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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 18:56

J’avoue j’étais assez impatient de découvrir ce film de Clint Eastwood. Un film aux répliques bien senties, drôle et bien fun.

Résumé

Le sergent Thomas Highway (Clint Eastwood) est un marine baroudeur qui a combattu pendant la guerre de Corée et celle du Vietnam. Cynique et champion de la répartie il a quelques problèmes avec les autorités. En effet le sergent ne fait plus partie du groupe d’intervention des marines. Avant de partir en retraite il rêve de retrouver ce groupe d’intervention. Son vœu sera exaucé puisqu’il sera chargé de la formation d’une unité de reconnaissance. Malheureusement cette unité comporte des marines qui se la coulent douce. Le sergent va les mettre dans le bain de la guerre et leur inculquer ses valeurs.

Sortie en 1986 LE MAÎTRE DE GUERRE est un film 100 % testostérones. C’est un hommage aux marines. Le cinéaste aidé du scénariste vétéran James Carabatsos (HAMBURGER HILL excellent film sur une des batailles du Vietnam) s’attache plus aux rapports entre les soldats et les officiers. Ici point de critique de l’intervention US. Ce sont les rapports et la transmission des valeurs qui priment. De plus le film se révèle un sacré pamphlet contre la bureaucratie « les marines sont des hommes de terrain. » Une façon de raconter l’histoire non pas par les décideurs mais par les acteurs.
Ce point de vue sera utilisé par plusieurs films traitant de la guerre du Vietnam sortis pendant cette même période : PLATOON, HAMBURGER HILL et FULL METAL JACKET. Mais à l’inverse de ces grands films LE MAÎTRE DE GUERRE ne traite pas de la guerre du Vietnam mais de l’entraînement des marines avant leur intervention sur l’île de Grenade au début des années 80.
Mais le cinéaste et son équipe n’en oublient pas pour autant les conflits passés. Ils souhaitent redorer le blason des marines. Le commandant Powers (l’ennemi de Highway) dit « On a fait 0 1 1 : 0 victoires, 1 match nul et une défaite. » Highway ayant combattu pendant la Corée et le Vietnam souhaite changer la donne et gagner une guerre. Ce sera celle de l’île de Grenade.

Dans le titre VO, HEARTBREAK RIDGE(crève cœur) le sergent Highway le prononce souvent :
- « J’en ferais des crève-cœurs et des marches ou crève mon commandant. »
- « J’ai fais crève-cœur (il le dit à son lieutenant). »
- « Crève-cœur (il le dit à son ami le Sergent-Major Chozoo). »

Le sens de ce mot sera donné par le Sergent Major Chozoo à Stich. Il lui racontera que cette expression fût citée par un des sergents de Chozoo et Highway quand ils n’étaient pas encore officiers. On peut dire que crève cœur est un exploit mais aussi un mode de pensée. Ce qu'on verra à la fin après l'assaut de la colline (situation qu'a vécue le sergent Highway) quand Stitch sourit au sergent et que celui-ci lui répond par un clin-d'oeil.

Tout au long du film baigne cette ambiance moitié ironique (répliques en or qui renverrait Ford Fairlane dans sa chaumière) mais aussi sérieux. Sérieux dans le sens ou C. Eastwood tente d’inculquer par le biais de son personnages les valeurs des marines « ça s’improvise, ça s’adapte et ça domine. » Au fur et à mesure ses hommes qui ne l’aiment pas l’apprécieront des plus en plus et voudront le garder comme sergent. Formé à crève-cœur le sergent leur enseigne l’art du combat dans un environnement réel (« ça c’est le AK47 ») et une discipline de fer (on sera tous pareils avec les t-shirts).
De plus le sergent doit faire face à une nouvelle génération de marines comme le dit son commandant (des gradés formés à l’université et n’ayant jamais combattu)
Côté casting on a droit à des réjouissances : Everret Mc Gill (excellent en commandant pète sec qui souhaite que Highway perde) et puis Mario Van Peebles qui pousse la chansonnette (on dirait Jimmy Hendrix).
Mais bon il faut bien une présence féminime (Marsha Mason). Voulant se réconcilier avec son ex-femme le sergent Highway se met à lire des revues féminimes (hilarant) et tente tant bien que mal de réconquérir sa femme (« tu prendrais pas une bière ? »). De plus ces moments sont toujours accompagnés d’une musique jazzy très douce et calme.

 

Répliques (VF)

- « Les soldats je les gerbe moi ! »
- « Répète ? »
- « Si tu frimes pour bourrer le mou de ce glandu ; pas la peine de faire mousser boule à zéro. »
- « T’as l’air de savoir de quoi tu parles. »
- « Ou tu vas là père la colique ? »
- « Le père la colique te prévient qu’il est un père lacolique fatigué, qu’a des renvois de barbelés, qu’il pisse du napalm et qui te vide un chargeur dans le cul d’une mouche à 200 m. Alors arrête de me peler le jonc sinon il va y avoir explications des gravures. »
- « Tu la ramèneras moins quand t’auras les burnes au fond du bec boule à zéro. »

- « Reste dans ton coin et apprend à pisser le sang avant d’en baver à mort. »

- « J’ai bien envie de te planter mon manche dans la motte. »

- « Et puis… il y a eu cette niakwée de Bangkok. Elle faisait la brouette mongole comme personne. »

- « Sergent Highway… ébriété et trouble de l’ordre public, rixe dans un débit de boisson et pour finir vous urinez contre un véhicule de police ! »
- « Qu’est-ce que vous voulez ? Il faut ce qu’il faut. »

- « Un de ces quatre, tu roteras du sang au fond d’une impasse et devant toi y’auras ma pomme. Là tu jouiras.
- « Tu peux rêver couille molle. »
- « Tu paieras le prix fort poivrot. Je fais pas de ristournes aux militaires de carrière. »
- « Dommage ta bourgeoise en fait. »

- « Arrête de me foutre ton barreau de chaise de contrebande sous le nez avant que je t’en fasse un suppositoire que t’allumeras par les naseaux. »

 

 

- « Oui mon commandant. J’ai eu maille à partir avec une bande de bites molles. »

- « Stich Jones. Comte du funk, Duc du cool, Ayatollah des rock’ n’ rollers ! »
- « Tu la fermes hippie. »

- « La bibiche est barge. Elle sait même pas ce qui est blanc et qui mesure 30 cm ! J’ai rien dit ! Cool bulldog je me met en chauffe pour mon numéro.
- « Je vais te dire ce qui est noir et qui pisse le sang si tu la fermes pas. »

- « Avec ton faciès d’orang-outang Sergent-Major, t’es une pute vivante pour capote anglaise. »

- « Tout ce que tu sais faire tout seul, c’est les cartes de géographie. »

- « Mon frère quand on est moche comme toi, on bosse dans un aéroport à renifler de la coke. »

La collector (choix difficile)

- « Les boules à zéro j’en fais qu’une bouché moi. »
- « Ah c’est vrai ? Moi je vais te défoncer la gueule ; vu que si c’était autre chose tu serais trop content.
- « Non mais tu débloques ? »
- « Mais je vois bien de quel bord tu es : la clé sous la porte. Je vais te renvoyer dans tes pantoufles avec une paire de mirettes bordées de valises. »
- « Mais c’est les pédés qui parlent comme ça. »

J’avoue j’ai pas été déçu par ce film. La réalisation est excellente : générique du début avec images de guerre en noir et blanc, les canons retentissent en même temps que les percussions de la musique puis un morceau Sea of Heartbreak qui prend le dessus montrant des images de marines bléssés pendant le Vietnam. Le générique se termine sur la photo d’un enfant vietnamien qui pleure. Puis on arrive dans une prison (tjs en noir et blanc) ou l’on voit un homme racontait son passé. La caméra se faufilant à travers les prisonniers puis on passe à la couleur et l’on voit le sergent Highway. Une façon de faire le lien avec le passé du personnage et d’arriver au présent. Le réal joue souvent avec les ombres et les lumières (quand il en prison pour la 2ème fois et quand il voit sa femme dans sa voiture).
On peut dire que le réal met en avant le passé par le biais de son personnage et ses valeurs pour dire hé ne n’oubliez pas : ce qu’il fera dans plusieurs de ses films.

A voir en VF (superbe boulot pour cette adaptation) avec des acteurs doubleurs de qualité (Jean Claude Michel pour le sergent Highway, Patrick Poivey pour le Caporal Fraggeti et Pascal Légitimus pour Stitch Jones).

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Published by Oreo33
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commentaires

Anonymous 21/11/2016 17:30

un des meilleurs film du genre

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