Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 08:46




Pour cette suite, George Miller et son équipe nous ont concoctés un savoureux cocktail de tronches, de superbes poursuites sans oublier de construire la légende de Max. Il se démarque aussi du 1er film.

Résumé

Peu après la mort de sa femme et de son fils Max (Mel Gibson) se vengea en tuant les motards. C’est alors qu’il quitta définitivement la Main Force Patrol. Roulant avec son véhicule Interceptor V8 il erre sur les routes dangereuses. Sur ces routes se disputent violemment l’essence précieuse. Après avoir échappé à un gang, Max se retrouve dans une raffinerie tenue par des colons au beau milieu du désert. Mais ces derniers sont la proie d’assauts du redoutable Seigneur Humungus et de sa meute. Max décide de les aider mais pas à n’importe quel prix.

Warner distributeur International du 1er MAD MAX pensa dans un souci de marketing mais surtout de rentabilité qu’une suite serait très intéressante. Ainsi les dirigeants contactèrent le réalisateur George Miller pour lui demander d’imaginer une suite. Ce dernier n’était pas intéressé. Mais une coquète somme d’argent pour aider au tournage le fera changer d’avis (c’est une supposition, mais si vous savez ce qui s’est passé je suis tout ouie). La somme accordée sera de 4 Millions $ australien soit 10 fois le budget de MAD MAX. Les garanties d’avoir ce versement G. Miller et son producteur Byron Kennedy se mettent à démarcher le best of des techniciens made in Australia : à savoir des scénaristes, un directeur de la photographie, des maquilleurs, une chef costumière, des cascadeurs, pyrotechniciens Attention je ne dis pas que le boulot des techniciens sur le 1er film était mauvais. Loin de là. Mais sur MAD MAX 2 on sent clairement la différence de budget. Rien qu’a voir les nombreux grands angles et les prises de vues en grue.
Pour son histoire le réal s’entoure de 2 scénaristes : l’australien Brian Hannant (1er assistant réal) et d’un britannique Terry Hayes. Les 3 hommes concocteront un point de vue très différent du 1er film. Tout dabord ils présenteront un contexte intéressant revenant sur l’origine du proche chaos dans le 1er volet d’une part et un bref résumé de Max d’autre part. En fait ce prologue permet de répondre aux questions (en partie ?) du 1er volet ; mais il s’avère intéressant pour ceux qui n’ont pas vu ce film.
Avec une situation proche (les crises pétrolières des années 70, l’inflation) le réal dans le prologue de MAD MAX 2 montre les dérives possibles (on reste dans un film de genre) suite à une guerre opposant 2 puissances pour le contrôle du pétrole. S’en suit comme l’après guerre des pénuries notamment en essence. Le chaos éclate et les hommes se mettent à s’entretuer. La seule motivation est de trouver de l’essence si rare soit-elle. L’essence représentant la seule richesse dans ce monde. Or on peut se demander pourquoi ses hommes continuent t-il d’utiliser les voitures ? Peut-être sont-ils attachés à leur ancien monde ? Ce serait le seul vestige de l’ancien monde ?
Côté décors Graham Grace Walker mettra les bouchés doubles avec son équipe pour construire la raffinerie ainsi que les nombreux véhicules. La collaboration avec les pyrotechniciens et cascadeurs étant l’une des nombreuses contraintes de son travail. L’un des pompons revenant aussi au département costumes et maquillages surtout pour le look des assaillants. Enfin la musique composé par Brian May se révèle puissante surtout pour la poursuite finale mais elle inclut aussi des moments dramatiques comme le début du film (magnifique violons).

 

 

Somewhere in the desert

MAD MAX 2 débute avec une musique assez prenante qui laisse présager un grand danger. Après la logo Warner le titre du film The Road Warrior apparaît. Les mots The Road et Warrior se rejoigne pour compléter le titre. Une façon d’introduire la personnalité de Max mais aussi sa mythologie. Puis on entend en voix off un vieillard parlait du contexte et du passé de Max. La musique se faisant plus dramatique. Sur une route désertique nous voyons Max à côté d’un véhicule. La caméra s’avance vers lui jusqu'à voir son visage en piteux état. Et là le commentaire explique qui était Max avant qu’il ne le devienne le Road Warrior. Pendant cette intro l’écran est rappelle curieusement un format proche de celui de la TV (et en noir et blanc). On voit des images d’archive de conflits, d’émeutes et d’éxécutions. Ce contexte lourd est là pour mettre en avant les origines du proche chaos du 1er film : les gangs contre les policiers. A ces images s’ajoutent celles du 1er film avec la mort de la femme de Max et de son enfant. Ces images du 1er film sont accompagnés en fond de grandes explosions (comparaison avec la rage de Max dans son esprit). Puis arrive des plans en couleur : 2 tombes sur lesquelles se tient Max. Le générique se termine sur des paroles positives ; Max apprend à redécouvrir la vie. La caméra plongeant sur la route à vive allure ; noir complet et cette dernière sort du radiateur pour laisser apparaître le visage de Max conduisant son V8 Interceptor.

Seul contre tous

MAD MAX se différencie du 1er volet qui marquait les origines de la folie de Max. Dans ce volet le réal s’attache à décrire Max comme un solitaire, un homme brisé n’ayant plus ou quasiment plus une conception entre le bien et le mal. Comme on le voit : ses cheveux sont plus longs et hirsutes, il a une mêche blanche, son uniforme de policier est déchiré, son visage neutre : il ne sourit quasiment jamais et n’éprouve aucune émotion. Il a toujours son fusil à conon scié mais sa voiture est rouillé
Mais le point le plus intéressant sont les actions de Max : froid quand il capture le Capitaine Gyro ou quand il entre dans le camp. Il se fait traiter de mercenaire après avoir sauvé la vie en échange d’un peu d’essence. On comprend peu à peu que Max en deviendrait presque détestable par moment. Portant le même uniforme noir que les assaillants d’Humungus il peut faire preuve de la même cruauté et de cupidité que ce groupe. Néanmoins il se distingue peu à peu grâce à l’enfant à qui il refile un jouet musical et au capitaine Gyro. Ces 2 personnes sont les seuls pendant une bonne partie du film à le traiter amicalement. Et c’est vrai qu’en proposant ses services aux colons contre de l’essence Max ramènera un semi, ce dernier se fera accepter dans ce groupe. L’arrivé de Max rappelle aussi fortement celle de l’homme sans nom dans POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS.

Les gentils et les méchants

Max se situant entre les 2 parties : les colons et la meute d’Humungus, le réal ajoute une touche qui permet de différencier ces 2 ennemis. Les colons sont habillés de blanc (représentant une certaine pureté, on pourrait les comparer à des anges, non ?), sont sédentaires (du moins pendant la première partie du film) mais ils possèdent une raffinerie (signe extérieur de richesse très convoité). De l’autre côté nous avons le seigneur Humungus et sa meute. Habillés en noir, coiffés avec des crêtes pour certains ou d’habits récupérés au cour de leur assauts. Néanmoins certains ressemblent curieusement à des gladiateurs (Humungus). Ils affichent clairement leur motifs (têtes de mort). Puis ils sont aussi très cruels : la scène de la fuite quand ils tuent et violent. A un moment on les voit même pendre des colons prisonniers. Enfin ce sont des nomades cherchant à tirer profit de l’essence en s’en emparant. Ils ressemblent davantage à des pirates cherchant à détrousser les riches marchands.

 

 

Petite parenthèse pour parler du seigneur Humungus. On ne voit jamais son visage. Il en demeure impressionnant. Il fait preuve au début de diplomatie mais aussi de cruauté. Il se prend pour un seigneur désireux de conquêtes de richesses. Tout lui appartient sauf la raffinerie lieu de résistance. Enfin il gère ses troupes comme des chiens enragés : son second Wells surnommé chien de guerre puis attaché en laisse avant l’assaut final.

La meilleure défense c’est l’attaque

On pourrait comparer les attaques de la raffinerie à un western comme ALAMO. Les assaillants faisant le siège afin de rendre plus faible les colons comme on le voit au début. Leur seule chance de salut se révélera être Max. Mais ce dernier refusera de conduire le semi. Il préférera récupérer son essence (le deal) et repartir tout seul. Le capitaine Gyro lui disant « tu es fou mais pas lâche ». Cette fuite se soldera par un accident dont il finira très amoché. Sauvé par son « associé » Max finira par se réveiller en piteux état. Dans cette scène Max se retrouve dans une salle qui semble servir de morgue. Mais à la différence d’un autre il n’est pas rentré les pieds devant, sa tête donne directement sur l’extérieur : peut être une façon de montrer qu’il doit faire face à ses responsabilités et ne pas abandonner les colons. Mais Papagalo qui a perdu sa famille aussi ne comprend la noirceur de Max. A-t il un but ? Doit-il errer pour toujours sur les routes désertiques ? Cette quête pouvant rappeler celle des dark nights brisés par la mort de leur proches comme BATMAN, BABY CART. A noter que le titre du film ROAD WARRIOR illustre parfaitement la personnalité et les actions de Max. Le guerrier de la route finissant par secourir les colons en leur proposant ses services. Mais sous ce brin d’humanité se cache en fait un désir pour Max de survivre. Seul il ne pourrait échapper à la meute d’Humungus.

Enfin le moment de bravoure du film est la poursuite finale commençant juste après l’explosion de la raffinerie. Max conduisant la citerne aidé de quelques colons. Les méchants cherchant à s’emparer du camion afin de prendre l’essence. Cette poursuite se révèle incroyablement jouissive à suivre (plan large et rapprochés avec de superbes cascades très dangereuses). Les assaillants ressemblant à des prédateurs voulant attraper un gros animal dans la savane.

 

 

Puis à la fin de la poursuite (je ne dis rien sinon) on voit que les colons ont réussi à échapper à leur assaillants. Max retrouve son sourire. Mais celui-ci sera de courte durée : il n’a plus de voiture et de chien. Le dernier montre la caméra qui s’éloigne peu à peu de la pose de Max au début du film : une belle conclusion de l’histoire très réussi. Max entre dans la légende.

Finalement MAD MAX 2 est une suite très réussi. G. Miller nous a concocté un film digne des oeuvres comme BLADE 2, ALIENS LE RETOUR ou TERMINATOR 2. Il conserve son côté indépendant mais avec de plus gros moyens et tout ça sans perdre son charme.

A noter le rôle de Wez est interprété par Vernon Wells (Freddy Mrecury dans COMMANDO). WATERWORLD s'inspire aussi de l'histoire avec le manque d'essence et les assauts.

Sorry encore des oublis.

site US proposant des morceaux de la BO

Par Oreo33
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 08:27

 

Sorti en 1979 le film de Georges Miller montre un constat pessimiste sur l’avenir de l’humanité. Avec ce film d’anticipation le réal et son équipe nous montre de superbes poursuites sur les routes désertes de l’australie. Une façon aussi de décrire un monde anarchique ou les règlements de compte se font sur la route. Un monde fonctionnant a l’instinct.

Résumé

Sur les routes désertées d’un pays (l’Australie ?) des motards hors-la loi et des policiers roulant avec des voitures aux moteurs surgonflés se font une guerre sans merci. Max (Mel Gibson) un jeune policier et père de famille fait partie de la Main Force Patrol chargée « d’intercepter » ces motards. Au cours d’un séjour chez sa tante, sa femme Jessie et son enfant se font tuer par Toecutter et sa bande. N’ayant plus de repères et voulant se venger Max va peu à peu sombrer en dark night.

Définition de anarchie :

Désordre résultant d’une carence ou d’une absence d’autorités, et d’une absence de règles ou d’ordres précis.

Le film commence avec le logo du film Mad Max avec en fond un radiateur de voiture (superbe musique annonciatrice). Et c’est là que le film rentre dans l’ambiance avec un générique présentant l’équipe du film sur fond noir. Puis vient un début qui présente admirablement le film. Un plan du Halls Of Justice (le commissariat) suivi d’un fondu enchaîné sur une route avec le coucher de soleil au loin avec la phrase « a few years from now » puis un autre fondu sur une tête de mort sur la route. La caméra s’avance vers cette tête et s’arrête vers un panneau signalisation ou se trouve le panneau « Anarchie road 3 km » avant de continuer vers la gauche ou l’on voit un policier assis sur un mur en ruine et tagué.

Cette succession de plans efficaces permet de présenter rapidement la contexte de l’époque. Un désert en désordre. Le réal ajoute à la fin de ses plans une voie à la radio annonçant une poursuite. Ni une ni deux les 2 policiers (l’un dort dans la voiture et l’autre mate avec son fusil à lunette un couple faisant des galipettes). On s’aperçoit que les policiers calmes et détendus commencent à s’exciter. Une autre information est celle du panneau indiquant le nombre de morts 57 avec tout en bas « monitored by the main force patrol » (la o de Patrol étant barré par un a) avec toujours en fond un policier réparant sa voiture. S’en suit une poursuite phénoménale extrêmement bien réalisée. Et ce n’est que le début du film !

Pour ce film Georges Miller imagina l’histoire avec Byron Kennedy (producteur du film). Pour développer ses personnages et l’intrigue il fera appel à James Mc Causland (co-scénariste). Avec un budget faible (400 000 $) et shooté à Victoria, le réal va privilégier les poursuites et les crashs dont les spectateurs semblent friands. Ici point de palabres inutiles comme aux débats présidentiels le réal opte pour des dialogues courts et clairs. Les règlements de compte et les poursuites remplacent les dialogues puisque les personnages bons et méchants ne communiquent que par la violence sur la route. Les rares moments de calme sont en présence des femmes. La présence féminine est souvent accompagnée d’une musique calme (Jessie la femme de Max joue du saxophone) et Goose le dragueur se retrouve dans un bar avec un jolie chanteuse et sont là pour apporter un équilibre aux policiers (propos machiste je m’en excuse).

Le look des personnages

G. Miller et sa chef costumière ont fait un important travail sur l’aspect des policiers et des motards. Si les motards semblent porter des vêtements différents et piqués lors de leur vol (ils ont chacun une personnalité et on les reconnaît grâce à leur habits et leur couleur de cheveux) ; les policiers de la Main Force Patrol sont vétus d’un uniforme en cuir avec des protections aux épaules et aux genoux. On dirait presque des motards. Seul Goose semble avoir le bon uniforme puisque il patrouille en moto.
C’est une manière de bien différencier physiquement les policiers et les hors-la-loi. Pourtant ils semblent avoir en commun ce goût pour le risque et cet attitude suicidaire sur les routes. La poursuite qui ouvre le film le montre clairement : les policiers semblent prendre autant de plaisir que le psychopathe Knight Rider.

 

 

Enfin il y a Toecutter le leader dément des motards avec sa mèche blonde qui pourrait être comparé à un chef d’une secte avec ses mimiques et ses cris animaux (le chat quand il vient chercher le cercueil du Knight Rider à la gare et quand il croise le regard de Max avant la poursuite finale). Max de son côté est brillamment présenté. Au début du film les fonctions des policiers sont bien réparties : 2 voitures « pursuit » et la moto de Goose et « l’interceptor » piloté par Max. Le policier est présenté comme un denier ressort du fait des ses capacités au volant ; son sang-froid etc. En fait au début on ne voit jamais le visage de Max : le réal filme les pieds, les mains. On assiste à la préparation de la poursuite (lunettes noires, gants noirs ), ce qui introduit l’image d’un flic cool comme Dirty Harry quand il shoote les braqueurs en mâchant son hot-dog. On est alors surpris de découvrir à la fin de la poursuite le visage juvénile de Mel Gibson. Ce qui renforce l’idée que Max se la joue gros dur. De plus les plans présentant Max et Goose se font souvent en travelling avec des personnages fixes. A l’inverse dans les scènes de poursuite c’est la voiture ou la moto qui passe devant ou a côté de la caméra(une différence montrée par des plans rapides opposées à des plans longs et tranquilles).
La poursuite devenant de fait non plus une arrestation mais une passion.

Un western

G. Miller l’avouera : « Mad Max est un western. L’histoire est la même, mais au lieu de monter à cheval, on se déplace en moto, en voiture. Il y a des gens qui disent que les western est mort, mais ce n’est pas le cas ; il est devenu le film d’action avec des voitures. »

J’avoue être d’accord avec les propos du réalisateur. Plusieurs situations le confirment comme le fait de présenter un monde suite à une apocalypse. Le pays devant de se reconstruire. Mais comment faire respecter l’ordre sur les routes désertiques à des motards furieux. En instaurant un climat de peur et de répression et de contrôle. Il paraît difficile aux policiers de faire respecter la loi sur la route (limitation de vitesse, lignes blanches) et dans leur locaux (ils se font appeler « bronzes » à cause de leur badges). De plus les armes à feu ne sont pas dissuasives (la poursuite du début) et le seul moyen d’arrêter les criminels est qu’ils meurent dans un accident. Max se servant de sa voiture au début mais surtout à la fin comme d’une arme (il renverse les motards). Puis la scène ou l’on assiste à l’arrivée des motards dans un village et commençant à taquiner les habitants (vandalisme, intimidations, un gars se fait traîner sur le bitume et les atrocités commises sur le jeune couple). Enfin G. Miller en profite pour insérer quelques plans rapides et de sons de corbeaux (après le que le couple soit capturé, après l’incendie de la voiture de remorquage que conduit Goose). Le corbeau fait figure de mauvaise augure annonciateur de malheur. Ces signes annonciateurs sont destinés à Max qui même s’il les pressent sera impuissant pour Goose et surtout la mort de sa famille. Afin de décrire sa vengeance le réal insère un plan d’un épervier (enfin je crois) après la mort de Bubba. L’oiseau se nichant sur le cadavre de ce dernier. De plus 2 conceptions routières s’opposent : la loi pour les policiers et la liberté pour les motards.

 

 

Max, l’anti héros

Bien que Le chef de Max veuille réhabiliter les héros Max n’y croit plus comme à son métier. L’accident de Goose le fera peur et il décidera d’arrêter. Ce que son chef ne cautionne pas. Il sait que policier sur les routes est une drogue et qu’il ne peut pas arrêter. Mais c’est la mort de sa femme et de son enfant qui le transformera à jamais. Après les décès de Goose le réal introduit la peur et le rejet de cette peur en faisant un gros plan sur les yeux de Max à l’aide d’une lumière orangée. Même chose pour sa femme sauf que son regard semble vide (une infirmière le compare à un zombie). C’est à ce moment-là que Max va devenir Mad. Il n’est plus flic mais vengeur. Il se vengera à l’aide de la nouvelle voiture banalisé noir customisée V8. Le rôle de policier s’efface peu à peu puisque il n’a plus de limites. Comme le fait qu’il conduise à droite au lieu de la gauche pendant les poursuites). Les lignes blanches pourraient être comparées à la limite légal et morale à ne pas dépasser : le côte gauche symbolisant l’autorité et les règles à respecter, le côté droit représente son contraire.

Même à la fin Max n’est pas satisfait de sa vengeance malgré sa cruauté (la mort de Johnny) puisqu’il s’enfuit avec sa voiture.

En résumé Mad Max est un film de SF et d’action très bien réalisé. Il comporte des poursuites superbes et très prenantes et surtout une comparaison des policiers et motards pas si différents que cela. Les scènes de violence s’appuient sur un montage efficace (on ne montre rien) comme l’accident de Goose et la mort de sa femme et de son enfant (un chaussure et une balle passe devant la caméra) et aussi celles du Knightrider et de Toecutter (le gros plan des yeux).
En dépit de la censure française de l’époque le film remporta le prix spécial du jury d’Avoriaz. Mais il faudra attendre 1983 et un nouveau président pour voir la version intégrale sur les écrans français. Le film reste aujourd’hui interdit aux moins de 16 ans. Et il fût très rentable : 100 000 000 $ de recettes.

Liens

superbeDossier de nephaste88 sur MAD MAX (merci soundwave)

Sources

Citation Films des Années 70 aux Ed. Tashen




Par Oreo33
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