Comment apprécier un chef d’œuvre et le considérer comme tel sans
connaître les bouses desquelles il se distingue ??"
Cette phrase de Yannick Dahan pourrait parfaitement convenir pour cette été cinématographique ou j’ai
découvert : 2 grands films (Wall-E et Dark Night) et 1 trip 100 % fun (Wanted) et THE BOUSE La momie 3). Sans compter la ressortie de Frankenstein et la
Fiancée de Frankenstein.
Je l’avoue je misais beaucoup sur ce 3ème volet des aventures de la famille O’Connell. Une histoire délocalisée en
Chine, 2 vedettes de films Kung-Fu qui se retrouvent après Tai-Chi Master et un Rob Cohen à la réal (rigolez pas je me fends la gueule sur XXX).
Résumé piqué sur allociné
Le troisième épisode de la saga La Momie nous transporte cette fois en Asie pour une nouvelle aventure qui verra Rick O'Connell et les siens livrer un combat
sans merci à l'Empereur Dragon. Des catacombes de la Chine antique aux sommets de l'Himalaya, l'explorateur intrépide, son jeune fils Alex, sa femme Evelyn et son beau-frère Jonathan affronteront
la Momie ressuscitée du plus cruel conquérant de Chine.
Victimes d'une sorcière maléfique, l'Empereur Dragon et ses 5000 soldats ont été relégués pour l'éternité dans les limbes. L'immense armée de terre cuite reposera ainsi durant 2000 ans, oubliée
de tous, jusqu'à ce qu'Alex commette l'erreur de réveiller son chef. Pour éviter une vague de méfaits, Rick devra appeler à la rescousse les seules personnes plus habiles que lui à combattre les
morts-vivants : sa propre famille...
1er constat : Rob Cohen n’est pas Stephen Sommers. Ce dernier simple producteur lui confie un script avec
une momie ressuscitée en Chine. Le problème c’est que l’histoire ne change pas du 1er et 2ème volet tournés par S. Sommers : pire c’est une redite. Alors ok on prend
les mêmes et on recommence : on ressuscite la momie par mégarde après l’avoir ramené du site des fouilles au musée. On apprend que la créature est vénère et qu’elle contrôle plusieurs
éléments et bien sûr qu’elle cherche à ressusciter pour dominer le monde ! Cool et qui s’est qu’on appelle à la rescousse ? Le couple O’ Connell. Donc on doit tuer la créature,
découvrir le traître, éliminer les sbires et mener la grosse bataille à la fin et bien sûr former une famille unie parce que tout ne sera pas parfait.
Si au moins l’histoire n’était pas aussi téléphonée ; Rob Cohen aurait du regarder en boucle les 2 volets de son
producteur pour amener un semblant de cohérence et d’aventures à son film. Là c’est le néant : aux oubliettes l’aventure épique de Stephen Sommers. Les scènes d’action sont illisibles à
cause d’un surdécoupage (la poursuite dans les rues de Sanghai).
Autre déception le changement d’Evy par une Maria Bello potiche et mère poule. Je veux bien qu’ils soient parents mais
n’aurait-il pas fallu vieillir les parents pour qu'ils soient un minimum crédible ? La relation entre père / mère et fils est d’un ridicule et cucu. Alors que Brendan Fraser, ses
acolytes et Jonathan étaient marrants dans les 2 volets précédents ; l’humour gras apparaît ici et les persos terriblement transparents ou pires insupportables (Maria Bello, Luke Ford)
semblent faire ce qu'on attend d'eux (donc peu de prise de risque scénaristique).
Dans ce film; du moins au début le couple O' Connell vit rangé et mène une vie pépère dans leur manoir
anglais : Rick s’éssaie à la pêche et Evy écrit des romans sur ces précédentes aventures. Un bon point de départ mais pas crédible (les comédiens font jeunes). La relation père fils/ fils
grandiose dans Indy 3 consiste ici à montrer qui a la plus grande en terme d’armes (armes pré-guerres contre armes post-guerres) et que le fiston a enfin coupé le cordon. La confrontation
entre 2 générations plus développée aurait pu donner de grands moments comiques, des colères mais des retrouvailles comme Indy 3 (j’étais au bord des larmes dans ce film).
Les FX visuels sont consternants (les Yétis peluches qui font office de sauveteurs et d’ambulanciers), l’atterrissage de
l’avion, le crash final. Heureusement il reste le look des guerriers et de l’empereur sauvés et les soldats du Général déchu (la meilleure séquence est leur résurrection).
Déception aussi pour Jet Li et Michelle Yeoh grand absents du film en terme de combats (malgrès un maigre espoir à la
fin) : un combat entre les 2 acteurs aurait pu faire office d’apothéose ; non même pas la scène est illisible et bien trop courte. Tout comme le mano à mano entre Jet Li et Brendan
Fraser.

Comment y aller à fond quand le perso de Jet Li n’est en rien inquiétant, immense, puissant comme Arnold Vasloo l’était ? Les scènes montrant des blessures sont coupées juste avant
l’effusion de sang (comme celle de la mort du Général).
Le film peut tout juste être sauvée par les cascades de Vic Amstrong, la bataille finale mais avec un
scénar ridicule, non achevé, soft, enfantin La Momie 3 pourrait passer à 23 h 00 sur la chaîne Gulli. Bon dieu les enfants si c’est le cas changez de canal !
Mais tout n’est pas dramatique dans ce film : la musique généréuse, pimentant les scènes et 3 acteurs
HK (Michell Yeoh, Jet Li, Anthony Wong).
Un réal avec une vision aurait fait un bon film, savoureux et sincère. Rob Cohen s'est foutu de notre
gueule ou s'est-il essayé à la parodie ?
Sorry pour cette critique mais bon j’ai été très déçu par ce film. Comment ça ne se voit pas ?
Par Oreo33
5
-
Recommander