpe des légumes). Lors de ces scènes de rêve Samantha se retrouvera près du précipice ou Charlene perdit connaissance. Elle fera face à un miroir ou on verra Charlene lui demandant de réapparaître. Le miroir symbole de la vérité renvoie à la personnalité passé de la jeune femme. Chose qu’elle ne souhaitait pas revivre. Au point qu’on pourrait considérer Charlene comme son côté obscur. Elle fume, boit, jure, est blonde, s’habille de façon plus sexy, sait se battre mais surtout semble très imbu de sa personne.
La dualité de ces 2 personnalités est un autre des points forts de ce film. On voit aussi que Samantha a toujours ses problèmes de mémoire. Quand elle affronte Jack le borgne « un truc de chef » elle se défend difficilement puis l’achève tout tranquillement avec un regard bien noir face à son mari éberlué.
Il faut noter aussi que Charlene réapparaît sous forme de résurrection (le christ ?) au moment de la torture sous-marine. Juste avant elle chargera un fusil sans s’en rendre compte jusqu'à ce qu’elle se retrouve face au miroir ou son double l’étrangle. Mais est-ce de la schizophrénie ? Je ne pense pas.

A la résurrection de Charlene cette dernière retournera chez elle afin de récupérer le collier. En entendant une musique de noël elle verra sa fille Caitlin. Ce plan montre bien que Charlene qui auparavant ne souhaitait pas Caitlin lui fait douter. Peu après elle se mettra à la recherche de sa fille et de son sauvetage. A la fin du film on peut penser que les 2 personnalités de la femme ne font plus qu’un (voir la couleur des cheveux blond et long). La jeune femme est en paix avec elle-même. Une mission salvatrice.

 

 

Mich l’anti-héros

La description qu’a donné Shane Black sur le rôle de Samuel L. Jackson paraît proche des persos de Martin Riggs dans L’ARME FATALE ou Joseph Hallenbeck dans LE DERNIER SAMARITAIN. Un personnage n’ayant pas d’estime pour lui ni pour son entourage. Bien que le personnage de Mithc ait des aspects un peu + positifs que ses collègues Blackiens. Il s’est fait prendre pour avoir voler des bons au trésor dans son comissariat, a fait de la prison et magouille ses enquêtes peu intéressantes (le mari qui trompe sa femme) en recrutant des clochards. Son fils mais surtout sa femme on du mal à lui pardonner ses erreurs du passé. Mitch le dira il a tout merdé dans sa vie. L’affaire de Samantha Caine sera l’ occasion pour lui d’avoir une deuxième chance. Un pardon accordé (tiens ne serait-ce pas un action religieuse ?). Il pourra retrouver sa famille en passant pour le héros de l’histoire.

Un buddy movie

Dans la tradition du buddy movie AU REVOIR A JAMAIS montre une entraide des 2 persos principaux. Mitch prenant les choses en main dés le début. Puis la personnalité de Charlie apparaissant par sursaut qui veut prendre les choses en main (saut de l’immeuble, « miss daisy et son chauffeur »). Elle ferait presque cavalier seul. Mitch de son côté rappelle à Charlene l’existence de sa fille et de la personnalité sympa de l’institutrice, ce qui la remettra dans le droit chemin si on peut dire. Donc 2 personnalités disctinctes.

Action ?

Un buddy movie sans scène d’action c’est comme un week end sans gonzesses (de quel film est tiré cette réplique ?). Aidé du coordinateur des cascades Steve M Davison ce film enchaîne des séquences spectaculaires (saut de l’immeuble, combats corps à corps, gunfights, cascades auto, explosions). Toujours dans son style Renny Harlin privilégie les ralentis et les angles différents. Ajoutée à un score d’Alan Silvestri très percutant et le résultat est d’une efficacité. La violence est assez visuel (vision réaliste).

 

 

La cool attitude

AU REVOIR A JAMAIS comporte des morceaux bien savoureux pour l’amateur de musique. Chaque extrait choisie pour refléter la personnalité du personnage. L’ambivalence de Samantha / Charlene (le générique du début est bien fait avec la femme écrivant ses prénoms Samantha avec une image en couleur et Charlene et infrarouge signe d’un passé attendant d’être mis à jour). Le perso Timothy joué par Greg Bierko très froid et puis Mich avec
- Stubborn kind of fellow de Marvin Gaye
- Mannish Boy de Muddy Waters (que le perso chantonne à cause de ses problèmes de mémoire)
- Many rivers to cross de Jimmy Cliff
- I'd really love to see you tonight de England Dan et John Ford Coley
- Lady Marmelade de La Belle

Samantha
- She’s not there de Santana
- Woman de Neneh Cherry

Les répliques (VF)

- « Tu veux peut-être que j’engage des acteurs, c’est ça ? Eux ils sont pas chers, ils font ça pour bouffer. »
- « Et quand ils gerbent dans les coins, c’est pour nous rembourser ? »

- « Si ça peut vous consoler, vous êtes drôlement mieux foutu.
- « Ah oui ? »
- « Oui. A part les nichons. »

Extrait du sitcom dans le Dutch Motel

- « Ah oui. On voit bien que vous n’avez pas de chatte, vous diriez pas ça. »
- « Pourquoi est-ce que j’aurais une chatte puisque j’ai une gonzesse ? »

- « Et merde. Roo ce que ça me fait chier d’attendre. »
- « Excusez-moi. Euh, ça vous arrive souvent de jurer de cette manière ? »
- « Je… Pourquoi vous êtes mormon ? »
- « Oui ch’uis mormon. C’est pour ça que je fume 3 paquets de clope et que j’avale de la vodka à volonté. »

- « Tadadatadam… Je vais aller me secouer le colosse »

 

 

La collector
(dans la chambre d’hôtel à Atlantic City avec Lady Marmelade en fond musical). Charlene retire le pansement de Mitch.

- « Ca va Mitch ? Tu es réveillé ? Ca saigne. Attends regarde ça. »
Elle ouvre son peignoir et lui enlève son pansement.
- « Putain ça fait un mal de chien. »
- « Je sais. C’est pour ça que j’ai fais diversion. C’est la même chose quand on défleure une vierge. »
- « Quoi ? Une vie… ? une quoi ? »
- « J’ai lu ça dans un super bouquin. Il faut mordre 1 oreille. Ça leur fait oublier la douleur. T’as jamais essayé ?
- « Non, non je leur colle 1 pain et je leur chante une berceuse. Mais enfin qui es-tu ? »
- « Je suis Charlie l’espionne. Ravie de te connaître. 1 verre ? »
- « Ouais. »

Pour finir je dirais qu’AU REVOIR A JAMAIS est un thriller d’action particulièrement jouissif, un scénar qui tient la route et des acteurs qui s’investissent. Même si ce tournage a été difficile (conditions climatiques, coordination des cascades) le résultat est spectaculaire. Un excellent film que certains considèrent comme le meilleur de R. Harlin.

Pour clore ce dossier je vais dire que les 2 rôles d’action woman Morgan Adams et Samantha Caine / Charlene Baltimore sont à inscrire dans le panthéon d’autres rôles marquants de femme forte au cinéma voir de maman forte : TERMINATOR 1, T2, ALIEN, ALIENS, KILL BILL. On n’en était qu’au début des films avec dans le rôle du héros une femme mais maintenant le public semble avoir accepté cette évolution. Des films presque féministes, non ?

Merci de votre lecture et sorry pour les oublis.


Sources

Commentaire audio de Renny Harlin sur L'ILE AUX PIRATES

Mad Movies interview carrière R. Harlin Juillet-Août 2005


Trailer

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:23



Ces 2 films réalisés par Renny Harlin avec en vedette Geena Davis ont fait des flop au box-office. Ce qui est bien dommage puisqu’ils renouvellent et modernisent 2 genres : le film de pirates et le film d’action. Sortis respectivement en 1995 et 1996 ces 2 films ont acquis une certaine réputation. CUTTROAT ISLAND est un film de pirates avec une chasse au trésor dont on retrouve des similitudes avec PIRATES DES CARAIBES, le fantastique en moins (si on voit large). Mais c’est aussi un flop financier qui suit en 2nde position le longuet mais beau LA PORTE DU PARADIS. La conséquence comme pour United Artists fut la faillite. Mais l’échec au box-office de L’ILE AUX PIRATES est une des raisons de la fermeture du regretté studio CAROLCO PICTURES.
De son côté, AU REVOIR A JAMAIS semblait en avance sur son temps. Scénarisé par Shane Black l’homme aux répliques mordantes et aux persos loosers qui remontent la pente, ce film raconte l’histoire d’une tranquille mère de famille amnésique qui fût une redoutable espionne. Néanmoins les producteurs redonneront une chance malgré les échecs financiers mais pas artistiques de ces 2 films. Il faudra attendre 4 années pour son prochain film. En 2000 donc, Renny Harlin réalisa le sympa PEUR BLEUE puis DRIVEN, MINDHUNTERS (pas vu) et L’EXORCISTE, AU COMMENCEMENT (pas vu).

2 films sinon rien

CUTTHROAT ISLAND et THE LONG KISS GOODNIGHT furent des échecs financiers aux USA. Très affecté par l’échec de son film de pirates (il était aussi producteur), Renny Harlin aura du mal à remonter la pente. Mais ces 2 films que j’ai découvert récemment méritent d’être reconsidérés parce que ce sont des films bourrés d’actions avec en perso principale une héroine. Des films bien funs mais qui diffèrent dans leur thématique. CUTTHROAT ISLAND est plus un film d’aventure familial (matez le nom de la collection du DVD français) et THE LONG KISS GOODNIGHT est un film d’action bourrin mais intelligent et sensible. Le point commun de ces 2 film est d’avoir en personnage principal une héroine.

Ces échecs sont fort dommageables pour ce réal finlandais qui a commencé par réaliser dans son pays natal. Cette expérience lui sera forte utile lorsqu’on lui donnera sa chance de filmer aux USA et dans des lieux peu communs (montagne, eau, neige, route). Son premier film FRONTIERE INTERDITE lui permis « d’accéder à l’empire hollywoodien ». Heureusement il sera repéré par Irwin Yablans le producteur d’Halloween. Ce dernier lui proposera de tourner PRISON (pas vu). Puis il tournera pour la New Line le 4ème volet du croquemitaine d’Elm Street dossier de Tibby
. Le film sera un succès. Cette réussite financière permettra à Renny Harlin de réaliser des films à plus gros budgets (et quels films !). Il tournera le second volet de DIE HARD : 58 MINUTES POUR VIVRE en 1990, puis en 1993 CLIFFANGHER (vertigineux ce film, non ?). A noter un autre film tourné en 1990 LES AVENTURE DE FORD FAIRLANE (pas vu aussi). DIE HARD 2 et CLIFFANGHER seront d’énormes succès permettant au réalisateur de s’attaquer à un projet plus personnel: L’ILE AUX PIRATES.

L’ILE AUX PIRATES

Renny Harlin se marie avec Geena Davis en 1993, ils resteront ensemble jusqu’en 1998. C’est pendant leur mariage qu’ils créeront ensemble la société de production Forbes. En pleine confiance et sûr de lui R. Harlin s’attaque à son projet de film de pirates. Admirateur des films d’Errol Flyn des 30’s et 40’s et des livres comme L’ILE AU TRESOR il entame la préproduction grâce à l’appui financier de son producteur comblé Mario Kassar(CLIFFANGHER). La période le film peut commencer à être tourné C’est cette même année que sortit CLIFFANGHER au succés que l’on connaît. Carolco ayant confiance en R. Harlin. Ils lui laisseront carte blanche pour L’ILE AUX PIRATES.

Résumé

Morgan Adams, flibustière de son état, est aussi intrépide que séduisante. Après l'assassinat de son père, le redouté pirate Harry le Noir, Morgan hérite du bateau paternel et du tiers de la carte d'un fabuleux trésor. Les deux autres morceaux sont détenus par ses oncles, pirates eux aussi, dont l'un, Dawg, n'est autre que le meurtrier de son père.

 

 

Hissez les voiles

1 an de pré production sera nécessaire à l’équipe afin de tourner ce film épique. Mais de nombreux déboires auront lieux avant et pendant le tournage. Tout d’abord un scénario réécrit sans cesse, un casting et une équipe technique modifié à la dernière minute. De plus renouveler le film de pirates au milieu des 90’s ne jouait en faveur du réalisateur. Qu’importe le film se fera quoiqu’il arrive.
Pour conserver une touche authentique les équipes techniques du département artistique construiront en tout 3 bateaux de pirates de taille normale. Les scènes de haute mer et celle de l’accostage dans l’île au trésor seront tournées en Thaïlande. Les scènes de bateau intérieur et de bataille seront tournées à Malte : lieu de tournage réputé pour ces water tanks, son architecture semblable à celle du 17ème siècle aux Caraïbes. En fait les 2 bateaux construits à Malte serviront pour la bataille finale. Celui construit à Djakarta servira pour les scènes de navigation. Mais là ou la prod. a été maligne c’est que ce bateau est le même. Il suffisait juste de changer l’avant du navire pour conserver cette illusion. Pour les plans larges on rajoutait numériquement un bateau.
Après la construction des bateaux et le choix des lieux de tournage il est temps de s’occuper des acteurs avec leurs costumes et surtout leur entraînement. C’est ainsi que les principaux personnages s’entraîneront au combat à l’épée, feront de ma musculation… dans le but de faire le maximum de cascades eux-mêmes (une authenticité qui fait la touche R. Harlin dans presque tous ces films).
Les décors ou évolueront les acteurs seront de toute beauté et l’immersion dans ce monde est réussie. C’est bien simple il vous suffit de regarder ces décors pour vous apercevoir de leur beauté. 2 de ces décors sont connus du public : la prison est la même que celle de MIDNIGHT EXPRESS et la plage de l’île ou se cache le trésor est celle du film THE BEACH de Danny Boyle.

Le casting

On ne peut pas dire le contraire. Du côté de l’héroïne et du héros (un buddy movie qui se transforme en love story), ce sont les persos secondaires véritables tronches (merci le maquillage) sont certains sont des habitués des films de R. Harlin
Rex Linn interprète le second Mr Blair. Il était présent dans le rôle de Travers dans CLIFFHANGHER et il aura un petit rôle dans AU REVOIR A JAMAIS. Néamoins son look est réussi dans L’ILE AUX PIRATES. Puis on retrouve le british Patrick Malahide dans le rôle du gouverneur Ainsee. Il jouera le chef des services secrets Perkins dans AU REVOIR A JAMAIS. Les autres seconds rôles sont Glasspoole le second de Morgan Adams joué par Stan Shaw, puis Dawg Brown joué par l’acteur de théâtre Frank Langella (une excellente interprétation de ce pirates cruel) et son second (génial aussi) Snelgrave joué par Paul Dillon (le barman du Lou’s Tavern dans FIGHT CLUB).
A noter aussi Bowen le mousse interprété par le jeunot à l’époque Christopher Materson (devinez dans quelle série il joue ?).

 

 

Quant à nos 2 héros formant un couple plutôt réussi on retrouve Geena Davis qu’on ne présente plus (si il faut ?) et Matthew Modine dont la ressemblance avec Errol Flyn n’est certainement pas du au hasard (un hommage volontaire du réal)

A l’abordage

C’est pendant le tournage que Renny Harlin rencontrera le plus de difficultés. Conscient que ce film est peut être le plus important de sa carrière il mettra le paquet dans les cascades, les explosions, combats à l’épée et gunfights. J’avoue que ces films ont tjs été spectaculaires et tripants à la fois. Néanmoins il arrivera quelques déboires. Tout d’abord le directeur de la photographie qui se casse une jambe l’empêchant de terminer le film et de poursuivre sur le suivant BROKEN ARROW. Partie remise On trouve un autre directeur de la photographie. Puis des conditions de tournage éprouvantes pour les acteurs (nombreuses cascades pour les 2 vedettes, chaleur). Le bon point c’est qu’il n’y eut pas d’accidents grave ou presque. Dans une scène ou des mutins sont jetés dans l’océan les cascadeurs pourtant bon nageurs on faillis se noyer à cause des leur bottes en cuir.
Pour la scènes de jungle dans la nuit (matez le PREDATOR de J. Mc Tiernan) et la difficulté de filmer l’équipe aura recours à un subterfuge filmer « jour de nuit » autrement dit on filme en plein jour sous le soleil et on laisse une partie de la lumière traversé le plateau pour faire croire que c’est la lune qui éclaire. Le résultat est bluffant.

 

 

Tout comme les scènes d’action coordonnés par le non moins célèbre Vic Amstrong.
excellent dossier de Meea

Les frères de la côte

Il serait difficile de ne pas voir des points communs avec le PIRATES DES CARAIBES de Gore Verbinski. Le deuxième ayant un côté fantastique, le premier joue un jeu + authentique. En fait l’ILE AUX PIRATES possède tous les repères propres à l’univers de pirates : l’évasion de la ville, le singe, la recherche du trésor, les trahisons et mutineries, les batailles navale, la tempête, Port Royal en Jamaique, les soldats britanniques, le rhum, l’humour
Bref tous ces codes usées jusqu'à la moelle que tout le monde reconnaît. Un pirate sans bandeau ou jambe de bois ça le fait moyen, non ?
Mais passons le film de Renny Harlin possède de nombreuses qualités : celui d’offrir un divertissement très réussi pour un public d’abord jeune. L’avantage provient des scènes d’action très réussis aussi bien dans les combats à l’épée que les gunfights rappelant par moment que le film ne se prend pas au sérieux (voir l’attaque de la taverne). Il y aussi la touche Renny Harlin offrant de merveilleux ralentis assez peckinpahiens. Mais ce n’est pas tout le film est réussi dans l’utilisation des décors (poursuite en cariole pleine de rebondissements dans Port Royal, les combats dans Spittefield Harbour, la jungle).

http://dvdrama.com/upload/Oreo33-cutthroat_004.jpg
Je pourrais parler longtemps des points forts du film mais il y en au qui fait la force principale du film. L’héroïne Morgan Adams interprété par Geena Davis musclé devant s’imposer dans un milieu masculin et les clichés des spectateurs pensant à tort qu’il n’y avait pas de femme pirate. Et autant dire que Renny en a fait bavait à Geena dans son rôle d’action wowan.

 

 

Au final L’ILE AUX PIRATES mérite d’être réhabilité. Il n’est pas mauvais et je peux vous dire que les amoureux des aventures et de lieux exotiques ne regarderont plus La carte aux trésors ou Koh Lanta (bien naze la vanne, non ?). A noter un budget de 92 millions de dollars pour 11 millions de recettes sur le territoire US et retiré une semaine après sa sortie cinéma. La musique est diablement efficace et puissant rajoutant au côté épique du film. Regardez la BA d’époque les accords accompagnant les détonations et explosions. En espérant vous avoir donné envie de (re)découvrir ce film qui n’est pas un navet, ma critique n’est pas très argumenté et je m’en excuse.

Il y a aussi un caméo de Renny Harlin en pirate se faisant embrocher et puis une touche finlandaise avec le drapeau une trademark de ses nombreux films US.

 

 

P.S. Cet article vise à profiter de la sortie du dvd de PIRATES de R. Polanski.

Trailer

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 15:32


Le film de Gillo Pontercorvo décrit la bataille d’Alger qui opposa les parachutistes français de la 10ème D P et les forces du FLN. Ce film raconte l’une des batailles de la guerre d’Algérie.

Outre son réalisme proche du documentaire ou de reportage d’époque ce film est devenu un classique qui inspira plusieurs cinéastes dont Stanley Kubrick et surtout Paul Grengrass et Paul Travis pour « Bloody Sunday » et « Omagh ». "La Bataille d'Alger" est aussi un film qui possède l'une des meilleures reconstitutions.

Résumé pris sur la jaquette du DVD:
"Début 1957, la 10ème division parachutiste du général Massu se vit confier la mission de s'installer dans Alger et de mettre fin par tous les moyens au terrorisme urbain.

"Tenus de se substituer à la police, les paras livrèrent ce qu'on allait appeler "la bataiile d'Alger". Affranchis des règlements, ils démantelèrent en quelques mois tous les réseaux, rendant la paix à Alger.
Pour obtenir si vite un tel résultat, ils durent parfois se salir les mains. d'ou la campagne contre la torture qui allit ecorter leur victoire."

La genèse

Gillo Pontercorvo et son scénariste Franco Solinas s’étaient intéressés à l’époque à la guerre d’Algérie. Ils eurent envie de faire un film de cette bataille s’intitulant « Paras ». C’est en se renseignant pendant de long mois en interrogeant les algériens et les anciens paras que les 2 hommes feront la connaissance de Saadi Yacef : ancien leader du FLN à Alger et auteur du livre « Mémoire de la Bataille d’Alger ». C’est grâce à cette rencontre des 3 hommes que le film se montera. Il faut signaler que Saadi Yacef a monté la première société de production algérienne après la guerre « Casbah Films » (co-productrice fu film avec Igor Film-Rome)
Grâce au soutien de Yacef Saadi et de la population algérienne le film sera tournée sur les lieux de la bataille. Nous sommes en 1965. L’énorme phase de recherche (environ 1 an) permettra de finaliser le scénario en 2 mois.

La pré-production

Le scénario terminé il faut maintenant s’occuper du casting. Saadi Yacef interviendra pour aider à recruter les comédiens. L’idée de Gillo Pontercorvo était de recruter des personnes avec un visage cinégénique et proche du personnage qu’ils interprétaient. Ainsi il n’y aura qu’un acteur professionnel Jean Martin (il a signé le manifeste des 121 s’opposant à la Guerre d’Algérie) qui interprète le Colonel des paras Mathieu. Saadi Yacef interprète son propre rôle. Les autres comédiens sont des inconnus : Brahim Haggiag est Ali La pointe (regarder son regard), Samia Kerbash est Fathia, Fusia El Kader est Hassiba…
Grâce aux connaissance de Saadi Yacef le casting se déroulera en peu de temps (4 jours)
C’est le contraire qui se produira pour la photographie. Le réalisateur dira « Nous avons mis 1 mois et 5 jours pour trouver le genre de photos à utiliser.

Le film

Dans le but de filmer son film comme un reportage Gillo Pontecorvo utilisera la caméra à l'épaule mais surtout incrustera sur l’écran des titres en blanc ou figurent les dates, les lieux comme un documentaire d’époque. Le parti pris sera de montrer la souffrance morale des algériens qui étaient considérés à l’époque comme des sujets français et non comme des citoyens français.
Mais la réussite de « La Bataille d’Alger est d’avoir su retranscrire la tragédie notamment grâce à la musique élaboré par le réalisateur et composée par Ennio Morriconne.
Il en résulte des scènes poignantes, tristes et dures (les explosions, les scènes de torture).
La première scène du début montre un algérien qui a été torturé par les militaires français. Epuisé et mort de peur l’homme ne peut se tenir debout ou presque. Le colonel Mathieu arrive, lui relève la tête et lui dit :
« Allons du cran, c’est fini. Il ne peut plus rien t’arriver. Un petit effort. Est-ce que tu peux te tenir debout ? Lâchez-le ».
Tiens, met-ça (un uniforme de paras). L’algérien le regarde. « ça t’ira très bien »
Maintenant on va aller à la Casbah et ils ne pourront pas te reconnaître. Tu as compris ? Tu vas nous indiquer l’endroit ou se trouve Ali La Pointe. Après tu seras libre. Donnez-lui une casquette et habillez-le.
Intégration rigole Laglois.
Gros plan sur l’algérien qui est entouré de soldats. L’homme au regard triste tourne la tête en direction de la caméra. C’est alors qu’il crie Non. Puis après commence le générique avec le tire du film.

Cette scène d’introduction démontre la situation que vivent les algériens l’oppression, l’inégalité face aux européens.
Mais c’est aussi une dénonciation de la torture utilisée par les paras. L’image internationale des pays des droits de l’homme en prend pour son grade.

En fait le film après cette scène d’introduction un flash-back sur les évènements antérieurs à la Bataille D’Alger soit en 1954. Pendant cette année la violence explosera par le meutre de policiers français et des attentats à la bombe. Un de ces attentas sera commis par des « ultras » dont un policier opposé à la politique de Paris (une dénonciation du pouvoir centralisateur). Dans cette scène un commissaire dicte son rapport sur les meurtres des policiers. Accoudé à la fenêtre il tourne le dos à la caméra qui s’avance vers lui comme si on entendait une confession :
« Pour Paris, la solution c’est de quadriller, renforcer les postes de police, boucler les rues, tout ça j’y crois pas. »
En fin de compte après l’explosion des bombes dans le quartier européen et dans la Casbah Gillo Pontercorvo utilisera la même musique tragique pour souligner la mort d’innocents des 2 côtés. Appuyé par une musique qui souligne la tension (la femme qui passe les barrages, le colis déposé) un plan montrera un enfant européen léché une glace dans le bâtiment ou a lieu l’explosion.

La torture

Outre le fait que certains politiques, pieds-noirs, et militaires bannirent ce film en France pour son sujet sensible (l’Algérie était une région française), c’est aussi le problème de la torture qui sera évoqué et « justifiée » par le Colonel Mathieu (pour avoir des résultats et faire baisser le nombre d’attentats que l’on voit sur un tableau) dans la conférence de presse.
« Essayons d’être précis. Le mot torture n’apparaît pas dans nos directives. Nous avons toujours peint les interrogatoires en tant que seule méthode valable pour une action de police contre une organisation terroriste clandestine. Le problème est : le FLN veut nous chasser d’Algérie et nous nous voulons y rester. Or maintenant, il me semble qu’avec même des nuances légères, vous êtes tous daccord que nous devrons y demeurer.
Pour être précis, à mon tour de poser la question. La France doit-elle rester en Algérie ? Si vous répondez encore oui, vous devez en accepter toutes les conséquences nécessaires.

Juste après les actes de torture commencent avec une musique funéraire d’un orgue sous le regard froid et triste d’une femme algérienne (elle a sûrement été violée) mais aussi le regard des militaires assistant à ces scènes. Une scène très dure à suivre

La politique

Le réalisateur a parfaitement retranscris l’opinion politique de l’époque. Le colonel Mathieu au moment de la grêve insurrectionnelle critique l’ONU qu’il juge lointaine et le soutien vacillant comme une toupie de la politique de Paris. On sent même que ce dernier demandera aux journalistes d’appuyer l’armée en favorisant la propagande. On retrouvera des propos quasi-similaires du Général britannique dans « Bloody Sunday » : « La propagande c’est important.
Le film est une lutte contre le colonialisme. On voit deux scènes après l’explosion dans un hippodrome ou un garçon se fait tabasser par des européens le jugeant responsable. Pour eux tous les algériens sont des coupables. Et cet enfant doit « payer » pour les autres.
Une autre scène montrera un mendiant âgé qui se trouve dans les riches quartiers d’Alger se faire insulter et accuser par les français.
Dans cette scène on voit bien la différence du niveau de vie entre les français et les algériens.
Les français sont riches, vivent dans des immeubles avec des terrasses, vivent dans des rues larges et regardent de haut les algériens.

Comme le disait l’historien Benjamin Stora la Casbah est devenu une sorte de ghetto au fur et à mesure de la colonisation. On peut voir aussi l’unité et la détermination des algériens pour obtenir leur indépendance.

Il exprimera la victoire militaire de la Bataille d’Alger mais la défaite politique (6 mois après naîtra la 5ème république)

La musique

Gillo Pontercorvo exprime son regret de ne pas être devenu compositeur. Ce qui n'est pas un inconvénient pour la réalisation. IL sifflera les thèmes propres à chaque camp ou situation (les algériens, les militaires, les morts, le suspense). C'est Ennio Morriconne qui finalisera et la musique.
Une musique qui mériterait des récompenses; vous vous souvenez de l'anecdote du producteur d'"Il était une fois en Amérique" pour la musique ? Pour vous faire une petite idée regarder la BA US de "LA Bataille d'Alger"

Les récompenses

Le film sortira sur les écrans algériens puis peu après sera présenté au Festival de Venise de 1966. Il remportera le lion d’Or et le prix de la critique internationale.
Il sera nominé aux oscars pour la catégorie « Meilleur film étranger », « Meilleur réalisateur » et « Meilleur scénario ». Il obtiendra un grand succès public et critique en dans de nombreux pays.

Une diffusion tardive en France

Le souvenir de cette bataille mais surtout de l’indépendance d’Algérie était un sujet sensible au moment de la sortie française. Le film obtiendra son visa d’exploitation en 1971 mais la polémique relancée par le journal « Aspects de la France », les anciens rapatriés, les anciens militaires freinera sa diffusion dans les quelques salles proposant « La Bataille d’Alger ». Certains propriétaires de salles de cinéma ont été menacés d’attentats à la bombe. Face à cette insécurité les exploitants retireront le film.
En août 2003 le film sera diffusé au Pentagone pour afin de trouver une solution à la guerre en Irak. Janvier 2004 le film ressortira aux USA et ce sera un succès 500 000 $ de recettes. EN mai 2004 il sera présenté au Festival de Cannes dans la collection « Cannes Classics » comme « Au delà de la gloire » version rallongée et « La rage du tigre » (et je m’excuse d’avoir mis ce film en flop 20 sur un forum, j’ai mieux compris quand j’ai vu les bonus et que j’ai revu le film).
Peu de temps après le Festival de Cannes le film sort sur les écrans français (38 ans après sa sortie en 1966).

J’ai découvert ce film lors de sa diffusion sur Arte en novembre 2004. J’avoue je n’ai pas aimé la première fois. J’étais sûrement ignorant sur l’histoire. Et puis je l’ai vu sur une petite TV qui captait mal (l’excuse bidon, lol). Lorsque je l’ai revu hier j’ai mieux apprécié ce film. Un classique mais un film qui relate une histoire de France peu glorieuse, qui donne la parole aux algériens.

Un grand film.

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 11:26


 

Avec ce film le cinoche britannique prouve encore une fois qu'il en a encore dans le pantalon sans faire dans la prétention.

OUTPOST s'inscrit dans la lignée des films comme THE BUNKER, DOG SOLDIERS et LA TRANCHEE (toutes des productions britanniques) : des films à petit budget mais réalisés avec passion pour un résultat efficace.


Résumé piqué sur devildead


"Dans un pays d’Europe de l’Est, un mystérieux commanditaire engage une équipe de mercenaires pour se rendre dans une zone où de nombreux affrontements armés ont lieu. Après un voyage tranquille, la petite équipe arrive à un vieux bunker laissé à l’abandon depuis de nombreuses années. Mais l’endroit ne va pas tarder à révéler de terribles secrets concernant d’horribles expériences contre nature… "




OUTPOST est le 1er film du cinéaste Steve Barker. Mais le film doit son greenlight non pas au réal mais aux producteurs écossais Arabella Croft et Kieran Parker (mariés 2 enfants) pour faire court. Ayant travaillé pendant plusieurs années dans le ciné; le couple décida de passer un cap supérieur en produisant leur premier long-métrage. Pour cela ils créèrent leur compagnie de production « Black Camel Pictures ». Mais obtenir un financement sur un 1er film qui plus est de genre n'est pas facile même en Grande-Bretagne. Pour cela il faut avoir un scénariste qui puisse signer un script et ainsi vendre ce film; c'est là que K. Parker développera l'histoire avec Rae Brunton qu'il décrit comme PLATOON rencontre SIXIEME SENS. Une fois l'histoire terminée et le scénar quasiment terminé le couple aura une bonne idée pour obtenir le financement du film : le pré-vendre aux marchés des films grâce à des flyers. Une solution tout à fait judicieuse mais insuffisante pour les 2 producteurs qui devront hypothéquer leur maison.


Le tournage débute en janvier 2007 et bien que l'histoire se situe en Europe de l'Est l'équipe tournera dans les environs de Glasgow ainsi que dans une usine de munitions. Et malgré un léger défaut au moment de la rencontre entre DC et Hunt (via un plan montrant un des mercenaires à un comptoir de pub avec des marques de bières et de cidres irlandaises et britanniques) le film se finira dans les temps. Un bon point pour les producteurs qui vont pouvoir souffler puisque Sony Pictures (après la diffusion sur internet destiné aux professionnels en février 2008) se montrera intéresser par le film et l'achètera 1.2 £. La firme décidera d'éditer ce film en DVD pour le marché américain. Une solution certes moins risqué (le film n'est pas un PG 13 ) mais au regard de la qualité visuel et de suspense du film une diffusion ciné aurait été plus pertinente. Fort heureusement le film remporte des critiques élogieuses et un succés commercial. Ce qui permettra au distributeur, plus confiant de diffuser le film au festival de Dumfries puis pour une sortie nationale au Royaume-Uni le 3 mai 2008.






En France le dvd est sorti chez M6 Vidéo le 14 janvier avec le même visuel que l'affiche. Bon accueil critique du film pour les revues Mad Movies et L'Ecran Fantastique.


Oublions le bourrinage jouissif du FPS WOLFENSTEIN ou les affrontements épico-religieux du comic-book SUR LA TERRE COMME AU CIEL (quoique je ne dirais pas non de découvrir une adaptation sur grand écran): le film de S. Barker semble correspondre au schéma film de commando qui passe au film de terreur et fantastique. Un pitch rappelant celui (que j'ai honte de ne pas avoir vu) de LA FORTERESSE NOIRE de Michael Mann qui joue encore les arlésiennes en dvd alors que la plupart des films du cinéaste (producteur et réalisateur) ont été édités en dvd.

Pourtant il semble qu'il y ait eu pas mal de films jouant sur le zombie nazi dans les productions européennes des 30 dernières années. Mais par ignorance et la peur d'être déçu (quoique l'affiche de SHOKING WAVES me fera dire le contraire); je passerais mon chemin (pour le moment !).


La faculté d'OUTPOST de passer du film réaliste à un fantastique n'est pas s'en rappeler le PREDATOR (attention pour 1h12 et 33s !) de John Mc Tiernan : au fur et à mesure que les hommes meurent les survivants comprennent qu'un ennemi supérieur les tue un par un. Mais dans OUTPOST les meurtres semblent plus proches de l'ambiance de LA TRANCHEE; un ennemi invisible apparaissant comme un fantôme avec de la fumée comme le FOG de John Carpenter (que j'ai honte de ne pas avoir encore vu). La différence avec ces films guerriers (pas FOG hein ?) est que le groupe est composé de mercenaires; une profession très critiquée mais nécessaire pour aller dans le no man's land du film.


Le film distille dés le départ une ambiance pesante appuyée par le musique rappelant celle d'Alexandre Desplat sur NID DE GUEPES tout en montrant un groupe hétérogène vis à vis de leur origines (ce sont des anciens commandos ou soldats venant de pays différents) et de leur équipements (uniforme, béret, arme) ce qui permet de bien voir les personnalités de chaque homme sans verser dans le dialogue pompeux.


Ainsi les premiers signes étrangers viennent de la radio de l'opérateur et des écouteurs de chacun qui se met à grésiller (avec un son strident désagréable comme si meute d'aliens approchaient). De plus le chef se doute des intentions (quand les mercenaires investissent le toit du bunker) que le commanditaire n'est pas un géologue. Cet homme mystérieux qui se doute du secret de cet endroit révélera peu à peu son identité mais aussi pourquoi cet endroit est capital pour lui et ses supérieurs. A ce propos son look est réussi : du Richard Burton-like dans QUAND LES AIGLES ATTAQUENT.






Une fois le périmètre du bunker investi, les hommes se mettent à investir le bunker sous-terrain avec leur lampe tel le héros de SILENT HILL dans le jeu vidéo (plus flippant que ça tu meurs). Peu à peu les mercenaires découvrent un survivant, probablement d'un génocide et le fait que ce bunker appartenait aux SS pendant la seconde guerre mondiale. Le développement de l'histoire est bien structuré puisque le groupe décide de rester dans le bunker suite à une fusillade qui a blessé l'opérateur radio.

Par contre la menace monte en crescendo, les zombies apparaissant et disparaissant comme si c'était une hallucination. Une séquence flippante voit l'homme civil enfermé dans la pièce avec la machine ou par derrière il entend le souffle rauque d'un zombie brrr.

L'explication plausible viendra de la découverte de la machine ou Hunt explique aux hommes que la théorie des champs unifiés a été découvert et utilisé par les nazis dans le but de gagner la guerre et de dominer le monde. Comment ? En rendant les soldats immortels et réagissant aux ondulations et aux présences humaines dans le secteur. Signe heureusement que cette machine n'était pas opérationnelle. On finira par apprendre que la présence des soldats dans ce bunker va réveiller les zombies qui vont tuer un par un tous les mercenaires. Des meurtres que les zombies nazis effectuent avec des pioches, en enfonçant des balles dans le crane, au couteau... Enfin les moments bien jouissifs mais effrayants sont les gunfights entre les mercenaires et les zombies qui ne tombent pas sous les balles (cela ne fait que les ralentir). Les hommes comprennent qu'il auraient peu de chances de s'en tirer et que s'enfuir sera inutile.


Les autres qualités du film reposent aussi sur les costumes et les comédiens (crédibles en mercenaires mais aussi pour leur gestes du à un entraînement militaire les rendant réalistes). Les costumes SS de l'officier (sacrément inquiétant) et des soldats est très réussi. A ce sujet il faut souligner le gros boulot sur la réalisation (le fait de ne pas trop montrer le visage des zombies les rend plus inquiétant et fait que par moment dans l'ombre ils peuvent faire penser aux assaillants de l'ASSAUT de John Carpenter. Joli boulot sur l'animé propagandiste et le film amateur tourné pour les expériences pendant la seconde guerre mondiale.

Mais revenons au casting avec un Ray Stevenson en leader charismatique (une vrai gueule vivement le PUNISHER WAR ZONE) ainsi que Michael Smiley (Tyres dans SPACED). Le reste du casting comporte aussi de belles gueules comme Richard Brake. Au passage il faut souligner une VF de qualité avec :


  • Marc Alfos (Russel Crowe dans GLADIATOR, Clancy Brown dans STARSHIP TROOPERS, Graham Greene dans UNE JOURNEE EN ENFER, Sean Pertwee dans DOG SOLDIERS mais surtout le sergent dans les 2 TOY STORY; sans compter sa participation à des jeux vidéos).


  • Hervé Jolly (Alec Baldwin dans A LA POURSUITE D'OCTOBRE ROUGE, THE SHADOW; JCVD dans CHASSE A L'HOMME, TIMECOP)


- Patrick Poivey (euh besoin de références ?)


Répliques (VF)


  • « Pourquoi on n'a plus de signal ? »

  • « Parce que ce truc a été conçu avant que les arbres existent. »


  • « Tu serais intelligent si t'étais pas aussi con. On te l'a jamais dit ?


  • « Ouais ma petite chatte t'as le doigt un peu trop nerveux sur la détente. Faut te calmer. »


  • « Jordan, Mac ! J'ai besoin de vous ! »

  • « C'est 15 jours à tire-voilà qu'il me faudrait. »

  • « C'est vrai qu'on se croirait dans un abattoir. C'est le seul qui respirait encore. »

  • «  Merde ! Vous en savez autant que moi. »

  • « Et qu'est-ce que ça fait de vous ? Une espèce de touriste de merde ? »


  • « On peut dire ce qu'on veut des nazis mais ils avaient du style. »


  • « ça devait faire 48 heures qu'il avait dit. »

  • « T'avais mieux à faire que venir ici ? »


  • « C'est à cause de ces conneries que j'ai quitté les marines. »

  • « T'as trouvé un bon filon ? »

  • « J'ai même pas trouvé un boîte d'allumettes. »


  • « Je parie que si elle était dans ton lit, t'irais pas couché dans la baignoire. »


  • «  C'est une 9 mm à pointe creuse. Ce genre de dragées, ça t'enfonce les poumons dans la colonne vertébrale. Ça te fait un trou suffisamment grand pour sauter dedans. »





  • « Tôt ou tard tu vas parler Gunther. Et c'est à moi que tu vas parler. »


  • « Qu'est-ce qu'il y a ? On dirait que je viens de niquer ta soeur ?

     

  • « Quoi ? Tu crois vraiment à toutes ces conneries, qu'il y aurait soit disant une vie après ? »

  • « Je sais que l'âme d'un homme mérite de reposer en paix. »

  • « On a renoncé à ce droit quand on a commencé à tuer des hommes qui croyaient en des choses... pour de l'argent. »

  • « C'est bien vrai. »

  • « Oui mais pour l'instant j'ai des factures à payer dans le monde terrestre. »


  • « Là, je sens que je vais faire dans mon froc. »


  • « Tu sais quel est le truc qu'ils t'apprennent pas à l'entraînement ? La situation a beau être dramatique, on a toujours le temps de se fumer un joint. »







OUTPOST fait partie de ces films humbles mais efficaces remplissant leur contrat parfaitement comme THE CREEP. C'est un film de suspense avec des couloirs qui réservent quelques séquences de flip. Le succés de ce long-métrage permettra au couple Arabella Croft et Kieran Parker de se faire une réputation dans le milieu. Actuellement ils seraient en projet pour faire une suite intitulé OUTPOST 2 : THE RED ZONE (des zombies de l'armée rouge ?) et un thriller d'action BREATHE. Vivement !




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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 15:08


Le dernier film D'Edward Zwick (BLOOD DIAMOND, no comment) peut se targuer d'être un attrape nigaud par son approche. Avec un sujet en or sur la résistance d'un groupe face à l'oppresseur nazie pendant la seconde guerre mondiale, on pouvait espérer un film intense, poignant, dur mais critique aussi.


Résumé piqué sur allociné


En 1941, les armées d'Hitler envahissent l'Europe. Leur implacable progression coûte la vie à des millions de juifs. Pour trois hommes, cette tragédie marque le début d'une guerre dans la guerre. Lorsque leur petit village d'Europe de l'Est est envahi, les frères Bielski se réfugient dans une profonde forêt qu'ils connaissent depuis leur enfance. Ils se contentent d'abord de survivre mais la rumeur de leur exploit se répand et d'autres les rejoignent, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, prêts à tout risquer pour rester vivants et libres. Peu à peu, les trois frères vont recueillir des centaines de pourchassés et contrecarrer les plans de leurs redoutables attaquants. Face à l'adversité, au nom de ceux qu'ils ont perdu, ils vont sauver plus d'un millier de vies...



Inspiré du roman de Nechama Tec, le cinéaste E. Zwick en sera également le co-scénariste avec Clayton Frohman (UNDER FIRE, pas encore vu). Avec un début relativement intéressant mettant en place le contexte via une image prise sur le vif d'Hitler puis l'avancée de l'armée allemande suivi par le massacre des habitants d'un village et de juifs, le cinéaste passe dans cette séquence du film d'archive au film de reconstitution grâce au passage d'une pellicule noire et blanche tachée et usée vers un film en couleur avec ce plan d'un soldat allemand filmant ce massacre en Biélorussie.


Une fois la couleur arrivée avec sa photo « light » le film commence en s'attachant aux rapports des 4 frères entre eux. Ils finissent par se retrouver en forêt; puis plus tard ils sont rejoints plusieurs groupes ayant échappés aux rafles ou au ghetto. Le problème c'est que la mise en scène d'E. Zwick ne parvient pas à impliquer le spectateur; il y a toujours un sentiment de distance dans le film malgré la bonne volonté des comédiens Daniel Craig et de l'excellent Liev Schreiber. Une distance appuyée par le fait que les comédiens principaux ont un accent prononcé (comme Cack Beckinsale dans VAN HELSING) et que certains protagonistes surtout avec les soviétiques passent du russe à l'anglais d'un claquement de doigt, ce qui est du plus mauvais effet et rappelle les dvd italiens de seven 7. Une scène qui a de la gueule est celle ou Daniel Craig se venge du responsable de la mort de ses parents. Cette vengeance est d'autant plus horrible que le milicien (chef de la police locale) est assassinée avec ses fils et que sa femme supplie de l'achever.

Le film manque cruellement d'ampleur. On n'arrive pas à s'inquiéter pour ce groupe poursuivi par la milice, l'armé allemande.

Pourtant E. Zwick, si il ne montre pas suffisamment le fait que ce groupe risque de se faire capturer, déporter, arrive à décrire la vie quotidienne et ses conditions précaires surtout au moment de l'hiver et le fait que chaque personne a une tâche à accomplir. Ainsi certaines scènes de la « communauté » nom que proposera l'intellectuel, ce qui la rend plus sympathique par rapport au nom « Ostriad Bielski »; montrent une confrontation entre les soldats (qui veulent une ration-double), les chefs et les cuisiniers. . D. Craig n'hésitant pas pour à abattre froidement un des soldats pour s'opposer et en finir avec cette situation.

L'occasion de rappeler le principe d'égalité dans la communauté via un exécution (glup) et que les privilèges n'ont pas lieu ici.


E. Zwick n'hésite pas tel un démago à nous rappeler que les frères Bielski ont pillé ou volés aux fermiers vivants près de la forêt.


Cette approche démago dans certains dialogues (l'intellectuel et l'enseignant, l'officier soviétique et les frères Bielski) font vraiment lourdes. J'ai l'impression que le cinéaste semble appuyer son propos sur des sujets (antisémitisme, pesonnages politiques, le fait de prendre des denrées aux fermiers) en le faisant maladroitement comme si ils disaient au spectateur « hé fais gaffe à ce qu'ils disent ». C'est un cours d'histoire ou un documentaire. Peut-être aurait-il fallu au spectateur la possibilité de réfléchir seul à cela. Au lieu de ça il nous apporte la réponse sur un plateau.



Maladroit du côté de l'humour malvenue qui si il peut s'avérer judicieux dans d'autres films historiques semble ici être issu d'un mauvais buddy movie.

Le style aussi semble peu judicieux pour une scène ou les 2 frères avec 2 soldats attaquent un poste radio pour se ravitailler en médicament. Imaginez filmé avec des ralentis hideux baveux façon T. Scott mais cette fois sans point de vue. J'avoue que je n'ai pas compris pourquoi le réal avait opté pour ce style dans cette scène. Comme l'opposition du mariage et d'une attaque surprise; une scène qui est bien inutile vu son découpage.

Tout sauf épique même si par moment on sent que le réal veut faire de D. Craig un héros harraguant la foule façon William Wallace ou le sauvetage du ghetto (tout sauf du suspense) ou Theoden dans LE RETOUR DU ROI (toute proportions gardées).





Le rapport entre les 2 frères n'est pas vraiment développé et quand ils reviennent ensemble, on y croit à moitié. Dommage car l'histoire et la comparaison avec l'exode dans la Bible ( Graig se faisant comparer à Moise) était intéressante (beau plan de la traversée du lac).



En résumé LES INSURGES est un film sans émotion, qui se révèle intéressant pour les scènes de gunfights, l'attaque dans les bois avec les Mecherzmitts qui arrivent à captiver et le générique mais sans drame ou enjeu. Je n'ai pas réussi à m'inquiéter pour les personnages hormis ces scènes d'attaques mais j'avoue que par moment j'avais au pire envie de dormir ou de rire (voir le changement d'humeur de D. Craig) avant de traverser la rivière.

Je voulais voir un film épique, j'ai eu un faux docu-fiction hollywoodien light (pas d'effusion de sang).C'est maladroit (bon sang ces violons John Williams-like). Bon je l'avoue je voulais le voir aussi pour Jamie Bell.

Ce film n'est pas noir, ni gris. D'un côté les gentils, de l'autre les méchants. N'y avait-il aucun personnage ambigu, des trahisons ?

Je m'en vais remater BLACK BOOK, LE PIANISTE, LA CHUTE, L'ARMEE DES OMBRES, LA LISTE DE SHINDLER.


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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 16:45


Comment apprécier un chef d’œuvre et le considérer comme tel sans connaître les bouses desquelles il se distingue ??"

 

Cette phrase de Yannick Dahan pourrait parfaitement convenir pour cette été cinématographique ou j’ai découvert : 2 grands films (Wall-E et Dark Night) et 1 trip 100 % fun (Wanted)  et THE BOUSE La momie 3).  Sans compter la ressortie de Frankenstein et la Fiancée de Frankenstein.

 

Je l’avoue je misais beaucoup sur ce 3ème volet des aventures de la famille O’Connell. Une histoire délocalisée en Chine, 2 vedettes de films Kung-Fu qui se retrouvent après Tai-Chi Master et un Rob Cohen à la réal (rigolez pas je me fends la gueule sur XXX).

 

Résumé piqué sur allociné

 

Le troisième épisode de la saga La Momie nous transporte cette fois en Asie pour une nouvelle aventure qui verra Rick O'Connell et les siens livrer un combat sans merci à l'Empereur Dragon. Des catacombes de la Chine antique aux sommets de l'Himalaya, l'explorateur intrépide, son jeune fils Alex, sa femme Evelyn et son beau-frère Jonathan affronteront la Momie ressuscitée du plus cruel conquérant de Chine.
Victimes d'une sorcière maléfique, l'Empereur Dragon et ses 5000 soldats ont été relégués pour l'éternité dans les limbes. L'immense armée de terre cuite reposera ainsi durant 2000 ans, oubliée de tous, jusqu'à ce qu'Alex commette l'erreur de réveiller son chef. Pour éviter une vague de méfaits, Rick devra appeler à la rescousse les seules personnes plus habiles que lui à combattre les morts-vivants : sa propre famille...

1er constat : Rob Cohen n’est pas Stephen Sommers. Ce dernier simple producteur lui confie un script avec une momie ressuscitée en Chine. Le problème c’est que l’histoire ne change pas du 1er et 2ème volet tournés par S. Sommers : pire c’est une redite. Alors ok on prend les mêmes et on recommence : on ressuscite la momie par mégarde après l’avoir ramené du site des fouilles au musée. On apprend que la créature est vénère et qu’elle contrôle plusieurs éléments et bien sûr qu’elle cherche à ressusciter pour dominer le monde ! Cool et qui s’est qu’on appelle à la rescousse ? Le couple O’ Connell. Donc on doit tuer la créature, découvrir le traître, éliminer les sbires et mener la grosse bataille à la fin et bien sûr former une famille unie parce que tout ne sera pas parfait.

Si au moins l’histoire n’était pas aussi téléphonée ; Rob Cohen aurait du regarder en boucle les 2 volets de son producteur pour amener un semblant de cohérence et d’aventures à son film. Là c’est le néant : aux oubliettes l’aventure épique de Stephen Sommers. Les scènes d’action sont illisibles à cause d’un surdécoupage (la poursuite dans les rues de Sanghai).

Autre déception le changement d’Evy par une Maria Bello potiche et mère poule. Je veux bien qu’ils soient parents mais n’aurait-il pas fallu vieillir les parents pour qu'ils soient un minimum crédible ? La relation entre père / mère et fils est d’un ridicule et cucu. Alors que Brendan Fraser, ses acolytes et Jonathan étaient marrants dans les 2 volets précédents ; l’humour gras apparaît ici et les persos terriblement transparents ou pires insupportables (Maria Bello, Luke Ford) semblent faire ce qu'on attend d'eux (donc peu de prise de risque scénaristique).

Dans ce film; du moins au début le couple O' Connell vit rangé et mène une vie pépère dans leur manoir anglais : Rick s’éssaie à la pêche et Evy écrit des romans sur ces précédentes aventures. Un bon point de départ mais pas crédible (les comédiens font jeunes). La relation père fils/ fils grandiose dans Indy 3 consiste ici à montrer qui a la plus grande en terme d’armes (armes pré-guerres contre armes post-guerres) et que le fiston a enfin coupé le cordon. La confrontation entre 2 générations plus développée aurait pu donner de grands moments comiques, des colères mais des retrouvailles comme Indy 3 (j’étais au bord des larmes dans ce film).

 

Les FX visuels sont consternants (les Yétis peluches qui font office de sauveteurs et d’ambulanciers), l’atterrissage de l’avion, le crash final. Heureusement il reste le look des guerriers et de l’empereur sauvés et les soldats du Général déchu (la meilleure séquence est leur résurrection).

 

Déception aussi pour Jet Li et Michelle Yeoh grand absents du film en terme de combats (malgrès un maigre espoir à la fin) : un combat entre les 2 acteurs aurait pu faire office d’apothéose ; non même pas la scène est illisible et bien trop courte. Tout comme le mano à mano entre Jet Li et Brendan Fraser.




Comment y aller à fond quand le perso de Jet Li n’est en rien inquiétant, immense, puissant comme Arnold Vasloo l’était ? Les scènes montrant des blessures sont coupées juste avant l’effusion de sang (comme celle de la mort du Général).

Le film peut tout juste être sauvée par les cascades de Vic Amstrong, la bataille finale mais avec un scénar ridicule, non achevé, soft, enfantin La Momie 3 pourrait passer à 23 h 00 sur la chaîne Gulli. Bon dieu les enfants si c’est le cas changez de canal !

Mais tout n’est pas dramatique dans ce film : la musique généréuse, pimentant les scènes et 3 acteurs HK (Michell Yeoh, Jet Li, Anthony Wong).

Un réal avec une vision aurait fait un bon film, savoureux et sincère. Rob Cohen s'est foutu de notre gueule ou s'est-il essayé à la parodie ?

Sorry pour cette critique mais bon j’ai été très déçu par ce film. Comment ça ne se voit pas ?

 

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 11:04


1er film réalisé par David Schwimmer COURS TOUJOURS DENNIS est une comédie romantique sympathique drôle et touchante. Pinaise cette intro de mierda. Mais ce film rassemble un casting avec des acteurs US, anglais et irlandais. Et en plus ça se passe à Londres.

 

Résumé piqué sur allociné

 

Cinq ans après avoir abandonné Libby (Thandie Newton) , sa fiancée enceinte, en pleine cérémonie de mariage, Dennis (Simon Pegg) réalise qu'il est toujours amoureux d'elle et qu'il a fait l'erreur de sa vie. Grâce à Jake, leur petit garçon, il continue de la voir très fréquemment.
Quand il rencontre le nouveau fiancé de Libby, Whit (Hank Azaria), un beau et riche golden boy de la City, Dennis comprend qu'avec sa bedaine et son modeste salaire de vigile, son idée de la reconquérir ne s'annonce pas vraiment bien.
Ecrasé par la réussite de Whit et ne sachant plus quoi faire pour le concurrencer, Dennis annonce sur un coup de tête qu'il va courir le marathon de Londres. Pour tenir 42 km et tenter de séduire à nouveau celle qu'il aime, Dennis va commencer un entraînement aussi long que douloureux...

 

 

Scénarisé par Michael Ian Black et Simon Pegg (yeaahh) le film de Ross trouve justement une bon compromis entre la pure comédie et la romance (mais sans le côté lourdingue et gnagnan).

 

Le film commence gentiment avec l’avant mariage entre Libby et Dennis. Tour de la maison et puis on arrive dans la chambre de Dennis (cheveux longs donc ça vaut le coup d’œil) stressé comme c’est pas permis et doutant de son engagement. Ce doute lui fera prendre la fuite juste avant la cérémonie. Cette fuite qui rappelle le titre représente l’état d’esprit de Dennis. C’est une personne immature qui pratique la politique de l’autruche. De plus Dennis est négligent (il fume comme un pompier, a un sérieux embonpoint). Ce qui le rend peu efficace pour courser les voleurs ou voleuses de la boutique de lingérie dans laquelle il est « analyste de la sécurité » dit-il pour frimer.

A l’opposé se trouve Whit (excellent Hank Azaria) : propre sur lui, musclé, une bonne situation et qui représente le trouduc dans le film. C’est l’amant parfait. Mais au fur et à mesure on s’aperçoit que Whit est un arriviste et mesquin.

 

Côté seconds rôles c’est du lourd avec Thandie Newton (moins sexy que dans MI2), Dylan Moran en pote de Dennis et un petit rôle du client 49 pour David Walliams.

Petite parenthèse sur ces comédiens. Simon Pegg, Dylan Moran et David Walliams se connaissent puisqu’ils ont travaillé ensemble sur des séries et un film.

David Walliams (vedette de LITLLE BRITAIN) jouait Vulva « oh Brian you came. »  dans SPACED (avec Simon Pegg). Ici c’est le client 49 véritable tête de con.

Dylan Moran ou Harry Potter (vedette de BLACK BOOKS) interprète le pote de Dennis Gordon : un personnage antipathique au 1er abord avec des relations zarbis. L’acteur irlandais est célèbre en Irlande pour son one-man Show. Mais SHAUN OF THE DEAD c’est David l’écolo traitre. Notons aussi que Simon Pegg a joué dans la série BLACK BOOKS.

 

Revenons au film. RUN FATBOY RUN comporte 3 parties : la description de la vie monotone de Dennis qui vit dans un ancien garage d’un immeuble londonien, son désir de reconquérir sa belle avec un entraînement solide (la meilleure partie du film) et la course avec un finish hommage aux CHARIOTS DE FEU et FORREST GUMP. Sans oublier que Dennis court pour un oeuvre caritative "les troubles de l'érection".

A noter aussi la séquence de l’ampoule qui ne manque d’efficacité. L’humour aussi est bien présent que ce soit par les situations (un doigt d’honneur par un gamin) ou des répliques cinglantes.

 

Conclusion RUN FABOY RUN est une bonne comédie romantique qui ne pète pas plsu haut que son coup mais dont il manque le petit truc pour avoir une excellente comédie. C’est bien filmé mais c’est en dessous de l’excellent BIG NOTHING (avec David Schwimmer et Simon Pegg) plus réussi visuellement.

Enfin La BO pop-rock accompagne bien le film. Les persos sont attachants surtout le proprio indien avec un nom imprononçable beurré.

Et puis rien que pour Simon Pegg qui passe du looser au héros mature (drôle, triste, beurré) ça doit se voir.

 

Une comédie plus trashouille que 4 MARIAGES ET UN ENTERREMENT

 

Trailer en VO






Les fils de l'homme



Sans honte j’avoue j’ai revu ce film 2 fois (plutôt rare je l’avoue). J’ai même vu TAXI 2 trois fois au ciné. Hé oui quand on aime on ne compte pas. Mais reparlons des FILS DE L’HOMME.
Fin septembre 2006
Geouf nous sort une exclue qu’il venait de découvrir au ciné. Un film de SF qui semble très réel et un constat pessimiste de l’humanité mais qui conserve une touche d’espoir. Moyen de dire que le pardon est possible et que tout n’est pas perdu.

Attention aux spoilers !

Résumé

Londres, 2027. Cela fait 18 ans qu’il n’y as plus eu de naissance sur Terre. Le monde est au bord de l’apocalypse et tous les pays n’ont plus de gouvernement et d’institutions. Seul subsiste la Grande-Bretagne. Une terrible nouvelle est annoncée la mort du plus jeune humain.
Théo (Clive Owen) partage son temps entre son travail monotone à Londres et les visites à son ami Jasper (Michael Caine)plus réjouissantes. Un jour il est enlevé par un groupe militants pour l’égalité des réfugiés. Son ex-femme (Julianne Moore leader de ce groupe lui demande d’escorter une jeune femme enceinte pour qu’elle soit pris en charge par le Projet Humanité.

Avec ce pitch tiré du roman de PD James Alfonso Cuaron et son équipe ont récrée une Grande-Bretagne misérable, sale et sans avenir. Dans le film la GB est le seul pays à ne pas avoir sombré dans l’apocalypse après l’arrêt des naissances. Sous couvert d’idéologie bien pensante se cache dans cet Etat une dictature qui parque les réfugiés dans des camps. L’idéologie justement est présenté par le biais d’une pub vue dans les TV d’un métro qui ramènent Théo à son ami Jasper. Cette pub propagandiste indique que la GB est le seul pays qui est resté encore debout, ou les institutions tiennent encore debout (si l’on puit dire). Mais c’est caché la terrible vérité dans ce pays au bord d’une guerre civile. A l’opposé de cette pub colorisée la caméra recule de l’écran et s’oriente en plongé vers Théo. Et c’est à ce moment que des passants arrosent le train de pierres. Signe que malgré toutes le bonnes paroles tout va mal.
Et c’est là que les nombreux plans-séquences (quelle maîtrise !) montrent une situation à priori tranquille et silencieuse mais interrompue à chaque fois par une action soudaine (cris, coup de feux, embuscades, explosion…). Ces plans sont souvent utilisées de manière circulaire permettant de montrer une situation à priori calme pour nos protagonistes. Comme celui du début ou Théo va dans un commerce acheter son café. La caméra le suit quand il sort, tourne autour de lui et là boum ! Même chose lorsque les protagonistes sont dans la voiture qui les conduit à la ferme : ça commence gentiment avec le réveil de Théo, la caméra se met à tourner doucement jusqu'à ce qu’on voit l’embuscade et la tragédie qui s’en suit. Mais cette fois le mouvement de caméra poétique s’oppose totalement au désordre qui se déroule dans la voiture et autour de la voiture.
Un autre plan est celui de la naissance de l’enfant ou la caméra se rapproche tout doucement de Théo et de Kee et après la naissance s’éloigne petit à petit.

Mais reparlons un peu de l’histoire. A partir du moment ou il n’y a plus eu de naissances, il n’y a plus d’espoir et plus d’avenir. L’humanité se voyant contrainte à disparaître. Seul les animaux survivent et commencent à récupérer leur territoire (une biche se balade dans les couloirs d’une école) : un peu comme l’arche de Noé. Lol
Or l’espoir renaît pour toutes les personnes lorsqu’ils verront Kee enceinte et lorsqu’ils auront vu son bébé. Espoir pour les Poissons à des causes politiques ; mais à grande échelle pour les réfugiés et les soldats croient au miracle (ils s’agenouillent et ne parlent plus).
Il n’y a que 3 persos qui se sacrifient à la cause du bébé et de Kee pour qu’ils s’enfuient, Julian (c’est un accident par le coup de feu), Jasper et Miriam. Eux seuls semblaient vraiment croire au Projet Humanité. Julian savait qu’elle pouvait avoir confiance en Théo en raison de leur passé mais surtout le fait que ce soit un ancien militant devenu bureaucrate blasé. Théo, fatigué par cette vie et n’ayant pas encaissé la mort de son jeune fils se réfugie dans l’alcool et les cigarettes. Il ne prend plus soin de lui (barbe hirsute). Heureusement son rôle d’ange gardien lui permettra de se révéler dans cette mission sacrée en sauvant l’espoir de ce monde.

Autre point du film les décors (grandioses !) qui montrent une GB crasse : les murs sont sales et couverts de graffitis, des vaches incinérées (souvenez-vous des cadavres de bovins calcinés pendant la crise de la vache folle), des usines polluantes qui déversent leur déchets dans la nature (bon ok c’est pas un scoop).
Puis les costumes très sombres.
Le réalisateur se permet de faire de nombreux clins d’œil à l’actualité comme les images de camp, les prisonniers enfermés dans des cages, les exactions commises par les gardiens, l’enterrement d’un leader islamiste et bien sûr ces images de batailles de rue qu’on voit au 20 heures ou dans les documentaires.
Le sauvetage de Kee par Théo (incroyable plan-séquence !) colle aux basques de Théo (il a bien fait de troquer ses tongues contre les tennis) nous permettant de saisir toute l’intensité de l’action. Théo dans ce sauvetage est autant acteur que spectateur. Un plan à mi chemin entre la virtuosité de celui d’A toute Epreuve de John Woo et de l’intensite de Ryan pendant le débarquement.

J’ai oublié un tas de chose sur ce film comme de parler de la perf. des comédiens, la zique. Et je m’en excuse comme pour cette fausse critique mais je voulais en parler parce que ce film m’a vraiment impressionné quand je l’ai vu au cinéma. Un film intensif qui dénonce les dérives extrèmistes (gauche et droite) et la fragilité de l’humanité.
Un film beau et triste. Muchas Gracias M. Cuaron.
Merci l’Utopia (VOSTF) et merci Geouf.

Et puis lisez les critiques de :

snake master

merovingien

zeke

christof13

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 11:22


 



Auréolé du succés de Die Hard 2, Renny Harlin signe avec ce film sa première collaboration avec Sly mais aussi avec Carolco. Un trio pour le moins jouissif puisqu’il permit de relancer la carrière de Sly qui depuis ses comédies d’actions avait peine à retrouver sa place au box-office. Schwarzie réussit mieux dans la comédie d’action avec le « on attend le collector bordel » LAST ACTION HERO.

 

Résumé

 

Gabe Walker (Sylvester Stallone) et Hal Tucker (Michael Rooker) font partie des services de secours de Rocky Moutains dans les Rocheuses. Au cours d’un exercice la petite amie de Hal meurt d’une chute sans que les 2 secouristes n’aient pu la sauver malgré la tentative de Gabe. Ce dernier rongé par le remord quitte les montagnes pour aller à Denver. Huit mois après la tragédie Gabe revient saluer son amie Jessie. Au même moment un avion de la trésorerie nationale est piraté. Lors du transfert aérien l’argent est perdu dans les montagnes. Les mercenaires vont forcer les secouristes à retrouver l’argent.

 

 

Reborn action Hero

 

Sly eu du mal à passer le cap des années 90. L’échec financier de Rambo 3 (proche de la parodie mais ô combien jouissif) mais surtout son difficile passage à la comédie Oscar (pas vu) et le sympathique Arrête ou ma mère va tirer (le moment ou il tente de sauter est hilarant) Le fun Tango Et Cash et le « ca fait longtemps que je n’ai pas vu et qu’il faudrait que je me bouge le cul pour le revoir) Rocky 5 (au ton sérieux mais qui ne sera pas un grand succès semble t-il)

Il semble que l’étalon italien  soit cantonné auprès du public à ses illustres personnages de John Rambo et Rocky Balboa ou du moins à des rôles musclés de policier. Or au début des 90’s il est temps pour lui de revenir au box-office. Comment en laissant tomber les purs comédies, les héros de guerre et de ring (pour un moment du moins). La solution contacter ses potes de la Carolco que sont Mario Kassar et Andrew Vajna (des producteurs au pif) puisqu’ils ont financé les Rambo. Le script trainait depuis un petit moment dans les tiroirs de la boîte de prod sous le nom de Gale Force. Le pitch un Die Hard qui se passe pendant une grosse tempête (similaire semble t-il au réussi PLUIE D’ENFER). Sly ne sera que peu intéressé par l’histoire de la tempête (pour les FX) mais préférera réécrire le script en déplaçant l’action dans les Montagnes Rocheuses.





Script envoyé à Renny Harlin spécialiste de l’action musclé et bourrine (ou c’est le contraire ?). Budgété à 65 Millions de $, la prod voudrait tourner aux USA dans les Rocheuses. Manque de pot cette partie est une réserve protégée par l’Agence Environnementale des USA et il est impossible de tourner. Ni une ni deux la prod décide de prendre contact avec les italiens et de tourner en Italie les scènes de montagne. Pour un non spécialiste on y voit que du feu mais cette endroit fût choisi pour ses similitudes avec les rocheuses du Colorado.

Le casting commence à s’étoffer et si la plupart accepte, un acteur quittera la prod peu avant le tournage Christopher Walken qui devait interpréter le chef Eric Qualen. En catastrophe on engage John Lightgow. Casting réussi outre Michael Rooker on aussi de bonne gueules comme :

 Leon (Derice dans RASTA ROCKETT),

Denis Forest (Heldon le gars qui se fait tuer dans l’avalanche)

Max Perlich (Evan)

Paul Winfield (Walter Wright le supérieur de Travers, le lieutenant Traxler dans TERMINATOR)

Rex Linn (Travers et aura un rôle dans L’ILE AUX PIRATES et AU REVOIR A JAMAIS).

Caroline Goodall (Krystel la pilote du jet de Qualen)



Traque au sommet
 

MEEA œil de lynx avait vu juste avec le pitch de Cliffhanger ressemblant beaucoup à celui de Die Hard 1 et 2. Même si pas aussi subtil que ces films dans l’identité des terroristes. On sait quasiment dés le départ que ce sont des voleurs/ mercenaires. Deuxième point le fait que Walker parvienne à s’échapper des ses ravisseurs et à retrouve le magot avant eux de façon à sauver son pote Hal. On assiste à un gigantesque cache-cache dans les montagnes à bases de pièges, de traques… Notons enfin l’utilisation du talkie-walkie permettant aussi de prendre contact avec la cavalerie qui arrive toujours en retard.

 




Le film  a assez mal vieilli aux niveaux des FX visuels (ouah les inserts surtout l’explosion de l’avion, le plan ou la caméra suit un tireur qui tire vers Sly, les mannequin dans le combat final) est agréable à revoir. Ne serait-ce que pour découvrir un Sly dans un Die-Hard like. Le moins que l’on puisse dire c’est que la scène d’ouverture est des plus réussies : surprenante de tension (faut pas avoir le vertige) avec le sauvetage de Sarah et parodié par Jim Carrey dans Ace Ventura en Afrique.

Comme d’hab. Renny Harlin se sent dans son élément avec son tournage commando dans les montagnes, il se permet d’utiliser 2 fois le slow motion façon S. Peckinpah dans 2 morts de proches (le pote d’Evan et celle de Frank). Comme bien sûr les cascades Sly se faisant courser dans le blizzard et le grand froid des montagnes (quasiment en t-shirt même sous l’eau). Niveau cascade c’est Simon Crane qui s’y colle pour l’une des plus chères à l’époque le transfert aérien d’un avion à un autre qui couta 1 Millions $. Sly voulant mettre toutes les chances de son côté réduit son cachet avant que cette cascade puisse se réaliser. Notons aussi celle réussi de la baston final sur l’hélico.

 

Oui car le problème c’est de voir Sly quasiment une bonne partie du film en t-shirt ou en simple pull-over (boh à l’époque je n’étais pas trop regardant et je voulais voir du spectacle). Un spectacle bien jouissif (outre les explosions on assiste un festival de répliques bien senties la médaille d’or à John Lightgow dents  serrées et psychopathe (le gars que tu sais comment il va finir). A noter aussi des morts atroces (un constante chez le réal) : surtout celle de Travers.

Comme la zique aussi qui annonce bien le danger constant ou que quelque chose va arriver.

 




Répliques (VF)

 

-          « Je n’ai pas perdu un billet en 12 ans. Me portez pas malheur. »

-          « Croyez-moi, c’est à la trésorerie qu’on voit les employés les plus superstitieux de la fonction publique. »

-          « C’est normal, on fait tellement d’envieux. »

 

-          «  ça secoue de partout. J’ai l’impression de piloter un 747 à cette vitesse. »

-          « Au moins c’est marrant. »

 

-          « Il est grièvement blessé. Qu’est-ce qu’on en fait ? »

-          « Y’a qu’a l’envoyer à l’hosto. »

 

-          « Travers a pensé à tout. Sauf à ce qu’il nous tombe dessus. »

-          « Y’a qu’a le buter. Avec son putain de plan, il a failli nous tuer, connard ! »

-          « Y’a qu’a le buter ! Mon cul ! On est partenaires sur ce coup. »

-          « On était. »

-          « Donne-moi le détecteur de valises. »

-          « Et d’abord, qu’est-ce que tu vas en foutre ? »

-          «  Tu fais pas répéter le monsieur. Tu lui donnes. »

 

-          « Rafraichissons votre mémoire. Si vous ne le reconnaissez pas ; vous m’êtes inutiles et les objets inutiles on les jette. N’est-ce pas Travers ? »

-          « Lâche-moi un peu Qualen. »

-          « Lâcher ? Je ne t’ai même pas encore effleuré. »

 

-          « Attention les messes basses ici, c’est marqué défendu. »

 

-          « Ryan, une corde pour mettre ce chien en laisse. »

 

-          « Ton ami vient de s’offrir l’enterrement le plus cher du monde. »

 

-          « Walker pense pouvoir protéger son copain, non ? »

-          « C’est pas mon copain. Je déteste ce type autant que je vous déteste vous Qualen. »

-          « Je salue l’effort. Mais je ne sous-estime jamais la force de la loyauté surtout quand elle est spontanée. Elle n’a rien à voir avec celle qu’on paie gracement. »

 

-          « Nous ne sommes pas des bêtes sauf si on nous force à la devenir. »

 

-          « Pauvres malades. Assassins. »

-          « Tuer un homme c’est être un assassin. Mais en tuer des millions c’est être un conquérant. Va comprendre. »

 

- « Je crois que tu divagues Travers. On est mariés tous les deux. Cul et chemise. On est frères de sang dans le mal. Vous avez franchi la limite cher ami. Vous ne retournerez pas sur vos pas. »

 

-          « Folle tordu, tu cognes comme une folle tordu. »

 

-          « Je vais te crever mange merde. Ça m’étonne qu’au 20ème siècle, y’ait un mec pour qui le fric passe en priorité avant sa propre vie et celle de sa pétasse. Je veux que tu saches avant de crever comme un chien que je vais me la faire ta salope. »

 

-          « Tu ferais une bonne petite femme foyer. »

-          « Je suis la reine de la pâtisserie. »

 

La collector

 

- « Tu voudrais bien me tuer hein Tucker ? Alors prend un numéro et fais la queue. »

 

 

 

Le gros succés de ce film permit à Sly de passer les 80’s en interprétant un rôle Mcclanien (seul contre tous) réussi enfin  réussi c’est vite dit. Gageons que c’est cette idée qui plût au public (ou peut-être la présentation du film Hors Compétition à Cannes). Cliffhanger demeure néanmoins un bon film d’action bourrin comportant de jolis paysages. Pas le meilleur de Renny Harlin ou de Sly mais un film qui remplit son contrat : en mettre plein la gueule pendant 1h48. Moins ridicule que VERTICAL LIMIT  hé hé. Le fameux saut de Walker visible à la fin de la BA fût coupé en partie car ridicule mais bien fun. Si vous voulez un superbe saut rematez-vous celui de VERTICAL LIMIT.

 

 

Simon Crane

http://www.dvdrama.com/blog/MEEEA/1745/

 

Die Hard et ses clones

http://www.dvdrama.com/blog/MEEEA/7780/


Trailer


 

Cliffhanger dans Ace Ventura en Afrique
(Je crois que l'extrait est en italien)

 

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 22:32


Non messieurs  ce n’est pas la série avec Jessica Alba. Mais plutôt un film sympatoche avec Dolph Lundgren. L’histoire pas le fort du film est un mélange de polar et de fantastique avec une ambiance rappelant le génial HIDDEN. Et des répliques old school croustillantes mais qui pourront choquer aujourd’hui. Bref une perle des 80’s.

 

Résumé

 

Jack Caine (Dolph Lundgren) est un agent de police de la ville d’Houston, Texas. Au cours d’une planque visant à arrêter un trafiquant de drogue, son collègue se fait abattre par les hommes de main du trafiquant. Au même moment surgit une créature à l’apparence humaine qui tue tous les malfrats avec un CD. Jack se voit confier l’enquête mais devant ces meurtres « peu communs » pour lui, il sera assisté par l’agent Smith (Brian Benben) du FBI. L’ET est en fait un dealer.

 

Autant le dire de suite le film ne vole pas haut. Mais bon dieu quel trip. Je m’explique DARK ANGEL comporte de bonnes scènes d’action (fusillades, explosions, poursuites) ; et pour cause le film est réalisée par Craig R. Baxley (ACTION JACKSON) mais surtout responsable des cascades sur PREDATOR.

C’est sur ce film produit par Joel Silver que le producteur lui confia la réalisation ACTION JACKSON (pas vu) qui visait à relancer la carrière de Carl Weathers. Peu après il se vit confier la réalisation de Dark Angel avec un budget de 7 millions $. A l’origine l’acteur suédois devait interpréter le rôle du méchant. Mais enthousiasmé par ce rôle de dur à cuire il opta pour jouer le policier en changeant légèrement le script.

 

Avant de devenir malheureusement l’une des vedettes des bacs à soldes ou des vidéo-clubs Dolph Lundgren champion de karaté se fit connaître dans un petit rôle silencieux dans DANGEUREUSEMENT VOTRE (un des 007 les plus jouissifs de Roger Moore). Avec ses talents au combat, sa stature il aurait pu marcher sur les traces d’Arny. D’autant plus dommage que l’acteur au visage carré n’a pas pu ou su décoller après ROCKY 4.

 

Mais revenons à nos petits moutons DARK ANGEL sortit entre le PUNISHER (pas vu) et DANS LES GRIFFES DU DRAGON ROUGE. Soit l’âge d’or des buddy movies et du héros d’action tendance petit mais costaud et grande gueule comme John Mc Clane. Ben ouais mais Dolph c’est pas Brice Willous.

Bref I COME IN PEACE (titre US génialissime soit dit en passant) possède une petite histoire d’amour de reconquête façon DIE HARD mais expédiée fissa car pas essentielle. Non l’essentiel est d’offrir aux fans leur doses d’actions, de fantastiques et bien sûr de répliques sacrément bien senties. Mais en reprenant des références du genre sortis peu avant le film.

 

Le film peut se résumer en 2 parties : une enquête policière classique orientée buddy-movie et un film fantastique d’action. Et la mayo prend finalement bien si tu n’es pas trop regardant sur le scénar faiblard.

Non le mieux c’est de voir les références piquées sur d’autres films pour la démarche du méchant. Un croisement entre TERMINATOR 1 ou 2 (le gars est indestructible), un arsenal dont la technologie a quelques années de retard sur celle du PREDATOR 1 ou 2 (le pistolet, la seringue) et le méchant tué à la fin façon Bennett dans COMMANDO.

 

Le rôle du méchant devrait rentrer dans les annales du genre. Imaginez un dealer de l’espace aux cheveux blonds habillé comme c’est par permis. Mais le plus fendard c’est sa démarche. Il vient sur Terre pour piquer de la drogue parce que c’est trop cher sur sa planète. Et le méga-trip pour les martiens c’est de se shooter à l’endorphine humaine. Et pour cela il faut « shooter » les victimes à l’héro et pomper le cerveau façon STARSHIP TROOPERS. De plus combe de l’ironie ce dernier répète sans cesse « Je suis venu en paix » avant de fondre sur ses victimes.

 Même chose pour le flic martien looké comme le dealer et parlant comme lui mais c’est un gentil qui aidera les 2 flics à arrêter le dealer parce que sinon il y aura pleins de dealers qui viendront sur Terre.

 

L’autre point marrant ce sont les rapports entre les 2 flics. L’un est un macho tendance presque beauf aux méthodes musclés et instinctifs façon DIRTY HARRY (dont une scène de braquage est similaire au film de Don Siegel). Mais Dolph sait donner des coups. Dans le film il essaye de retrouver sa copine qui est coroner. Hé ouais Dolph est un romantique. La preuve quand on va dans son appart c’est la surprise ambiance bobo à l’appui ou le flic boit du vin et aime la peinture.

Le jeune flic du FBI Smith est un pète-sec qui suit le règlement et les procédures ; genre t’as envie de lui foutre des tartes au début à ce monsieur « je sais tout ». Ah oui c’est un costard cravate.

 

Enfin parlons des seconds rôles dont un Al Leong qui parle (mais pas beaucoup), et Michael J Pollard (Owen dans TANGO ET CASH) qui joue un indic malgré lui. Une ambiance 80’s réussi avec ses néons fluorescents pour les boutiques et les bars ainsi qu’une musique synthé.

 

 

Répliques (VF)

 

-          « A quelle université avez-vous étudié ? »

-          « A l’université de suce la moi. »

 

-          « Eteint la lumière grand con ! »

-          « L’interrupteur est derrière. »

-          « On s’en branle ! »

 

-          « T’as le pognon ? Buzz ? Buzz ? »

-          « T’es pas Buzz ? »

-          « Tu comprends vite mon pote. »

 

-          « Excusez-moi monsieur Caine. Seulement de mon grade, je suis le plus jeune du bureau et je fournis 2 fois plus de boulot que vous alors vous serez gentil d’éviter ce genre de conneries avec moi, vu ? »

-          « Je dois rire là ? »

 

-          « Ecoute j’accepte les abus autant qu’une autre. Mais cette fois-ci je me demandais si tu étais mort ou vivant. Je t’aurais même préféré mort. Tu vois ce que je veux dire ? »

 

-          « Vous comptez y aller habillé comme ça ? Je crois que vous devriez y faire attention. Les vêtements c’est très important. Ça révèle ce que vous êtes, c’est compris ? »

-          « Hé ben dans ce cas là, vous devriez monter dans le coffre. »

 

-          « Bande de petits merdeux de mes burnes. Ah comme ça on pense que j’ai les jetons. Putain de chiotte de cambrioleurs de mes genoux. »

 

-          «  Si t’es pas le père Noël, t’es un homme mort. »

 

-          « C’est du café spécial. Un hamster tiendrait pas toute la nuit avec cette saleté de café américain. »

 

-          « Qu’est-ce qu’il y a entre vous deux ? Vous n’arrivez pas à vous entendre ? »

-          « Pire, on s’est jamais entendu. »

 

-          « Vous avez vu comment il se marre ce pédé ? »

 

-          « Merde ! Ou vous avez eu ça ? »

-          « Maman me l’a offert pour Noël. »

 

-          « Qu’est-ce qui s’est passé ? »

-          « Tu veux que je te le dise ? Les pédés ont volé le disque. »

 

-          « T’as rien ? »

-          « T’as vu la gueule que j’ai ? »

-          « Une gueule de chiotte. »

-          « T’as vu la tienne ? »

 

-          « Jack, fais-moi un mauvais plan là-dessus et je te jure que te coupe les couilles. »

 

-          « Nom de Dieu ! T’as vu ça ? »

-          « Si j’ai vu ? Il a failli me péter la tête ce pédé. »

 

-          « Mais qui c’est ce type là ? »

-          « Une espèce de pédé de l’espace. »

 

-          « J’ai gagné ! »

-          « Va te faire emplâtrer pédé. »

 

La collector

 

-          « Je suis venu en paix ! »

-          « Et tu vas nous la foutre maintenant la paix connard. »

 

 

 

Bref DARK ANGEL possède le charme des films 80’s (pas se prendre au sérieux) avec des scènes d’actions efficaces. Beaucoup d’explosions, un humour  beauf, une histoire mi polar mi fantastique.

Le coup du CD est excellent comme la réal la caméra est collé à l'objet avant qu'elle ne tue la victime.

Bref le bonheur ! Merci monsieur Baxley.

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Published by Oreo33
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