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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 12:53

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L’évènement que constitue cette exposition est magnifique : d’une part, c’est la première fois qu’elle vient en France et d’autre part, elle profite de l’ouverture d’un musée proposant des œuvres sur l’Entertainment. Arts Ludiques de Paris.

  

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L’exposition se sera fait désirer en France. Commencé pour les 20 ans de Pixar au MOMA de New York, puis ayant fait le tour du monde : HK, Londres, Tokyo, Amsterdam, Hambourg (Oh yaaa) et plein d'autres villes. Avec une solide campagne d'affichage dans les stations de métro, RER, on pouvait difficilement passer à côté.

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Cette exposition parle de tous les métrages de la firme à la lampe. A part un regret dans l’histoire de l’entreprise, sa création, ses changements de propriétaires. Mais ce n’est pas ce qui intéresse les exposants. ^^

Ici, place à l’art. Divisé en 3 parties traitant à chaque fois des longs et des courts : l’histoire, l’univers et la création des personnages.

Pixar s'est fait connaître en 1995 grâce à TOY STORY : premier long métrage d’animation entièrement fait par ordinateur. Un énorme succès qui permit à la société de développer des projets de longs-métrages d'animation

Rappelons au passage que la société a été crée en 1979 et qu'elle fut la division informatique de Lucas Film.

 

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Car non content de proposer une balade dans un musée sympathique, son ouverture permettra de faire connaitre des œuvres et de dépasser le cercle des clubs, galeries, ou forums. En plus, c’est la possibilité de voir des reproductions réussis en résines, des croquis, dessins, posters... mais pas que. ;-)

 

 

Jeudi 13 février 2014 : direction le tout nouveau musée Arts Ludiques à Paris. Après le buzz lié à l'ouverture et des retours positifs et d'autres moins enthousiastes, il fallait se faire sa propre idée. Arrivé à la station gare de Lyon, je me dirige tranquillement vers la gare d'Austerlitz; l'occasion d'admirer la Seine en passant le pont Charles de Gaulle.

11h; une petite foule patiente devant la sympathique entrée du musée. Muni de mon précieux ticket je patiente en attendant l'ouverture. Les gens sont disciplinés. Il y a des groupes d'amis, des parents avec enfants et un groupe scolaire. Zou, les portes sont ouvertes et nous voici parti pour explorer et admirer les secrets du légendaire studio Pixar.

 

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A peine rentré, il y a la célèbre Luxo surveillant timidement les visiteurs. De l'autre côté, nous voyons une grande fresque avec une citation de John Lasseter et plusieurs croquis des animés. En faisant demi-tour apparaît sur le mur le déroulement de l'exposition divisée en 3 thèmes : l'histoire, les personnages et l'univers du film.

Des thèmes chers au studio. En fait, quand tu passes l'entrée tu entres dans plusieurs salles regroupant chaque film dans un coin.

 

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Le titre du film s'affichant au dessus des objets exposés. Autant le dire, l'exposition met en avant le processus de création de chaque film. Comme un making-of. Ce qui est passionnant pour les grands mais pourra trouver ses limites chez les plus jeunes.

 

Quel plaisir de voir les reproductions en résine de Linguini, Rémi, le chef Gusteau, Elastigirl, Sullivan, Gill, Lighting Mc Queen...

Quel découverte d'admirer les esquisses de Sullivan ou les dessins avec les annotations de Andrew Stanton (comme le tampon PJ approved sur le Seigneur Des Anneaux).

 

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Ainsi nous pouvons voir des peintures sur aquarelle, des affiches et de nombreux croquis donnant beaucoup de couleur et d'âmes dans les murs des Arts Ludiques.

 

Le clou de l'exposition se situe à l'avant dernière partie ou les célèbre color scripts sont affichés pour chaque film. Une occasion de rester pantois devant la création des oeuvres du studio.

 

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A la fin de la visite, le visiteur peut admirer de grandes fresques sur LA HAUT et LES INDESTRUCTIBLES mais voir les dessins des courts-métrages souvent diffusés avant le long.

En faisant demi-tour, le visiteur peut aller s'emerveiller devant le Zootrope (l'ancêtre du dessin animé traditionnel) et dont le concept fut inspiré par le studio Ghibli. Nous pouvons voir les personnages de Toy Story s'animer. Wow.

 

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Puis, juste avant la sortie (sic), nous avons l'Artscape. Une installation immersive permettant de voyager (grâce au son et à l'image) dans les films mais avec des images quasi-fixes (je ne sais pas si j'explique bien).

 

 

La fin de la la visite se conclura par un passage par la boutique et une photo souvenir avec Sullivan.

Les photos sont interdites mais je me suis permis d'en prendre en loucedé (je m'excuse auprès des organisateurs; je ne cherche pas à les offenser mais plus à partager mon expérience et des photos sont plus parlantes qu'un discours). Désolé pour la qualité des photos. ^^

 

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Un point négatif est le prix : j'ai payé 12 euros grâce à une réduction Fnac. En tarif normal, j'aurai du payer 15 euros. Ce qui me semble cher pour une exposition même prestigieuse.

Attention, je ne dis pas que l'exposition n'était pas bien. Au contraire, elle te plonge dans la création des films et permet de faire connaître les artisans de Pixar. Pour les fans des films et des créations, ce sera un plaisir. Je pense me prendre le livre aussi. Mais certaines illustrations donnent envie de se les procurer pour les afficher chez soi. Non pas de figurines, c'est pour les geeks. ;-)

Courez-y mais en semaine. Il y aura moins de monde.

 

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En attendant la prochaine exposition sur Marvel, un nouveau visionnage des oeuvres Pixar s'impose. Mission accomplie et merci au personnel des Arts Ludiques pour leur gentillesse.

 

 

 

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 23:56

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En faisant jouer ensemble les deux acteurs principaux de POUR ELLE et A BOUT PORTANT, Fred Cavayé signe un film ultra efficace : symbiose entre ces 2 précédents longs. La Classe ! Et en plus le film est une tuerie. ^^

 

Synopsis

 

Flics sur Toulon, Simon et Franck fêtent la fin d'une mission. De retour vers chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé . Il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. Six ans plus tard, divorcé de sa femme Alice, Simon est devenu convoyeur de fonds et peine à tenir son rôle de père auprès de son fils Théo qui a désormais 9 ans. Franck, toujours flic, veille à distance sur lui. Lors d'une corrida, le petit Théo va être malgré lui le témoin d'un règlement de compte mafieux. Très vite, il fera l'objet de menaces. Simon va tout faire pour protéger son fils et retrouver ses poursuivants. Le duo avec Franck va au même moment se recomposer. Mais ce sera aussi pour eux l'occasion de revenir sur les zones d'ombre de leur passé commun.

 

 

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2 ans et demi ; c’est la durée pour que ce projet se concrétise. Patiemment initié par Fred Cavayé et son équipe le film sort sur les écrans ce jour.

Et c’est un grand merci qu’on peut dire à l’équipe d’avoir secoué le cocotier dans une production française sclérosé par le même type de films. MEA CULPA tape dans la fourmilière avec un entrain mais aussi une modestie qui fait plaisir à voir. Un vrai bon cinoche populaire, généreux, émouvant.

  

D’une durée courte (1h30, Pour Elle faisait 1h36; A Bout Portant 1h25), le film commence tout doucement par un flashback lyrique calme sur une plage. Le 1er plan étant net et l’arrière plan flou, ce qui met bien en avant les personnages et surtout leur actions : leitmotiv de l’histoire qui va suivre.

 

Absence d’ironie mais surtout d’explication, le ressenti des personnages passent par leur action, leur regard aussi et non par les dialogues. Le fait d’avoir une économie de dialogues permet aussi d’admirer le superbe jeu des comédiens et de la photographie renvoyant à une ambiance de rêve ou de cauchemar par moment. Un peu comme celle du pas assez connu METRO MANILA. L'esthétique est surprenante aussi pour un film français. Ce résultat, on le doit au formidable directeur de la photographie Danny Elsen (qui a éclairé DEAD MAN TALKING). Une prise de risque du réalisateur.

« Je voulais vraiment rompre avec l’esthétique du polar français, avec cette image désaturée que j’avais en effet adopté pour mes deux précédents films, pour aller vers l’opposé, vers des images très saturées. Cela donne quelque chose de plus ludique, de plus graphique, avec un visuel presque surréaliste par instants."

Ce jeu des couleurs (la boite de nuit et sa poursuite) et d'ombres (plan sur les miroirs au début, la scène des anciennes halles...).

 

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Avec un découpage minitieux, le film commençant comme un drame, voir un polar rappelant l'ambiance de Narc par sa noirceur va bifurquer après la découverte de Théo du meurtre vers des film aussi réussis que SAFE ou LA PEUR AU VENTRE (2 films d'actions durs mais dont les personnages sont attachants). C'est ainsi que le passé de Simon et Franck est à peine évoqué. Les indices sont révélés pendant l'intrigue. Le montage

C'est ainsi que les décors jouent une place importante dans MEA CULPA. Loin d'être un lieux sans âmes remplissant l'écran pour avoir un joli fond ou pour avoir un joli décor de salon, ils montrent un quotidien réaliste avec à chaque fois l'avantage et l'inconvénient pour les personnages lors des scènes d'action (l'arène, la boite de nuit, l'entrepôt, la poursuite, le TGV). Le film est bourrin.

Je me demande si la poursuite après l'arène n'est pas un clin d'oeil

 

 Voulant rendre hommage aux duos légendaires du ciné comme Borsalino ou les buddy movies (l'humour en moins), Fred Cavayé a donné toute sa confiance à Vincent Lindon et Gilles Lellouche. Les 2 acteurs ont eu plusieurs blessures pendant le tournage. Vincent Lindon est d'ailleurs intense. Passant à la fois d'un personnage passif à une bombe à retardement que personne ne soupçonnait. Son regard en dit beaucoup sur les remords, la colère, la tristesse (la scène ou dans la pénombre il observe une famille vivant en face de son appartement) de Simon. A contrario, Gilles Lellouche est plus excentrique mais tout aussi attachant. On apprend dans la première partie du film le quotidien des 2 hommes.

 

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A ce sujet chapeau sur le scénario (ex. la scène d'infiltration dans la boite de nuit ou les poursuivants deviennent poursuivis lors d'une échappée) : comme la scène ou Mc Clane doit sauter du Nakatomi pour sauver sa peau.

Puis une fin émouvante qui se termine comme un western, on ne peut qu'aimer ce film.
Monstrueux travail sur les effets sonores et la BO surprenante de Cliff Martinez.

 

En traitant de manière frontale, sans ironie mais directe, MEA CULPA est surtout un grand film. Amitié, rédemption, famille, voilà les thèmes traités.

Tu ressors de la salle tout chétif mais heureux d'avoir vu un film d'action français direct qui utilise à merveille ses décors (raaah le TGV) et t'émeut beaucoup. Et le méchant est flippant.

 

Merci M. Cavayé.

 

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Avant première du film au cinéma Pathé Beaugrenelle le 4 février. Merci pour leur présence et leur propos pertinents. ^^

 

 

 

 

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 02:55

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Te souviens-tu ami bloggeur de la mythique émission LA DERNIERE SEANCE diffusée sur France 3 entre 1982 et 1998 par M. Vladdy euh, M. Eddy ? ;-)

 

Se remémorer ce programme c’est repartir presque 20 ans en arrière. Bon, ok, c’était l’occasion de découvrir de vieux films, des raretés, des classiques mais aussi des dessins animés, les actualités d’époque… Sans parler de la prestation ultra classe d’Eddy Mitchell présentant les séances comme un spectateur lambda. ^^

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Après cette introduction nostalgico-crypto-larmoyant, il est temps de parler du cinéma UGC ORIENT EXPRESS.

Un cinéma crée en 1983 qui prendra la suite d’une boite de nuit sous les Halles (le chemin inverse du Louxor tiens). Ce projet de cinéma faisait suite à la création du Forum des Halles en 1979. D’abord nommé FORUM ORIENT EXPRESS en référence à l’ancienne boite de nuit, le cinéma comptera 6 salles à ses débuts, puis 7 peu après.

La particularité de ce cinéma : Il se situait au sous-sol.

 

 

Depuis que je suis installé sur Paris, ce cinéma  me donnait une sensation de répulsion et de fascination. Et sa réputation est connu de tous les courageuses et courageux qui ont un jour tenté l’expérience.

La première que je suis allé à l’ORIENT EXPRESS c’était pour découvrir DOOMSDAY. Une fois le cinéma trouvé dans le labyrinthe des Halles, je prenais mon ticket de ciné en attendant patiemment Assia et le Cinéphile Amateur. C’était la première fois que je les voyais. Et ce fut le début d’une belle amitié qui continue encore. ^^

Cela dit c’était comme une carte au trésor pour trouver le cinéma dans le labyrinthe des Halles.

 

Ce cinéma avait son charme mais aussi ses faiblesses. Loin de moi l’idée de la comparer aux cinémas de quartier de 42ème avenue à New York ou ceux de Paris. Ben oui, trop jeune pour les connaitre. Cela dit le récit et l’ambiance dans ces cinés devait valoir le coup. J’ai eu l’impression par moment de retrouver sans la folie cette ambiance décrite par Jean-Pierre Putters, Christophe Lemaire, ou Bill Lustig.

Que dire aussi de cette programmation ? A L’orient Express tu avais le choix. ^^ D’un côté les films d’horreur interdit aux moins de 12 ans, 16 ans (comme la nouvelle version de VENDREDI 13) ;  certaines productions indépendantes ; les comédies U.S. (productions J.Appatow, les films avec Will Ferrel, Seth Rogen, les comédies barrées britanniques ou d’Europe du Nord) et de l’autre côté les séances de rattrapage (les films diffusés à l’UGC des Halles étaient diffusés dans ce ciné une ou 2 semaine après la sortie).

Un peu comme si on reléguait ces films à la discrétion de ce cinéma. Comme les mauvais élèves punis ?

 

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C’est ainsi que j’ai pu découvrir entre autre L’APPOLONIDE-SOUVENIRS DE LA MAISON CLOSE, DJINNS, WE ARE FOUR LIONS, MUTANTS, FRANGINS MALGRE EUX.

 

Au niveau ambiance, tu n'étais pas déçu. Certaines salles étaient petites (moins de 50 sièges) permettant une proximité avec ton voisin et ta voisine. Flippant pour certains films d'horreurs. Comme CREEP. Lol

Le couloir menant aux toilettes, étroit et glauque. Le plafond laissait apparaître des cables et tuyaux. Au mieux, tu pouvais te prendre pour John Mc Clane dans Die Hard ; au pire tu te serais cru dans la scène d'ouverture des PREDATEURS de feu Tony Scott.

Pendant la projection, tu pouvais aussi entendre le son de la salle d'à côté. Idéal quand tu regardes un film calme alors qu'à côté tu as un film bourrin. Lol Le must restait le bruit du RER qui passait. Un classique dans certaines salles. C'était idéal aussi pour les films d'horreurs ou d'autres films ou l'ambiance pouvait s'y prêter comme FRUITVALE STATION.

 

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Un bon souvenir est la découverte de GUILTY OF ROMANCE avec PACBOY. Ayant entendu de mauvais retours sur ce film, j'avais peur d'être d'âtre déçu. Mais pendant certaines séquences on s'est bien marré. Cela dit je ne pense pas revoir le film bientôt.

La séance mythique fut celle de MORSE. Shin m'attendait. J'étais arrivé à la bourre, ce qui n'est pas une vertu dans les petits cinémas. La séance complète, j'étais dépité alors que l'ami avait sa place. Ni une, ni deux, je prends une place pour une autre séance à la même heure. Passant le contrôle des tickets, je parviens à rentrer dans la salle et m'installer avec l'ami. Il va s'en dire que j'étais très nerveux, ce qui n'a pas manqué de faire rire l'ami. ^^ Les bandes-annonces arrivant, les sièges prenaient place et mon stress augmentait; la peur de se faire virer de la salle. Quand le film commença, un spectateur qui lui avait sa place ne put s'asseoir. Glup. Imaginez mon trouillomètre à ce moment et la peur qu'on demande le contrôle des tickets.

Mais le malheureux spectateur ne put voir cette séance. Cher Monsieur, je vous prie de m'excuser.

 

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l'UGC ORIENT EXPRESS gardera toujours sa bonne allure, ce n'était pas un crime d'y aller.

J'en garderai de bons souvenirs. Et puis pour les nostalgiques, on pourra dire j'y étais. Même si je n'ai pas fais la séance de 22h ce 21 janvier 2014. Snif.

Un peu déçu ne pas avoir assisté à la dernière séance. J'aurais fais les avant-dernières. ;-)

ALBATOR (très beau surtout pour les scènes dans l'espace) puis FRUITVALE STATION (la larme à l'oeil). Mais dans quelques années, on pourra dire j'y étais à la Der des Der.

 

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Merci aux employés de l'UGC ORIENT EXPRESS, aux caissiers, caissières, vendeurs de sucreries et de boissons, aux projectionnistes, aux spectateurs et aux Halles aussi.

Tu me manqueras sympathique cinéma.

En espérant que le grand frère des Halles prenne la relève sur la programmation audacieuse.

 

RIP UGC ORIENT EXPRESS.

 

 

      Liens : Evènement sur la dernière séance sur FB et au GO au cinéphile Nostalgeek. ^^

https://www.facebook.com/events/206209522917362/?ref=22

 

Merci aussi pour l'autorisation de prendre des photos.

 


 
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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 02:51

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Qui aurait cru qu'un film de guerre réalisé par Peter Berg arriverait à émouvoir autant. Certainement pas Michael Bay. lol

Tiré d'une histoire vraie ne fait pas forcément un bon film, hélas. Peter Berg cinéaste malin et compétent signera un brillant film de survie émouvant, sincère et dur à la fois. 

 

Mais surtout un film profondément humain dans les rapports entre les protagonistes, ce qui le rend très touchant.

 

Synopsis :

"Le 28 juin 2005, un commando de quatre Navy Seals prend part à l’opération "Red Wing", qui a pour but de localiser et éliminer le leader taliban Ahmad Shah. Mais rapidement repérés et encerclés, les quatre soldats vont se retrouver pris au piège."

 

 

2007 sort sur les écrans LE ROYAUME (produit par M. Mann). Traitant son sujet avec sérieux (l'enquête et la colloboration délicate entre les autorités saoudiennes et les agents américains), Peter Berg signa un film moins manichéen qu'il en a l'air mais aussi des scènes d'action spectaculaires et lisibles : l'anti Green Zone. Avant de découvrir ce film.

 

je partais avec un fort à priori. Pas bien. Les critiques papier négatives et surtout une critique vidéo d'un célèbre journaliste ne me donnait pas envie de voir ce film. C'est pourtant grâce au Professeur Shin l'homme de la situation qui me fit découvrir ce film. Seul bémol. A part un début longuet mais nécessaire et la VF de Jamie Foxx (un imitateur de Med Hondo sur Eddy Murphy) le film est une réussite. Traitant de manière intelligente les rapports complexes entre les saoudiens et agents américains : Passionnant.

"On a en effet ici plus l'impression d'assister à un documentaire de guerre qu'à un bête film d'action hollywoodien de manière générale ; c'est d'ailleurs dans ces moments que l'ombre du grand Michael Mann sera la plus palpable."

Pour autant même si le film sera vivement critiqué, il mérite d'être redécouvert. Parole d'amateur.

Je passe volontairement sur HANCOCK (2008) car je ne l'ai pas encore vu.

En 2012, sort le jouissif BATTLESHIP : adapatation sur grand écran de la bataille navale d'Hasbro.  Sucés mitigé au box-office U.S. mais remboursé à l'international (sans parler des diffusions TV, VOD, dvd et blu-ray). A croire que les exécutifs ne se basent que sur le box-office immédiat aux USA pour juger du résultat financier d'un film (sic comme leur conclusions sur Pacific Rim). Mais ceci est un autre débat.

Revenons à DU SANG ET DES LARMES (titre français). Pendant la production de HANCOCK, la collaboratrice Sarah Aubrey donna à Peter Berg le livre "LONE SURVIVOR" co-écrit par Marcus Luttrell et Mark Robinson et publié en 2007. Succés littéraire.

 

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Le livre raconte l'incroyable histoire de l'opération Red Wings en 2005 par le seul survivant Marcus Lattrel. Voyant rapidement le potentiel de porter à l'écran. Peter Berg achète les droits du livre. C'est alors que commence un long processus de préparation du film. Entre la sortie du livre et la sortie ciné, 5 ans sont passés. Durant cette période, le cinéaste participera en tant que scénariste, réalisateur ou producteur sur ses propres projets (la série Friday Night Lights d'après son film sorti en 2004,la réalisation de plusieurs épisodes ou de téléfilms...) ou jouant comme le génial SMOKING ACES / MISE A PRIX (sorti en 2006), LIONS ET AGNEAUX ou en faisant des caméos dans ses films (LE ROYAUME, HANCOCK, BATTLESHIP). 

Bloqué par Universal qui souhaitait que P. Berg réalise BATTLESHIP avant LONE SURVIVOR, le cinéaste et son équipe commenceront les prises de vues en 2012 au Nouveau Mexique.

Le projet retardé permettra à Peter Berg de peaufiner le scénario (il en est l'auteur) grâce nottament à l'aval de Marcus Luttrell qui a découvert LE ROYAUME et a travaillé avec le cinéaste mais aussi avec les témoignages des proches et des parents des soldats morts. Lourde responsabilité, mais le cinéaste s'y appliquera en rendant un hommage poignant aux soldats tués, à Marcus Luttrel et aux NAVY SEALS. Cerise sur le gâteau le cinéaste passera 1 mois avec des SEALS en mission en IRAK.

Le scénario s'attachera à l'opération. Le but était de montrer les liens puissants de camaraderie des membres de l'équipe, le courage pendant la fusillade et la tragédie que vécut Marcus Luttrel.

Une fois le scénario terminé, ce dernier fût envoyé à Mark Warlhberg. Ce dernier enthousiaste à la lecture produira le film. Il y interprête Marcus Luttrel. L'équipe engagera par la suite Taylor Kitsch (Michael Murphy), Emile Hirsch (Danny Dietz), Ben Foster (Matt "Axe" Arelson), Eric Bana (Erik Kristensen) mais surtout Ali Suliman : la révélation du ROYAUME (il jouera le rôle de Gulab). 

Les 4 acteurs principaux auront un solide entrainement pendant plusieurs semaines.

Le film commence par des extrait de vidéos montrant des recrues NAVY SEALS. Spectaculaire, mais surtout respectueux, cette mise en bouche montre les liens unissant chaque soldat à son frère, tout en montrant les valeurs des SEALS. Après une présentation des personnages, la présentation de la mission via un parrallèle glacant entre les enjeux et la cruauté de l'ennemi, le film commencera doucement lorsque les 4 membres seront sur le lieu de la mission. Notons aussi que de vrais Seals seront sur le plateau de tournage.

Confronté à un terrible dilemne mais aussi privé de moyens de communications dans une région hostile, les soldats ne devront compter que sur leur savoir-faire pour s'en sortir. 

Le film qui commenca avec le flash back de Mark Walhberg dans un hélico nous montre comment il en est arrivé là. Après cette séquence on assistera à une initiation et on en saura un peu sur l'intime des soldats. La mission d'observation et d'élimination de l'ennemi se transformera peu à peu en survie au fûr et à mesure des assauts des talibans.

Tout dabord, le cinéaste montrera l'insoutenable attente avant l'assaut grâce à un minutieux travail sur le son et la caméra se faufilant entre les 4 soldats donnant une gestion de l'espace précise. Quand l'attaque commencera les coupes se feront plus rapides mais cela sera toujours lisible. Et partir de l'attaque le travail sur le son, couplé à la musique donnera une sensation immersive au spectateur. Ce qui ne fera qu'accentuer l'empathie pour les personnages. 

 

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Pris au piège les 4 soldats sauteront dans le vide afin de sauver leur peau. Une action qu'ils referont 2 fois. Le premier saut dans le vide aurait pu être ridicule mais amené comme le 1er DIE HARD (Mc Clane saute de l'immeuble car celui-ci va sauter). Dans LONE SURVIVOR, les 4 SEALS sauteront de plusieurs mêtres en faisant une chute spectaculaire. La réception douloureuse (membres cassés, fractures, blessures au visage) est tout aussi impressionnante. Le réalisateur ne nous épargne aucun détail, aidé par le legendaire studio KNB. 

De plus en plus isolé et à cours de minutions les soldats vont mourir sous le feu et le nombre des talibans. Le personnage de Marcus Luttrel va se retrouver seul. Son salut viendra grâce à l'aide des villaeois Patchounes. Leur code leur disant d'aider un étranger en l'acceuillant et le protégeant de ses ennemis. Cette troisième partie du film est la plus intéressante. Faisant  fi de tout manichéisme, le réalisateur montre comment cette tribu risqua la vie de ses habitants face aux talibans. La relation entre Marcus et Gulab devient touchante aussi. Chaque moment de bravoure ou de soulagement sera filmé au ralenti (les sauts, le plongeon dans le ruisseau).

Immersif, dur, mais résolument humain, ce film arrive à toucher de part ce qu'on vécut ces hommes. Il est un hommage à ces inconnus combattants dans le monde. A croire que dés qu'un film U.S. véhicule met en avant les forces US, les mêmes critiques négatives reviennent pour "défoncer" le film. LE ROYAUME a eu droit aux mêmes retours négatifs. A revoir le DIE HARD 4 (aka la mort de John Mc Clane) ou LA CHUTE DE LA MAISON BLANCHE (jouissif mais patriotique)

Dans le cas de LONE SURVIVOR, on n'est pas dans le film campagne de recrutement comme NAVY SEALS (jouissif, c'est vrai) ou dans WORLD INVASION LOS ANGELES (à réevaluer) ou TOP GUN. Non, nous sommes dans un film s'attachant aux émotions (doute, peur, colère, désespoir, courage...). Un film de frères d'armes comme la série BAND OF BROTHERS (pardon pour le jeu de mot).

Le film serait à mi-chemin BLACK HAWK DOWN ET FRERES DE SANG. Ah oui, revoir aussi ZEO DARK THIRTY ou on voit l'assaut des SEALS à la fin du film.

 

En s'appropriant le roman LONE SURVIVOR, Peter Berg signera un film profondément humain. Il s'attache à chaque personnage. Dans ce film, ce n'est pas les faits d'armes qui l'interesse mais les valeurs humanistes, le courage, le dépassement de soi. On sent son investissement sur cette histoire qui lui tenait à coeur. Et il te renvoie sans problème FORCES SPECIALES sorti il y a 2 ans. 

Le générique de fin montrant les vrais soldats et les acteurs qui les jouent est très émouvant aussi.

Nul doute que le film gagnera son statut de grand film et qu'il fera date. 

 

 

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"No matter how many times I get up and tell this story, or how many people read the book, it's nothing compare to how many people will watch this film. So my job is done. 

Mission complete."

 

Marcus Luttrel

 

 

Sources :
imdb
Notes de productions 
Le papier de Shin sur le Royaume
Liens
Extrait de la BO.

 
Bande annonce VOSTFR
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:21

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2013 une année solide pour la SF : OBLIVION, LES CHRONIQUES DE RIDDICK, STAR TREK INTO DARKNESS mais surtout PACIFIC RIM, GRAVITY (dont l'attente et le buzz mais surtout le résultat sur grand écran auront suscité pas mal de débats, Mais le maestro vous en parlera beaucoup mieux que ma pomme. ;-) =. Sans oublier bien sûr dans une moindre mesure le maladroit AFTER EARTH, puis le génial SNOWPIERCER !!! En bien sûr ELYSIUM sorti mi-août en France. Le second long de Neill Blomkamp.

 

Thématiques passionnantes, direction artistique bluffante et ce souci d'authenticité de et de réalisme qui faisait le charme du précédent long du cinéaste. Pourtant en sortant de la salle tu as l'impression que le film manque de peps; du moins à la première vision. D'un côté le film est impressionnant, de l'autre le manque d'empathie et le fait de ne pas toujours comprendre leur motivation fait que le film déçoit légèrement. Sans compter qu'il est un chouilla plus calme que le précédent. Mais plus badass ça c'est sûr.

Le principal défaut d'Elysium c'est de rendre les personnages moins attachants que ceux de District 9. Dans ce dernier nous nous soucions du parcours, des déboires et l'état mental du héros Wikus Van de Merwe. C'est le manque d'empathie qui dessert le film. Snif. Mais le film est une réussite à tout point de vue. Il regorge d'hommages et de clin d'oeils aux maitres James Cameron, Paul Verhoeven, George Miller mais aussi à beaucoup films de S.F. (Wall E, Soleil Vert...) ou aux post-nuke U.S., italiens et philippins. ^^

 

Tout en proposant une vision du futur aussi réaliste que glaçiale.

 

 

 Résumé piqué sur l'art-book :

 

"Elysium se déroule en 2159, alors que Los Angeles n'est plus qu'un immense bidonville, et que les super-nantis, les élites toutes puissantes, jouissant du luxe absolu d'une colonie spatiale privée en orbité autour de la Terre. Matt Damon y incarne Max, un orphelin habitant les favelas. C'est un ancien membre d'un gang devenu ouvrier qui a passé son existence à rêver de pouvoir se payer un billet pour Elysium. Quand un accident industriel à l'usine de robots qui l'emploie l'expose à une dose mortelle de radiations. Max s'embarque alors dans une quête désespérée et pleine de dangers pour rejoindre Elysium par nimporte quel moyen."

 

 

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Il y a 4 ans sortait District 9. Un gros coup de coeur pour ce film généreux, aux thématiques intéressantes, à la mise en scène soignée mais surtout avec un point de vue. Tellement aimé que je suis retourné le voir une deuxième fois puis une troisième fois au cinéma plein air de la Villette. Avec le producteur PJ en caution garantie et permettant aux équipes de Weta Workshop et Weta Digital de nouvelles prouesses, Neil Bloomkampf nous offrait un film de S.F très réaliste. Il a réussi à combiner un style documentaire (caméra à l'épaule, caméras de surveillance, caméras embarqués sur des engins) et un style cinématographique grâce à la caméra Red One. Un montage ultra réussi fait que ces 2 styles passent superbement à l'écran sans qu'aucun prenne le dessus sur l'autre. Mieux ils se confondaient.

 

 

La terre vue du ciel

 

 

Bénéficiant d'un budget 3 fois supérieur à son précédent film, le réalisateur et son équipe en ont profité pour offrir 2 mondes diamétralement différents. D'un côté les pauvres et de l'autre les riches. Une vision montrant les inégalités sur la Terre. Mais plus que tout, on sent le cinéaste passionné par les armes, les robots, les décors, les véhicules.  

"Alive In Joburg", les pubs (dont celle de Citroën...) District 9 et maintenant Elysium montrent aussi une parfaite intégration des effets visuels dans le film.

 

"On dit souvent que le cinéma est la combinaison de tous les arts. On mélange la musique, le théâtre, les arts graphiques et l'écriture, et on crée un amalgame de toutes ces choses. Pour moi, l'aspect graphique et visuel de ce processus est ce qui est le plus agréable. Je prends un plaisir fou à travailler sur les designs et sur tout l'aspect graphique de ce qui va apparaître dans le film : Les décors, les costumes, les accessoires, la cinématographie..."

Et le résultat est bluffant encore une fois.

 

 

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Le souhait du cinéaste était de montrer 2 mondes opposés."Le contraste est donc un élément primordial du film, parce que je voulais montrer la Terre et ELUSYM. De même qu'une certain point de vue revient dans le film : celui du regard des nantis et mercenaires sur celui des terriens. En effet comment ne pas voir la condescendance des riches sur les pauvres. Au mieux ignorés (les habitants d'Elysium), au pire considérés comme des esclaves (le patron et les dirigeants d'Elysium) ou des numéros voir même des animaux (les mercenaires).

Ironiquement, les travailleurs terriens construisent des robots chargés de les contrôler, les surveiller... Comme pendant cette sèquence pendant laquelle Max doit discuter avec son contrôleur qui n'est autre qu'une pantin en résine. On sent la déshumanisation des services à la personne dans ce cas. Ce qui risque d'arriver dans peu de temps.

Comment de ne pas voir aussi la main mise des entreprises privées (Amardyne et les mercenaires) travaillant sur la sécurité, l'armement avec les administrations publiques : les révélations des contrats de défense pendant la présidence de G. Bush).

 

 

 

Les riches vivant toujours en haut alors que les pauvres vivent sur la Terre en bas. Les riches prenant toujours de haut les pauvres habitants qui pourtant leur rende services comme Max travaillant dans une usine qui fournit des robots utiles à la sécurité sur Terre et sur Elysium.

 

 

 

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Elysium Eden factice

 

Le fossé entre nantis et terriens se fait sentir dans le mode de vie : les puissants minoritaires déteignent le pouvoir alors que les pauvres en grande majorité vivent dans des ghettos d'anciennes grandes villes. Situé l'histoire à Los Angeles ne manque pas d'intérêt. La ville large et longue rappelant le début foudroyant de Wall E avec les villes abandonnées. L'équipe du film choisit Mexico et ses alentours pour donner vision à un Los Angeles futuriste. L'insécurité, la crasse, l'immigration, les gangs, la surpopulation, l'exode rurale, la ... Tous ces thèmes renvoient à l'actualité. Plus encore, les détails sont bluffants de réalisme et tout à fait saisissants (les vaisseaux, les tags, les véhicules, les armes...)

 

A contrario, la vie sur Elysium ferait plus penser aux villas luxueuses et sécurisées de Beverly Hills, de Bel Air ou des quartiers huppés des grandes villes Pour donner vie à ce havre de paix le concepteur Syd Mead fût engagé. Une opportunité pour Neil Bloompkamf de réaliser son rêve de travailler avec la légende.

 

Ainsi on peut voir la démesure des villas mais aussi de la salle de contrôle. Sans compter la station Elysium vu de l'extérieur. Il ya des étangs, des arbres. Tout y calme, propre. La différence se retrouve aussi dans la mise en image entre la station et la Terre. Les plans sont plus posés, plus longs voir calmes et contemplatifs. A contrario, le chaos et l’apocalypse sur la Terre est montré avec des plans plus courts et une caméra légèrement tremblotante.

 

 

Le Messie

 

Afin de donner vision à cette figure christique le réalisateur choisit Matt Damon. Choix idéal et rassurant (Ninja, un rappeur sud-africain d’abord puis Eminem furent envisagés, mais le rappeur / acteur américain voulait tourner à Detroit). Autre point important à souligner le tournage devait avoir lieu à Rio de Janeiro. Rien à voir avec le Christ de la ville. » Bien qu'il existe d'immenses écarts de richesse à Rio et au Brésil, il s'agit malgré tout d'une économie considérée comme émergente, relativement pauvre. Donc, si on prend le Brésil comme cadre terrestre, l'impact sur le public des pays industrialisés est amoindri, parce que le Brésil est déjà comme ça. »

 

Néanmoins, l'idée de faire de LA une favela restera dans les la conception de la ville. 

 

C'est donc Mexico qui sera choisi comme principal lieu de tournage. Un choix judicieux notamment pour la proximité et la similarité avec Los Angeles. Autre choix pertinent la langue aussi.

Pour le casting la production engagera Matt Damon qui subira un s'entrainera pendant plusieurs mois. La carrure de l’acteur est vraiment réussie. Tout comme le look des personnages secondaires. Mais cela ne fait pas forcément des personnages attachants. C’est là le défaut du film. Kruger le mercenaire sud-africain (logo du pays sur le vaisseau) a une classe immense. Sharlto Copley est méconnaissable et ultra badass. Son personnage est l’opposé de Wikus Van der Werve. Interprétant un mercenaire sud-africain, il fait preuve d'une cruauté et d'une violence rare. Il est l'agent à qui on confie les missions noires. Ce qui n'empêche pas l'homme de se montrer très cruel (usant de son sabre, et la scène ou tel un présentateur sadique il compare le personnage de Alice Braga et sa mère à des animaux).

 

A noter l'hommage sincère aux grands films que sont MAD MAX 2 (la crête des mercernaires), la mitrailleuse, la caméra embarqué (pour les voleurs au moment de l'assaut), l'exosquelette (sauf qu'ici par rapport au TERMINATOR il est à l'extérieur de la peau, le final avec Kruger marchant comme le T800), la résurrection (ROBOCOP)...

 

 

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Après son accident Max ancien voleur doué devenu ouvrier anonyme subira une opération pour faire un dernier coup et rembourser sa dette vis-à-vis de Spider et émigrer vers Elysium. Afin d’accomplir sa mission, Spider et son équipe vont lui implanter un exosquelette. L’opération sera fait en amateur avec un résultat inédit. Max devenant un surhomme : être hybride entre l’humain et les robots d’Armadyne. Peu à peu Max d'abord solitaire et égoïste va devenir malgré lui un héros symbole d'espoir et de danger. Chacune des parties voulant soit l'aider, ou l'éliminer.

 

 

 

ELYSIUM arrive justement à être passionnant sur de nombreux points (vu 2 fois au ciné). Que ce soit sur l'inagalité, la vision pessimiste du futur, la technologie et son usage, le choix des armes...

 

C'est juste dommage que les actions des personnages ne soient pas claires par moment, voir les raccourcis (le coup d'état, le retournement du personnage Spider, ou celui sacrifié de Jodie Foster). Alors que toutes les actrices et acteurs incarnent de manières crédibles et savoureuses leur personnages respectifs. Même si, ici l'action se fait plus calme que District 9 qui allait crescendo et l'utilisation de plusieurs points de vue sur les caméras n'est pas toujours justifié, le film demeure un excellent métrage de S.F. Vivement le blu-ray et ses bonus. ;-)

 

 

Sources : Art-book  Elysium l'univers du film

 

Liens

 

http://www.itsbetteruphere.com/

 

 

BA

 

http://www.youtube.com/watch?v=niGn3vaU60E

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 14:12

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L’été, c’est souvent la période des ressorties. Profitant d’une fin de journée agréable, je me suis dirigé tranquillou vers un cinéma que j’aime de plus en plus. Et pour cause. Il s’agit du Louxor situé Boulevard Barbés à Paris (mince, je commence mes intros comme Sir Vladdy).

 

Bref, à l’origine je devais aller voir « Los Ultimos diás » dans un autre ciné. Il faut dire aussi que j’avais très envie d’aller à la terrasse du ciné pour y admirer la jolie vue. ^^

 

Totale et superbe découverte que vu le premier long de Jacques Tati.

 

 

Résumé piqué sur allociné.

 

Des forains s'installent dans un calme village. Parmi les attractions se trouve un cinéma ambulant où le facteur découvre un film documentaire sur ses collègues américains. Il décide alors de se lancer dans une tournée à "l'américaine".

 

Il y a 4 ans une exposition se tenait à la Cinémathèque Française une restropective sur le cinéaste. L’occasion de marcher sur les pas de Jacques Tati. Il reste encore les fameuses traces de pas qui mène à l’entrée du bâtiment. Un comble, j'ai loupé l'expo. 

 

J’avoue que j’était très impatient de découvrir ce film de Jacques Tati. Peu familier de ses films, je ne connaissais que de nom ses films / « Mon Oncle », «  Les Vacances de Monsieur Hulot », « Playtime ». Exception pour le superbe « L’illusioniste » d’après son scénario mais tourné par Sylvain Chomet.

Pas bien, je sais. L

 

A l’origine, Jacques Tati et Henri Marquet (co-scénariste  de « Jour de Fête ») décidèrent d’écrire le scénario de « Jour de Fête » après s’être réfugiés pendant le seconde guerre mondiale dans une ferme de Sainte-Sévère-sur-Indre. Jacques Tati tournera  dans des films de René Clément avant la guerre

Indisponible au moment du tournage de « François le Facteur », Jacques Tati également scénariste passera à la réalisation.

« René Clément m’avait demandé de faire un autre court métrage qui s’appelait l’école des Facteurs et qui a été en somme un brouillon de « Jour de Fête ».

 

Le film débute sur une musique enfantine et toute innocente laissant entrevoir l’ambiance espiègle de la suite du métrage. Ainsi, on assiste à l’arrivée des forains dans la ville.

Le cortège est filmé d’un point de vue d’un enfant. Ce dernier  s’échappant de sa maison vient escorté le cortège rejoint bientôt par d’autres enfants. Le plan ou l’on voit les têtes de chevaux de bois avec le garçon aux cheveux noirs sera repris quasiment à l’identique à la fin avec un garçon aux cheveux blonds. La différence viendra que la caméra s’éloignera peu à peu de l’enfant.

L’arrivée en ville permet aussi de présenter les adultes : les forains, la vieille dame, le barbier, l’épicier, le boucher, le barman…

Leur interprétations à tous et à toutes est d’une rare justesse et authenticité. Certains comédiens ne sont pas des professionnels. Pendant le tournage qui dura 3 mois, les habitants ont aider Jacques Tati et son équipe dans les décors, mais aussi en jouant dedans.

Le réalisateur fera de la ville et de ses alentours un décor géant. La place principale, bien sûr mais aussi le bar, la poste, le chemin de fer et surtout la course point d’orgue du film avec une mise en scène sublime qui fait penser au théâtre, au burlesque et comique de situation des films muets. Un film haut en couleurs  si je puis dire. ;-)

 

JOUR DE FETE devait être le premier film français à sortir en couleur. Pour des raison techniques à la post-production, cela ne put se faire au grand dame de Jacques Tati. Heureusement le directeur de la photographie avait prévu le coup et les scènes avaient été filmé 2 fois (une en couleur et l’autre en noir en blanc).

Un regret du réalisateur qui voulait justement jouer sur les différentes couleurs.

« J’avais imaginé de trouver cette petite pièce très sombre, j’avais habillé les paysans et les paysannes en noir, comme un dimanche, pour que justement il n’y ait presque pas de couleurs. »

« Et c’était l’arrivée de forains avec tous leur accessoires qui apportait la couleur sur cette petite place… »

En 1964, Le film aura quelques scènes de rajoutées dont celle du peintre (qui fera office de narrateur) mais surtout des implants de couleurs sur certaines séquences grâce à la technique du pochoir.

Ce n’est qu’en 1995 que le film sortira finalement en couleur grâce à Sophie Tatisheff fille du cinéaste. En 2013, le film sortira dans une version restaurée dans le cadre de Cannes Classics puis 2 mois plus tard en ressortie cinéma en France.

 

 

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Ce qui m’a surpris c’est que le JOUR DE FETE est un film très drôle.  Les mésaventures de François le facteur aussi grand que naïf et maladroit. Le génie burlesque éclate à la vision du film. On sent les hommages à Charlie Chaplin pour la démarche mais à Buster Keaton (la maladresse, le regard perdu et triste ainsi que les chutes et cascades). De même que l’hommage est parfaitement assumé. Son personnage parle peu mais on a du mal à le comprendre. Il marmonne la plupart du temps. Jacques Tati est si bon dans le rôle que son texte en devient secondaire. Il y aussi une courte scène ou un des forain et une villageoise se retrouvent face à face. Intimidés, les dialogues laissent sont faits par ceux d’un extrait de western diffusés juste à côté de ces 2 personnages. Brillant. ^^

La 3ème partie du film est un pur hommage à Buster Keaton. Vraiment spectaculaire et drôle l’acteur enchaine les morceaux de bravoure dans sa tournée à l’américaine.

La séquence de l’abeille filmé en un plan partant d’un paysan puis revenant est magnifique aussi. Rowan Atkinson s’en serait-il inspiré pour créer les mésaventures de Mr Bean ?

 

JOUR DE FETE est un film drôle, touchant, poétique, charmant. Ce qui me donne plus envie de découvrir l’œuvre de Jacques Tati. Et la musique est superbe aussi.

On en ressort radieux, détendu. Magique !^^

 

 

Liens et sources

 

Site de Carlotta distributeur de la version restaurée.

 

http://www.carlottavod.com/film-745-jour-de-fete.html

 

 

Site officiel sur Jacques Tati

 

http://www.tativille.com/

 

 

Une photo prise de la terrasse du cinéma Le Louxor (pas de jeu de mots). ;-)

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 16:30

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Loué soit le Professeur de m'avoir proposé de découvrir le dernier film de Sean Ellis. Et honte sur votre serviteur de ne pas avoir vu les précédentes œuvres du cinéaste (courts et longs inclus).

 

 

Synopsis :

Aspirant à une vie meilleure, Oscar Ramirez et sa famille quittent les montagnes du Nord des Philippines pour aller s'installer à Métro Manila.

Proie idéale de cette ville impitoyable, Oscar va devoir tout risquer pour les siens.

 

 

En voyant l'affiche du film je pensais tomber sur un film d'action bourrin mâtiné de polar ou de gangster comme  TROUPE D'ELITE 1 et 2, LA CITE DE DIEU ou THE RAID (le look des costumes des convoyeurs). Tout le contraire car METRO MANILA

commence comme une critique sociale féroce pour finir comme un polar fataliste et une description de la ville Malienne pessimiste.

 

 

Pour THE RAID le gallois Gareth Evans avait filmé des combats violents avec une histoire pas follement originale mais avec résultat ultra jouissif tout en montrant l'art du Silat dans un film réussi.

A contrario, Sean Ellis s'efface moins que son collègue gallois pour filmer la tentaculaire Manille comme un documentaire. Mais le cinéaste heureusement fait preuve d'une retenue

dans le jugement de ses personnages et laisse le spectateur se faire son propre avis. Ainsi au fur et à mesure du film on ressent de l'espoir, de la colère, de la peur, du stress, du désespoir.

Et tout cela en gardant la même manière de filmer. Ce qui montre le fin découpage et la mise en scène aussi discrète qu'efficace de Sean Ellis. Sans oublier la musique de Robin Foster épousant parfaitement

l'ambiance de la ville voulue par le cinéaste.

 

La Cité de dieu

 

A l'origine du projet, Sean Ellis voulait "tourner un film en langue étrangère car j'ai toujours eu l'impression que tourner un film en anglais me limitait."

Je précise que je n'ai pas vu le court, les longs et les photographies de Sean Ellis. Mais revenons au film. En 2008, le cinéaste se rendit à Manille. Pendant son séjour, il fût témoin d'une "rixe d'une violence inouïe entre deux convoyeurs de fond."

Une scène qui le marquera à telle point que le réalisateur partira de ce point de départ pour en faire un film."Au cours des mois qui ont suivi, j'ai commencé à écrire un traitement, convaincu que je reviendrais tourner très vite. J'ai rapidement cherché des financements, persuadé que je pouvais faire ce film pour presque rien. Mais il s'avère que peu de gens sont prêts à financer un film qui coûte moins d'un million de dollars." Il se fera aider par Frank E. Flowers pour l'écriture du scénario.

On aurait peine à croire que le projet du cinéaste refroidisse les producteurs frileux des projets un tant soit peu originaux. Le projet sera même présenté à Ridley Scott. Finalement ce sera via une compagnie indépendante que le projet aboutira.

 

2 précieux alliés auront permis au réalisateur de commencer le film : Tout d’abord : Céline Lopez (sa productrice) et Jake Macapagal (acteur et co-producteur du film) qui présentera des comédiens à Sean Ellis à Manille. Un séjour qui permettra aussi de "s'imprégner des ambiances de rue, comprendre la géographie de ville. Je ne voulais pas qu'on puisse se dire "qu'est-ce que cet anglais connait de Manille" ?"

Le tournage se déroulera sur 30 jours avec une petite équipe. Je pense que l'équipe a réussi a instauré une bonne ambiance sur les différents lieux de tournage et a réussi à s'entendre avec les philippins et surtout les autorités. Au vu du sujet et de l'ambiance fataliste du film c'est presque surprenant qu'il n'y ait pas eu de soucis. Mais METRO MANILA est plus une œuvre sociale que politique.

 2003

 

 

Un pour tous Tous Pourris

 

Le film commence doucement avec ces magnifiques plans sur les rizières du Nord des Philippines le tout accompagné du superbe morceau ".." Un thème qui reviendra souvent dans le film. Il inspire plein de douceur, de mélancolie et d'espoir à l'image d'Oscar et Mai. Le couple et leur enfants fuyant la campagne pour tenter leur chance dans la capitale.

L'arrivée dans Manille sera pour la famille un éblouissement au début (les visages souriants et remplis d'espoir) ou tout deviendra possible (l'accès à l'eau courante, aux soins) et surtout des meilleures conditions de vie. Ainsi une scène très touchante d'Angel (la petite fille d'Oscar et Mai) se balade avec ses parents et son frère dans la ville peu après leur arrivée. Ils s'arrêtent devant l'Hôtel Peninsula et sa très belle façade. La fille demandant si c'est le paradis; elle demande à son père si il ira aussi à cet endroit. IL lui répond en lui montrant le cœur de sa fille. Une scène très tendre montrant Oscar et Mai dans un moment d'intimité sous la douche.

 

 

Le film de Sean Ellis montre  Manille comme une plante vénéneuse. Ainsi au début, la ville est se montre très attrayante (les plans sont souvent en contre plongée sur les visages de la famille). Mais peu à peu le piège va se refermer sur eux à cause de ses habitants. Ainsi au 1er plan les personnages seront nets mais le second plan sera floue montrant la solitude de ces derniers mais aussi une voie-sans-issue.

Il faut dire que le film montre un aspect peu flatteur des habitants. Quand la famille arrive, ils se font floués (perdant leur maigres économies sur le coup) par un gars qui a loué un appartement déjà pris, un collègue qui a bossé sur un chantier avec Oscar ne se souvient même pas de lui, la première paie est en nourriture, Ils vont vivre dans un bidonville, Mai se fait embaucher comme strip-teaseuse dans un bar (elle doit aussi y emmener ses enfants, les laissant dans la loge).Oscar va finir convoyeur de fond (aussi dangereux que sa femme).

Pourtant Oscar et sa femme sont lucides et le font pour leur avenir mais surtout leur enfants.

 

Une scène particulièrement marquante sera celle du 1er soir de Mai et de Oscar. Les collègues d'Oscar l'invitent à une soirée pour "se cuiter" pendant que Mai fait "son show". Le montage montrant l'expression des 2 personnes pas du tout à leur aise. Oscar se mettant à pleurer et simulant un malaise pour aller s'isoler pendant que se femme se défend comme elle peut pour refuser les avances et attouchement d'un homme dans le bar à strip-tease.

La froideur des rapports est visible aussi avec la chef Charlie, responsable du bar. Elle se montre particulièrement dure et irrespectueuse envers Mai lors de l'embauche. Elle lui demande d'enlever son haut pour voir son corps. "Ce n'est pas une laiterie" balancera t-elle. Plus tard, elle proposera même à la fille de Mai de satisfaire des clients spéciaux. Glup. Cela prouve la cupidité et surtout que Charlie et ses "drôles de dames" (pardon c'était naze) ne pense qu'au gain (faire boire le client).

 

 

3003 

 

Training Month

 

A contrario Oscar devra faire un des métiers les plus dangereux au monde. Le dépot ressemblant plus à une poste militaire avec son chef ressemblant à un mafieux. Ce personnage est excellent dans son introduction. Il adore les blagues et se fait surnommer Buddha (clin d'œil à sa petite statuette et le fait qu'il adore rire).

C'est surtout la présentation de Ong qui va faire basculer le film dans une autre ambiance. Le film commençait comme drame sur les difficultés d'insertion, puis va prendre les allures d'un polar sec comme le chef-d’œuvre d'Antoine Fuqua (Training Day). Ong jouant à la fois le mentor, le grand frère mais aussi un rôle plus ambigu.

Les rapports entre Oscar et Ong devenant de plus en plus intenses. La plupart d'entre eux sont filmés dans le fourgon.

"Il y a d'ailleurs beaucoup de scène dans TRAINING DAY qui se passent dans la voiture du personnage principal..."  "Or ces scènes donnent un rythme particulier au film, et cela nous a influencés en partie dans la manière ou le film est construit."

Je trouve le personnage de Ong excellent. L'acteur comique au début du film devenant de plus en plus charismatique et inquiétant. Sans trop en dévoiler bien sûr. ;-)

 

 

La musique adoucit les mœurs

 

Ong le dira à son collègue entre 2 livraisons qu'il aime la musique classique car « elle nettoie l'âme ». Ici point de partitions bourrines. On a droit ainsi dans les classiques à 2 morceaux de la cantatrice Maria Callas : Ebben Ne Andrò Lontrana et O Mio Babbino Caro

La composition de Robin Foster ajoutera beaucoup de douceur, de mélancolie, de rêve rappelant celle de Yann Tiersen  (Leaving Banaue) mais aussi de stress (Hold the Run) rappelant  celle du duo Hans Zimmer sur celle de TDK "Why So serious".

Le compositeur n'hésitant à varier ses partitions, tout en gardant par moment des notes du thème principal. Point d'orgue (sans jeu de mots), le morceau final de toute de beauté de ...

 

 

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METRO MANILA est une œuvre d'une rare pertinence. Le scénario réservant de belles surprises, allant autant dans le drame, le polar, l'amour.  Il montre surtout une solitude des personnages, devant se débrouiller seuls et faisant des actions contre leur valeurs pour s'en sortir. La religion a aussi de l'importance dans le film. Et la comparaison entre l’histoire d’Alfred Santos et Oscar Ramirez est intéressante.

Sean Ellis et son équipe ont apporté un regard non distancié, touchant mais froid sur Manille. Un film fataliste mais avec une lueur d'espoir si mince soit-elle. Un film se déroulant à la fois comme un rêve et un cauchemar éveillé à l'image des rares plans optimistes du soleil au matin.

 

Merci à la société Haut et Court d'avoir diffusé ce superbe film : prix du public à Sundance. La société audacieuse avait distribué LOST IN LA MANCHA, BLOODY SUNDAY, OMAGH, THE CHASER, INSIDE.

 

 

Désolé de ne pas trop en dévoiler sur l'intrigue mais la surprise compte beaucoup.

La langue utilisée est très intéressante aussi : des mots en anglais, espagnols ou portugais. ;-)

 

 

Sources : Dossier de presse du film.

http://www.hautetcourt.com/film/fiche/203/metro-manila

 

Lien : extrait de la BO du film

http://www.amazon.fr/Manila-Original-Motion-Picture-Soundtrack/dp/B00D2L4XP2

 

la superbe bande-annonce :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19533624&cfilm=215337.html

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 14:14

 

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La grosse attente de l'année. Certains et certaines ne pouvaient contenir leur patience. 

Et ils avaient raison. Après l'abandon de Bilbo le Hobbit il y a 3 ans; le cinéma de Guillermo Del Toro commençait à manquer.

Ce qui ne veut pas dire que le monsieur n'a rien fait. IL en a profité pour monter le projet « Les Montagnes Hallucinées » avec T. Cruise dans le rôle principal,

et s'est attelé à pleins de projets (en stand-by ou concrétisés) entre Hellboy 2 et Pacific Rim (roman, production de films, séries...).

 

Ainsi avec son dernier film le réal de Cronos fait son grand retour et signe un film très spectaculaire, ambitieux, hargneux mais surtout sincère. Le travail de plusieurs années

de patience à peaufiner, construire sa vision, nous amener avec son équipage (scénariste, production designers, costumiers, infographistes, cascadeurs, musiciens) vers un monde

vers l'infini et l'au-delà. Un film à la croisée des mondes et ou l'union, la solidarité, l'amour, le dépassement de soi, la confiance prennent sont gravés au fer rouge.

 

"Pacific Rim est arrivé à un moment  crucial, ça m'a sauvé la vie. Alors que j'écris ces lignes, on ignore si le film plaira à un large public, mais sachez que le réaliser est

une expérience  qui m'a changé : c'est la meilleure production cinématographique sur laquelle j'ai travaille. Pas seulement parce qu'elle a été une réussite sur le plan créatif

(grâce à d'anciens et de nouveaux collaborateurs) ni parce que mes relations avec Legendary et Warner Bros ont été idéales, mais bien parce que tout s'est fait pour les bonnes raisons,

au bon moment et avec les bonnes personnes."

 

Résumé piqué sur allociné.

 

Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été
mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju.
Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…

 

 

C'est bien simple avec le pitch simple mais plus malin que cela (la bataille pour la terre entre les robots et humains résistants et les monstres belliqueux) on pouvait craindre une une redite

de blockbusters récents (Transformers, Godzilla pour les pires). Attention j'aime Godzilla super nanar. ^^ On peut me lapider.

 

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Heureusement M. Del Toro et son équipe te balaie en quelques minutes d'intro les souvenirs que nous avions des 2 films cités. Comment ? Tout simplement en montrant une situation

crédible ou d'entrée les enjeux sont posés comme dans les "breaking news" dans un monde au bord de l'apocalypse. Une manière judicieuse aussi de montrer au spectateur que ces

évènements ont réellement lieux dans des endroits que nous connaissons.

La première attaque d'un Kaiju intervient avant 10 minutes et autant le dire elle pourrait faire parti d'un final de film à gros budget. Le réalisateur n'a pas choisi

la facilité pour cette mise en bouche. La scène se passe en haute mer en pleine tempête. L'affrontement du géant de fer et de la gigantesque créature des océans.

La caméra se faufilant restant près des combattants et filmé de la même manière que les chorégraphies des films d'arts martiaux, permettant une lisibilité et une fluidité

des mouvements efficaces. Leur taille est visible grâce au niveau de l'eau et surtout à l'imprudent bateau de pêcheur se trouvant sur la zone. Nous avons donc une lutte à mort

aussi bourrine que gargantuesque.

Passé cette séquence introductive dantesque le générique "Pacific Rim" apparait à l'écran. Woooow ! ^^

 

La suite des évènements est encore plus spectaculaire. Chaque affrontement gagne en spectaculaire (intensité et lieux et des combats, nombre de combattants).

 

 

La faiblesse des humains va être de croire que les Kaijus apparaissent par hasard et seuls. Grâce aux 2 talentueux scientifiques qui ont les passages les plus drôles avec celui

de Ron Pearlman, nous apprenons que les créatures sont organisés comme une armée et ont l'intention d'annexer la terre. Comme aux échecs, chaque monstre se classe par catégorie

en fonction de sa taille, ses compétences, son ancienneté. L'adaptation et la stratégie des Kaijus montrent leur intelligence, prouvant ainsi leur noir dessin. Enfin et nous l'apprenons après le &er acte de bravoure les politiciens vont lâcher la PPDC pour construire des murs défensifs autour des villes. La force armée va se retrouver en autarcie par la suite. Heureusement, les anciens se reformeront en créant une unité avec  4 Jaegers défendant les villes côtières du Pacifique. A commencer par Sydney et surtout Hong Kong.

 

Venons-en aux acteurs, peu connus : Tom Cruise a failli être pris pour le rôle de Staker mais le projet aurait pris une autre tournure. "Pour nous, la star, c'est le film" précise Jon Jashni. On peut dire qu'il y a 4 groupes de personnages dans les humains (ils fonctionnent en duo voir trio rappelant la solidarité du film) :

-le commandement et la base de contrôle

- La maintenance (exception faite pour ce groupe)

- les pilotes

- Les scientifiques

- Les trafiquants du marché noir

 

Génial dans Prometheus, le charismatique Idris Elba incarne le colonel Staker. L'acteur donne une magnifique performance à la fois homme dur et leader, mais aussi de manière plus

subtile compréhensif et sensible. Son bras droit incarné par Clifton Collins Jr est un contrôleur et en charge des opérations. L’acteur monumental dans 187 Code Meurtre, hilarant dans Les Anges de Boston 2 et dans plein de rôles joue son rôle avec beaucoup de retenue mais son look old school dans Pacific Rim rappelle les ingénieurs habillés à l’ancienne (un peu comme le Professeur Arturo). Le reste du casting comprend Charlie Hunnmam (brillant dans HOOLIGANS…), Rinko Kubachi (cute), Max Martini-Rob Kazinsky (duo touchant dans la relation père-fils), Charlie Day (énorme le fan de Kaijus et hilarant ; merci Shin pour la découverte de « It’s always sunny in Philadelphia ») et Burn Gorman (scientifique très british et matheux). Les joutes et la relation entre les 2 scientifiques est aussi très drôle.

Mais le rôle le plus fendard revient à M. Ron Pearlman. Il interprète Hannibal Chau (un trafiquant récupérant des organes et corps de Kaijus pour en faire le commerce). Son look rappelant la démarche des maques et de flambeurs. A la tête d’un empire invisible possédant sa propre armée, c’est le pourri de l’histoire mais il est tellement over the top qu’il mériterait un spin-off.

 

Notons enfin que les relations sont touchantes aussi. Tout comme le fait que pour piloter un robot il faut 2 personnes parfaitement connectés. La confiance et la solidarité étant à ce point crucial pour faire marcher le colosse. Ainsi pendant les combats les pilotes ressentent les coups portés et reçus. Ce qui augmente encore plus l’empathie. Ce que j’aime justement, c’est que la personnalité du robot se reflète dans celle des pilotes. Ils choisissent les options et le type de combats. Ce qui cèlera l’alliance entre Raneigh et la jolie Miko se passera tout d’abord sur le ring avec un combat au bâton que n’aurait pas renié un Corey Yuen dans un décor rappelant un certain tatami de Matrix.

 

A ce sujet les décors somptueux dont celui mur d’Alaska mais surtout celui du Shatterdome de Hong Kong (La ville est photographiée comme une mégalopole façon Blade Runner ou Dredd) est un plaisir des yeux. Reconverti en poste avancée pour les missions de défense, il sert à la fois base, dortoir, réapprovisionnement et d’entrainement.

Le réalisateur filmant chaque pièce comme si nous étions dans le vaisseau Sulaco. L’impression de grandeur est là. Autant à la surface que dans les profondeurs. La caméra magnifiant chaque détail. Souvent filmé en contre-plongée pour le hall.

Il faut noter aussi le soin apporté aux détails (la rouille…)

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Les monstres aussi sont très réussis. Ils sont fort repoussants mais parce qu’ils font preuve d’intelligence on en arrive presque à les respecter. Je dis presque. Mais le must et c’est aussi pour cela que l’on va voir le film ce sont les combats entre Kaijus et Jaegers. Sur l’eau, sous l’eau, sur terre, dans le ciel, chaque affrontement surpasse le précédent en originalité et en destruction. Tout comme le fait que les combattants utilisent un bateau  ou des conteneurs comme arme. Efficace mais cela permet aussi de montrer la grandeur( le pendule à bille activée) et la puissance des coups.

 

Choix judicieux pour les monstres : tout comme les océans ne sont pas connus, l'homme pense à explorer ce monde pour les pulvériser.

 

 

Les superlatifs ne risquent pas de manquer pour ce film. Tout comme le plaisir procuré à la découverte du film. Certains l’avaient dit : on redevient un gosse jouant avec nos jouets. C’est ce qu’a réussi à retranscrire Guillermo Del Toro et son équipe. On ne peut que les féliciter.

On ressort du film avec la banane en en redemandant encore. Incroyable production designer, fx visuels (raaah la caméra Red Epic), effets sonores. On frôle la perfection ! Saluons aussi le boulot de Travis beachman qui a eu l’idée du film et en a écrit le scénario puis que le réalisateur a peaufiné et arrangé avec lui.

Tellement que j’ai craqué sur le livre « Pacific Rim : des hommes, des machines et des monstres » et sur la BO. L’univers est passionnant (décors, costumes, monstres…)

Prochaine mission : se procurer le comic parlant des évènements se déroulant avant le film et aussi découvrir le film en 3D.

 

Un grand film qui se savoure au cinéma. ^^ Merci M. Del Toro.

 

Sources : 

livre :Pacific Rim : Des hommes, des machines et des monstres

magazine : interview des membres de l’équipe du film dans l’Ecran Fantastique n°342 et 344.

 

 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19509275&cfilm=191289.html 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:40

  Fortress

 

 

 

 

Je l’avoue FORTRESS est le seul film de Stuart Gordon que j’ai vu (avec Re-Animator) Mais ce film est un excellent actionner de SF bourrin avec un casting de seconds couteaux pas piqués des hannetons comme dirait le père Dahan. Et puis merde c’est un film avec Christophe Lambert.





Résumé



La Terre affronte un nouveau fléau : la surpopulation. Chaque couple n'a droit qu'à un seul enfant. Le capitaine John Brennick (Christophe Lambert) et sa femme Karen (Loryn Locklin) deviennent hors la loi parce que cette dernière attend un second bébé. Arrêtés, ils sont conduits à la Forteresse, centre carcéral ultrasophistiqué d'où toute tentative d'évasion s'avère inutile...



Sortie en 1992 ce B-movie fût confié à Stuart Gordon par son agent. Trouvant le scénario nul, il ne voulait même pas rencontrer les producteurs. L’insistance de son agent finit par le faire céder. Le réal y alla franco face aux producteurs qui lui donnèrent carte blanche pour réécrire le script.



S. Gordon :

« J’ai donc modifié pas mal d’éléments comme la raison de l’incarcération du héros. Dans le script original, il était condamné pour avoir détruit un robot, ce qui n’était pas très passionnant… Plus tard, j’ai découvert que je devais la réalisation à Arnold Schwarzenegger. Sa doublure cascade Peter Kent, tenait dans RE-ANIMATOR le rôle du premier humain ressuscité. Arnold a vu le film, il l’a aimé et a pensé à moi pour tourner FORTRESS au moment ou le projet l’intéressait. Il a ensuite changé d’avis. Malheureux, le producteur lui a dit : « Sans toi jamais je ne pourrais réunir l’argent pour le budget… » « Engage Stuart Gordon » lui a t-il répondu, « il sait faire des films avec très peu d’argent ! » »





Avec un budget riquiqui de 7 millions $ Stuart Gordon commence à tourner. Lieu de tournage l’Australie. Un choix judicieux mais pas que pour des raisons financières puisque ce pays possède des paysages désertiques (j’aimerais bien y aller et jouer à Mad Max lol). MAD MAX justement puisque le directeur photo de ce film travaillera sur FORTRESS.

A confirmer mais il me semble que les décors de la prison quand on la voit à l’arrivée des prisonniers et certains décors sont des miniatures. Mais pour la plupart ils sont réussis. La prison est grande de 33 étages souterrains avec au milieu un précipice un peu comme dans une fourmilière.










Le must est le fonctionnement de la prison géré par une société privé du nom De Men-Tel qui s’en met plein les fouilles grâce au reversement d’une allocation de 27 $ par jour et par prisonnier. De plus elle est parfaitement gardée non pas par des gardes mais par un système de surveillance vidéo indiscret. Lors de leur arrivée on injecte aux prisonniers un mouchard dans leur ventre (efficace parce que tu peux le recracher par les voies naturelles burp) qui permet de contrôler leur pensées, leur rêves et de les « intestiner » (douleur désagréable au ventre) ou pire leur faire exploser le bide. Ajouté à cela des canons, des cellules aevec barreaux en laser et c’est sûr que ça ne doit pas être la grande vie. De plus pour mauvais comportement ou tentative d’évasion le prisonnier se retrouve dans une pièce ou il subit un lavage de cerveau façon ORANGE MECANIQUE. Après cette expérience il devient un zombie. A noter que les prisonniers participent à la construction de la prison.

Autre point intéressant les hommes et femmes sont fichés avec un code-barre.





Le casting de FORTRESS comporte d'excellents acteurs. Kurtwood Smith qui joue le directeur de la prison Poe. Parfaitement détestable ce salaud comme un Big Brother pervers mate les rêves cochons des prisonniers. A noter que c’est un être perfectionné qui se nourrit d’acides aminés.

Vernon Wells (Maddox) : prisonnier le félé dans MAD MAX 2 mais aussi Freddy mercury dans COMMANDO. Il a un 187 tatoué sur le front.

Jeffrey Combs (D-day ou Jour J) : prisonnier allumé expert en informatique et en explosifs. C’est le petit génie du groupe. Un des meilleurs looks du film. Il termine souvent ces phrases par « mon pote, mon vieux ou mec ». Détail important il a des lunettes dont rêvent les industriels opticiens.

Clifton Collins Jr (Nino) : le pote de Brennick, jeune qui se fera presque abusé par Maddox et son pote Stiggs.

Tom Howles (Stiggs) : le prisonnier enfoiré qui accueille Nino et Brennick. Fin bref c’est une gueule.





Certes le film comporte quelques clichés propres aux films de prison comme les persos (le costaud, le jeune, le vieux…) mais aussi dans les films d’évasion (arrivée, rébellion, évasion). Mais ce film se déroule sans temps mort reste agréable à regarder.



J’ai bien aimé l’utilisation des clones de combat (croisement entre ROBOCOP et Darth Vador et HALO) et aussi la voix de l’ordinateur central qui répète « le crime ne paie pas ». Un peu plus et on se retrouverait dans DEMOLITION MAN.










Non mais tout ça n’est rien face à la performance de Christophe Lambert. Son regard, les sourcils bas (excellent quand il devient zombie) sont un must. En plus il s’occupe du doublage français de son personnage. La partie de l’évasion est la plus jouissive du film avec Christophe se la jouant COMMANDO ou RAMBO 2 ou 3 avec sa grosse pétoire. De plus il crie à chaque fois qu’il arrose.







Répliques (VF)



- « Putain de pondeuses. »



- « Si vous oubliez ses petites culottes, elle va pas être contente. »

- « Merci. Putain. Je suis tellement fatigué. Vous savez, on a roulé toute la nuit. »



- « Je connais cette prison. J’ai vu un reportage dessus. Cette baraque est énorme. »

- « Ouais comme ta grande gueule, cool. »



- « Vous allez entrer dans une zone de sécurité absolue. Le crime ne paie pas. »



- « Hé calme-toi, respire un bon coup. »

- « Laisse-le. Il est mort. »

- « Non. Il a juste la trouille, ok ? »

- « Les trouillards, ils survivent pas là-dedans. »



- « Vos pensées seront toujours avec moi. »



- « Vous savez tous les deux qu’il faut payer le loyer. »

- « Je purge ma peine moi-même. »

- « Elle peut être plus ou moins agréable. Réfléchis. Tu paies pas le loyer ; Maddox et moi on vient le chercher. »

- « C’est toi ? »

- « Ah ah ! Non, Maddox, on peut pas le louper. Il a 187 tatoué sur le front. Tu sais ce que ça veut dire le Bleu ? »

- « Je parierais que c’est pas ton Q.I. »

- « 187. Article pénal sur le meurtre. Il a pris perpète. »

- « Peut être que tu préféreras payer le loyer en fin de compte. »



- « Hé mon mignon ! Si t’as le cul aussi doux que la gueule, viens. Tu peux pieuter avec moi. »

- « T’essaie espèce d’enfoiré et t’es mort ! »

- « Ah ah ah ah ah ! J’attendrai. Bonne nuit minou. »



- « Il a essayé de s’évader. Il a fait la grosse erreur. »

- « L’erreur, c’est quand t’essayes de rien faire. »

- « Personne peut se tirer d’ici mon pote. »

- « Faut que t’arrêtes de croire ce qu’on te raconte. »











- « J’ai pas envie de crever en taule. »

- « Je te crève sur place si tu me le dis pas. »



- « Hé ! »

- « C’est le lit de Brennick maintenant. »

- « Ouais et depuis quand ? »

- « Depuis que ton pote s’est fait exploser par le gicleur… Dugland ! »



- « T’as une sale gueule. »

- « A ce point-là ? »

- « Pire. »

- « J’ai fait un peu le con. J’ai foncé dans un mur de briques… »

- « Seulement il était vivant. »



- « John tu peux faire ce que tu veux. Je continuerai de t’aimer. »

- « T’es vraiment pas doué pour les adieux, tu sais. »



- « C’est mon job ! Je croyais avoir été clair avec toi. Moi, ce que je veux c’est la conditionnelle. Je vais pas foutre ça en l’air parce que t’as envie de jouer un remake de La Grande Evasion. »

- « Je suis pas en train de jouer. »



- « Ecoute capitaine. Je peux parfaitement envoyé une série de décharges dans ce truc pour te donner envie de vomir. Mais le revers de la médaille, c’est que cette saloperie est terriblement sensible mon vieux. C’est comme si on t’envoyait de la dynamite dans le bide. »

- « Tu veux dire que ça peut me tuer ? »

- « Absolu possibilité. »

- « Trouve un autre moyen. »

- « Mais peut être qu’il n’y a pas d’autre moyen. »

- « Mauvaise réponse. Essaye encore. »



- « Je sens qu’on va bien s’éclater mec. On va s’en payer une bonne tranche. Tu sais depuis quand je me suis pas éclaté mon vieux ? »

- « Pour sortir de là on va pas s’éclater. »

- « Non mais merde ! On va pas se faire chier non plus. »



- « Ici, regarde ça. C’est un déclencheur automatique. »

- « Et alors ? »

- « Ben quoi ? T’es jamais allé à l’école mec ? Si t’as 2 aimants par exemple, tu mets une feuille de papier entre les deux et t’en bouges un… »

- « Tu peux nous le faire sortir ? »

- « Ben oui. Euh enfin en théorie. Je veux dire, j’ai pas encore essayé. Peut être que je vais repeindre les murs en rouge dans cette opération je sais pas. »

- « Faut bien qu’on essaye. »

- « Quoi ? Tu veux dire tout de suite ? »

- « T’as un meilleur moment ? »

- « Non mon vieux. Tu tiens vraiment à ce qu’on finisse tous en petit pâté. »









FORTRESS possède de nombreuses qualités (le scénar qui offre une vision pessimiste de l’avenir à base de contrôle de naissances, de prisons redoutables et ou les USA sont devenus un pays fasciste comme dans les aventures de Snake Plissken.

Plus des délires gores (explosions de ventre, démembrements et un duel final aussi ridicule que jouissif). Enfin la musique accompagne bien le film. Et sans oublier le rire de Christophe hin hin !

A propos de son un bémol pourquoi il n’y a pas de versions 5.1, le film a une certification THX et le son a été enregistré au Skywalker Ranch

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 13:00

Ah si seulement M6 pouvait diffuser ce film. Je dis ça mais ça n’a rien à voir avec l’histoire du Prince Charmant piochant dans le harem. Pardon pour ses paroles crues les Miss.

Plus sérieusement BACHELOR PARTY raconte l’enterrement de la vie de garçon d’un heureux élu pendant les 80’s. Le film est sorti en 1984 (hé oui Klaatu un peu de Wang Chun ne fait pas de mal).

En fait j’étais intrigué par la jaquette du DVD. Et puis j’adore Tom Hanks. Donc c’est tout heureux que je compulse dans la tradition ramienne ce DVD. Et là j’ai pris mon pied dessus (genre plié de rire et bonne humeur garantie avec le look kitsch 80’s).

BACHELOR PARTY est inspiré de l’enterrement de la vie de garçon de Bob Israel co-producteur du film et frère du réal Neal Israel. Or il n’ y avait pas eu de films sur ce sujet selon les producteurs (ils n’ont pas du prendre ne compte les films amateurs, lol). En fait la Bachelor Party est considérée comme une institution aux USA : passage obligatoire pour tous les hommes et aussi les femmes. D’ailleurs cette soirée ou tout est permis rappelle celle du Spring Break. Tout ce qui se passe là-bas reste là bas. Tant mieux si t’as attrapé un thon.

Mais revenons au film.
Tom Hanks incarne Rick Gassko un chauffeur de bus très déconneur aux vannes géniales. D’ailleurs ses beaux-parents très cul pincés s’opposent à se mariage. Vous imaginez l’ambiance.
Ce sont ses potes et son frère qui organisent son enterrement. Jay O’Neal (Richard Zwund) se charge de tout organiser. Pour cela et le titre français arrive à point il réserve une gigantesque chambre d’hôtel dans un palace.

A l’opposé, la marié Debbie Thompson (Tawny Kitaen) organise une party très BCBG chez sa mère. L’arrivée imprévue de 2 prostitués va chambouler cette belle ambiance pour le meilleur mais aussi pour le meilleur.
Ce qui amène des doutes chez ses dames. La suite ben c’est vraiment un trip terrible entre THE PARTY(temps et lieu de l’action puis les gags) et AMERICAN PIE (blagues potaches de l’internat, beuverie, même Stifler fait petit joueur à côté) mélangé à de l’alcool, drogue, sexe.

SPOLIERS

Il y des moments à hurler de rire ou le comique de situation joue en grande partie. Matez le look de Gary Grossman (celui avec la moustache et les lunettes). D’ailleurs le look kitsch du film (musique mais le thème est signé D. Elfman, vêtements) lui donne un charme et rajoute à la comédie.
En fait BACHELOR PARTY est une comédie romantique ou le mot engagement est mis en avant. Le marié va t-il succomber à la tentation ? Mais bon c’est moins subtile (tant mieux ?) que 4 MARIAGES ET UN ENTERREMENT pour ne citer que lui.

Les moments géniaux

Un film de cul digne d’un dimanche soir sur M6
Un vieux pote aux tendances suicidaires
Un âne accro aux stupéfiants
Une stripteaseuse à se fracturer une bouteille de Sky sur la tête
Nick the Dick
Un travesti
Des japonais coquins
1 séance sado-maso
1 mack hindou (génial l’accent) et son garde du corps
un cinéma 3D aux effets ravageurs

FIN DES SPOLIERS

Repliques

- « J’en ai rien à foutre de Sting ».
- « Salut les mecs. Ça roule ? »
- « Génial. Je suis un homme mort. Allo ? Ticket Concert. Quoi ? Tu te fous de moi. Boy George a une mycose ? Il annule ? Tu sais ce que ça va me coûter ? Fais-moi plaisir. Me rappelle plus. »

- « Tu vas te marier. J’ai l’impression qu’hier seulement que je te montrais comment tailler une pipe ».

- « J’avais une grosse saucisse dans la main ».

- « J’ai conclu un marché avec mes couilles en jeu »

- « J’ai quoi pour 25 dollars ? »

- « Le coup de l’ascenseur, la sauteuse, la frémissante ou bien la martelante. »

- « Hé ! Qu’est –il arrivé à la simple technique de la main ? »



En bref, BACHELOR PARTY n’est pas un grand film mais il reste très sympa à regarder (en VO) avec un Tom Hanks bien fendard. Il remettra le morceau avec la Fox dans une comédie plus mature que j’adore BIG. Sa carrière au ciné a décollé avec SPLASH.
Si toi aussi ami lecteur tu aimes les films de Ninja, sauras-tu reconnaître le blond en survet : un verre de Kwak sera offert.

A noter que le scénario a été écrit par la même équipe que POLICE ACADEMY et que l’actrice Wendi Jo Sperber (Linda Mc Fly dans RETOUR VERS LE FUTUR) est présente. Bad news sur imdb ils disent qu’elle est décédée le 29/11/05.

Excellent aussi ANIMAL HOUSE de John Landis. Potache, fun, espiègle.

DVD dispo en Zone 2

Image du grain pas la perfection. Dans l’ensemble c’est quand même convenable
Son VO 4.0 et VF, VE, VA, VI en 2.0
Sous-titres dispos dans toutes ces langues
Bonus Foutage de gueule, très promos il y a une featurette de 3 min qui présente bien le film le reste ce sont des interview coupées et qui sont disposées par thème pour rajouter des bonus, la BA met de suite dans le bain.

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