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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 22:08

 




1993 sort ce film sur les écrans avec un immense succés 13 millions d’entrées (alors heureux le producteur ?). Et depuis un phénomène. Quoi vous ne récitiez jamais les dialogues au collège ou à l’école ?
Le film mélange de comédie et de fantastique montre des personnages du moyen âge qui se retrouvent en 1992 Et là ils perdent leur repère. Les gueux sont riches, il n’y a plus la taille et l’air est suffoquant…
Bien sûr le film est très rigolo mais il permet de montrer sous l’angle de la comédie (donc de l’exagération) la vie au moyen âge très différente de celle de 1992.

Résumé

En l’an de grâce 1123, Godefroy « Le Hardi », Comte de Montmirail, d’Appremont et de Papincourt sauve le Roi Louis VI « Le Gros » de l’épéee d’un anglois abominatif ». Pour le récompenser, le roi lui offre en « épousailles » sa bien aimée Frénégonde de Pouille, fille du Duc de Pouille. En se rendant au château afin d’épouser sa promise, Godefroy tue accidentellement le Duc (méchante sorcière de Malcombe).
Il fait appel à l’enchanteur Eusabius. Ce dernier lui fait boire ainsi qu’a son écuyer Jacqouille la Fripouille leur permettant de revenir dans le temps peu avant l’accident. Malheureusement l’enchanteur a oublié les œufs de caille dans la formule et les 2 hommes se retrouvent en 1992.

Oyé oyé !

C’est à 17 ans que Jean Marie Poiré eut l’idée du point de départ du film : des personnages du moyen-âge se retrouvant dans le futur. Avec peu de moyens il souhaitait en faire un court-métrage. Mais ce n’est que partie remise (faut que j’arrête d’utiliser cette expression) puisque le réal profitera de ses collaborations avec Georges Lautner et Michel Audiard pour parfaire son écriture avec des répliques qui font mouche. Pendant cette période il écrit une histoire « Le Chevalier » pour Robert Hossein avec en vedette Robert Alban. Les 3 hommes rencontrèrent Jean Gabin qui balança à Robert Alban « Quand tu te mouches t’as pas l’impression de serrer la main à un pote ? » rapport au gros nez de l’acteur. Jean-Marie poiré récupéra cette réplique qui pouvait tout dire sur le film : la différence physique entre les gens du moyen-âge et de l’époque contemporaine.

La bonne soupelette

Assez patient le réal profita de sa collaboration avec Christian Clavier sur LE PERE NOEL EST UNE ORDURE, PAPY FAIT DE LA RESISTANCE et L’OPERATION CORNED BEEF pour lui parler de son projet lors d’un déjeuner. Séduit par l’histoire qu’il restait à développer l’acteur du Spendid accepta d’aider le réal à l’écriture des l’histoire et des dialogues. Ils en profitèrent pour changer le titre initial « Les explorateurs de Louis 6 le Gros ».

Que je trépasse, si je faiblis !

Alain Terzian producteur de L’OPERATION CORNED BEEF retrouve le quatuor Jean-Marie Poiré, Christian Clavier, Jean Reno et Valérie Lemercier pour LES VISITEURS. Assez inquiet sur les films de moyen-âge quant à leur coûts et leur succès. Pas la même époque mais LA CHAIR ET LE SANG n’a pas été un grand succés commercial. Mais le producteur parviendra à convaincre plusieurs investisseurs de financer le film pour 6 millions d’Euros.
Alain Terzian s’inquiétait aussi que les 2 personnages principaux parlent le vieux français. Mais les 2 scénaristes insisteront pour imposer le vieux français.
Le vieux français justement sera le fruit d’une recherche par nos 2 compères . Voulant jouer sur les mots « souplette, merdasse.. » JM poiré et C. Clavier en sortiront des répliques inoubliables. Néanmoins il semble que ce vocabulaire est un mélange de vieux français et de délire des 2 scénaristes.

Qu’est-ce donc cette diablerie ?

De même que l’une des répliques les plus fendards est le mot okay prononcé par un Jacquouille jubilant sur ce mot. Ironie du sort le personnage croit que c’est un mot français moderne. Mais tout le secret réside dans le jeu de Christian Clavier qui en rajoute « c’est okayyyyyy » ou « dinnnnngue ». Et c’est pareil pour les autres acteurs qui semblent en faire des tonnes pimentant l’aspect le côté comédie du film. Les casting justement composé de grands acteurs : Valérie Lemercier (qui reçevra un césar pour le meilleur second rôle), Christian Clavier, Jean Reno Marie Anne Chazel, Christian Bujeau, Isabelle Nanty, Didier Bénureau, Didier Pain…
Et puis il faut saluer la perf. De V. Lemercier et de C. Clavier pour leur doubles rôles.

 

 

Il sait même pas qui est Michel Drucker.

Le film comporte malheureusement une incohérence de taille. Comment le Hardy peut-il voir sa descendance puisqu’il n’a pas épousé Dame Frénégonde ? et la même question se pose pour Jacquouille ? Mais bon c’est pas trop grave. L’un des points forts du film est de voir comment se comporte des personnages du moyen-âge à la fin du 20ème siècle. L'un recourt à violence et l'autre semble plus pacifique.
Les 2 personnages semblent voir les changements politiques et l’évolution des sociétés : abolition des privilèges par un fillot du Hardy, la pollution, les forêts qui disparaissent, les gueux qui possèdent des chateaux. Et c’est là que nos 2 visiteurs finiront par entrer en conflit. Jacquouille finira par s’habituer à cette époque et y restera (jusque dans la prochaine aventure). Il saluera Gonzac de Montmirail (« un saint homme ») et la révolution (« vive la révolution »). Pour Hubert aussi ce sera un choc puisqu’il souhaitera rentrer dans son époque mais aussi racheter le château à sa fillote. On s’aperçoit que chez les 2 visiteurs l’un veut garder ses privilèges et l’autre veut en posséder. Et ils sont même en conflit avec JH Jacquard : Jacquouille est fier de son « réussissement » et Godefroy déplore que ce soit un « gueu » qui possède Montmirail.
A noter que Godefroy très croyant fera une prière à 2 reprises pensant que c'est Dieu qui les a mis dans cette situation et qui pourra les aider.

Enfin le film fait son petit effet en opposant deux individus : l’un petit, nerveux, lâche mais malin et l’autre fort, grand, droit et sérieux. Comme ce fût le cas de plusieurs films de tandem avec Gérard Depardieu et Pierre Richard.

Les répliques

- « Quelle jouissance de se retrouver dans un corps de pucelle ! »

- « Du vin servante que je pisse à foisson. »

- « Mais tu es fou, dis ? »

- « Messire un sarrazin dans une chariotte du diable. C’est tout ferré. Y’a points de bœufs pour tirer. »

- « J’chante pas plus mal que Steph de Monac’. »

- « En tout cas j’amène pas la clocharde. Ma voiture c’est pas l’arche de Noé. »

- Qui est amnésique ? Ton cousin Hubert ou l’autre putois là ? »

- « J’EN AI MARRE QU’ON ME RELUQUE LE CUL ! »

Les collectors

- « Merci la gueuse tu es un laideron mais tu es bien bonne. »
- « T’as pas vu ton pif, hé ? Dis donc, qaund tu t’mouches t’as pas l’impression de serrer la main à un pote ? »

- « Et on lui pèlera le jonc comme au Bailli du Limousin… Qu’on a pendu un beau matin… Qu’on l’a pendu avec ses tripeeeees. »

 

 

Pour finir la mise en scène de Jean Marie Poiré est assez énergique avec des plans rapides rajoutant à la dynamique du film. Choix qu’il continuera à opter dans ses films suivants LES ANGES GARDIENS (hilarant) et LES VISITEURS 2. il faut aussi saluer les décors et les costumes du moyen-âge très réussis.
Certains moments pendant le film font penser à une pièce de théâtre (les intérieurs) et cela se ressent puisque certains acteurs sont issus du café théâtre.
Mais une question demeure le film est-il tjs aussi drôle aujourdh’ui ?
Oui et non parce que les répliques sont connues par cœur mais la nostalgie de ma période collégienne m’a permis de revoir ce film avec plaisir (les scènes dans la maison de Béatrice et l'indétronable Jour/ Nuit ). Il reste maintenant à laisser le temps faire son petit effet pour voir comment le public se souviendra de ce film, OKAY ?

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Published by Oreo33
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