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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 01:45

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Présenté en avant première française lors de la soirée d’ouverture du PIIFF devant un public conquis et enthousiastes pendant la séance, le réalisateur avait le déplacement pour présenter sa dernière œuvre. Un personnage drôle, impertinent, touchant, mordant comme ses films.

 

Résumé piqué sur allociné :

 

En plein jour, un groupe d’hommes braque un magasin d’or de la Puerta del Sol à Madrid. José, père divorcé en plein conflit avec son ex-femme, Tony, son complice, sex-symbol malgré lui, Manuel, chauffeur de taxi embarqué contre son gré dans l’aventure, et Sergio, le fils de José, partent en cavale. Objectif : atteindre la France en échappant à la police… Mais arrivé près de la frontière française, dans le village millénaire de Zugarramurdi, le groupe va faire la rencontre d’une famille de sorcières, bien décidées à user de leurs pouvoirs maléfiques pour se venger des hommes…

 

3 ans et quelque mois avec Balada Triste de Trompeta sorti en 2010 (un chef d’œuvre ou un malsain ?). En sortant de la salle pour ce film, tu avais l’impression d’avoir souffert presque autant pour le personnage. L’empathie ne marchant pas. Mais peut-être que le professeur pourra confirmer ?

Pourtant j’adore quasiment tous les films de Alex de la Iglesia mais BALADE TRISTE ne passe. Trop triste sans jeu de mots. LA CHISPA DE LA VIDA / UN JOUR DE CHANCE sorti en 2012 fût une excellente surprise. Un film beaucoup plus attachant que son précédent. Il te questionnait la place d’un homme dans la société ultra-médiathique et cynique actuelle. Glaçant et qui te met la larme à l’œil.

Faudrait que je vois LA CHAMBRE DE L’ENFANT qui vient de la série « Peliculas para no dormir », PERDITA DURANGO et CRIMES A OXFORD (tournée en langue anglaise avec acteurs anglo-saxons)

 

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Pour les sorcières de Zugarramurdi le cinéaste s’inspire des légendes urbaines lié à ce village ; berceau de la sorcellerie mais tout en faisant un film de féministe (on sent une relation amour-haine pour les femmes).Et le film est une réussite sur les thèmes invoqués (la place de l’Homme dans une société féminisme voir féministe)

 Le film commence doucement par la présentation des 3 personnages principaux féminins : la mère Graciana joué par Carmen Maura, la grand-mère Marichu joué par Terele Pavez et la fille Eve joué par la sexy Carolina Bang. Nous assistons à une prémonitions autour d'un chaudron avec cartes. Afin que la prophétie (laquelle nous sera présentée plus tard dans le film) il devra y avoir un soldat, le christ, un chauffeur et l'élu. Curieux mélange. Lol A ce sujet la photographie du début du film est à tomber : des sources de lumière passant entre les branches d'arbres donnant déjà le ton fantastique du film qui viendra dans la 2ème partie du film.

La suite se passe à la Puerta Del Sol de Madrid. Nous assistons au braquage d'une boutique revendant de l'or (bagues, croix, pendentifs...) par une équipe motivée mais pas professionnelle. Avec des déguisements rigolos : un Jésus Christ, un soldat vert, un homme invisible, une Minnie, Bob L'Eponge et cerise sur le gâteau le fils du leader des braqueurs. Ce dernier étant au centre du récit tiraillé entre son amour pour son père et sa mère. Lors du braquage, on assiste apprend aussi que José le fait pour son fils et qu’il ne peut joindre les 2 bouts (un client braqué évoque les mêmes soucis) Après s’être fait pincé par un convoyeur le braquage se transformera en fusillade puis course poursuite rappelant les grandes œuvres de Michael Mann. Dans leur course poursuite, les braqueurs aidés par le gamin qui n’hésitera pas à utiliser les pistolets pour tirer, ces derniers seront rejoints dans leur échappée malgré eux par le chauffeur de taxi et son passager qui doit aller à Badajoz.

D’un début masculin et se déroulant en plein jour, le film va basculer peu à peu vers le fantastique (la nuit et la réputation du village du Zuggarmurdi faisant le reste). Les 4 hommes vont vivre une nuit d’enfer : le film rappelant la trame du film de QT et Robert Rodriguez.

 

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Mais le film est réussi dans le changement d’ambiance ou les femmes supposés sorcières montrent leur pouvoir et leur contrôle sur les hommes :

La mère Silvia (renommé l’armageddon sur le téléphone de José) voulant à tout prix retrouver son fils mais faire payer encore à son ex-mari son incapacité). Elle sera suivi par 2 inspecteurs dans la recherche de son fils.

La femme de Manuel (le chauffeur ayant une peur de sa femme et flippe en ne l’ayant pas prévenu qu’il ne viendra plus pour diner)

ALa copine d'Antonio (il a un complexe d’infériorité et a peur d’être un objet sexuel).

 

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Sans trop en dévoiler, le sort des hommes à Zuggamurdi est beaucoup plus pire que ceux que subiront les braqueurs. D’ailleurs peu avant la cérémonie les sorcières se rassemblent autour d’une table pour parler de leur vie et manger les parties du corps d’un homme.

Plus le film avance, plus les humiliations, les coups subis par ces hommes perdus sont dures. Les sorcières s’en servant comme jouet mais aussi de garde manger. Nous apprendrons plus tard que ces derniers loin d’être parfaits sont considérés comme les boucs émissaires de la condition de la sorcière et de la femme.

 

Le dernier acte montrera une cérémonie basée sur un sacrifice pour faire renaitre la déesse considérée comme la mère supérieure. Le grand moment du film avec en fond « Baga Higa Baga ». Imaginez une femme grosse avec la démarche de King Kong et le monstre final de BRAINDEAD.

Le métrage de Alex de la Iglesia montre des rapports amour-haine sur les femmes. Pourtant, l’homme se moque de tout le monde et en particulier de la religion, du culte païen et des symboles des sorcières (le balai ; le crapeau, les disparations et chapeau font plus office de clin d’œil complice). Chaque personnage est traité de la même manière (ses bons et ses mauvais côtés). Les maquillages (les lentilles rappelant les zombies de Shaun of the Dead…), la direction artistique est grandiose tout comme le découpage et l’ambiance fantastico-gore surprenante. La symbolique de l'anneau est importante aussi.

Le final mi-figue mi raisin ne manquera pas de trotter dans la tête. Enfin c’est un plaisir de voir le cinéaste entouré des ses fidèles acteurs et actrices et son équipe comme le scénariste Jorge Guerricaechevarria. L’actrice Terele Pavez a remporté le prix Goya de la meilleur actrice comme second rôle.

 

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La deuxième vision au cinéma Le Vauban à Saint-Jean Pied de Port m’a encore plus plus que la première fois lors du PIFFF. Le fait d’être au Pays Basque prês du village y est peut-être pour quelque chose. lol

Pour un film qui parle de castration masculine mais qui arrive à être drôle, iconoclaste, pertinent, décomplexé, il fallait oser. Rock N’ Roll.

Rien que voir Santiago Segura et Carlos Areces en femme vaut le coup de découvrir ce film. ^^

 

 

Compte-rendu du festival PIFFF 2013 par Robby.

http://laseancearoggy.jimdo.com/festivals/pifff-2013/

 

 

 

La présentation du film par Alex de La Iglesia au PIFFF

 

 

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Published by Oreo33
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commentaires

Mr Vladdy 16/04/2014 15:07

Ayez enfin vu et beaucoup aimé. J'en aurais volontiers parlé avec toi ce week end mais si j'arrive sur Paris, toi tu pars ^^ N'oublie pas que la porte est toujours ouverte à Brest ;-) Bref, pour la
peine mon avis un peu plus détaillé sur ce film se fera sur mon blog. L'avis est écrit faut juste que je le mette en page ;-)

Oreo33 03/05/2014 09:39



Chut, discrétion sur la vie privée. .


Merci pour l'invitation. Sweet, lisons cela.



Roggy 15/04/2014 21:45

J'ai beaucoup aimé Balada Triste. Un de ses meilleurs films pour moi.
Merci pour le lien.
Roggy.

Oreo33 17/04/2014 20:40



^^. Je note. Je le reverrais mais pas de suite.


De rien.



Roggy 02/04/2014 23:05

Je pense que j'en ai vu la plupart comme, action mutante, le jour de la bête, un jour de chance et Ballade triste que j'ai bien aimé.

Oreo33 12/04/2014 21:06



Excellent ! ^^


Moins fan Balada Triste. Tu avais aimé ? 


Je me suis permis de mettre en lien ton article sur le PIFFF.



Roggy 30/03/2014 21:12

Salut,

j'étais présent au PIFFF pour la 1_re du film avec le réal. J'ai adoré la 1ère scène avec la prise d'otages qui est très drôle. Pour la suite, je suis plus réservé, car je m'attendais à autre
chose, plus de folie.
J'ai l'impression que le scénario pêche vers le milieu du film, malgré des bons moments, pour arriver au climax très z, mais sympathique.

Roggy.

Oreo33 02/04/2014 19:16



Salut Roggy,


Classe ! Tu as vu ses autres films ? ^^  Je comprends


Je comprends. IL te prépare au final de furieux en allant peu à peu dans le fastastique. A la première vision, ça m'avait un peu surpris. Oui, tu as raison, climax Z, très osé. limite dérangeant.



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